En salle à Montréal

On voulait tout casser

24 septembre 2015

RÉSUMÉ SUCCINCT
Kiki, Bilou, Gérome, Tony et Pancho sont inséparables depuis trois décennies. Malgré leur âge et leur statut social, ils ont conservé leur esprit enfantin et développé une complicité à toute épreuve. Leurs rencontres sont une série de souvenirs et de blagues inoffensives et hilarantes.

On voulait tout casser

KIKI ET SES POTES

Charles-Henri Ramond
CRITIQUE
★  ½

Depuis une bonne dizaine d’années, les films de potes sont devenus un style en soi dans le cinéma français. Les recettes sont donc bien connues et bien huilées. Une distribution ronflante, des décors bien souvent bucoliques, une trame sonore emplie de violons pour l’aspect factuel et du côté sentimental, les aléas de la vie, comprenant entre autres, les amours déçus de mâles dans la quarantaine qui peinent à refaire leur vie, un combat contre la maladie ou autres petits malheurs quotidien. Avec pour couronner le tout, une tonne de bons sentiments, quelques gags forçant un rire gras… et bien entendu, une vision de la femme (ou de l’altérité) pas toujours très reluisante.

[ … ] une tonne de bons sentiments, quelques gags
forçant un rire gras… et bien entendu, une vision de la
femme (ou de l’altérité) pas toujours très reluisante.

On voulait tout casser possède bien tous ces éléments, mais s’est pourtant complètement écrasé au box office français. À juste titre puisque rien ne fonctionne vraiment dans ce second film de l’ancien jour de rugby passé à l’école de l’humour de Canal+ Philippe Guillard. Il a scénarisé des comédies plutôt vulgaires et c’est essayé à la réalisation avec un film sur le rugby en 2011.

Usant de rebondissements totalement prévisibles, le film souffre d’une mollesse généralisée que rien ne peut sauver. L’ennui se voit aussi bien dans l’interprétation morne de cinq comédiens aux contours mal dessinés (Benoît Magimel a l’air de s’ennuyer profondément), dans des situations auxquelles on ne croit pas une seconde (le vol du scooter) et dans une superficialité affligeante, même lorsqu’il prend une tournure plus dramatique (le souper à la Tour d’argent). Ce ratage complet n’est en rien sauvé par une trame sonore lourdingue et une finale préfabriquée. On voulait tout casser en reste effectivement au stade des illusions perdues.

revuesequences.org

Sortie : vendredi 25 septembre 2015
Version originale :  français

Genre : Comédie dramatique – Origine : France – Année : 2015 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Philippe Guillar – Int . : Kad Merad, Charles Berling, Benoît Magimel, Jean-François Cayrey, Vincent Moscato, Anne Charrier – Dist. / Contact : A-Z Films.
Horaires : @ Beaubien Cineplex

CLASSEMENT
Visa GÉNÉRAL

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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