14 mars 2013
Résumé
Un garçon de 13 ans attend avec impatience la sortie de prison de son père, qu’il n’a jamais connu. Les retrouvailles sont d’autant plus difficiles que sa mère, qui tente de refaire sa vie, n’espère plus rien de cet homme irresponsable.
En quelques mots
★★ 1/2
Avouons que malgré ses faiblesses, probablement dues aux exigeances de la coproduction, Cyanure baigne dans une totale liberté de mouvements, sans se soucier des conventions du genre, oscillant allègrement entre le drame psychologique et le thriller. Peu importe, puisque Séverine Cornamusaz se laisse emporter par ses propres attentes, voire même promesses : créer un univers singulier où « la fiction dépasse la réalité », inventer des personnages hors du commun, résoudre les conflits humains par le biais de situations extradiégétiques. Il en résulte un film qui, sans doute, sera mal compris par une grande partie de la critique, mais qui, après mûre réflexion, arrivera à convaincre les plus récalcitrants. Alexandre Etzlinger est Achille, Sabine Timoteo est Pénélope : le recours à la tragédie grecque, puisque c’est aussi de cela qu’il s’agit ici, est effleuré avec un sens de la distanciation qui fait honneur. Et Roy Dupuis affiche son accent « français » en se fichant éperdument du qu’en-dira-t-on. Et c’est tant mieux ! >> Élie Castiel
DRAME | Origine : Canada [Québec] / Suisse – Année : 2012 – Durée : 1 h 49 – Réal. : Séverine Cornamusaz – Int. : Roy Dupuis, Sabine Timoteo, Alexandre Etzlinger, Christophe Sermet – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
De retour d’un voyage en France, Pawel constate que la photo de son père fait la Une d’un journal polonais. Jusqu’ici, ce dernier était considéré comme l’un des héros du mouvement Solidarité. Est-ce la vérité ?
En quelques mots
★★★
Situé à mi chemin entre le drame psychologique et le suspense policier, La Dette, premier long métrage de fiction du réalisateur franco-polonais Rafaël Lewandowski, nous offre l’occasion de se plonger dans l’histoire torturée de la Pologne, un pays encore en proie aux règlements de compte et aux vengeances politiques. Ne prenant parti ni pour les militants syndicalistes, ni pour les membres de la police politique, Lewandowski trace là un portrait sombre de l’histoire de son pays d’adoption (il est né en France mais vit en Pologne) dans lequel les relations entre les protagonistes se tendent au fur et à mesure de l’avancée du récit, complexe sans être abscons, pour finir inéluctablement dans un drame aux conséquences tout aussi lourdes à assumer. Partant de plusieurs événements tragiques reliés au syndicalisme polonais, le réalisateur utilise parfaitement son passé de documentariste pour exclure de son discours tout jugement ou moralisation. Il renvoie lucidement les protagonistes dos à dos, et montre à quel point la frontière entre les opprimés et les oppresseurs est ténue. De son expérience du réel, Lewandoswki se permet également de porter un regard nostalgique sur la communauté polonaise émigrée en France, illustrant ainsi le fossé qui sépare les différents niveaux de lecture de l’histoire de son pays. Malgré une réalisation très académique, voilà donc une première œuvre intense et prometteuse. >> Charles-Henri Ramond
DRAME | Origine : France / Pologne – Année : 2010– Durée : 1 h 48– Réal. : Rafaël Lewandowski – Int. : Borys Szyc, Marian Dziedziel, Magdalena Czerwinska, Wojciech Pszoniak, Slawomir Orzechowski – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
La plus vieille écurie de Montréal se cache derrière les usines abandonnées de Griffintown. Le propriétaire vieillissant de cet établissement, symbole d’une époque, a décidé de vendre l’entreprise. Pour le Horse Palace, c’est sans doute la fin.
En quelques mots
★★ 1/2
Regard sur l’harmonie de lieux en état de survivance et de leurs habitants proches de la retraite ou de la mort, le film de Nadine Gomez touche droit au cœur. Outre sa représentation adroite du quartier Griffintown, totalement abandonné aux promoteurs immobiliers, la réalisatrice donne la parole aux occupants du Horse Palace, un lieu hors du temps dont nous avons immédiatement envie de prendre la défense. À leur tête, Leo Leonard, 80 et quelques années et icône de la communauté irlandaise de Montréal, qui se trouve désormais dans l’obligation de vendre son écurie, la dernière encore en fonction à Montréal. Portrait d’un passé matériel et immatériel en survivance, le film possède une touche nostalgique non dénuée de regard critique sur l’effervescence désordonnée qui règne dans le quartier (tours à condos adjacentes au paddock et dont on peut suivre l’érection presque étape par étape, illustration des pertes architecturales à l’aide de très parlantes superpositions d’images, etc.). Doté d’une harmonieuse photographie, Le Horse Palace dresse donc le portrait touchant de résidents dans l’attente de leur sort, et porte ainsi un regard essentiel sur une transformation urbaine que l’on sent peu maîtrisée et à tout le moins très peu concerné par la revalorisation du patrimoine existant. On regrette toutefois que Mme Gomez n’ait pas ajouté quelques minutes à son film pour donner un peu plus la parole à la fondation chargée de sauvegarder ces lieux historiques, et dont le combat est encore loin d’être gagné. >> Charles-Henri Ramond
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 08 – Réal. : Nadine Gomez – Dist. / Contact : Films du 3 mars | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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Résumé
Un magicien renommé et son partenaire se séparent après une carrière de 30 ans. Leur étoile a pâli en faveur d’un rival qui effectue ses numéros dans la rue. Un vieil illusionniste, idole de jeunesse, ranimera la flamme que le tandem croyait perdue.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Don Scardino – Int. : Steve Carrell, Steve Buscemi, Jim Carrey, Alan Arkin, James Gandolfini, Olivia Wilde – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Des années après la mort tragique de leur fils unique, un homme revoit son ex-compagne. Celle-ci a refait sa vie et est mère à nouveau d’un jeune garçon. Après avoir rencontré l’enfant, l’homme développe un attachement obsessionnel à son endroit.
En quelques mots
★★★
Après Elle s’appelle Sabine (2007), documentaire percutant et d’une grande sensibilité, Sandrine Bonnaire opte pour une fiction naturaliste d’une magnifique beauté plastique. Celle-ci se manifeste par l’ablation de séquences superflues, un rythme à la fois varié et soutenu et un contrôle magistral dans la direction d’acteurs. Ils sont dans le film, sans s’imposer, comme dans la vie, et les dialogues, sobrement travaillés, les rendent en évidence, sensibles, vulnérables, entier, à fleur de peau. Et il y a Alexandra Lamy, puissante, oscillant entre un passé douloureux et un présent à fortifier. Face à elle, ou contre elle, un William Hurt perdu, blessé, entre deux mondes, celui de la réalité et l’autre, du fantastique. C’est surtout dans ces moments de tension et de désespoir que Bonnaire affiche sa maîtrise, faisant de J’enrage de son absence, phrase aussi sublime que pathétique, l’une des plus belles surprises du cinéma français de ces dernières années. >> Élie Castiel
DRAME PSYCHOLOGIQUE | Origine : France / Luxembourg / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 39 – Réal. : Sandrine Bonnaire – Int. : William Hurt, Alexandra Lamy, Augustin Legrand, Jalil Meheny – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
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Résumé
Lore, jeune adolescente fille d’un haut dignitaire nazi, traverse l’Allemagne en compagnie de ses frères et sœurs. Ils rencontrent Thomas, un jeune rescapé juif. Nous sommes en 1945, à la fin de la guerre. Pour survivre, Lore doit faire confiance à celui qui était jadis son ennemi.
La réalisatrice australienne Cate Shortland adapte une nouvelle venant de la trilogie The Dark Room de l’auteure britannique Rachel Seiffert. Hannelore est obligée par les circonstances de la capitulation allemande en mai 1945 de subvenir aux besoins de ses frères et sœur cadets tout en les faisant se déplacer dans un monde en plein bouleversement où leur pays natal est découpé en zones. C’est donc à une éducation sentimentale et politique que Lore est astreinte dans des épisodes alternant horreur et tragi-comique filmés le plus souvent de manière trop enjolivée par le directeur photo, Adam Arkapaw. La rencontre de compagnons de route improbables permet pourtant au récit de montrer de ci de là la difficulté de la population allemande d’accepter tout au moins au début l’horreur incommensurable des camps d’extermination. On est pourtant loin de la maîtrise de films comme Le Tambour de Volker Schloendorff ou Allemagne, mère blafarde d’Helma Sanders-Brahms. >> Luc Chaput
DRAME | Origine : Allemagne / Australie – Année : 2012 – Durée : 1 h 49 – Réal. : Cate Shortland – Int. : Saskia Rosendahl, Nele Trebs, André Frid, Mika Seidel, Kai-Peter Malina, Ursina Lardi – Dist. / Contact : Music Box | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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Résumé
En France, une sexagénaire héberge dans sa maison de province un petit Africain dont la mère, sans papiers, a été arrêtée par la police. Pour rendre son sourire à l’enfant, elle organise Noël en septembre.
En quelques mots
★★
La France a changé, énormément changé, et le genre de film tel que Mes héros donne, en quelque sorte, une idée erronée du Français, le plaçant à une époque révolue. Le couple soixantenaire s’aime malgré les fausses disputes. Ils vivent à la campagne, loin des changements de la grande ville survenus au cours des ans. Pour faire actuel, le scénario se permet d’injecter un charmant petit Africain dont la mère, sans papiers, craint l’extradition. Et puis, Maxime (Cornillac), le fils du couple, volant sans aucun doute la vedette et se laissant, lui aussi, emporter par les bons sentiments. Mais malgré tous ces inconvénients, on se laisse saisir par l’émotion, notamment lorsque Balasko en met trop, consciente de son geste, face à un Jugnot, comme d’habitude, pris dans le jeu ludique du calembour sentimental. Un film qui affiche ses couleurs sans prétention. >> Élie Castiel
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Éric Besnard – Int. : Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Clovis Cornillac, Pierre Richard – Dist. / Contact : Niagara Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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