En couverture

GOD OF CARNAGE – Centaur

11 novembre 2011

GOD OF CARNAGE

COMÉDIE DRAMATIQUE | Auteur : Yasmina Reza – Traduction : Christophe Hampton, d’après Le Dieu du carnage, de Reza – Mise en scène : Roy Surette – Comédiens : Mark Camacho (Michael Novak), Ellen David (Veronika Novak, Marcel Jeannin (Alan Raleigh), Janine Therialut (Annette Raleigh) – Éclairages : Peter Spike Lyne – Costumes : Michael Eagan | Représentations : Jusqu’au 4 décembre 2011, au Centaur.

Résumé
Michael et Veronica reçoivent Alan et Annette, parents d’un jeune garçon qui, au cours d’une dispute, a frappé au visage leur fils du même âge. De bonne éducation, les deux couples ont décidé de cette entrevue pour régler l’affaire sans créer des histoires. Ce qui commence par une discussion agréable et civilisée se transforme petit à petit en une allégorie de la conditition humaine.

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Semaine du 11 au 17 novembre 2011

10 novembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

LE VENDEUR
CHRONIQUE SOCIALE | Canada [Québec] 2011 – Durée : 107 minutes  – Réal. : Sébastien Pilote – Int. : Gilbert Sicotte, Nathalie Cavezzali, Pierre Leblanc, Pierre Mailloux, Jérémie Tessier – Dist. : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement

Résumé
Un veuf, âgé de 67 ans, suit sa routine quotidienne de vendeur de voitures sans trop se poser de questions jusqu’à ce qu’un drame personnel le frappe durement
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En quelques mots
Marcel Lévesque mène une vie réglée comme du papier à musique  entre son logement coquet  situé en face de son lieu de travail. Affable, grand-père attentionné, employé vedette de ce concessionnaire automobile, il réussit malgré les aléas de la crise économique à vendre ces grosses autos, véhicules emblématiques du modèle économique  occidental. Déjà, dans son court métrage Dust Bowl Ha! Ha!, Sébastien Pilote avait montré  dans des tons gris l’effet de la récession sur une famille ouvrière du Saguenay. Ici, dans une photographie lumineuse de Michel La Veaux  qui  met en valeur à la fois les intérieurs et la blancheur des voisinages enneigés, le scénariste-réalisateur nous fait côtoyer, par le biais de l’entregent bonhomme de son personnage principal, les divers aspects d‘une communauté  vue à travers ses conflits sociaux mais aussi ses réunions de groupe toujours filmées à hauteur d’homme.  En donnant à un client  le nom de François Paradis, Pilote  souligne discrètement l’évolution de notre société depuis le roman de Louis Hémon. Gilbert Sicotte, par son interprétation remarquable d’un homme qui continue à bien faire ce pourquoi il croit exister, ancre ce portrait régional aux multiples aspects  universels.  >> Luc Chaput

AUTRES SORTIES EN SALLE … Suite

RIDM 2011

LETH… PERRIN … WISEMAN

Malgré une longue carrière comme cinéaste et poète, le réalisateur danois Jorgen Leth s’est surtout fait connaître du public cinéphile par sa participation à The Five Obstructions. Il y répond brillamment à des directives casse-gueule de son admirateur Lars Von Trier qui agit en tant que quasi-producteur. L’objet de son travail est de refaire de diverses manières le court de 1967 qui l’a lancé, The Perfect Human. Pour leur 14e édition, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal présentent une rétrospective de ce cinéaste ainsi que plusieurs autres nouveautés sur lesquelles nous reviendrons aussi sur ce site.

>>  Luc Chaput

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Ballet de Moscou

8 novembre 2011

ROMÉO ET JULIETTE

BALLET en 3 actes sur une musique de Sergei Prokofiev | Dir. artistique : Andrei Litvinov – Cost. : Arthur Oliver – Danseurs : Natalia Balan (Juliette), Anatolie Ustimov (Roméo), Natalia Balan (Rosalinda), Artem Maurer (Paris), , Eugenio Tcaci (Mercurio), ainsi que Tatian Casian, Aybula Abdrakhamanov, Nikolai Khozin, Alexandru Nihtii, Ivan Meletiev, Vladimir Nikitin, Ecateria Ustimova, Igor Gerchiu, Cristina Tiprig, Genedaii Rybalchenko  | Prochaines représentations : 8 et 9 novembre, à 19 h 30 – Théâtre Saint-Denis.

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Monsieur Lazhar

5 novembre 2011

CLASSE DE MAÎTRES

Nous avons choisi intentionnellement le titre de notre critique en fonction de son double sens. D’une part, il met en exergue le pari du réalisateur : rendre le plus cinématographiquement possible une pièce du répertoire théâtral contemporain; de l’autre, il reflète le secret bien gardé du personnage principal, énigme qu’on ne vous dévoilera pas. Dans les deux cas, deux regards, deux points de vue qui, par un tour de magie, s’unissent pour produire un film d’une grande beauté narrative et visuelle. Dans ce long processus de création, la rencontre tumultueuse de deux mondes que le pouvoir de la parole finit par unir et apaiser.

>>  Élie Castiel

Bashir Lazhar, un Algérien illégal dans la cinquantaine, apprend la tragédie survenue à l’école dans le journal. Il décide alors de se présenter à l’établissement scolaire pour offrir ses services à titre de remplaçant de la défunte. Il sera embauché, mais c’est dans un endroit en situation de crise que Lazhar va devoir enseigner. À sa façon, puisque dès le premier jour, il impose une dictée aux élèves (non initiés) tirée d’un texte d’Honoré de Balzac. Comment s’ajuster aux méthodes d’un enseignant venu d’ailleurs?

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Cinemania 2011

Croquis

>>> Luc Chaput

La première édition du festival de films francophones avec sous-titres anglais eut lieu à Montréal, à l’initiative de Maidy Teitelbaum, à l’époque du référendum de 1995. Au cours des années, la qualité moyenne des films présentés s’améliora et la fréquentation aussi, ce qui amena la direction à passer d’une salle  du Musée des Beaux-Arts  au très beau et grand Cinéma Impérial, rue Bleury.

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Semaine du 4 au 10 novembre 2011

4 novembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE (The Big Picture)
DRAME/SUSPENSE PSYCHOLOGIQUE | France 2010 – Durée : 117 minutes – Réal. : Éric Lartigau – Int. : Romain Duris, Marina Fois, Catherine Deneuve, Niels Arestrup, Branka Katic – Dist. : Métropole | Horaires / Versions / Classement : AMC – Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement

Résumé
Après avoir tué accidentellement l’amant de sa femme, un homme met en scène sa propre mort, usurpe l’identité de sa victime, puis s’enfuit dans les Balkans, où il tente de refaire sa vie.

En quelques mots
Du  roman populaire de Douglas Kennedy, Éric Lartigau en retire un thriller intense mâtiné de drame psychologique. Les deux genres s’entremêlent avec bonheur, donnant l’occasion aux comédiens d’apporter les subtilités requises dans leur jeu. En particulier, soulignons la présence charismatique de Romain Duris, remarquable à tout point de vue. Le charme opère tout le long de road movie dont les quelques invraisemblances dues au genre se font oublier grâce à un montage rigoureux et une transition parfaite entre les deux parties du film. Et de cette image montrant Paul (Duris) pointant l’horizon à travers la lentille de son appareil photo, un regard singulier sur le monde et la vie.  >> Élie Castiel

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