18 mars 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Une ancienne médaillée de bronze en gymnastique foncièrement grossière doit se battre pour conserver son statut de célébrité locale.
Genre : COMÉDIE DRAMATIQUE – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Brian Buckley – Int. : Melissa Rauch, Gary Cole, Thomas Middleditch, Sebastian Stan, Cecily Strong, Haley Luc Richardson – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @ Cineplex
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Tris et Quatre s’aventurent dans le monde extérieur, au-delà de la clôture, et sont faits prisonniers par une mystérieuse agence dénommée le Bureau de la protection génétique.
Genre : SUSPENSE DE SCIENCE-FICTION – Origine : États-Unis – Année : 2016 – Durée : 2 h 01 – Réal. : Robert Schwentke – Int. : Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels, Ansel Elgort, Miles Teller, Naomi Watts – Dist. / Contact : Séville.
Horaires : @ Cineplex
CLASSEMENT
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)
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RÉSUMÉ SUCCINCT
La controverse entourant la carrière du sept fois champion du Tour de France Lance Armstrong.

Même si on aime bien, il y a un tape-à-l’œil qui dérange au plus haut point dans The Program, le nouveau Stephen Frears, autrefois beaucoup plus subtil et raffiné. C’est sans doute le sujet, le milieu du Tour de France, et le personnage de Lance Armstrong qui en sont la cause : égocentrique, séduisant, d’un narcissisme délirant, mais combatif devant la maladie, un cancer qui aurait pu être foudroyant, l’individu en question célèbre la vie, mais triche pour gagner, pour se dépasser, pour prouver qu’il existe et que la maladie n’a pas eu raison de lui. Tous ces paradoxes, Ben Foster les articule avec une intériorité palpable et un charisme exceptionnel.
Optant, intentionnellement, pour l’approche télévisuelle sur le plan de la mise en scène, Frears n’en demeure pas moins réaliste même si, apparemment, le scénario de John Hodge (Trainspotting, 1996) qui se base sur Seven Deadly Sin : My Pursuit of Lance Armstrong, de l’Irlandais David Walsh, a semé une certaine controverse, notamment en France.
Nonobstant ce détail, l’expérience sportive du cinéaste britannique fait parfois défaut, accumulant de nombreuses scènes de course pour, fort probablement, cacher les défauts de mise en situation. En effet, il s’agit d’une réalisation qui se veut honnête, certes, mais sans plus, et dont on sent le déséquilibre involontaire. Sept fois maillot jaune, rendu possible par la tromperie de l’EPO, la fameuse substance miraculeuse, Armstrong passe à l’histoire dans le milieu de la course cycliste.
Dans le rôle du fameux docteur Ferrari, Guillaume Canet pousse la note jusqu’à rendre le personnage clownesque. Il s’agit bien là d’un biopic qui suit les codes du genre et qui montre que Stephen Frears n’est pas très à l’aise dans la représentation du milieu qu’il dépeint. L’humour noir est loin d’être discret, les coulisses du cyclisme annoncent leurs failles et leurs secrets, les personnages sont d’une humanité déconcertante, mais il y a tout de même quelque chose qui brille par son absence : l’âme.
Sortie : vendredi 25 mars 2016
Genre : DRAME SPORTIF – Origine : Grande-Bretagne / France – Année : 2015 – Durée : 1 h 43 – Réal. : Stephen Frears – Int. : Ben Foster, Chris O’Dowd, Guillaume Canet, Jesse Plemons, Lee Pace, Denis Menochet, Elaine Cassidy, Dustin Hoffman– Dist. / Contact : Séville.Horaires :
@ Cinéma du Parc
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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10 mars 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Victime d’une accident, une jeune femme se réveille dans une cave souterraine. Son ravisseur est un survivaliste du Jugement dernier qui lui annonce qu’il lui a sauvé la vie d’une attaque nucléaire. Quelle est la vérité?

RÉSUMÉ SUCCINCT
Afin de lui rendre hommage, un producteur d’Hollywood propose à Chet Baker, un trompettiste de jazz célèbre des années 1960, de tenir le premier rôle dans un film sur sa vie.

Le grand trompettiste et chanteur américain Chet Baker a été accro à l’héroïne pendant de nombreuses années et c’est là une des causes de sa mort accidentelle en 1988. Il avait déjà plus tôt reçu des offres pour jouer au cinéma étant donné sa dégaine et sa beauté et avait même participé, en 1960, à Urlatori alla sbarra (Howlers of the Dock), de Lucio Fulci. C’est à partir de ces deux éléments que le réalisateur Robert Budreau a écrit son scénario qui reprend en l’élargissant les thèmes de son court métrage The Deaths of Chet Baker. Au lieu de faire un drame biographique complet sur la vie de cet artiste, il se concentre donc sur quelques années délimitées par deux passages à Birdland où Baker doit concurrencer Miles Davis, le musicien en vogue de New York alors que Chet est vu comme le représentant du son West Coast venant de Californie.
Budreau tresse des variations fictives à partir d’épisodes réels de la vie de l’artiste où l’emploi alterné du noir et blanc et de la couleur se manifeste de manière presque évidente. Les paysages du Nord de l’Ontario, où le film a aussi été tourné, remplacent avantageusement dans la cinématographie de Steven Cosens, les champs de l’Oklahoma automnal où Baker et sa compagne Jane vont se ressourcer chez les parents de Chesney Henry Baker, eux-mêmes musiciens dans leur jeunesse.
Ethan Hawke s’est investi complètement dans le rôle, apprenant même le maniement de la trompette. Sa voix de chanteur étonne même dans certaines chansons spécialement My Funny Valentine. L’interaction qu’il établit et prolonge avec Carmen Ejogo est belle et même touchante à voir, rajoutant un érotisme palpable mais contenu dans certains passages. L’on peut comprendre la diversité des sentiments de cette Jane, inspirée par plusieurs des véritables compagnes ou épouses de Baker face à ce séducteur aux nombreux démons intérieurs. Budreau, malgré quelques accros au niveau de la construction, a réussi son hommage à cet artiste sur lequel Bruce Weber a réussi le documentaire définitif en 1988 Let’s Get Lost.
Genre : DRAME BIOGRAPHIQUE – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 37 – Réal. : Robert Budreau – Int. : Ethan Hawke, Carmen Ejogo, Callum Keith Rennie, Stephen McHattie, Janet-Laine Green – Dist. / Contact : Séville.
Horaires : @ Cinéma du Parc
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1909, Karamakate, chaman vivant seul et reclus au fin fond de l’Amazonie, rencontre Theodor, un ethnologue blanc très malade qui le convainc de l’accompagner au coeur de la forêt pour y trouver de la yakruna, une plante mystérieuse aux vertus guérisseuses et hallucinogènes capable d’agir sur les rêves.

Des judicieuses images en noir et blanc, des paysages de l’Amazonie à couper le souffle et un récit haletant, ponctué de nombreux va-et-vient dans le temps : L’étreinte du serpent est un film coup-de-poing, de ceux qui ravissent à plusieurs égards. Ce troisième long métrage d’un cinéaste peu connu, le Colombien Ciro Guerra, est d’autant plus significatif qu’il dénonce, avec poésie et à-propos, un saccage culturel et environnemental. La quête d’une mystérieuse plante guérisseuse et hallucinogène a d’ailleurs valeur de symbole, aux multiples résonnances. Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
Michel Racine, président de la Cour d’assises française, siège aux audiences d’un homme accusé du meurtre d’un enfant. À la sélection des membres du jury, Michel revoit une ancienne flamme d’origine danoise, sortie de sa vie depuis six ans.

Belle surprise que celle de L’hermine, titre énigmatique aux multiples interprétations, obligeant le spectateur à réflechir sur le sens des mots et l’importance du scénario. Car le nouveau film de Christian Vincent est surtout un film sur la parole et le jeu. Des mots qui font partie d’un brillante écriture dont la devise est justement de demeurer aussi discrète que foncièrement étonnante.
Et il y a aussi le jeu, celui de comédiens tout à fait à l’aise dans des situations qui les forcent à la démesure, mais qu’ils confrontent avec une sérénité aussi franche que généreuse. En évacuant l’idée d’un thème central – d’ailleurs en cherchera en vain durant toute la projection – Vincent accueille plusieurs propositions (la justice et ses inconvénients, les possibilités de deuxième chance en amour, le respect de soi, la complexité de certaines causes judiciaires…).
Autant d’éléments narratifs qui confirment avec délectation que le cinéma français ne cesse, parfois, de nous étonner. Grâce à un Fabrice Luchini aussi puissant que vulnérable, apte à saisir la caméra et la faire sienne, confirmant une prédisposition innée au métier d’interprète. Il ne récite pas les mots, mais les vit et nous surprend par sa verve délicate et inspirante.
Parce qu’il refuse la narration horizontale, optant plutôt pour de sublimes variations, Christian Vincent signe ici son plus bel hommage au cinéma, celui libre de toutes contraintes, disposé à prendre des risques, mais conscient qu’il peut compter sur des acteurs remarquables.
Genre : DRAME – Origine : France – Année : 2015 – Durée : 1 h 37 – Réal. : Christian Vincent – Int. : Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen, Eva Lallier, Michaël Abiteboul, Victor Pontecorvo, Candy Ming– Dist. / Contact : A-Z Films.
Horaires : @ Beaubien – Cineplex
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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