En salle

Les Vacances de Ducobu

21 décembre 2012

Sortie : vendredi 21 décembre 2012 – v.o. : français

COMÉDIE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 36  – Réal. : Philippe de Chauveron – Int. : Élie Semoun, Joséphine de Meaux, Héléna Noguerra, Bruno Salomone, François Viette, Juliette Chappey  – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

Résumé
L’indécrottable cancre Ducobu part en vacances à la mer avec son père. Il découvre avec dépit que son irascible professeur s’y trouve aussi. Une légende de trésor caché lui donne l’occasion de prouver son ingéniosité.

En quelques mots

Il n’est pas surprenant qu’un deuxième épisode de la vedette (du moins en France) de la BD, Ducobu, verrait le jour. Le petit (anti)héros rondouillet fait encore des siennes, l’enseignant est toujours incarné par un Élie Semoun fluctuant sans cesse. Quant aux autres, il leur suffit de faire acte de présence pour que cette comédie à l’humour vieux jeu et aux issues prévisibles fasse la joie d’un certain type de spectateurs.  Si la mise en scène s’avère plus ou moins efficace, le tout est présenté dans une sorte d’univers almódovarien pour jeunes personnes. La preuve : couleurs criardes aux tons pastel, accessoires kitsch et surtout et avant tout, un goût pour les réparties directes, sans zones d’ombre, cette dernière caractéristique plutôt impopulaire dans la société actuelle, fondée de plus en plus sur le discours sibyllin. Mais ça, c’est une autre histoire. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

De rouille et d’os

13 décembre 2012

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : français
s.-t.a. – Rust and Bone

DRAME | Origine : France / Belgique  – Année : 2012 – Durée : 2 h 02 – Réal. : Jacques Audiard – Int. : Marion Cotillard, Mathias Schoenaerts, Bouli Lanners, Armand Verdure, Corinne Masiero, Céline Sallette – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien (dès le vendredi 21 décembre 2012) –  Cineplex

Résumé
Dresseuse d’orques au parc marin d’Antibes, Stéphanie perd ses deux jambes à la suite d’un accident. Déprimée et recluse, elle reprend peu à peu goût à la vie avec Ali, un ancien boxeur récemment établi dans la région avec son fils de cinq ans
.

En quelques mots
★★★★
De rouille et d’os
est surtout le résultat d’une rencontre, celle entre Marion Cotillard et Mathias Schoenaerts. Une rencontre explosive qui fait de ce conte contemporain l’une des plus belles réussites de l’année, tous comptes faits un cadeau qu’on ne peut refuser. Chez Jacques Audiard, c’est l’audace qui compte : oser transmuer les corps, réinventer les codes du comportement, se soustraire au bon plaisir du hasard. Et puis une langue, un vocabulaire pour s’exprimer, pour échanger. Pour le cinéaste, et d’autant plus dans De rouille et d’os, c’est avant tout un apprentissage, celui d’une morale. Ali est rudimentaire, physique, entier. Son approche de la langue est uniquement utilitaire, car il n’a guère le choix. Il s’exprime surtout avec son corps et Audiard le sait trop bien. Lorsque, face à la délicatesse de la nouvelle anatomie de Stéphanie, le miracle s’accomplit, nous sommes témoins d’une séquence prodigieuse dans les couloirs d’un hôpital où les mots catharsis et dénouement s’incarnent littéralement; Ali trouve enfin sa raison d’être, pour le meilleur ou pour le pire. Filmer l’ailleurs par le biais de la fiction, c’est aussi donner au corps, au temps et à l’espace, les composantes de leur poignante filiation. Film surprenant, choc, d’une rigueur extraordinaire, d’une maîtrise exemplaire, De rouille et d’os confirme à quel point Jacques Audiard est arrivé à parfaire son art, prouvant une fois de plus son statut de véritable auteur. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Gregory Crewdson: Brief Encounters

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : anglais

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 18  – Réal. : Ben Shapiro – Dist. / Contact : Zeitgeist Films (États-Unis) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Portrait du célèbre photographe Gregory Crewdson : sa vie, son processus de création, ses influences, notamment celle projetée par Diane Arbus.

En quelques mots
★★ 1/2
Il y a quelques années, Gregory Crewdson  a publié un livre de photographies grand format Beneath the Roses. Le réalisateur Ben Shapiro l’a suivi  à cette époque dans son travail et l’a interviewé  dans ses  visites de villes  désolées de la Nouvelle-Angleterre où, avec une équipe équivalente à celle d’un film indépendant américain dont son directeur photo Richard Sands, il prépare minutieusement l’environnement et place les personnes sous des effets de lumière et des effets spéciaux mécaniques pour créer des photos où pendant un moment, l’artificialité se conjugue avec le réalisme et nous interpelle. Parmi les personnes interviewées dans le survol biographique, on peut remarquer Russell Banks (The Sweet Hereafter) qui a  participé en tant qu’auteur au dit livre de photos. Le film de Shapiro, qui avait tourné auparavant un portrait de l’intellectuel de gauche américain Paul Goodman, permet  aussi de rapprocher le travail de Crewdson de ceux des ateliers anciens où le maître dirigeait plusieurs assistants plus ou moins importants dans la production de peintures, vitraux, sculptures ou édifices. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Guilt Trip

Sortie : mercredi 19 décembre 2012 – v.o. : anglais
v.f. –
Les Chemins de la culpabilité

COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Anne Fletcher – Int. : Seth Rogen, Barbara Streisand, Adam Scott, Colin Hanks, Kathy Najimy, Brett Cullen – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Afin de vendre un projet qu’il vient de terminer, un jeune inventeur et sa mère entreprennent un voyage sur la route à travers le pays.

En quelques mots
1/2
Avec The Guilt Trip, Anne Fletcher confirme son statut de réalisatrice grand public, déjà annoncé avec 27 Dresses (2008) et The Proposal (2009). Constat d’autant plus intéressant qu’il présente ce genre de cinéma selon une perspective féminine. Ici, le rapport Rogen/Streisand fonctionne admirablement, constituant la partie la plus attrayante de ce feel-good movie à la psychologie sur les rapports mère/fils plutôt sommaire. Réalisation Intentionnellement démodée, le troisième long métrage de Fletcher possède tout de même un petit côté savoureux, agrémenté de quelques one-liners plutôt spirituels. Les deux acteurs principaux, Barbara Streisand et Seth Rogen, s’en donnent à cœur joie tout au long de cette randonnée générationnelle un peu particulière. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Hobbit: An Unexpected Journey

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : anglais
v.f. –
Le Hobbit : Un voyage inattendu

CONTE FANTASTIQUE | Origine: États-Unis / Nouvelle-Zélande – Année: 2011 – Durée: 2 h 49  – Réal.: Peter Jackson – Int.: Martin Freeman, Ian McKellen, Cate Blanchett, Andy Serkis, Richard Armitage, Mikael Persbrandt, Aidan Turner – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Le mage Gandalf entraîne le Hobbit Bilbo à se joindre bien malgré lui à une bande de treize nains. Ceux-ci pensent pouvoir reconquérir leur royaume souterrain d’Erebor, qu’un monstrueux dragon a investi plusieurs années auparavant.

En quelques mots
★★★
La première partie de la nouvelle trilogie jacksonienne est une réussite technique, notamment en ce qui a trait au procédé 3D, donnant un aspect grandiose aux décors à la fois gigantesques et somptueux et aux nombreuses scènes d’action, tout à fait époustouflantes. Côté narratif, l’intrigue est plutôt mince, une lutte à n’en plus finir entre le bien et le mal qui se base sur des mythes nordiques. La mise en scène, qui se veut wagnerienne, proche de l’opéra monumental, inventive quoique saupoudrée d’éléments psychologisants au premier degré, montre tout de même le savoir-faire d’un réalisateur qui semble prisonnier d’un genre particulier qu’il assume avec impétuosité. Si le tournage en 48 images/seconde, le double de la normale, suscite un ajustement du regard, il n’en demeure pas moins que l’œil s’y habitue, laissant chez le spectateur une sensation à la fois d’extase sensorielle et d’inconfort jouissif. Car The Hobbit – An Unexpected Journey est aussi un « voyage inattendu » dans un nouvel univers tolkien plein de bruit et de fureur. Le très gros plan lépidoptaire final annonce une deuxième partie impressionnante. On soulignera l’excellente performance de tous les comédiens, et sur ce point la vulnérabilité séduisante de Martin Freeman dans le rôle de Bilbo s’oppose lestement au côté tragique de l’incomparable Andy Serkis, dans celui de l’indomptable Gollum. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Hyde Park on Hudson

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : anglais
v.f. –
Week-end royal

CHRONIQUE | Origine : Grande-Bretagne  – Année : 2012 – Durée : 1 h 34  – Réal. : Roger Michell – Int. : Bill Murray, Laura Linney, Olivia Williams, Samuel West, Olivia Colman, Elizabeth Marvel, Elizabeth Wilson – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
En 1939, le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt invite le roi et la reine d’Angleterre pour un week-end festif à sa maison de campagne. Il en profite pour se rapprocher d’une cousine éloignée qui devient bientôt sa maîtresse
.

En quelques mots
★★
1/2
En 1939, George VI et Elizabeth, le roi et la reine de Grande-Bretagne entreprennent le premier voyage en Amérique d’un couple royal britannique et le premier aussi dans un Dominion de l’Empire. Ce voyage,   commencé au Canada, fait  d’ailleurs l’objet de quelques séquences dans  Les Plouffe de Gilles Carle. Il se poursuit aux États-Unis entre autres à Hyde Park, propriété de la famille du président Roosevelt au nord de New York. L’écrivain de théâtre américain  Richard Nelson a adapté sa pièce et intègre la liaison amicale ou de nature plus intime entre FDR et sa cousine Margaret ‘Daisy’ Suckley  et cette visite dans un cadre plus champêtre et donc moins protocolaire qui permet  aux deux dirigeants d’établir une relation de confiance qui fut très utile pour la suite et ce juste avant la Deuxime Guerre mondiale. Le scénario reprend l’argument de ces comédies de mœurs situées dans la haute bourgeoisie anglaise où l’on craint toujours de faire un faux pas et de perdre ainsi la face. La mise en scène de Roger Michell (Notting Hill)  utilise à bon escient les intérieurs et extérieurs et les passages entre ces deux univers pour accélérer quelquefois le tempo et souligner les conflits de personnalité. Bill Murray  rend très bien le caractère à la fois très sérieux et taquin de cet homme d’état face à une Laura Linney qui redonne vie à cette femme plus âgée et effacée qui prend de l’assurance au contact de ses cousins plus riches jusqu’à devenir l’archiviste d’Hyde Park après la mort du président en 1945. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Joy! Portrait of a Nun

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : anglais – s.-t.f. – Joie ! Portrait d’une nonne

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada / États-Unis  – Année : 2012 – Durée : 1 h 12  – Réal. : Joe Balass – Dist. / Contact : Films du 3 mars | Horaires / Versions / Classement : Excentris

Résumé
Qui est donc Mish ? Portrait d’un contestaire qui, en 1979, a fondé les
Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, avec pour but, de lutter pour les droits des homosexuels. Regard sur un personnage excentrique et quelques décennies de militantisme progressiste.

En quelques mots
★★★
Avant tout, Joy! Portrait of a Nun est une proposition, une note d’intention louable, une idée qui s’impose, une tentative de pénétrer dans un univers jamais exploré dans le cinéma traditionnel. Mais aussi une excursion documentaire qui s’inscrit parfaitement bien dans la pensée formelle et narrative de Joe Balass, réalisateur atypique dans la mouvance cinématographique québécoise. Après Nana, George et moi, The Devil in Holy Water (Séquences, nº 218, p. 52) et Baghdad Twist (nº 254, p. 23), il récidive allègrement avec un film dont la teneur tient particulièrement du refus d’optempérer à une quelconque obligation militante. La totale liberté donnée aux protagonistes-bohèmes de cette excitant parcours en territoire hospitalier a sans doute avoir avec une idée autre, sensible et rassembleuse de la dite marginalité. Dans la version originale anglaise, ces sœurs anticonformistes se réclament fairies, traduit dans les sous-titres par fées, sans doute pour exprimer un côté maternel. Mais ce mot veut aussi dire grandes folles. Ces fascinantes et exubérantes nonnes à barbe le prouvent constamment dans leur comportement, mais confirment aussi leur côté nourricier dans une des séquences-clef du film, prière de mea culpa rendue aux disparus du sida. Mais ce qui bouleverse le plus dans ce film, c’est de constater qu’il s’assume, qu’il rejette le parti pris et le discours obsessionnel du militantisme. Comme dans ses productions précédentes, Joe Balass tourne ici à petit budget, risque le tout pour le tout, se mêle aux protagonistes tout en gardant la distance voulue et donne à ces laissés-pour-compte un espace viable, intentionnellement et ludiquement libertin. Tourné sur une période de sept ans, beau discours sur la temporalité, Joy! Portrait of a Nun est aussi la présence de Mish, être charismatique, folle assumée qui oblige le spectateur à réajuster son regard. Par les temps qui courent, voici une initiative tout à fait honorable. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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