20 août 2015
SANSGenre : Drame romantique – Origine : Philippines – Année : 2015 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Nuel C. Naval – Int. : Bea Alonzo, Grae Fernandez, Richard Gomez, Alex Vincent Medina, Eda Nolan, Victor Silayan – Dist. / Contact : A-Z Films.
Horaires : @ Cineplex
CLASSIFICATION
Tout public
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Genre : Comédie dramatique – Origine : Grande-Bretagne – Année : 2014 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Andy Hamilton, Jenkein Guy – Int. : Rosamund Pike, David Tennant, Emilia Jones, Bobby Smallbridge, Harriet Turnbull, Billy Connolly – Dist. / Contact : TVA.
Horaires : @ Cineplex
CLASSIFICATION
Tout public
14 août 2015

C’est auréolé des Goya du meilleur film et du meilleur réalisateur (l’équivalent aux César français ou aux Oscar hollywoodiens) que nous parvient Anatomie d’un double crime, du cinéaste espagnol Alberto Rodriguez. De belle facture, ce polar est une œuvre trouble marquée par des références principalement américaines qui ne s’écarte pas des codes du genre avec son intrigue aux ramifications complexes et son duo de flics torturés. Suite
CRITIQUE
SANS
ISRAELI FILM CRITICS PRIZECe poème, Nadav Lapid l’a imaginé à l’âge de quatre ans. Cette époque fut, nous raconte-t-il, l’une des plus créatives de sa vie. « Entre quatre et sept ans, j’ai dicté une centaine de poèmes à ma nourrice. Puis j’ai compris que ce monde n’appartient pas aux poètes et j’ai tout arrêté. » Pour autant, aujourd’hui, il y a davantage de lui « dans Nira que dans Yoav », précise-t-il. Nadav Lapid est un artiste cérébral (également écrivain) que la dérive matérialiste et narcissique de nos sociétés modernes – et pas seulement d’Israël – dérange. Le Policier (Ha-Shoter), son premier long métrage, témoignait déjà d’inquiétudes similaires. Suivant une implacable construction en trois temps, le film préparait, puis filmait l’affrontement entre un flic d’élite ultranationaliste et de jeunes bourgeois gauchistes convertis à la lutte armée. Les seconds, malgré leurs objectifs a priori plus nobles, suscitaient finalement à peine plus d’empathie que le premier.
Si la forme est plus souple, plus fluide et plus imaginative dans L’Institutrice, sur le fond, on reconnaît la tension troublante, entre légitimité des buts et moyens mis en œuvre pour y parvenir, déjà ressentie dans le film précédent. On y retrouve aussi le thème du coup d’état, cette fois-ci abordé de façon moins frontale : quand dans une assemblée de poètes, Nira prend la parole comme on prendrait le pouvoir; quand elle kidnappe l’enfant et fuit en voiture, la police aux trousses, seule contre le système, son arme de destruction massive endormie sur la banquette arrière.
Mais Nira est-elle une héroïne entrant en résistance contre l’ordre établi et le règne de la vulgarité, ou, plus prosaïquement, une femme frustrée sur les plans familial, sexuel et professionnel, habitée par le désir très égoïste de regagner son estime d’elle-même ? Qui Nira veut-elle vraiment sauver ? Lapid se refuse évidemment à répondre. Par sa mise en scène, en revanche, qui régulièrement rompt avec l’effet de réalité (un personnage bouscule la caméra; sur une plage, la voluptueuse nourrice s’en approche dangereusement en chantant, fixant le public droit dans les yeux…), il renvoie chaque spectateur à ses propres démons.
Genre : Drame – Origine : Israël / France – Année : 2014 – Durée : 1 h 59 – Réal. : Nadav Lapid – Int . : Sarit Larry, Avi Shnaidman, Yoav Pollak, Lior Raz, Jill Ben David – Dist. / Contact : Kino Lorber.
Horaires : @ Beaubien – Cinéma du Parc
CLASSIFICATION
Exempté de classement
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Vraisemblablement produit avec les moyens du bord, quelques fonds de tiroirs du Conseil des arts et des lettres du Québec, beaucoup de volonté et la générosité des interprètes (et probablement de l’équipe), ce film empreint d’une grande liberté propose un conte philosophico-poétique qui allie folie douce et désir d’expression à tout prix. De joyeuses envolées littéraires parsèment l’intrigue où s’imbriquent des complots, des rêves, des règlements de compte, du lyrisme et des discours sur le cinéma. Sur des images fixes qui ne se meuvent qu’à l’optique, Olivier Godin fait évoluer sa galerie de personnages dans quelques décors simplistes, devant des toiles de fond peintes, faisant fi des raccords de lumière, de costume et de logique. Comme l’imaginaire est au pouvoir, tout peut advenir, même le retour d’un mort venu redonner vie à Noël, chevalier d’un temps perdu s’exprimant comme une légende d’antan.
On pourrait dire que Nouvelles, Nouvelles s’avère un objet inusité dans l’univers cinématographique québécois. Réalisant à la fois un film d’auteur et d’expérimentation, Godin déploie peu de moyens techniques, mais il manifeste, par la forme, un désir d’explorer le médium tout en racontant une fable moderne sur un ton de littérature du terroir. La mise en scène reste statique ; les dialogues sont livrés avec grande rapidité de façon à en évacuer toute émotion, ils se chevauchent, parfois parasités par d’autres, soutenus par une flûte se voulant envoûtante. Il arrive que des personnages se dédoublent, les acteurs font aussi office de figurants ; les symboles nébuleux et les voix hors champ complètent un labyrinthe diégétique qui trouve tout de même son chemin dans la trame dramatique.
Malgré les maladresses techniques, Nouvelles, Nouvelles est empreint d’une poésie urbaine d’hiver sans équivoque qui n’est pas sans rappeler les premiers Godard ou Jutra. Loin de pouvoir se comparer aux œuvres qui prolifèrent sur nos écrans, cette production artisanale est une météorite qui ne passera probablement pas à l’histoire; toutefois, certaines répliques et certains procédés nous décrochent un sourire. Faisons le vœu que le jeune réalisateur persiste et continue de signer des œuvres aussi personnelles et novatrices.
Genre : Drame – Origine : Canada [Québec] – Année : 2015 – Durée : 1 h 22 – Réal. : Olivier Godin – Int. : Étienne Pilon, Rose-Maité Erkoreka, Paul Ahmarani, Ève Duranceau, Fayolle Jean, Mani Soleymanlou – Dist. / Contact : La Distributrice de Films.
Horaires : @ Excentris
CLASSIFICATION
Exempté de classement
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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