1er août 2013
Résumé
Le Berberian Sound Studio est l’un des studios de postproduction les moins chers et les plus miteux d’Italie. C’est là que se retrouve Gilderoy, un ingénieur du son, individu plutôt introverti, venu d’Angleterre, et chargé du mixage du dernier film d’un certain Santini, le maître de l’horreur. Pour Gilderoy, cette aventure sera hallucinante.
En quelques mots
★★
Le scénario du réalisateur britannique Peter Strickland oppose la réserve du timide Gilderoy, bruiteur et ingénieur du son à la faconde de cette équipe italienne de production et aux idées tordues de certains de ses membres. Divers végétaux sont assassinés à qui mieux mieux par ce spécialiste travaillant habituellement chez lui dans des conditions qu’il contrôle et féru de documentaires bucoliques sur sa tendre Albion. Les conflits latents dans l’équipe accroissent l’inconfort de Gilderoy, fortement interprété par Toby Jones. Strickland réussit à intégrer un aspect documentaire misant sur les cris et la fureur et sur des coupes sombres dans cette descente inquiétante dans les périmètres de la folie. Le film ne reste pourtant qu’un exercice d’hommage au giallo et à ses codes auditifs plutôt qu’un véritable film d’horreur. >> Luc Chaput
DRAME D’ÉPOUVANTE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Peter Strickland – Int. : Toby Jones, Tonia Sotiropoulou, Cosimo Fusco, Susana Cappellaro, Suzy Kendall, Chiara D’Anna – Dist. / Contact : FilmsWeLike | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Les Ribeiro, qui font l’unanimité dans le voisinage, vivent depuis 30 ans au rez-de-chaussée d’un bel immeuble dans un chic quartier de Paris. Un jour, et dans les meilleures conditions, on leur donne la chance de retourner dans leur pays, le Portugal. Que vont-ils faire ?
En quelques mots
★ 1/2
Après un essai dans le court métrage, la coréalisation À l’abri des regards indiscrets (2012), l’acteur de formation Ruben Alvès propose un premier long métrage axé sur le souvenir, d’où la dédicace en générique final. De cette proposition pour le moins honnête, mais pas tout à fait originale puisque de nombreux cinéastes ont plus ou moins réussi à s’en sortir, le réalisateur joue la carte de l’émotion pour mieux faire passer son message. Car La Cage dorée, sujet oblige, est un film où les rapports moraux entre les personnages, bien que vus sous un angle ludique, demeure le principal objectif du film. Mais le film n’échappe pas aux aspects caricaturaux. Si bien qu’ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Intentionnellement, Vares a recours à une mise en scène dépassée, comme celle qu’on faisait pour les films populaires il y a plus de vingt ans. Le succès du film en France est sans doute dû à cet aspect. Car qu’on le veuille ou pas, le public ordinaire est resté traditionnel, confortable devant les récits simples qui ressembles de près ou de loin à leur vie. Car aujourd’hui, la popularité d’un film dépend en grande partie du facteur identification. L’acteur de oliveirien Joaquim de Almeida s’en tire avec tous les honneurs. Idem pour Rita Blanco, sensible et sincère dans un personnage tout en nuance. Le temps de la projection, La Cage dorée nous laisse un goût affectueux de douce nostalgie. De ce temps où les choses paraissaient plus simples, mais ne l’étaient pas nécessairement. >> Élie Castiel
COMÉDIE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Ruben Alves – Int. : Rita Blanco, Roland Giraud, Joaquim de Almeida, Chantal Lauby, Barbara Cabrita, Maria Vieira – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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Résumé
Rahul se retrouve dans une petite localité à Tami Nadu dans le but de réaliser le dernier souhait de son grand-père : d’avoir se cendres dans les eaux bénites de Rameshwaram. En chemin, il fait la rencontre d’une jeune femme. Des incidents imprévus les attendent.
En quelques mots
★★
Avec environ une dizaine de films d’inégale qualité à son actif, Rohit Shetty a la chance de pouvoir s’offrir les vedettes de l’heure dont certaines, commencent à être remplacées petit à petit par de plus jeunes. Le bollywood d’aujourd’hui, plagiant dans un sens son homologue hollywoodien, mise davantage sur la jeunesse auquel peuvent s’identifier les nouvelles générations. Ici, l’imbattable Shah Rukh Kahn délaisse un peu ses tics habituels pour donner une meilleure impression. Deepika Padukone, dans un sens, nouvelle venue, affiche avec bonheur un mélange de gestuelle empruntée aux légendes féminines des vieux films hindous et aux starlettes d’aujourd’hui. Encore une fois, c’est d’une histoire d’amour qu’il s’agit. La mise en scène de Shetty, satisfaisante, favorise le flashback avec un sens de la logique et de la cohésion. Comme tout Bollywood qui se respecte, la morale salvatrice triomphe et rien ne résiste aux pulsions amoureuses. Chants et danses s’intègrent avec soin et ne sont pas de simples accessoires. Le récit de Chennai Express (une sorte de train de la vie) aurait pu être écourté de quelques minutes, mais nous sommes après tout au pays des longues sagas cinématographiques. Il faudra profiter du prochain Festival des films du monde pour voir ce que peuvent faires les cinéastes indiens indépendants en matière de cinéma personnel, loin des artifices des grands studios de Mumbai qui, malgré les apparences, semblent expérimenter une forme de transition. >> Élie Castiel
COMÉDIE / ACTION | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 25 – Réal. : Rohit Shetty – Int. : Shah Rukh Khan, Deepika Padukone, Rani Mukerji, Rajnikanth, Priyamani, Upen Patel – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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Résumé
Ayant déjà fait de la prison, Oscar Grant a décidé de changer de vie. Il commence par promettre à sa copine Wanda une relation durable. Il cesse ensuite son commerce de drogue. Tout semble indiquer que le jeune homme a pris un nouveau tournant. Mais ce jour-là, à la station de métro Fruitvale de San Francisco, quelque chose va se passer.
En quelques mots
★★
L’enquête préparatoire à la scénarisation par Ryan Coogler est basée en grande partie sur les témoignages d’amis et de la famille. Le portrait pourtant n’est pas si blanc et noir. Oscar avait un caractère bouillant comme le démontre aussi les courtes séquences en flashbacks situées à la prison de San Quentin où il fut incarcéré et qui est un célèbre lieu carcéral américain situé dans la région de San Francisco où il habite. Michael B Jordan rend bien l’ambivalence du personnage obligé par sa mère et sa copine à prendre des choix difficiles pour sortir de l’engrenage de la drogue et de la violence. La mise en scène garde un caractère documentaire sauf dans les moments de l’altercation tragique, succession dérapante d’incidents. On est pourtant étonné que ce film ait reçu tant d’éloges à Sundance et ailleurs. >> Luc Chaput
CHRONIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 25 – Réal. : Ryan Coogler – Int. : Michael B Jordan, Chad Michael Murray, Kevin Durand, Octavia Spencer, Ahna O’Reilly, Melonie Diaz, Ariana Neal – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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Résumé
Le demi-Dieu Percy Jackson, fils de Poséidon, part à la recherche de la Toison d’or. Par la même occasion, il tente d’arrêter un mal étrange qui pourrait semer la terreur. Il sera aidé par ses amis, comme lui, des demi-Dieux.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
AVENTURES FANTASTIQUES | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 46 – Réal. : Thor Freundenthal – Int. : Logan Lerman, Sean Bean, Alexandra Daddario, Nathan Fillion, Stanley Tucci, Leven Rambin – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Qui se cache derrière les plus grands tubes de la musique populaire? Des choristes dont on parle peu et que ce documentaire tente de réhabiliter, question de remettre les pendules à l’heure. Nous assistons à une célébration de ces voix qui, absentes, n’auraient pas le même impact sur les chansons que nous aimons tant.
En quelques mots
★★ 1/2
Dans le milieu de la musique pop, les choristes noires projettent leurs voix et leurs personnalités au cours des années 1960, apportant aux concerts donnés par les grands chanteurs de l’époque une farouche énergie. Nombre d’entre elles possédaient des voix qui auraient pu les lancer dans des carrières solo, mais peu ont pu réaliser ce rêve. Issu de la télévision et du documentaire, l’américain Morgan Neville a rencontré certaines de ces artistes de l’ombre afin qu’elles s’expriment sur un métier trop souvent négligé par le grand public. Elles ont pour nom Merry Clayton, Darlene Love, Táta Vega, Judith Hill , Lisa Fischer et il y a d’autres encore. Des célébrités comme Mick Jagger ou Bruce Springteen parlent à leur sujet dans des mots à la fois tendres, affectueux et objectifs. Ce qui ressort de Twenty Feet from Stardom, c’est avant tout l’étrange nostalgie d’une époque révolue, alors que la scène musicale devenait une autel du sacré. On assiste aussi à mise en perspective des temps qui changent, de ces années où les hasards de la vie empêchent des carrières d’être lancées. Le chanteur Sting l’explique de façon brillante ; Le talent est nécessaire pour réussir, mais le facteur chance et encore plus important. Somme toute, le documentaire de Neville est une exploration fascinante, ludique et sexy sur des chanteuses qui, malgré le passage inévitable du temps, ont conservé une fascination et un amour inconditionnel pour les miracles de la voix. >> Élie Castiel
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Morgan Neville – Avec : Sheryl Crow, Bruce Springsteen, Stevie Wonder, Mick Jagger, Bette Midler, Sting – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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Résumé
La petite Wadjda, 12 ans, habite dans une banlieue de Riyad. Pleine de vie, elle porte des jeans et des baskets, écoute de la musique moderne et rêve d’avoir une bicyclette. Mais en Arabie saoudite, les vélos sont réservés aux hommes.
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★★★ 1/2
Si Haifaa Al-Mansour a réalisé un film de femme pour les femmes, c’est précisément qu’elle met en scène le personnage non clivant de Wadjda pour affirmer que seules les femmes (ici, la petite fille et elle-même) pourront changer les choses. Pour ce faire, elles doivent décider de ne plus tenir le système patriarcal pour acquis et ne plus voir dans les hommes leurs uniques persécuteurs. Pour la réalisatrice, les femmes cesseront d’être de simples victimes le jour où elles cesseront d’être leurs propres bourreaux. Elles doivent agir comme si la discrimination sexuelle n’existait pas. À ce titre, Wadjda est à voir au deuxième degré : c’est pour ainsi dire un film au carré. Il raconte une histoire qui renvoie directement à lui-même : le vélo de Wadjda, c’est le film d’Al-Mansour. Au-delà des ressemblances physiques qui existent entre la chaîne et la pellicule, entre les dérailleurs et les bobines, au-delà du fait que le cinéma comme le vélo visent à produire du mouvement, une ironie qui prend tout son sens dans un pays conservateur, réaliser un film c’est comme faire du vélo : interdit, tabou. Personne ne s’y risque : on respecte la règle, on l’intègre, on l’assimile. Il faut attendre l’effrontée, l’inadaptée, celle qui refuse le système, la jeune fille qui fait du vélo, comme son double réel qui réalise un film, indifférente à des règles qui ne sont et ne seront jamais les siennes. Et c’est de là que naît l’immense optimisme du film : combattre la discrimination, ça commence par refuser d’assimiler les clivages culturels qu’on tente de faire passer pour naturels. Agir comme si c’était possible, pour témoigner que c’est effectivement possible. Faire du vélo pour montrer qu’une fille peut faire du vélo (ce qui ne choque d’ailleurs pas grand monde à la fin du film), réaliser un film pour montrer que c’est possible de faire un film, même dans une Arabie saoudite wahhabite, même pour une femme. Ne pas être dupe de soi-même et de ce que l’on peut ou ne peut pas faire. >> Aliénor Ballangé
CHRONIQUE SOCIALE | Origine : Arabie saoudite / Allemagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 37 – Réal. : Haifaa Al-Mansour – Int. : Reem Abdullah, Abdulrahman Al Gohani, Waad Mohammed, Sultan Al Assaf – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex – Excentris
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