31 mars 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Alton, un garçon aux pouvoirs extraordinaires grandit sous la tutelle du chef spirituel d’une secte religieuse au Texas. Après avoir décodé sans effort un message qui concerne la sécurité nationale, l’enfant de huit ans attire l’attention des services spéciaux.

Déjà, avec le brillant et fort inspiré Take Shelter (2011) et l’étonnant Mud (2012), Jeff Nichols confirmait l’originalité de ses fils narratifs, caractéristique dotée d’un sens étonnant de l’image. Son nouveau film ne fait pas tout à fait défaut, mais paraît plus éparpillé, laissant déployer une mise en scène tournant autour de certaines références cinématographiques sans aucun doute trop évidentes. Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
Par un froid matin d’hiver canadien, Tomás laisse sa famille encore endormie pour prendre un vol vers l’Espagne. À Madrid, il retrouve son vieil ami Julián, atteint d’un cancer incurable. Espérant convaincre Julián de poursuivre ses traitements de chimiothérapie palliative, Tomás accepte néanmoins sa décision d’y renoncer.

Pourquoi tant de sollicitude envers un film d’une saisissante simplicité ? Sans doute parce que les membres-votants aux Goyas ont dû reconnaître que, derrière ce récit portant sur l’amitié et les vrais sentiments, se dessine un portrait de vie d’une touchante tristesse et d’une émouvante mélancolie. Dans le monde contemporain, ce retour aux sources humanistes est plus que jamais essentiel.
Faire vrai, toucher les sentiments, vivre avec des personnages inventés mais si proches de nous, comprendre leurs appréhensions, leurs doutes, leurs incertitudes et, en même temps, leur conviction d’être dans une symbiose organique. Entre Julián et Tomás, ce ne fut pas toujours facile; ça ne l’est d’ailleurs pour personne. Ce n’est donc pas par hasard si Julio/Julián (comédien en rupture) joue dans une adaptation des Liaisons dangereuses. La célèbre pièce de Christopher Hampton se substitue au quotidien des deux antihéros et elle sert de contrepoint se concluant par d’émouvants et réalistes adieux au théâtre.
Toutefois, Gay n’évite pas l’humour : ici, la tournure d’esprit souligne avec une certaine ironie les liens qui existent entre la vie et la mort, l’amitié solide et l’exaspération, l’acceptation de l’autre et l’égoïsme intrus, circonstanciel. La stratégie de la mise en scène consiste à situer les deux comédiens dans la grande majorité des plans, car Truman est aussi un dialogue, un champ-contrechamp qui a pour but d’établir les principales balises de l’énigme et de les laisser naviguer.
Pour ces raisons aussi complexes qu’existentiellement incontournables, Truman est l’un des films les plus rafraîchissants et inattendus de l’année parce qu’il parle de la vie et de la finitude, de l’indicible et du concret, de l’amitié et du rapport capital à l’autre. N’est-ce pas suffisant pour qu’un film atteigne notre âme ?
Texte intégral
Séquences, nº 301
(mars-avril 2016), p. 30
En kiosque
Genre : COMÉDIE DRAMATIQUE – Origine : Espagne / Argentine – Année : 2015 – Durée : 1 h 49 – Réal. : Cesc Gay – Int. : Ricardo Darín, Javier Cámara, Dolores Fonzi, Eduard Fernández, Àlex Brendenmühl – Dist. / Contact : A-Z Films.
Horaires : @ Beaubien – Cineplex
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
![]()
RÉSUMÉ SUCCINCT
Injustement démis de ses fonctions pour avoir voulu coincer un bandit à cravate, Jean-Guy Simard, expert comptable, décide de se venger en tournant un guide-vidéo dévoilant au grand jour toutes les astuces pour pratiquer l’évitement fiscal.

Genre : COMÉDIE SATIRIQUE – Origine : Canada [Québec] – Année : 2015 – Durée : 1 h 16 – Réal. : Robert Morin – Int. : Stéphane Crêtre – Dist. / Contact : Coop Vidéo.
Horaires : @ Beaubien
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
![]()
RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1980, à Marseille. Frustré du refus continuel de la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915, Aram rejoint un groupe de jeunes radicaux qui veulent éliminer l’ambassadeur de ce pays à Paris. Cependant, lorsqu’il actionne le détonateur qui déclenche l’explosion d’un véhicule piégé, il constate qu’un cycliste a été emporté par le souffle de la déflagration qui a tué le diplomate.

Après L’armée du crime sur le groupe Manouchian de résistants à l’occupation nazie, Robert Guédiguian s’est attelé a rendre compte du génocide arménien par le biais de la réponse vengeresse des années 20 puis des organisations terroristes récentes. Son collaborateur Gilles Taurant s’est joint à lui comme coscénariste dans cette œuvre plus didactique peut-être parce qu’il a été échaudé par les historiens pour son film précédent. On y retrouve, dans plusieurs des rôles principaux, des acteurs importants de cet autre film.
En adaptant le récit autobiographique La bomba du journaliste espagnol José Antonio Gurriarán, il donne une plus grande place aux victimes souvent oubliées de ces actes sanguinaires. La transformation du personnage Gilles Tessier de rageur à empathique se comprend difficilement si ce n’est pas l’interprétation de Grégoire Leprince-Ringuet. et surtout d’Ariane Ascaride dans la rôle d’Anouche, croyante à plusieurs niveaux.
Malheureusement, pour qui connaît un peu ou beaucoup l’histoire de ce génocide, les exposés deviennent répétitifs et auraient pu être remplacés par une plus grande utilisation d’éléments photographiques d’ailleurs peu employés dans la très belle séquence en noir et blanc du procès. Les discussions sur la marche à suivre dans les groupes terroristes apparaissent aussi mal construites car mettant en scène trop d’interlocuteurs dilués dans une masse et menant à des règlements de compte fratricides.
Le scénario avance donc par à-coups avec de beaux moments de mise en scène comme le début en 1921 ou la scène où un père (Simon Abkarian) danse en mémoire de son fils mort. Le cinéaste, en établissant aussi diverses incanations possibles de la folie douce ou meurtrière, fait ainsi renaître l’intérêt pour son histoire comme celle du peuple dont il est issu en espérant des jours meilleurs comme le dit sa muse Ascaride dans l’ultime séquence. Malheureusement comme Atom Egoyan avec Ararat, Henri Verneuil avec Mayrig ou Fatih Akin avec The Cut, il n’aura pas réussi le film que cette tragédie centenaire demandait.
Genre : DRAME – Origine : France – Année : 2015 – Durée : 2 h 20 – Réal. : Robert Guédiguian – Int. : Ariane Ascaride, Syrus Shahidi, Grégoire Leprince-Ringuet, Simon Abkarian, Razane Jammal, Rodney Al Hadad – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @ Beaubien
CLASSEMENT
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
![]()
24 mars 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Andreas, un policier affecté aux services sociaux, est appelé sur les lieux d’une dispute conjugale. Accompagné de son collègue, il constate qu’un bébé couvert d’excréments est laissé sans surveillance par ses parents, sous l’effet de drogues dures, sans savoir que les prochains jours seront dramatiques.

Jadis, Susanne Bier nous avait démontré qu’elle était une réalisatrice prometteuse (Brothers/Brødre). Avec A Second Chance, titre on ne peut plus explicatif, les thèmes de la maternité désirée ou pas, la responsabilité sociale, la lutte des classes, les préjugés et les règles de la morale sont montrées avec une insistance parfois exaspérante. Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
Durant les festivités de Baisakhi, se prépare un complot pour assassiner le ministre de l’intérieur.

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.