En salle

Shepard and Dark

14 mars 2013

Résumé
Depuis plus de quarante ans, le dramaturge et acteur américain Sam Shepard et Johnny Dark, un homme bien ordinaire, partagent une solide amitié. C’est à Greenwich Village, au début des années 1960, que les deux hommes se sont rencontrés. Leur amitié perdure encore aujourd’hui.

En quelques mots
★★
Pendant dix-huit mois, la réalisatrice américaine Treva Wurmfeld a côtoyé et filmé  ces deux amis si différents par leur statut social et qui ont fait partie de la même famille pendant une dizaine d’années.  La cinéaste  montre bien l’obsession de Dark pour les archives de toutes sortes et son aisance à vivre avec peu de moyens dans une petite ville du Nouveau-Mexique, région où Shepard, né Samuel Shepard Rogers, a aussi quelques attaches. La décision d’employer une partie de ces archives pour une publication par des éditeurs universitaires permet à la réalisatrice de remonter dans le temps  vers un passé hippie commun et de montrer la difficulté que certains ont à ressasser de vieux souvenirs et les problèmes que des rencontres plus fréquentes suscitent aujourd’hui dans ce contexte particulier. >> Luc Chaput

Sortie : vendredi 15 mars 2013
v.o. : anglais

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 32  – Réal. : Treva Wurmfeld – Dist. / Contact : FilmsWeLike | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Stoker

Résumé
Une adolescente bouleversée par le décès tragique et inattendu de son père assiste, impuissante, au retour imprévu d’un oncle qu’elle n’a jamais connu. Troublée, elle ressent aussitôt pour lui des sentiments mêlés de méfiance et d’attirance.

En quelques mots
★★★
Le réalisateur sud-coréen du remarqué Oldboy (2003) signe ici un premier long métrage américain qui ne l’empêche pas de demeurer fidèle à un style aux multiples variations. Dès le début de cette fable sur la vengeance et la claustration, il est évident que Stoker joue à contourner le banal en déviant les pistes et en suggérant des correspondances énigmatiques. L’approche circulaire contribue à rendre le récit encore plus tourmenté qu’il ne l’est. Les comportements des personnages, des individus hors du commun, nous laissent constamment perplexes, nous obligeant à redéfinir nos attentes. On soulignera la magnifique direction photo signée Chung Chung-hoon, qui reprend ici certains éléments alambiqués de Oldboy, notamment en ce qui a trait aux transitions, adroitement exécutées. Le montage, d’une saisissante finesse et d’une étonnante dextérité, apporte à l’ensemble une parcelle de mystère et d’angoisse qui boucle le film de façon royale. Si Nicole Kidman et Matthew Goode s’avèrent surprenants, Mia Wasikowska domine la distribution dans la peau d’un personnage vulnérable qui, sans qu’on s’y attende le moins du monde, trouve la rédemption à travers un acte irréversible froudroyant. >> Élie Castiel

Sortie : vendredi 15 mars 2013
v.o. : anglais

SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 38  – Réal. : Park Chan-wook – Int. : Nicole Kidman, Mia Wakikowska, Dermot Mulroney, Matthew Goode – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Les Boys : Le documentaire

8 mars 2013

Résumé
Incursion dans les coulisses de l’une des plus vieilles ligues de garage du Québec: La Bande à Jap’s de La Prairie. Peuplée de personages colorés tel le chanteur André Lejeune, la ligue s’envole vers Paris pour célébrer son 25e anniversaire au tournoi de la Coupe des Champs Élysées.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.

Sortie : vendredi 8 mars 2013
v.o. : français

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 40  – Réal. : Louise Leroux – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Dead Man Down

Résumé
Victor est le bras droit d’un seigneur du crime de New York. Il est vite séduit par Béatrice, victime d’un crime en quête de vengeance.

En quelques mots
★★
Après The Girl with the Dragon Tattoo (2009), premier volet de l’adaptation américaine de la célèbre série Millénium, le Danois Niels Arden Oplev signe, dans Dead Man Down, un suspense/thriller rempli d’action et adroitement mis en images, mais dont la narration se perd dans des voies de garage. Les différents récits n’ont, en apparence, aucun lien, et chaque fois que des signes nous font croire du contraire, la mise en scène nous perd de nouveau, nous laissant perplexes. L’atmosphère, par contre, est prenante et les comédiens, dignes d’intérêt, apportant à leurs rôles une physicalité aussi intègre qu’énergique. De ce film un peu confus, se dégage néanmoins une douce mélancolie assez bien illustrée par les divers espaces géographiques d’une grande ville déshumanisée et la tristesse des personnages devant leur triste destin, autant les bons que les méchants. Et de cette histoire de vengeance familiale, on retiendra, de la part du cinéaste, sa vision iconoclaste de l’existence malgré une fin affirmative. >> Élie Castiel

Sortie : vendredi 8 mars 2013
v.o. : anglais

SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 57  – Réal. : Niels Arden Oplev – Int. : Noomi Rapace, Colin Farrell, Dominic Cooper, Terrence Howard, Armand Assante, Isabelle Huppert  – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

God Save My Shoes

Résumé
Le pouvoir qu’exercent les chaussures sur certaines femmes. Le film plonge au cœur du psyché (et du placard) de ces dames, examinant en profondeur la portée culturelle de cette parure des pieds et interrogeant tous ceux qui jouent un rôle majeur dans ce phénomène socioculturel et parfois même fétichiste.

En quelques mots
1/2
Ce voyage dans le monde de la passion pour les souliers devient rapidement restrictif. Sont louangés des bottiers  contemporains ou pas si anciens dont les œuvres atteignent pour certaines des prix astronomiques. Sont interviewées des femmes qui ont des collections de chaussures remplissant des mètres carrés de leurs appartements. Quelques archivistes  remontent un peu dans le temps mais rarement dans l’espace et quid des sandales et autres savates ou mocassins qu’a conçus le génie humain pour protéger ses pieds qui nous permettent d’arpenter la terre. Le film, rendant hommage à la télésérie Sex and the City, y prend sa philosophie et intéressera surtout les bobos spectateurs de Canal Plus qui est d’ailleurs un des producteurs. >> Luc Chaput

Sortie : vendredi 8 mars 2013

v.o. : anglais et français
s.-t.f. – Mes chaussures à moi

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 10  – Réal. : Julie Benasra – Dist. / Contact : Caid Productions Inc. (États-Unis) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Le Météore

Résumé
La quarantaine, Pierre purge une peine de quatorze ans d’emprisonnement. Octogénaire, sa mère lui rend visite chaque semaine. Suzanne, la dernière conjointe de Pierre, tente de refaire sa vie depuis le verdict. Mais chacun de ces personnages garde néanmoins un secret.

En quelques mots
★★★★
Œuvre libre et sans compromis, Le météore réussit le tour de force de raconter une histoire belle et limpide, tout en ayant pris le parti de la morceler à l’extrême. De ce fuyard responsable d’une mort accidentelle et emprisonné pour les quatorze prochaines années, nous ne découvrons que des fragments de vie, transmis uniquement à l’aide de textes lus en voix off par divers personnages ayant côtoyés le coupable. Faisant office d’intrigue, seuls quelques moments clés vécus par ses proches sont relatés, dans un ordre aléatoire, laissant ainsi le spectateur seul devant un puzzle intime à priori décousu. Cependant, grâce aux résonnances que chacun de ces échos intérieurs se renvoient l’un à l’autre, le puzzle intime de Delisle parvient à retisser les liens entre ses protagonistes, et livre une histoire humaine et touchante. Devant un tel brouillage de pistes, le spectateur ne peut que devenir acteur et scénariste du film, chargé d’écrire sa propre histoire en rassemblant les morceaux et en leur donnant une signification qui lui est propre. Le talent de Delisle (dont les premiers films expérimentaux prennent subitement une signification plus importante encore) est d’avoir réussi, malgré la complexité de sa structure, à transmettre une histoire parfaitement structurée, magnifiée qui plus est par une photographie experte. Par sa mise en relation complexe de personnages invisibles, par sa profondeur et son humanité et enfin par son audace formelle, Le Météore est bel et bien la plus impressionnante proposition de fiction québécoise de ces dernières années. >> Charles-Henri Ramond

Sortie : vendredi 8 mars 2013

v.o. : français

DRAME| Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 25  – Réal. : François Delisle – Int. : Jacqueline Courtemanche, Dany Boudreault, Noémie Godin-Vigneau, François Delisle, Laurent Lucas, Andrée Lachapelle (voix), François Papineau (voix) – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Oz: The Great and Powerful

Résumé
Au Kansas, un magicien de foire sans talent et à la morale élastique est emporté par une tornade et projeté dans le merveilleux pays d’Oz. Il se retrouve au milieu d’une lutte de pouvoir entre trois sœurs sorcières.

En quelques mots
1/2
Ce prologue  au monde créé en 1900 par le romancier américain Frank Baum  se passe en 1905!. Il met en scène des personnages inspirés du Wizard of Oz mais dont les scénaristes tâcherons n’ont pu ou su garder les qualités. Les effets spéciaux en stéréoscopie nous en mettent plein la vue mais deviennent rapidement enquiquinants car ils accompagnent une histoire où les personnages principaux sont mal définis . Il est facile de déterminer qui est la bonne  et qui est la méchante entre ces trois sœurs sorcières auxquelles seule Rachel Weisz réussit à donner une couleur intéressante. James Franco apparaît trop falot dans son interprétation du magicien pour soutenir l’intérêt emporté qu’il est dans ce long voyage initiatique qui semble avoir été écrit par des simples praticiens d’un guide du scénariste.  Il est préférable donc de regarder encore la version réalisée en 1939 par Victor Fleming mettant en autres en vedette Judy Garland plutôt que ce succédané. >> Luc Chaput

Sortie : vendredi 8 mars 2013
v.o. : anglais
v.f. – Oz le magnifique

CONTE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 10  – Réal. : Sam Raimi – Int. : James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz, Michelle Williams, Joey King, Abigail Spencer, Ted Raimi  – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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