28 mars 2013
Résumé
Portrait du photographe Bert Stern, spécialiste des images de mode, particulièrement actif au cours des années 1960, âge d’or de la photographie publicitaire. Il est également l’auteur d’un nombre impressionnant d’images devenues classiques.
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★★ 1/2
Cette biographie filmée par sa dernière compagne qui fut très jeune une de ses modèles est aussi un parcurs du siècle dernier. De la Seconde Guerre mondiale jusqu’à récemment, Stern a connu et souvent photographié les personnalités importantes du monde du show business dont évidemment Marilyn pour Vogue. Il fut aussi un Madman dans les deux sens du terme et le film encense le premier et explique le second. Madman était le surnom des créatifs de la publicité sur Madison Avenue à New York qui l’on révolutionné à la fin des années 1950 . La très bonne télésérie récente Madmen en traite de manière fictionnelle dans le contexte de la fin de l’ère Eisenhower à la période hippie. Pour sa photo de la réflexion inversée du faîte d’une pyramide dans un verre de vodka et de nombreuses autres images, Stern restera un des grands idéateurs de cette profession. La surcharge de travail, le goût du luxe et de la notoriété l’amèneront à prendre trop d’excitants qui le conduisent à des états psychotiques, donc de folie plus ou moins dangereuse. La réalisatrice montre bien son pouvoir de séduction et sa faculté à se ressourcer après cette époque dangereuse et à se redéfinir dans ce documentaire qui frise quelquefois la limite du très personnel. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 1 h 29 – Réal. : Shannah Laumeister – Dist. / Contact : First Run Features | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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Résumé
À New York, l’exposition de peintures de l’artiste Joanne Corno devient le prétexte pour revenir sur son cheminement artistique et personnel, de son enfance, à Chicoutimi, jusqu’à son ascension spectaculaire.
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★ 1/2
Ce portrait de la peintre Joanne Corneau qui signe « Corno » n’apporte que peu de nouveaux éléments semble-t-il à ceux qui auraient lu sa récente autobiographie. Le réalisateur Guy Édoin (Marécages) est donc ici plus un membre d’une équipe qu’un cinéaste qui projette une vision. Les entrevues avec la sœur et le frère de l’artiste, le psychiatre et écrivain Guy Corneau, permettent de mieux comprendre l’éclosion dans l’enfance de son talent. Mais peu de personnes n’expliquent les influences artistiques qu’elle a pu engranger. Les scènes à New York dans l’atelier n’apportent pas plus d’explications aux sources de cette artiste qui refuse d’intellectualiser ses grands portraits qui regorgent de vitalité et de sensualité. Le film a pourtant gagné le prix du public au dernier FIFA. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 18 – Réal. : Guy Édoin – Dist. / Contact : Aetios | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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Résumé
Depuis la fin de la Guerre de Corée, 200 000 enfants sont disséminés à travers le monde. Jung Henin, un des deux réalisateurs, est l’un d’entre eux. Par le biais du cinéma d’animation, le film revient sur quelques moments clés de sa vie.
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★★★
Mélangeant des images de sources et d’origines multiples (animation 2D et 3D, archives en Super 8, reportage sur le voyage de Jung effectué dans son pays d’origine quarante ans après son départ), Couleur de peau : miel est un film d’animation original. Revenant sur ses jeunes années passées dans une famille d’adoption belge, Jung livre un portrait personnel doublé d’une illustration onirique et sombre sur le drame de milliers d’enfants coréens adoptés. Dans cette évocation intime filmée et narrée à la première personne, l’auteur aborde le trouble du déracinement, qui a sans doute été la cause de son adolescence turbulente et de sa scolarité difficile. Très tôt, il se réfugie dans le dessin pour exorciser ses angoisses et mettre en images les fantasmes causés par l’absence de sa mère biologique dont il ne saura jamais rien. Plus exubérante que dans la BD d’origine, l’inventivité de l’illustration de ses cauchemars d’enfant fait ici des merveilles, tandis que la conclusion, déclaration d’amour bouleversante que l’auteur adresse à sa mère adoptive, touche droit au cœur. La richesse visuelle, dotée de moments d’émotion pure, apportent un éclairage à la fois intime et universel sur le drame des enfants issus de l’adoption internationale. Ce récit hors norme est donc à ne pas manquer. >> Charles-Henri Ramond
ANIMATION| Origine : France / Belgique – Année : 2011 – Durée : 1 h 15 – Réal. : Jung Henin, Laurent Boileau – Voix : Maxym Anciaux, Cathy Boquet, Mahé Collet, Christelle Cornil, William Coryn, Jean-Luc Couchard – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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Résumé
Japon, 1945. Après l’attaque nucléaire des États-Unis, l’Empire du Soleil levant capitule. Le général Douglas MacArthur charge un de ses officiers d’enquêter sur le rôle de l’empereur Hirohito dans le conflit afin de décider de son sort..
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SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
DRAME HISTORIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Peter Webber – Int. : Tommy Lee Jones, Matthew Fox, Kaori Momoi, Aaron Jackson, Eriko Hatsume, Nic Sampson, Toshiyuki Nishida – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Arrabal arrive à Montréal. C’est l’occasion d’une folle aventure qui a donné au Québec l’inspiration pour se libérer.
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★ 1/2
Comme l’année précédente pour Alexandro Jodorowsky, l’écrivain et cinéaste Fernando Arrabal est venu à Montréal pour être honoré par l’Université de foulosophie animée par François Gourd, cofondateur des Foufounes électriques et chef du parti Néorhino. Le film réduit à de petites parts les participations de certains artistes de manière telle qu’un non initié ne comprend pas leur démarche artistique et qu’un spectateur aux diverses manifestations risque d’être aussi frustré. Seul le coréalisateur et initiateur se réserve la plus grande part de ces élucubrations. Les extraits des œuvres du cinéaste Arrabal sont trop courtes et à part ses rencontres poétiques avec des passants devant un métro, l’artiste se montre peu disert sauf lorsqu’il est amené à visiter l’antre du patenteux surréaliste qu’est Florent Veilleux. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 11 – Réal. : François Ara-Gourd, Hugo Samson – Avec : Fernando Arrabal, Stéphane Crête, Armand Vaillancourt, Momentum, Pol Pelletier, Jaune Orage – Dist. / Contact : Symfolium | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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Résumé
Remake du blockbuster indien des années 1980. Témoin d’un meurtre, un prêtre décide de témoigner. Le coupable, homme puissant et invulnérable, porte atteinte à sa réputation. Envahi par la honte, l’homme de foi se suicide. Des années plus tard, son fils décide de le venger.
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★ 1/2
Moins réussi que Housefull (2010) et surtout Housefull 2 (2012), cette troisième mouture des succès populaires de 1983 et de 1998 joue avec un esprit bon enfant le jeu de la nostalgie en proposant une approche quatre-vingt-huitarde assaisonnée de quelques ingrédients contemporains. Il en résulte un film hybride qui ne sait trop bien sur quel pied danser. Ajay Devgn, comme toujours, s’en tire de façon satisfaisante et charismatique. On a également droit à une parodie plutôt maladroite mais amusante de la fameuse séquence de la douche dans Psycho du maître Hitchcock et, parmi les trois chorégraphes, Farah Khan se surpasse comme d’habitude dans quelques épisodes dansés d’une élégance étonnante. >> Élie Castiel
ACTION / COMÉDIE ROMANTIQUE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 30 – Réal. : Sajid Khan – Int. : Ajay Devgn, Tamanna Bhatia, Paresh Rawal, Zarinna Wahab, Mahesh Manjrekar – Dist. / Contact : Sana Boutique | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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Résumé
Un jeune garçon, défiguré par une balafre qui allonge son sourire démesurément, et une petite fille aveugle sont recueillis par un forain. Au fil des ans, tous trois deviennent inséparables et présentent un spectacle qui raconte leur histoire.
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★★
Outre l’aspect politique, ce qui intéresse surtout le cinéaste dans cette version axée sur l’imaginaire est l’histoire d’amour impossible et tragique entre Gwynplaine et Déa, follement amoureuse. Parfois prenante avec une finale précipitée, mais réussie, ladite histoire d’amour manque de chair et de substance à l’écran. Le jeu senti de la jeune Christa Theret (Déa) ne manque pas d’émotion. Toutefois, dans ce rôle complexe d’un être à la fois naïf, affectueux et ombrageux, le jeu du Québécois Marc-André Grondin (Gwenplayne) manque un peu de naturel. L’Ursus de Gérard Depardieu tire parfois son épingle du jeu, même si on sent l’acteur fatigué par moments et que son rôle est quelquefois réduit à celui d’éducateur paternaliste. En donnant une large part aux effets numériques, le film souffre parfois un peu trop d’un débordement d’images très soignées (signées Gérard Simon), au détriment du fond dramatique, malgré une musique insistante de Stéphane Moucha. Certes, les séquences au château impressionnent par leur grandiloquence, mais ces décors flamboyants l’emportent trop souvent sur l’émotion. On sent l’influence de Jeunet et de Burton, mais tous ces artifices sont parfois inutiles. En somme, on est en présence d’un film inégal qui, bien que parfois captivant, ne remplit qu’à moitié ses promesses. >> Pascal Grenier
DRAME | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Jean-Pierre Améris – Int. : Marc-André Grondin, Emmanuelle Seigner, Gérard Depardieu, Swann Arlaud – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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