28 mars 2013
Résumé
À une époque lointaine, la Terre a été envahie par des extraterrestres. Dans cet univers, l’espèce humaine est en danger. Une certaine Mélanie Stryder vient d’être capturée. Peut-être bien que l’homme qui se cache dans le désert et qu’elle ne peut oublier viendra la délivrer.
En quelques mots
★
Il y a bien quelques éléments de réflexion parsèmés de temps à autre comme la façon de concevoir le monde, mais tout cela est peu approfondi. L’intrigue tourne davantage à la dérive et se limite à un triangle amoureux auquel on n’y croit pas une seconde. Ce n’est pourtant pas la faute de l’actrice principale, la jeune et talentueuse comédienne Saoirse Ronan. De par ses gestes et son regard, elle s’efforce par tous les moyens de faire passer l’émotion, mais c’est peine perdue. Faut dire qu’elle est entourée par deux compagnons masculins (Max Irons et Jake Abel) dont le jeu maladroit ne dépasse guère ceux de la triste série Twilight. Au moins, il y a William Hurt, qui, malgré un personnage mal développé et paternaliste, arbore une certaine présence à l’ensemble. Capable de beaucoup mieux, le réalisateur Andrew Niccol soigne sa mise en scène, mais on le sent coincé et peu à l’aise à manoeuvrer dans cet univers réducteur et simpliste (on est très loin de l’intelligence et de la complexité de Gattaca). >> Pascal Grenier
SCIENCE-FICTION | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 05 – Réal. : Andrew Niccol – Int. : Saoirse Ronan, Diane Kruger, Jake Abel, William Hurt, Frances Fisher, Max Irons – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Le complexe militaro-industriel américain mène une guerre contre la drogue. Le film explore les différentes facettes de ce phénomène, en particulier les risques que la prohibition pose sur la liberté individuelle et les problèmes d’intégration que doivent subir les toxicomanes, traités comme des criminels.
En quelques mots
★★ 1/2
À partir de la relation que sa famille et lui-même enfant entretenaient avec une bonne afro-américaine, Eugene Jarecki, qui a déjà réalisé de forts documentaires (Why We Fight) sur la place de ce complexe militaro-industriel dans le système politique américain, refait l’histoire de la lutte contre la drogue à partir des années Nixon. Avec l’aide entre autres du scénariste et ancien reporter David Simon (Homicide: Life on the Streets), il montre avec des images d’archives et des entrevues comment cette lutte a marginalisé la population pauvre et noire des quartiers défavorisés et comment la recherche des petits fournisseurs a suscité un certain type d’action policière qui érode certains droits humains. Des entrevues avec un historien, un juge et un chef-gardien de prison soutiennent d’autres manières sa démonstration qui pourrait aussi s’appliquer au Canada par certains aspects dans les dernières années. Il manque pourtant à cette critique de la politique anti-drogue un volet montrant au moins rapidement les profits que certains organismes gouvernementaux comme la CIA ont pu en tirer par des opérations de vente. La construction du film risque de plus de perdre certains spectateurs et aurait pu bénéficier de certains tableaux synoptiques. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 48 – Réal. : Eugene Jarecki – Dist. / Contact : Kinosmith (Toronto) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Deux sœurs décident de kidnapper leur mère. Leur but : que celle-ci apprenne enfin à les aimer.
En quelques mots
★ 1/2
Pour son quatrième film, la réalisatrice aborde le thème de l’abandon et de la famille éclatée en mettant en scène l’enlèvement d’une mère irascible par ses deux filles, bien décidées à parvenir à enfin se faire aimer d’elle. De cette prémisse improbable, la réalisatrice tire un film qui évolue entre la chronique douce amère et le drame psychologique, tout en insérant par moment des touches d’humour noir totalement décalé. Toutefois, à force de ne pas vouloir s’abandonner complètement dans l’un ou l’autre de ses styles, le film déçoit, tant au chapitre du conflit générationnel que de celui de la satire. Il est en cela peu aidé par une interprétation excessive et des dialogues pas toujours à la hauteur.
Après un huis clos théâtral peu naturel et trop maladroit pour convaincre (la mère à la dérive enchaînée à une ancre de marine !), les scènes finales parviennent heureusement à donner corps et sensibilité au sujet. Les personnages laissent de côté la caricature, redeviennent eux-mêmes et retrouvent l’émotion nécessaire pour enfin laisser entrevoir toute la sincérité de leur cri du cœur. Tragi-comédie familiale mineure, Maman reste en retrait des précédentes réalisations d’Alexandra Leclère, notamment de son très juste Les Sœurs fâchées, qui traitait d’un sujet similaire. >> Charles-Henri Ramond
DRAME PSYCHOLOGIQUE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 28 – Réal. : Alexandra Leclère – Int. : Josiane Balasko, Mathilde Seigner, Marina Foïs, Serge Hazanavicius, Thomas Gérard, Mathieu Rousseau – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Par un concours de circonstances, un flic se trouve infiltré dans l’une des plus puissantes mafias sud-coréennes. Il devient l’ami proche du sous-boss, ce qui le place, d’emblée dans un dilemmne aussi bien moral que personnel.
En quelques mots
★★
Pour son second long métrage, le Sud-Coréen Park Hoon-jung (l’inédit drame de guerre historique The Showdown) s’aventure en terrain connu avec le drame de milieu New World. Mettant en vedette le toujours excellent Cho Min-sik, cette histoire d’infiltration policière dans le milieu de la mafia est particulièrement bien troussée et maintient en haleine du début à la fin. Le scénario de départ et l’univers de complot et de batailles endurcies que se livrent les gangsters pour la désignation d’un successeur rappellent le célèbre Election de Johnnie To sans toutefois atteindre le niveau de brillance et d’intelligence de ce dernier. La dernière partie gagne en action, mais perd en plausibilité avec ses nombreux revirements et ses nombreux lieux communs. Bien qu’il soit moins excitant et stylisé que le récent Berlin File, New World est un autre bon film de genre rondement mené de la Corée du Sud. >> Pascal Grenier
GANGSTERS | Origine : Corée du Sud – Année : 2012 – Durée : 2 h 15 – Réal. : Park Hoon-jung – Int. : Choi Min-sik, Lee Jeong-jae, Jwang Joong-min, Park Seung-woong, Son Ji-hyo– Dist. / Contact : Ciné-Asie Creatives| Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Pour tromper leur ennui et se payer des vacances, quatre filles cambriolent un restaurant-minute. Elles se retrouvent en Floride, où la vie rêvée leur réserve plusieurs surprises et les confronte à des choix cruciaux.
En quelques mots
★★★
Faux film branché (comme le laisse croire sa bande-annonce), cette descente aux enfers – qui transforme l’Éden en calvaire et la volupté en effroi – révèle la face cachée du rêve américain et de la société de consommation, dévoile l’envie de rébellion et d’autodestruction d’une jeunesse de l’excès qui s’exprime à grands coups de yo mothafucka bitch, une génération Y gavée aux reality shows et biberonnés à MTV. Ces gamines de la middle class américaine, sœurs des antihéros d’Easton Ellis et cousines du golden boy de Cosmopolis, Korine les filme à l’aide d’un regard à l’ironie outrancière et avec toute la provocation, le voyeurisme et l’agressivité qu’on lui connaît. Mais il ne les regarde toutefois jamais de haut, dans ce film où les rôles sexuels et les rapports de pouvoir sont sans cesse redessinés. Des ados cramés de Kids (qu’il scénarisa dès la jeune vingtaine) aux vieillards aux poubelles style jackass du dernier Trash Humpers, en passant par la cellule familiale de Julian Donkey-Boy et Gummo, le réalisateur Harmony Korine – sorte de John Waters en moins scato et d’Ulrich Seidl en moins complaisant – embrasse la faiblesse humaine et le désespoir de ses personnages freaks et white trash en tous genres. Si certains lui reprocheront une imagerie trop gratuite, c’est parce que le cinéaste veut avant tout nous alarmer sur les images qu’il modèle et qu’il met à l’épreuve jusqu’à l’écœurement, pour faire remonter leur nihilisme radical. >> Mathieu Séguin-Tétreault
DRAME SOCIAL | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Harmony Korine – Int. : James Franco, Selena Gomez, Vanessa Hudgens, Heather Morris, Ashley Benson, Rachel Korine, Emma Holzer – Dist. / Contact : VVS Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Quelques personnes, des exilés qui attendent de pouvoir repartir ou de régulariser leur statut, vivent dans une maison en ruine, au coeur de Bamako. Ce documentaire leur donne la parole que notre planète mondialisée rejette.
En quelques mots
★★★ 1/2
La parole a toujours été importante dans l’œuvre de L’Espérance. C’est aussi le cas de Sur le rivage du monde, de multiples façons. Au-delà de la parole en soi, celle des protagonistes, le cinéaste s’attarde aussi à la prise de parole qui ajoute un geste politique, social à la simple pensée prononcée. Une troisième dimension langagière chapeaute le tout : celle de la création artistique, le théâtre, la poésie et la chanson étant les véhicules choisis par les protagonistes pour exprimer leur désarroi, leur colère, leurs espoirs.
Le pouvoir du verbe artistique se révèle d’une cruciale vivacité dans l’expression des idées et la prise de parole de ces protagonistes. Et de quoi nous parlent-ils, ces laissés-pour-compte, ces oubliés, ces égarés du grand système économique mondial ? De mondialisme, justement, mais depuis leur perspective éminemment personnelle, animée par leur expérience d’une interminable errance. En cela, Sur le rivage du monde rejoint l’ensemble de l’œuvre de L’Espérance. Le collègue Philippe Gendreau, dans une entrevue avec le cinéaste dans Hors Champ, parlait en ces mots de la place de la parole dans Le Temps qu’il fait (1997) : « Tu construis davantage une géographie des discours que le tracé d’un territoire.1 » Si cela était vrai de son portrait d’un certain Montréal, il y a plus de 15 ans, cela semble aujourd’hui tout aussi pertinent au sujet de ces Africains sans attaches.
En effet, sans jamais identifier les lieux clairement, L’Espérance semble créer un espace physique qui tient plus d’un intangible no man’s land métaphorique que d’un lieu géographique concret. Pourtant, ces lieux filmés en longs plans calmes et répétitifs, presque figés, sont bien ancrés physiquement dans un territoire défini (Bamako). Seulement, comme il n’y existe aucune définition pour les errants, les migrants qui n’appartiennent pas audit territoire, ils y apparaissent en suspens, eux aussi figés dans le temps et dans l’espace. >> Claire Valade
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Sylvain L’Espérance – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Une conseillère en relations conjugales tombe amoureuse de l’un de ses clients. À partir de ce moment, sa vie se complique de plus en plus.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 51 – Réal. : Tyler Perry – Int. : Eric West, Kim Kardashian, Vanessa Williams, Jurnee Smollett, Lance Gross, Brandy Norwood, Andrea Moore – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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