19 octobre 2012
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 48 – Réal. : Sarah Polley – Narration : Sarah Polley – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris [Sortie : 26 octobre 2012]
Résumé
À l’aide d’entrevues, de films d’archives et de reconstitutions dramatiques, l’actrice et réalisatrice canadienne Sarah Polley nous raconte l’histoire de sa mère, Diane, morte du cancer. Les témoignages mènent au dévoilement d’un secret de famille.
En quelques mots
★★★
Sarah Polley, d’abord actrice confirmée (The Sweet Hereafter), s’intéressait, dans ses précédents longs métrages, à la relation entre mémoire et amour dans Away from Her et à l’irruption de la passion dans un mariage routinier dans le moins réussi Take This Waltz. Employant comme narrateur son père, l’acteur Michael Polley, la cinéaste essaie de comprendre sa famille complexe où elle est la benjamine. En plus de construire une intrigue prenante dont il serait criminel de dévoiler la fin, Polley, en rendant hommage au caractère effervescent de sa mère Diane MacMillan qui fut aussi actrice, montre à tous les instants, par son montage et ses apartés, les joies et les embûches d’un tournage et le plaisir de filmer par divers moyens tels le super-8, les photos d’archives, les extraits d’émissions télé et les reconstitutions qui ont la patine de films plus anciens. La cinéaste, à partir d’un cas très personnel à portée au moins en partie universelle, en rendant hommage à sa mère, montre aussi les liens multiples qui unissent les membres d’une même famille élargie au-delà du temps, de la maladie et de la mort. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2011 – Durée : 1 h 29 – Réal. : Patrick McGrady – Avec : Stephen Fry, Eva Wagner-Pasquier, Anita Lasker-Wallfisch, Stefean Mickisch, Joachim Köhler – Dist. / Contact : Wavelength Films (Grande-Bretagne) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
Résumé
Tout en étant conscient des controverses antisémites du compositeur Richard Wagner, le comédien Stephen Fry explique la fascination qu’exerce sur lui la musique du compositeur favori d’Adolf Hitler. Et pourtant, Stephen Fry est Juif.
En quelques mots
★★ 1/2
La Grande-Bretagne a fourni, depuis les cinquante dernières années, un certain nombre d’important humoristes issus de ses universités, par exemple les groupes Beyond The Fringe et Monty Python. Stephen Fry est aussi un commentateur reconnu. Depuis longtemps mélomane, son périple dans divers lieux importants de la vie de ce compositeur majeur lui permet d’interviewer in situ des universitaires et d’autres spécialistes dont le controversé historien Joachim Köhler. La réalisation plutôt télévisuelle de Patrick McGrady sert bien Fry en lui laissant la place à exprimer ses émotions contradictoires à la fois à Nuremberg et dans une rencontre prenante avec une violoncelliste survivante d’Auschwitz. L’ambiguïté essentielle de l’héritage musico-historique de Wagner n’est pourtant pas résolue mais l’intelligence et la force de son talent est très bien rendue entre autres dans la séquence au piano avec Stefan Mikisch. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Brian Knappenberger – Dist. / Contact : Luminant Media | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
Résumé
Pour lutter contre le totalitarisme contemporain, des Hacktivistes se sont rencontrés sur Internet et ont formé un groupuscule virtuel d’une puissance extraordinaire. Ceci est leur histoire, même s’ils demeurent anonymes.
En quelques mots
★★ 1/2
Réalisé par un producteur de l’émission d’affaires publiques de PBS Frontline, ce documentaire trace un portait plutôt empathique de la création du groupe d’activistes sur Internet qui a pris le nom d’Anonymous. Ses membres arborent le plus souvent lors de leurs sorties dans des manifestations sur la place publique le masque de Guy Fawkes du film V for Vendetta. Le parcours chronologique est présenté à une vitesse soutenue qui perdra peut-être dans ses dédales certains spectateurs peu au fait des divers sigles ou pratiques de ce monde. Le réalisateur, avec l’aide de personnes ressources pour la plupart auteurs, montre le fractionnement qui surgit lors de la croissance trop rapide d’une organisation. À partir de cas d’individus impliqués dans le mouvement, le long métrage détaille les réactions du système judiciaire et policier américain face à ces fanas de la programmation d’ordi qui ont par ailleurs aidé de manière précise à la propagation d’informations lors du Printemps arabe. Le film laisse ouvertes plusieurs réponses aux questions de légitimité, de légalité, de désobeissance civile et de criminalité ou d’amusement idiot que pose l’évolution de ce groupe multiforme. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
12 octobre 2012
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Hugo Latulippe – Dist. / Contact : ONF | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
Résumé
Après s’être exilé en Suisse avec sa famille, le cinéaste Hugo Latulippe a filmé durant une année entière sa petite fille de 5 ans, Alphée, atteinte d’une maladie génétique rare qui compromet son développement.
En quelques mots
★★ 1/2
Dans ce documentaire débordant d’amour, de patience et de don de soi (au risque de sacrifier une partie de sa vie professionnelle), le cinéaste Hugo Latulippe nous emmène vers la raison et la sagesse. Nous nous arrêtons en chemin dans un idyllique coin de Suisse, où la verdure se détache sur le bleu du ciel et sur le blanc immaculé des sommets enneigés. Cet hommage d’un père à sa fille a de quoi toucher le plus dur des sans-cœur (la narration verse assez souvent dans la poésie sentimentaliste). Mais au-delà de la beauté des lieux, le cinéaste propose une réflexion sur la société dans laquelle nous vivons. Latulippe élabore un plaidoyer efficace pour une société plus juste et plus humaine où les différences par rapport à la prétendue normalité ne seraient pas jugées. Durant cette année suspendue, Latulippe accompagne le développement de « sa libellule » en nous montrant finalement qu’elle n’est pas une enfant perdue et que son univers peuplé de bêtes féroces et d’amis imaginaires n’est pas si éloigné de celui de tous les enfants de son âge. Certes, les expériences des uns ne sont pas toujours applicables aux problèmes des autres. Souhaitons que celle vécue par Alphée durant cette année puisse avoir changé le cours de sa vie et que du même coup elle nous aide à ouvrir les yeux sur une réalité qui n’est pas une fatalité. >> Charles-Henri Ramond
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : France / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 38 – Réal. : Frédérique Beigbeder – Int. : Frédérique Bel, Louise Bourgoin, Jonathan Lambert, Valérie Lemercier, Gaspard Proust, Elisa Sednaoui – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
Résumé
Critique littéraire et chroniqueur mondain, Marc vient tout juste de divorcer. Il a même écrit un pamphlet sur cette expérience douloureuse en insistant sur le fait que l’amour ne dure que trois ans. Sauf qu’il ne comptait pas sur sa rencontre avec Alice.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
SUSPENSE | Origine : Canada [Québec] / États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 48 – Réal. : Brandon Cronenberg – Int. : Caleb Landry Jones, Douglas Smith, Malcolm McDowell, Sarah Gadon – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
L’employé d’une clinique spécialisée découvre qu’il est contaminé par le virus qui a causé la mort d’une célébrité. Pour sauver sa vie, le jeune homme tente de faire la lumière sur la mystérieuse maladie.
En quelques mots
★ 1/2
Présenté en mai dernier au Festival de Cannes dans la section « Un certain regard », Antiviral méritait-il de s’y retrouver ? Sûrement pas. Si Brandon Cronenberg n’avait pas été le fiston d’un certain David, son premier long métrage ne se serait certainement jamais retrouvé sur la Croisette. Abordant un thème mille fois exploité, celui du culte de la célébrité, comme l’avait fait son paternel dans Videodrome, Brandon ne semble jamais savoir sur quel pied danser avec Antiviral. Thriller bas de gamme ? Film de science-fiction sans réelle envergure ? Drame d’horreur soft ? Un peu tout cela. Le scénario, inspiré de son court métrage Broken Tulips (2008), propose son lot de répliques insipides. Pourtant, la prémisse laissait présager un univers hautement fascinant. Celui des cliniques chics qui proposent à une clientèle obsédée par les célébrités de se faire injecter des virus prélevés à même le corps de leurs stars préférées. Une idée originale qui n’est pas sans rappeler les obsessions de son père. >> Catherine Schlager
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SUSPENSE D’ESPIONNAGE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h – Réal. : Ben Affleck – Int. : Ben Affleck, Alan Arkin, Bryan Cranston, John Goodman – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
À Téhéran, en 1979, en pleine révolution iranienne, six Américains trouvent refuge dans la résidence de l’ambassadeur canadien. Un agent de la CIA élabore et réalise un projet simple et audacieux pour les exfiltrer.
En quelques mots
★★ 1/2
Pour protéger certains contacts et techniques de la CIA, le dossier de cette opération secrète d’exfiltration ne fut dévoilé qu’en 1997 sur ordre du président Clinton. Le scénario de Chris Terri, basé sur les mémoires de Tony Mendez, l’instigateur du projet et sur un article de Joshuah Bearman paru dans Wired en 2007, rend plus prenante l’intrigue en réduisant les lieux d’asile des Américains chez les diplomates canadiens et en opposant la tension à Téhéran et à Washington au professionnalisme plus détendu des personnalités d’Hollywood impliqués dans la création d’une production bidon d’un film improbable de science-fiction intitulé Argo. La mise en scène nerveuse d’Affleck rend hommage de manière non ostentatoire aux films d’espionnage de l’époque (Three Days of the Condor). Le réalisateur, incarnant le spécialiste du déguisement Tony Mendez, modifie en tant qu’acteur son apparence et investit fort bien le rôle. John Goodman et Alan Arkin se délectent dans la satire du milieu hollywoodien qu’ils connaissent bien alors que les autres acteurs montrent un sérieux esprit d’équipe. La dernière partie du film en met un peu trop par rapport à la réalité vécue alors. Un carton explicatif à la fin redonne au gouvernement canadien la place que le reste du film avait en partie escamotée. Un téléfilm canadien de Lamont Johnson Escape from Iran: The Canadian Caper, tourné en 1981 à Toronto, donnait à Ken Taylor, John Sheardown et à leurs épouses leur plus juste dû. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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