22 mars 2018
RÉSUMÉ SUCCINCT
Katie Price, 17 ans, souffre d’une rare maladie qui l’oblige à rester chez elle pendant la journée, surtout lorsqu’exposée au soleil. Sa vie va changer le jour où un jeune homme qui l’observe depuis qu’il est petite par la fenêtre de sa chambre, décide d’aller la voir.
Réalisation
Scott Speer
Genre : Mélodrame – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 1 h 33 – Dist. : Les Films Séville.
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Tout public
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RÉSUMÉ SUCCINCT
En Afghanistan, Salim Shaheen est un phénomène. Malgré le conflit, il tourne de nombreux films qui évoquent ceux de Bollywood. La production du film est allée à sa rencontre afin qu’il puisse révéler ce qui se cache derrière son succès.
Salim Shaheen est un grand tchatcheur de la bonne espèce, c’est-à-dire qu’il a du bagou à en revendre, une extraordinaire facilité à parler de soi, uniquement de soi, hallucinante. Si faramineuse, qu’on se prend à l’aimer. Car l’individu est aussi puéril, criard, extrême et aussi mauvaisement bon que ses films, dont les influences d’un Bollywood à la sauce indigeste des années 70 se traduisent dans ses films, mélange d’action, de chansons et de danses, plus ou moins lascives.
Il est entouré d’une équipe qui l’adule, y compris l’effeminé de services tradition oblige, marié de surcroît (à une femme, bien sûr) et avec enfants. Mais il ne semble heureux que quand il est obligé de jouer le rôle d’une mère. Une des plus belles scènes du film qui illustre l’hypocrisie sexuelle de cette partie du monde.

Sonia Kronlund, qui parle leur langue assez pour se débrouiller, même de façon plus que confortable, n’a pas seulement signé un documentaire d’une drôlerie irrésistible, mais a choisi l’un des plus dangereux endroits du monde où l’étranger (et encore plus les résidents) est constamment entre la vie et la mort.
Le film est une leçon de résistance, d’engagement politique et universaliste, et dans le même temps la revendication d’un cinéma populaire qui n’a d’autre mission que de divertir au degré zéro de l’intelligence. Et puis quoi, il n’est pas le seul !
Mais à voir le visage de ces spectateurs (que des hommes, encore une fois, tradition oblige) figés devant un écran artisanal mal ajusté, regarder sans broncher des héros improbables se casser la gueule entre eux, cela devient bouleversant, attendrissant même. Ces gestes pleins de foi du visage et de béatitude des yeux qui croient fermement en ce qu’ils voient, en disent long sur le rapport entre l’écran et les spectateurs.
Et pour Kronlund (considéré par l’équipe afghane, comme un « gars parmi eux »), c’est surtout la réalisation d’un très beau projet, une proposition unique en son genre, porteuse de mille et une interrogations sur les images en mouvement et ce qu’on peut se permettre ou pas de filmer. Pour Shaheen, le héros de ce beau récit, c’est filmer tout simplement ou ne plus exister. Pour nous, c’est reconnaître que le cinéma est un art du possible, c’est-à-dire, vivant.
Réalisation
Sonia Kronlund
Genre : Documentaire – Origine : France / Italie / Allemagne – Année : 2017 – Durée : 1 h 25 – Dist. : FunFilm.
Horaires & info.
@ Cinéma du Parc – Cinémathèque québécoise
Classement
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Une nouvelle attaque massive des Kaijus, des créatures extraterrestres qui ont déjà tenté de détruire toute forme de vie sur la planète, est imminente. La situation est critique et Jake Pentecost, jeune pilote et fils d’un combattant mort lors de l’invasion précédente, rejoint les rangs des forces unies du corps de défense du Pan Pacifique, qui ont la mission d’éliminer les envahisseurs.
Quelle est la différence entre ce film et un jeu vidéo comme Halo ? Ce jeu se révèle souvent plus captivant et les personnages y apparaissent même mieux développés. Pourtant, en 2013, le premier Pacific Rim ne s’inspirait pas d’un tel jeu mais s’appuyait sur une idée originale de Travis Beacham et de Guillermo del Toro, qui eux-mêmes puisent aux sources des films japonais de monstres géants, les « kaiju », que d’immenses robots, les « Jaegers », combattaient dans des décors en carton-pâte. Dans sa réalisation, del Toro s’efforçait de graver à l’écran les proportions surdimensionnées de ces titans, les faisant s’affronter surtout la nuit dans des conditions difficiles ou dans l’océan. Certains lui ont d’ailleurs reproché d’abuser des effets en contre-jour, de la pénombre et de la pluie, ce qui prêtait pourtant aux créatures un aspect cauchemardesque typiquement « lovecraftien ».

Pour cette suite tardive, quatre scénaristes ont pigé dans les séries récentes de films pour jeunes adultes (Maze Runner, Divergent, Enders Game) pour construire une intrigue abracadabrante des plus convenues, une indigeste régurgitation narrative, puisant même dans les récents Star Wars leur héroïne qui ressemble à Ray (elle aussi recycle les pièces des vestiges technologiques d’antan) et leur vedette principal (John Boyega). Le réalisateur, Steven S. DeKnight, un tâcheron de la télévision, lorgne du côté de Michael Bay pour revêtir son film de la patine des Transformers, allant même jusqu’à reprendre le fameux plan en contre-plongée, au ralenti, autour de l’adolescente qui regarde passer au-dessus d’elle les machines gigantesques. Comme pour répondre aux critiques du film précédent, il tourne toutes les scènes d’action en plein jour dans une confusion totale et dans une lumière blanchâtre qui aplanit tout. Si, dans le film, les kaiju sont vaincus en détruisant leurs cerveaux, cette suite se désintègre en détruisant son âme.
Réalisation
Steven S. DeKnight
Genre : Action / Aventures de science-fiction – Origine : États-Unis / Chine – Année : 2018 – Durée : 1 h 51 – Dist. : Universal Pictures.
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]
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RÉSUMÉ SUCCINCT
En l’an 67 après Jésus-Christ, Paul est emprisonné par l’empereur Néron qui le tient pour responsable de l’incendie de Rome. En ces temps de désespoir, des familles chrétiennes se cachent dans la ville pour éviter la persécution, malgré les dissensions naissantes au sein du groupe. Luc quitte le sanctuaire et visite Paul afin de le soutenir et d’écrire l’histoire de sa conversion, sous la surveillance de Mauritius, l’officier romain responsable de la prison.
Réalisation
Andrew Hyatt
Genre : Drame religieux – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 48 – Dist. : Columbia Pictures.
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Sajjan Singh, amateur de polo, est également Officier de l’Armée britannique, installée en Inde. Ceci est une partie de son histoire, particulièrement dans son implication dans la Première Guerre mondiale.
Réalisation
Panjaj Batra
Genre : Drame de guerre – Origine : Inde – Année : 2018 – Durée : 2 h 20 – Dist. : Imtiaz Mastan.
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Gnomeo et Juliet font appel au réputé détective Sherlock Gnomes pour enquêter sur la disparition de certains ornements de jardin.
Réalisation
John Stevenson
Genre : Animation– Origine : États-Unis / Grande-Bretagne – Année : 2017– Durée : 1 h 27– Dist. : Paramount Pictures.
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Tout public
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Russie, 1953. Après plus de 30 ans de carrière à la tête de l’URSS, le dictateur Joseph Stalin décède d’une attaque cérébrale. Bien loin de pleurer leur dirigeant, ses généraux et ses ministres se querellent déjà pour savoir qui prendra la barre de leur pays.
Étonnamment, les satires politiques sont excessivement rares. À contre-courant du flot de drames personnels, d’épopées héroïques ou de comédies romantiques, ce Death of Stalin d’Armando Iannucci vient à point nommé singer le côté bestial de l’être humain, n’y allant pas de main morte pour moquer les pires défauts du régime communiste, cristallisés ici dans les quelques jours de chaos qui suivirent la mort de Staline en mars 1953. D’aucuns trouveront dans cette farce une grande satisfaction, d’autres resteront stoïques. Ce qui a été notre cas.
Feu roulant de blagues triviales, comique de situation omniprésent, regard acide sur le pouvoir et l’ambition de nos dirigeants, Iannucci et ses collègues s’en donnent à cœur joie. Leurs personnages sont des salopards doublés de meurtriers… possèdent un sens de l’humour assez douteux et n’ont pour seule raison d’être que d’enfoncer l’autre afin de sauver sa peau. Bref, certains diront qu’il s’agit d’une vision fidèle de ce qui a sans doute été l’un des moments les plus horribles de l’Histoire récente de l’humanité.
Certes, le rythme ne faiblit pas en dépit d’une théâtralité marquée. Certes également, les références aux Monthy Python ou Mel Brooks arrachent bien quelques sourires. Et force est d’admettre que les comédiens cabotinent tous avec ferveur. Cependant, l’apathie et l’indifférence ne tardent pas à s’installer et restent tout au long du visionnement. Est-ce la distance entre les cultures, l’incompréhension du fort accent anglais ou tout simplement l’absence de repères historiques suffisants? Nul ne sait. Toujours est-il que notre appréciation s’éloigne assez largement des cinq étoiles accordées par une presse dithyrambique, principalement anglaise et américaine.

Comme si, alors que les relations entre l’Occident et la Russie se tendent, moquer « les rouges » devenait en soi une source de satisfaction ultime, quels qu’en soient le but, la forme ou le propos. Plus prosaïquement, avouons que l’alchimie entre les différents styles (comédie pure, drame, satire) n’opère jamais à son plein potentiel. Les ruptures de ton incessantes donnent à ces blagues potaches la sensation d’avoir été plaquées sur un fond de chronique d’une période sombre, par ailleurs beaucoup plus complexe et insaisissable que ce que veut bien nous laisser entrevoir le récit.
Réalisation
Armando Iannucci
Genre : Comédie satirique – Origine : Grande-Bretagne / France / Belgique – Année : 2017 – Durée : 1 h 47 – Dist. : Entract Films.
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Langage vulgaire)
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]
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