11 avril 2013
Résumé
À Barcelone, La Sagrada Família demeure le projet le plus imposant du célèbre architecte Antoni Gaudi. En construction depuis 1882, ce bâtiment demeure toujours inachevé.
En quelques mots
★★
Une basilique inspirée du gothique et qui prend presqu’autant de temps à construire que ses consœurs du Moyen-âge, voilà cette église expiatoire. Le réalisateur suisse Stefan Haupt, accompagné par une narration intermittente lue par Jean-Luc Bideau, parcourt la Sagrada de la crypte aux tours en construction croisant et interviewant in situ un sculpteur japonais, des travailleurs catalans, des artistes européens de plusieurs origines, des religieux et des spécialistes de la vie et de l’œuvre de Gaudi. La basilique est un des chefs-d’œuvre et fut le principal souci de cet architecte hors du commun à la fois par sa manière de travailler et ses références directes à la nature dans les structures qu’il employait. Le travail passionné d’artistes et de techniciens en diverses matières est illustré afin comprendre et apprécier pourquoi cette basilique a été inscrite au patrimoine de l’Unesco en 2005. Cela permet entre autres d’attirer de plus en plus de visiteurs émerveillés qui participent ainsi financièrement à sa construction qui sera peut-être terminée en 2026 pour le centenaire de la mort de son concepteur. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : Suisse – Année : 2012 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Stefan Haupt – Dist. / Contact : Atrix Films (Allemagne) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Australie, 1968. Quatre jeunes et talentueuses aborigènes se rendent au Vietnam pour chanter devant les troupes américaines. Cette expérience leur ouvre le chemin de l’amitié et de l’amour, mais elles prennent également conscience de la vraie nature de la guerre.
En quelques mots
★★
Tous les ingrédients essentiels sont présents pour satisfaire un certain grand public friand de récits optimistes : chansons (par ailleurs superbement interprétées, notamment celles aux sonorités soul), histoire d’amour interraciale, bons sentiments, sincérité, entraide, rédemption. Tout est également mis en œuvre pour faciliter la compréhension du fil narratif, à tel point qu’on finit par rendre les armes et se laisser emporter par toutes ces aventures parfois truculentes, toujours édifiantes et provoquant, avouons-le, une certaine émotion. En gérant fantasque, Chris O’Dowd vole la vedette, même si le quatuor de vedettes féminines s’avère brillant et d’un naturel magnétique. Se déroulant dans un climat politiquement incertain au cours des années 1960, le fim présente des Aborigènes d’Australie sous un jour humaniste. Sur ce point, il est dommage que la critique de la ségrégation raciale de l’époque et la controverse de la fameuse guerre du Vietnam ne soient pas aussi virulentes. Mais, dans l’ensemble, et par les temps qui courent, d’un cynisme déroutant, un film comme The Sapphires se savoure à chaque instant. >> Élie Castiel
COMÉDIE MUSICALE | Origine : Australie – Année : 2012 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Wayne Blair – Int. : Chris O’Dowd, Deborah Mailman, Jessica Mauboy, Shari Sebbens, Miranda Tapsell, Tory Kittles, Eka Darville – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Dan et Jody forment un couple heureux. Jusqu’au jour où ils remarquent que d’étranges choses se produisent depuis la naissance de leur nouveau-né, Aiden. Et d’un coup, le chaos s’installe et commence à perturber la carrière de Jody, danseuse de ballet, et de Dan, primatologue.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
COMÉDIE SATIRIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 26 – Réal. : Malcolm D. Lee – Int. : Lindsay Lohan, Charlie Sheen, Ashley Tisdale, Terry Crews, Kate Walsh, Molly Shannon, Jerry O’Connell – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Commissaire-priseur, Simon est laissé inconscient après une agression par des malfaiteurs. Une fois éveillé, mais ne se rappelant de rien, il est confronté à Franck, un criminel notoire qui tient à récupérer un tableau peint par Goya. Pour retrouver sa mémoire, Simon compte sur le pouvoir d’Elizabeth, une hypnothérapeute.
En quelques mots
★★★
Retour en force d’un Danny Boyle en pleine possession de ses moyens, d’un réalisateur comme nous l’avons découvert avec Shallow Grave (1994) et Train Spotting (1996), irrévérencieux, aventureux, fourre-tout, polysémique dans la structure du récit, notamment dû à la plume inventive de Joe Ahearne, venu de la télé, et de John Hodge, scénariste du premier film cité, et coscénariste du second. Cet essai sur les apparences, sur la vérité et le mensonge, sur le vrai et le faux, sur les aspirations et les déceptions, sur tout ce qui nous dépasse, se présente à la fois comme une critique sociale que comme un regard sur le cinéma, particulièrement sur la fabrication d’un film, sa conception visuelle, son rapport à la narration. Car Trance, titre on ne peut plus emblématique, se pose constamment des interrogations sur la structure de l’acte filmique, sur ces possibilités, ses appréhensions et tout particulièrement sur sa liberté de mouvement. Avant tout, Danny Boyle revendique l’acte démocratique, le pur, le vrai, dans ce qu’il a de plus subliminal. Et il réussit à se l’accaparer par n’importe quels moyens. Et comment ne pas souligner l’interprétation électrisante de Vincent Cassel, celle vulnérablement à corps perdu de James McAvoy, et finalement la sensuellement ambivalente Rosario Dawson. En somme, c’est tout à fait jouissivement impulsif et dangereusement exaltant ! >> Élie Castiel
SUSPENSE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2013 – Durée : 1 h 41 – Réal. : Danny Boyle – Int. : James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel, Tuppence Mdiddleton, Sam Creed, Danny Sapani, Matt Cross – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
L’histoire de la construction d’un mur, commencée le 11 septembre 2001. Ce qui devait être achevé en huit semaines, aura pris huit longues années.
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★★ 1/2
Au départ, une rencontre improbable entre un caméraman, Bill Stone, et Chris Overing, responsable de l’entretien d’une grande ferme à l’ouest de Montréal. Overing a décidé de construire un mur en pierre sèche donc sans maçonnerie et ciment de 300 mètres séparé en deux parties égales par l’entrée principale de la ferme. Stone est intrigué et décide de filmer ce projet insensé. Le long métrage devient aussi une joute verbale entre les deux confrères sur la place du travail, de l’objectif à atteindre et sur le nécessaire apprentissage de cette technique. Le film prend ainsi des tangentes inattendues rendant hommage à ces praticiens d’une technique ancestrale plus connue en Europe et en Nouvelle-Angleterre où elle peut atteindre des exemples de beauté et d’efficacité que le réalisateur intègre dans des épisodes aussi nécessaires de ce film étonnant. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Bill Stone – Dist. / Contact : Bunbury Films | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
La trentaine, cardiologue de métier, Yossi vit seul à Tel-Aviv. Au cours d’un voyage dans le sud du pays, il fait la connaissance d’un groupe de jeunes militaires dont l’un d’eux l’aidera à retrouver le goût de vivre.
En quelques mots
★★ 1/2
Suite de Yossi & Jagger (2002), film beaucoup plus accompli sur le plan du récit, Yossi brille néanmoins par sa simplicité, sa sagesse, mais ce qui frappe surtout chez Eytan Fox, c’est avant tout son rapport avec le queer cinema et ses multiples fonctions, sa place dans le cinéma universel, sa structure narrative, les complications qu’il éprouve à atteindre un grand public. À cet effet, The Bubble (2006) s’avère son film le plus conciliateur, ouvrant divers horizons au cinéma gai. À première vue, Yossi, à l’instar de Yossi & Jagger, atteint ce but, mais en filigrane. Fox est conscient de ses limites, de ce qu’il peut ou ne pas montrer. Au militantisme homosexuel, le plus souvent provocateur et intentionnellement perturbant, le réalisateur opte pour une certaine normalité de la cause gaie, pour son intégration dans la société civile. Cela se voit dans les incertitudes et les doutes de Yossi, notamment au début du film, et plus tard sa prise de conscience et son acceptation rendue possible dans ses rapports avec les soldats qu’il rencontre par un hasard magnifiquement fignolé par le scénariste Itay Segal. Yossi, c’est la sincérité du récit, un drame romantique qui brise avec savoir-faire les barrières sexuelles et les handicaps sociaux. >> Élie Castiel
DRAME SENTIMENTAL | Origine : Israël – Année : 2012 – Durée : 1 h 24 – Réal. : Eytan Fox – Int. : Ohad Knoller, Oz Zehavi, Lior Ashkenazi, Meir Golan, Orly Silbertsatz Banai, Ola Schur Selektar – Dist. / Contact : Strand Releasing (États-Unis) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
4 avril 2013
Résumé
Le 5 novembre 2009, à Lyon, un convoyeur de fonds désabusé détourne son camion blindé et met la main sur 11,6 millions d’euros. Onze jours plus tard, Toni Musulin se livre de son plein gré à la police de Monaco.
En quelques mots
★ 1/2
Dans ce drame inspiré du geste inexplicable commis par un antihéros presque parfait, le réalisateur limite l’action et réduit l’utilisation des codes du genre à leur plus simple expression. Les faits étant largement connus du public français, les auteurs ont préféré se concentrer sur l’aspect psychologique du personnage central, dont le mystère ne sera probablement jamais mis au jour. Résolument hors standard, Godeau se force à illustrer le contexte social dans lequel ce casse a été commis. Conditions d’emploi injustes, employeurs illégaux, vie pénible des artisans, sont montrés comme autant de facteurs caractérisant une société française mise à mal par la crise dans laquelle le combat contre les injustices peut parfois prendre des tournures héroïques (le geste de Musulin étant pris par beaucoup pour un acte de bravoure sociale). Mais si cette atmosphère particulière renforce effectivement les non-dits de certaines scènes fortes, elle est également la faiblesse d’autres moments clés qui ne sont jamais totalement aboutis ni approfondis (la banale histoire d’amour avec la guide de haute montage entre autres) et qui finissent par affaiblir l’ensemble. Ce film d’honnête facture sans plus, est sauvé en partie par la prestation juste de François Cluzet, bien secondé par Bouli Lanners et la brillante Corinne Masiero. >> Charles-Henri Ramond
DRAME | Origine : France Belgique – Année : 2013 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Philippe Godeau – Int. : François Cluzet, Bouli Lanners, Johan Libereau, Corinne Masiero, Juana Acosta – Dist. / Contact : Remstar | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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