8 novembre 2012
DRAME | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 55 – Réal. : Yash Raj Chopra – Int. : Shah Rukh Khan, Katrina Kaif, Anushka Sharma, Rishi Kapoor, Anupam Kher – Dist. / Contact : Sana Boutique | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Un ancien militaire indien installé à Londres doit choisir entre sa femme et sa nouvelle muse.
En quelques mots
★★★
Producteur d’une quarantaine de films et ayant lui-même réalisé une vingtaine, dont le merveilleux et charnel Veer-Zaara (2004), Yash Raj Chopra (1932-2012) laisse une impressionnante œuvre marquée par un humanisme triomphant. Fidèle au style Bollywood, il se demarque de ses contemporains par un goût prononcé pour les correspondances narratives, les retours en arrière impressionnistes et des transitions claires et précises. Ces récits, alliant humour, amour, romance, action, chants et danses, sont ponctués d’intermèdes poétiques d’une richesse éclatante qui permettent des transitions horizontales nettes et spontanées. Avec Jab Tak Hai Jaan, son film-testament, il poursuit sa démarche en l’agrémentant cette fois-ci d’une certaine mélancolie, comme s’il s’agissait de mettre en images sa propre mort annoncée. Entre autres, le film revient justement sur le thème de la finitude régulièrement. Mais Chopra défie la mort, la confronte et finit par triompher en proposant une finale éblouissante. Le générique de la fin est à voir absolument : les images montrent la réalisateur pendant le tournage du film ; sa présence, son charisme, son charme et surtout son rapport aux acteurs confirment l’amour qu’il portait au cinéma. Quant au film lui-même, il n’est que pur enchantement, tant pour sa mise en scène que pour l’apport de tous les comédiens, tout en soulignant les séquences inévitables de chants et de danses, parfaitement orchestrées. Avec la disparition de Yash Raj Chopra, s’éteint une des voix les plus les plus solides et les plus douées du cinéma indien. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
CHRONIQUE SOCIALE | Origine : Canada / Grande-Bretagne – Année : 2011 – Durée : 2 h 29 – Réal. : Deepa Mehta – Int. : Satya Bhabha, Rajat Kapoor, Shabana Goswami, Shabana Azmi, Ronit Roy, Siddharth – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Deux enfants nés le jour même de la proclamation d’indépendance de l’Inde connaissent des destinées différentes dans ce pays en devenir où se côtoient pauvreté et opulence.
En quelques mots
★★
La vie est parfois triste pour les adaptations à l’écran de romans d’auteurs connus. Et lorsque celui-ci a pour nom Salman Rushdie, des controversés Versets sataniques, l’aventure peut s’avérer encore plus affolante. De Deepa Mehta, nous connaissons surtout sa trilogie Fire, Earth et Water, des films inspirés qui rejoignaient la sensibilité de la réalisatrice avec dynamisme, aplomb et une idée singulière du cinéma. Dans Midnight’s Chidren, nous sommes devant un roman volumineux (plus de 600 pages) que Mehta tente de reproduire en plus de deux heures à la façon subtilement « Bollywood ». Cela produit quelques étincelles défavorables, mais soulignons par contre l’excellente interprétation de tous les comédiens, le sens aigu de la dramaturgie et surtout une vision féminine des événements, dépassée par moments, mais adroite dans l’ensemble. Intentionnellement, la réalisatrice n’évite pas le côté mélodramatique, témoignant ainsi d’une mise en scène à l’ancienne. Certains trouveront cette approche rafraîchissante face à certains films d’aujourd’hui qui tendent parfois vers le cynisme généralisé, la distanciation excessive et le nombrilisme virulent. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
ACTION / GANGSTERS | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 29 – Réal. : Luis Prieto – Int. : Kim Bordnia, Zlatko Buvic, Laura Drasbæk Slavko Labovic, Mads Mikkelsen, Peter Andersson – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Un petit revendeur de drogue flaire un bon coup et emprunte une grosse somme d’argent à un dangereux gangster. Incapable de rembourser sa dette, il tente d’échapper au courroux de son redoutable créancier.
En quelques mots
★ 1/2
Au générique, on retrouve le nom de Nicolas Winding Refn (Drive) parmi les producteurs exécutifs, raison de plus de croire à la possible réussite du film. Mais le résultat s’avère plutôt decevant malgrè le charisme et la belle gueule de Richard Coyle (W.E. de Madonna), solide dans un rôle mélangeant pugnacité tenace et vulnérabilité virile. Toujours est-il que malgré les efforts de Luis Prieto pour rendre l’entreprise potable, Pusher souffre d’un scénario assez mince qui compte un peu trop sur les scènes d’action. L’absence de suspense est compensée par une touche d’humour qui ne fonctionne pas à tout moment, faisant de ce film un polar qu’on a placé, probablement par mégarde, aux soins palliatifs. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE | Origine : Allemagne / France / États-Unis – Année : 2010 – Durée : 1 h 36 – Réal. : Andrew Davies, André Schäfer – Avec : Rock Hudson, Doris Day, Amistead Maupin, Richard Dyer, Mark Miller, Elizabeth Taylor, James Dean – Dist. / Contact : Florianfilm (Allemagne) / Arte (France) / YLE (Finlande) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
Résumé
Fauché par le sida, le comédien Rock Hudson passa sa vie à cacher son orientation sexuelle parce qu’il était l’idole des femmes. Sa disparition déclencha une hystérie médiatique.
En quelques mots
★★
Documentaristes principalement pour la télévision, Andrew Davies et André Schäfer s’emploient à percer le mystère entourant l’orientation sexuelle d’une des plus célèbres icônes du cinéma américain grand public de la fin des années 50 et du début des années 60, Rock Hudson. Le titre du film donne déjà le ton, laissant le spectateur découvrir le côté binaire de la vedette, séducteur habile cachant son secret avec un doigté remarquable. Par le biais de témoignages à la fois informatifs et émouvants émanant de ceux et celles qui l’ont connu et de documents d’archives, Rock Hudson: Dark and Handsome Stranger dresse également le portrait d’une industrie cinématographique qui n’a pas tellement changé même après plusieurs décennies. De facture télévisuelle même si le film a été conçu pour le grand écran et qu’il n’innove en rien en ce qui a trait à la mise en scène, l’entreprise de Davies et Schäfer demeure une essai captivant sur ce que peut signifier être star. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
ACTION / COMÉDIE ROMANTIQUE | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 19 – Réal. : Ashwani Dhir – Int. : Arjan Bajwa, Juhi Chawla, Ajay Devgn, Sanjay Dutt, Tanuja – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
De retour dans le village des ses parents, un homme devient la cible d’une querelle familiale.
En quelques mots
★
Action oblige, le troisième long métrage de Ashwani Dhir repose essentiellement sur la popularité des deux vedettes masculines, Ajay Devgn, comme toujours aussi versatile, et Sanjay Dutt qui, de plus en plus, récolte les rôles de bad buy trouvant néanmoins le chemin de la rédemption. Toujours est-il que nous sommes devant une comédie d’action (et d’amour) qui se nourrit de recettes bollywoodiennes qui lui assureront le succès public : bagarres, effets spéciaux (que l’on présente par un carton expliquant ses sources virtuelles), chants, danses, quiproquos et morale salvatrice. C’est agréable si on aime le genre, agaçant si Bollywood n’est pas votre tasse de thé. Du cinéma de consommation qui aura plus de succès lors de sa sortie DVD. Sans compter, bien entendu, sur les copies piratée, phénomène tout à fait normal dans cette région du monde. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 05 – Réal. : Fernand Dansereau – Dist. / Contact : Les Films Outsiders | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
Résumé
À travers les travaux de Dr clown, un organisme qui tente de recadrer son modèle d’intervention auprès des personnes âgées, Fernand Dansereau explore la relation qu’entretient l’âge avec le rire.
En quelques mots
★★ 1/2
Abordant un sujet assez peu filmé, Dansereau puise dans ses propres interrogations l’inspiration de ce film intimiste, qui s’interroge sur les diverses techniques et modes de vie permettant de passer une fin de vie la plus sereine possible. À l’aide d’entrevue d’amis comédiens, de philosophes ou de professionnels de l’accompagnement des personnes âgées, Dansereau fournit de belles et inspirantes pistes de réflexion sur un moment de notre vie devant lequel nous sommes ou seront tous confrontés. Les entrevues moqueuses ou exaltées de Marcel Sabourin et de Gilles Latulippe entre autres apportent des moments de légèreté appréciables à ce sujet lourd. Mais le film n’occulte pas pour autant les instants les plus pénibles reliés à la maladie ou à la perte d’autonomie, et n’oublie pas non plus de traiter de la mort, inévitable conclusion de notre parcours. Le cinéaste nous montre avec pudeur et empathie des gros plans de visages ridés ou de corps usés par les années. Les réflexions se font plus intérieures, plus spirituelles et, même si les regards se font plus durs, aucune larme ne coule. C’est à partir de ces moments intimes illustrant un sujet généralement tabou que Le Vieil Âge et le Rire prend des airs d’indispensable analyse de société à voir et à méditer. La qualité du traitement, l’importance et l’originalité du sujet auraient toutefois méritées plus que la petite soixantaine de minutes proposées ici. >> Charles-Henri Ramond
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
2 novembre 2012
CHRONIQUE SOCIALE | Origine : France / Allemagne / Pologne – Année : 2011 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Małgorzata Szumowska – Int. : Juliette Binoche, Anaïs Demoustier, Joanna Kulig, Luis-Do de Lencquesaing, Andrzej Chyra, François Civil, Krystyna Janda – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
Résumé
Une journaliste française qui mène une enquête sur la prostitution rencontre deux jeunes femmes qui monnayent des services sexuels. Certaines confidences étonnantes l’amènent cependant à s’interroger sur les désirs des hommes de son entourage.
En quelques mots
★★
La catégorie Interdit aux moins de 18 ans prescrite par la Régie du cinéma laisse deviner le caractère graphique du film. En effet, Elles succombe au côté scandale, arborant quelques lieux communs associés à cette tranche d’âge, et ici le plus souvent inutiles. Mais cela n’empêche pas Małgorzata Szumowska de proposer une étude intéressante sur certains codes relatifs à la sexualité hétérosexuelle, notamment en ce qui concerne les hommes et leurs rappors aux prostituées. Le commerce de la chair est ici présenté comme une simple commodité. Une fois l’acte perpetré, la vie normale reprend son cours. Pour son quatrième long métrage de fiction, la réalisatrice polonaise emprunte avec acuité des chemins de traverse en rapport avec la narration et affiche une mise en en scène élégante. Juliette Binoche livre ici une belle performance, face à deux jeunes comédiennes, Anaïs Demoustier, de plus en plus harmonieuse, et Joanna Kulig, brillante, et toutes deux à l’aise dans des roles de composition exigeants. Égérie pendant un certain temps du célèbre Andrzej Wajda, Krystyna Janda fait une apparition rapide, mais remarquée. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.