22 mars 2012
DE BON MATIN
DRAME SOCIAL | Origine : France / Belgique – Année : 2011 – Durée : 94 minutes – Réal. : Jean-Marc Moutout – Int. : Jean-Pierre Darroussin, Xavier Beauvois, Valérie Dréville, Yannick Renier, Aladin Reibel, François Chattot – Dist. : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Un matin, en entrant au travail, un cadre d’une grande banque tue son patron et un collègue à bout portant. Réfugié dans son bureau, il se remémore les moments qui l’ont conduit à commettre ce geste tragique.
En quelques mots
Déjà, dans Violences des échanges en milieu tempéré (2003), son premier long métrage, Jean-Marc Moutout manifestait un certain intérêt pour le milieu du travail, un microcosme déshumanisant où bien souvent les vies professionnelles ne tiennent qu’à un fil. Dans ce cas-ci, il construit une intrigue encore plus sombre et austère qui donne une vision apocalyptique de l’existence. La mise en scène, façonnée avec précision et d’une solidité exemplaire, contribue à cet état d’âme social empreint d’une glaçante apathie. Le refus de parti pris et de morale réductrice, voire de déontologie, procure à cet intriguant essai cinématographique sur l’abnégation et la violence quelque chose de surréel et d’éthéré. En antihéros ordinaire, Jean-Pierre Darroussin compose son personnage avec un contrôle immaculé des gestes et un stoïcisme des plus fulgurants. >> Élie Castiel
20 mars 2012
>> Élie Castiel
Employé dans une banque, Kemp reçoit une lettre de sa tante Grace qui le somme de lui rendre visite, après 30 ans sans s’être vus. Seule et malade, la vieille dame n’a que Kemp dans sa vie. Kemp accepte la requête de sa tante et lui rend visite. Une relation tendue s’établit entre ces deux personnages esseulés.
17 mars 2012
>> Luc Chaput
Depuis 30 ans, René Rozon et son équipe du FIFA ont fait de Montréal un rendez-vous majeur sur le plan international dans la diffusion du film sur l’art (lire à ce sujet l’entrevue dans le nº 277 de la revue, p.12-13). Tentant de couvrir tous les secteurs de l’art y compris certains plus pointus qui peuvent ne pas être considérés comme des pratiques artistiques par certains, le festival présente donc comme à chaque année un très large éventail d’œuvres dont voici quelques coups de cœur.
>> Élie Castiel
Le roi Lear a trois filles. Renonçant à son pouvoir dû à son âge, il décide de les récompenser au mérite de leur amour. Deux d’entre elles, Gonoril et Regan se partagent chacune la moitié du royaume. Par sa franchise, Cordelia, la plus jeune, déçoit à tel point son père qu’il la chasse de la maison. Le même sort est réservé au comte de Kent, qui prend la défense de celle-ci. Mais les choses ne se passent pas comme on s’y attendait.
16 mars 2012
TOUTES NOS ENVIES
DRAME | Origine : France – Année : 2011 – Durée : 121 minutes – Réal. : Philippe Lioret – Int. : Vincent Lindon, Marie Gilain, Isabelle Renaud, Yannick Renier, Amandine Dewasmes, Pascale Arbillot, Laure Duthilleul – Dist. : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Malgré une maladie incurable qui la mine rapidement, une jeune juge d’instruction s’allie à un collègue expérimenté pour mener un combat judiciaire contre les pratiques douteuses des sociétés de crédit.
En quelques mots
Inspiré du livre D’autres vies que la mienne, d’Emmanuel Carrère, le scénario de Toutes nos envies construit des personnages de fiction, issus de l’imaginaire. Comme c’est souvent le cas, les vies vécues dans les pages écrites ne peuvent toutes êtres transportées à l’écran. Entre autres, ici, les thèmes de l’endettement, de la justice et de la maladie se retrouvent dans le film, apportant pour ainsi dire un élément dramatique convenu. Cela crée des conjonctures intéressantes entre les possibilités que suscite la vie privée et les problèmes qu’engendre la vie publique, des formes à la fois harmonieuses et dissonantes que Philippe Lioret déploie avec une délicatesse contenue et un sens équilibré du rythme dans la mise en scène. Par ailleurs, il bénéficie également de la présence de deux comédiens taillés sur mesure, totalement investis dans des rôles de composition auxquels ils ne sont pas habitués. Si Welcome (2009) était plus abouti, Toutes nos envies demeure tout de même un film auquel on s’accroche. >> Élie Castiel
>> La rédaction
Mythique, sombre, sensuelle, dans le brouillard, parfois ensoleillée, énigmatique, tous ces attributs ou épithètes pour représenter l’une des capitales du monde les plus cinématographiques.
Depuis des décennies, une ville multiculturelle, ouverte au monde, aux multiples tendances politiques et tenant mordicus à ses classes sociales. Quartiers populaires et milieux huppés, conservatisme et post-modernisme, tradition et avant-gardisme. Les cinéastes s’emparent de ces multiples dynamiques pour créer des univers fascinants.
Qu’il s’agisse du magique Blow-Up de Michelangelo Antonioni, de l’incontournable Clockwork Orange de Stanley Kubrick ou de l’intrigant Peeping Tom de Michael Powell, rendez-vous avec une ville à ne pas manquer.
Une rétrospective inspirée de celle qui a eu lieu au Forum des Images, à Paris. Du 16 au 29 mars, au Cinéma du Parc.
>> Élie Castiel
Prix du meilleur scénario au Festival de Cannes 2011, le nouveau film de Joseph Cedar est le récit d’une confrontation intellectuelle entre un père et son fils, tous deux recherchistes à l’université. Pour le cinéma israélien de ces dernières années, il s’agit d’un film atypique puisqu’on ose, enfin, se détacher des sujets polémiques et géopolitiques maintes fois rebattus. Et au-delà d’un récit qui clame tout haut son amour des mots, Footnote se distingue par l’élégance et la limpidité de sa mise en scène.
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