8 mars 2013
Résumé
Jeune, belle et passionnée par son travail de pharmacienne, Alice est cependant toujours célibataire. Pour combler sa solitude, elle se réfugie dans les films du cinéaste Woody Allen. Et puis, un jour, elle rencontre Victor, celui qui pourra, peut-être, changer les choses.
En quelques mots
★ 1/2
Le premier long métrage de Sophie Lellouche est avant tout un hommage sincère au cinéaste new-yorkais, de surcroît Woody Allen, qui s’explique par l’amour admiratif que lui porte le personnage principal féminin, en quelque sorte alter ego de la réalisatrice. Si l’ensemble est prévisible, mais demeure constamment charmant, c’est aussi par l’enthousiasme des participants que Paris-Manhattan, titre on ne peut plus évocateur, fonctionne. Tandis que Patrick Bruel s’en donne à cœur joie dans un rôle de Don Juan nouveau genre livrant des répliques savoureuses, mais néanmoins chronométrées, Alice Taglioni s’en tire convenablement par ses réparties tout autant délectables. L’humour pince-sans-rire domine parfois, le récit manque souvent de souffle et les rapprochements avec le modèle dont il est question s’avèrent plutôt superficiels. Et puis, d’un coup, sans qu’on s’y attende, une surprise de taille, la présence de Woody Allen qui, le temps de quelques brèves répliques pétillantes, nous laisse agréablement émerveillés. >> Élie Castiel
COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : France – Année : 2011 – Durée : 1 h 18 – Réal. : Sophie Lellouche – Int. : Patrick Bruel, Alice Taglioni, Marie-Christine Adam, Louis-Do de Lencquesaing, Michel Aumont, Marine Delterme, Woody Allen – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Du jour au lendemain, sans comprendre pourquoi, un anonyme devient soudain célèbre. Les médias s’emparent de l’affaire. Son existence est tout d’un coup chamboulée.
En quelques mots
★★ 1/2
Giannoli propose une étude de caractère qui ne fonctionne surtout que par l’entremise de la direction d’acteurs. Merad a la gueule de l’emploi et c’est ce mélange de regard hagard, de timidité gênante et de pugnacité tardive qui font de son personnage une entité fictive issue de l’imaginaire. Car ce qui fait la force du réalisateur, c’est avant tout sa faculté de persuasion, revendiquant l’idée que le cinéma est aussi une sorte de « boîte à surprises » qu’il faut protéger sans en révéler les secrets. Si l’idée de départ évoque certains auteurs de l’histoire du cinéma tels que Elia Kazan (A Face in the Crowd / Un homme dans la foule, 1957) ou encore Hal Ashby (Being There / Bienvenue Mister Chance, 1979), Giannoli préfère ne donner aucun indice quant aux causes de la soudaine popularité du personnage central. Pour l’esprit cartésien, c’est là sans doute une maladresse. Au fond, cela importe peu car cette faiblesse s’oublie vite lorsqu’on s’aperçoit que les ingrédients nécessaires à une critique sociale sont présents : cynisme, corruption, opportunisme, hypermédiatisation, déshumanisation… tout un programme ! >> Élie Castiel
SATIRE SOCIALE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 53 – Réal. : Xavier Giannoli – Int. : Kad Merad, Cécile de France, Louis-Do de Lencquesaing, Michaël Abiteboul, Mathieu Amalric, Joffrey Verbruggen – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
28 février 2013
Résumé
Casey et Miller rendent une visite surprise à leur ami Jeff Chang, qui s’apprête à fêter son 21e anniversaire. Entre filles et garçons, la soirée se transforme alors en véritable nuit de débauche.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Jon Lucas, Scott Moore – Int. : Miles Teller, Sarah Wright, Daniel Booko, Justin Chon, Skylar Astin, Jonathan Keltz – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, cachent un secret : leur père est une homme-loup. Mais un jour, ce dernier disparaît. Hana décide d’élever elle-même ses enfants.
En quelques mots
★★★
Gagnant du prix du public au dernier FNC, Les Enfants loups, Ame et Yuki est présenté selon les horaires en version doublée ou sous-titrée français car il s’adresse à la fois aux adultes et aux enfants puisqu’il traite de l’évolution des rapports entre ceux-ci. Construit dans un long flash-back où Ame (fleur en japonais) raconte l’histoire de sa mère et de la rencontre de ses parents avant sa naissance puis son enfance avec son frère cadet Yuki. On retrouve dans ce film d’animation à la fois la qualité esthétique des films de Miyazaki des studios Ghibli concurrents et la vision d’accord entre nature et humanité dans la culture japonaise où chaque élément naturel peut avoir son incarnation humaine. La rencontre entre le lycanthrope et Hana est donc plus plausible dans ce contexte même si la vision du loup comme bête maléfique a connu ailleurs depuis au moins cinquante ans des tentatives de contradiction (Wolf Conservation Center de la pianiste Hélène Grimaud). L’animation est d’une élégante simplicité mélangeant habilement profondeur de champ, personnages biens incarnés et décors oscillant entre réalisme et onirisme. Le scénario du réalisateur et de Satoko Okudera est un passage entre ville et campagne jouant aussi sur le retour à la terre et évoquant les divers types de différence dans cette société plus enrégimentée. Voilà donc un autre exemple frappant de la capacité du cinéma d’animation japonais à produire des œuvres accomplies à la fois dans leur sujet et dans leur forme. >> Luc Chaput
ANIMATION | Origine : Japon – Année : 2012 – Durée : 1 h 57 – Réal. : Mamoru Hosada –Dist. / Contact : Eurozoom / Viz Media Europe (France) | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Ernest, un ours mal léché, et Ernestine, une petite souris audacieuse, ne devaient pas se rencontrer, car, dans leur univers, ils sont des ennemis jurés. Mais le hasard va les réunir et les unir pour la vie.
En quelques mots
★★★
Au départ, il y a une série d’une vingtaine d’albums de la peintre et aquarelliste belge Gabrielle Vincent qui ont connu auprès des tous les âges un grand succès. L’écrivain Daniel Pennac réussit à en extraire la substantifique moelle dans un scénario enlevant qui raconte la rencontre improbable d’une jeune souris orpheline qui veut devenir dessinatrice plutôt que dentiste et d’un ours musicien exclu de sa famille de juristes. Les trois réalisateurs ont construit par de beaux dessins alternant la surcharge des infos précises dans certaines scènes et la limpidité du trait dans d’autres, par exemple celle où le passage de l’hiver au printemps allie la courbe d’une ligne à celle d’une musique un ode à la différence,à la rencontre et à l’amitié des contraires. Ce film, qui vient de gagner avec raison le César du long métrage d’animation, plaira aux petits et grands comme d’autres Kirikou et la sorcière par exemple produits aussi par Didier Brunner. >> Luc Chaput
ANIMATION | Origine : France / Belgique / Luxembourg – Année : 2012 – Durée : 1 h 20 – Réal. : Stéphane Aubier, Vincent Pater, Benjamin Rennar – Voix : Pauline Brunner, Anne-Marie Loop, Lambert Wilson – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
C’est l’été 2009. Les finissant(e)s de la polyvalente de ville Dégelis, dans le Témiscouata, passent un dernier été dans leur village avant de quitter la région pour affronter la vie adulte. En plus d’avoir à composer avec l’inconnu et les multiples séparations qui les attendent, ils doivent aussi vivre un deuil qui les touche tous.
En quelques mots
★ 1/2
Projet particulier à la fois dans sa forme et dans sa gestation – le film a été tourné il y a presque quatre ans – ce regard porté sur quelques jeunes finissants de la région de Dégelis a de quoi étonner. Marqué par deux drames routiers mortels, placés en ouverture et en clôture du film, le dernier été de ces jeunes avant le grand saut dans l’inconnu en est un de craintes et d’interrogations sur l’avenir. Sont-ils prêts et que ressentent-ils? Filmé comme un documentaire, scénarisé comme une fiction et monté à la manière d’un film expérimental, Ouellet propose ici quelques morceaux d’un puzzle complexe, et laisse au spectateur le travail de reconstitution. Malgré quelques bonnes idées de départ (le documentaire mis en abyme par exemple), le film a du mal à amalgamer ses styles. Certes, le regard nostalgique que pose Ouellet sur ces ados est touchant par moment, certes la jeune Carla Turcotte rayonne, mais plusieurs scènes destinées à donner de l’épaisseur à l’histoire sont difficilement amenées (l’amie disparue dans le bois, la ligne ouverte) ou ne produisent que peu d’effet (le deuil suite au premier accident), peinant à faire ressentir pleinement le désarroi des protagonistes. >> Charles-Henri Ramond
DOCUFICTION | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 12 – Réal. : Rafaël Ouellet – Avec : Carla Turcotte – Dist. / Contact : Estfilmindustri | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Six anciens chefs du Shin Bet, service de sécurité intérieur d’Israël chargé de la lutte au terrorisme, témoignent dans leur âge avancé. Avec le recul du temps, ils analysent l’effet des politiques de représailles érigées contre les Palestiniens.
En quelques mots
★★★
Le nom de Shin Bet veut dire en hébreu « le bouclier invisible» et seul l’identité de chacun de ses treize directeurs successifs depuis 1949 est connu. Le réalisateur, par ailleurs directeur photo de profession, a eu l’accord des six derniers maintenant à la retraite pour des entrevues de longue haleine sur l’évolution de l’organisation depuis la guerre des Six Jours en 1967. C’est donc un survol rapide de cette histoire complexe qui nous est présenté. Les divers directeurs ne portent pas la plupart des hommes politiques en haute estime car ces derniers veulent des solutions binaires et non complexes. Plusieurs disent que ces dirigeants n’ont pas de stratégies, seulement des tactiques au jour le jour. À partir d’épisodes marquants de l’histoire israélo-palestinienne depuis cette guerre-éclair, le réalisateur, avec l’aide d’archives appropriées et de reconstitutions historiques faites par ordinateur, introduit le spectateur dans les décisions prises au jour le jour par ces agents très spéciaux. Les mécanismes de transmission des informations et de prise de décision sont aussi mis en lumière par quelques cas précis. Chacun des intervenants apparaît dans sa complexité et les liens passés entre certains d’entre eux et avec certains hommes politiques resurgissent au passage. Plusieurs des épisodes demanderont possiblement plus ample recherche aux spectateurs intéressés par le Moyen-Orient. Le réalisateur a donc fait œuvre très utile en donnant voix au chapitre à ces spécialistes habituellement peu écoutés directement par le grand public et qui expriment ici de manière différente de l’un à l’autre leurs critiques de la politique de leur gouvernement. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : Israël / France / Allemagne / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 41 – Réal. : Dror Moreh –– Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc (dès le vendredi 8 mars 2013) – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.