En salle à Montréal

Incredibles 2

14 juin 2018

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En ce moment, Helen profite de sa renommée et Bob reste seul à la maison avec Violet, Dash et le petit Jack-Jack. Cependant, le bébé Jack-Jack commence à avoir des pouvoirs surnaturels qui pourraient changer le cours des choses.

Suite

Otez-moi d’un doute

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Erwan, un démineur breton, apprend par hasard que son père n’est pas réellement son père. Surpris, il entreprend de retracer son véritable géniteur. Dans le même temps, il fait la connaissance d’Anna, une femme séduisante qu’il souhaite conquérir mais qui pourrait bien être sa demi-sœur.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★★

D’une tendresse fusionnelle

Si l’en se fie à la petite Bible des sorties, IMDb, Otez-moi d’un doute constitue le troisième long métrage de Carine Tardieu, après deux courts sujets, et les features (longs) La tête de maman (2007) et Du vent dans mes mollets (2012). Si j’en a raté un, tans pis !

Toujours est-il que le thème de la famille revient cette fois-ci en force puisque la talentueuse réalisatrice parle des origines. Le père et bientôt grand-père veut connaître son vrai père ; sa fille, enceinte, ne sait pas qui vraiment l’a rendue enceinte. Elle tient quand même à garder l’enfant.

Typiquement hexagonale comme scénario où les jugements moraux laissent la place à un humanisme distancié mais très présent. Les sentiments existent, mais ils doivent, selon l’étiquette bien française demeurés discrets. C’est seulement qu’on on a ras-le-bol, que les grosses disputes se créent.

Sans grande surprise, on a hâte de voir la fin approcher et le
happy-end entourer les personnages. Parfois, la fiction  dépasse
la réalité. Mais il arrive aussi le contraire. Tendre et captivant.

S’il est un des thèmes intéressants dans ce titre poétique, c’est celui de la perennité de la famille. La perdre, c’est comme un suicide, la chercher, c’est une quête de soi et de l’autre. Et pour les comédiens, c’est, en partie, retrouver, peut-être, une partie de soi. Car comédiens ou pas, nous venons tous de quelque part.

La femme décide, comme cet attrait entre Erwan, le démineur et la docteure Anna Levkine, campé respectivement par un François Damiens à qui on donnerait le bon Dieu sans confession et Cécile de France, n’y allant pas par quatre chemins. Le thème fragile de la judaïcité est montré discrètement, en filigrane. Il peut être deviné. Pas plus. Et tant mieux ! Il s’agit, comme il se doit, et parfois comme il se devrait, d’une France inclusive où la device est l’appartenance nationale.

Sans grande surprise, on a hâte de voir la fin approcher et le happy-end entourer les personnages. Parfois, la fiction dépasse la réalité. Mais il arrive aussi le contraire. Tendre et captivant.

Sortie
vendredi 15 juin 2018

V.o.
français

Réalisation
Carine Tardieu

Genre
Comédie dramatique

Origine
France / Belgique

Année
2017

Durée
1 h 40

Distributeur
A-Z Films Inc.

Horaires & info.
@ Cinéma Beaubien Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais.
½ [Entre-deux-cotes]

Quand l’amour se creuse un trou

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
À Montréal, au milieu des années 90, un adolescent rebelle de 17 ans tombe amoureux d’une voisine excentrique de 73 ans.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
vendredi 15 juin 2018

V.o. 
français ; s.-t.a.
When Love Digs A Hole

Réalisation
Ara Ball

Genre
Drame

Origine
Québec [Canada]

Année
2018

Durée
1 h 29

Distributeur
Fragments Distribution Inc.

Horaires & info.
@ Cinéma Beaubien – Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Accès autorisé si accompagnés d’un adulte)

Race 3

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une famille indienne doit composer avec le crime, aussi puissant que rancunier.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
vendredi 15 juin 2018

V.o.
anglais

Réalisation
Remo D’Souza

Genre
Action

Origine
Inde

Année
2018

Durée
2 h 05

Distributeur
Imtiaz Mastan

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

 

Superfly

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Superfly, le héros trafiquant de drogue, n’a que deux choix : quitter le milieu et risquer de mourir, ou continuer à vendre pour satisfaire les chefs de la pègre.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
vendredi 15 juin 2018

V.o.
anglais

Réalisation
Director X

Genre
Action / Gangsters

Origine
États-Unis

Année
2018

Durée
1 h 56

Distributeur
Columbia Pictures

Horaires & info.

@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Accès autorisé si accompagnés d’une adulte)
Violence / Langage vulgaire

Tag

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Cinq amis de longue date ont adopté la devise « On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit, on vieillit parce qu’on arrête de jouer ». C’est ainsi que depuis près de 30 ans, à chaque mois de mai, ils se replongent dans une partie de « Tag » amorcée dans leur enfance.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
vendredi 15 juin 2018

V.o.
anglais / Version française
Tag

Réalisation
Jeff Tomsic

Genre
Action / Comédie

Origine
États-Unis

Année
2018

Durée
1 h 40

Distributeur
Warner Bros. Canada

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Accès autorisé si accompagnés d’une adulte)
Langage vulgaire

Un beau soleil intérieur (pour)

| PRIMEUR |
Semaine 24
du 15 au 21 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Divorcée, un enfant, Isabelle ne peut se complaire à vivre sans amour. Chaque homme qu’elle rencontre la déçoit, même son ex avec qui elle a une aventure qui se solde lamentablement.

LE FILM DE LA SEMAINE
pour
| Élie Castiel |

★★★★

Fragments du discours amoureux

Et non pas « d’un » discours amoureux comme l’a rapporté Roland Barthes dans son essai culte publié en 1977. Car ici, cet objet cinématographique sur l’affect/amour de Claire Denis a quelque chose de philosophique en soi. La recherche amoureuse d’Isabelle, une Juliette Binoche devenue presque muse antique, circule aux extérieurs et intérieurs d’un Paris transformé en temple païen, comme si elle détenait les pouvoirs de la séduction alors que les hommes, de simples mortels, ne semblent pas prêts à assumer des compromis. Quelque chose de fragile, d’humainement fragile entre Isabelle et ses ()conquêtes, entre sa recherche non pas uniquement de sexe, mais de rapport (hétérosexuel) à l’autre, c’est vraiment ce qui l’intéresse. Au point d’oublier (un peu, pour certains beaucoup) sa fille puisqu’elle vit un moment qui la dépasse.

En ces temps de #MoiAussi ou #MeeToo si vous préférez, le film de Claire Denis peut transmettre au regard une aura d’indignation si le récit concret est vu au premier degré alors que les apparences sont trompeuses, comme la scène ou Isabelle rejoint son ex dans un rapport amoureux qui la déconcerte.

Isabelle de nuit, Isabelle de jour, toujours insaisissables, ou
encore Juliette Binoche lancée dans une aventure qui revigore
bien plus sa carrière d’actrice immaculée,  indubitablement
portée par un je-ne-sais-quoi qui la rend invulnérable.

Non, le sexe n’est pas le but principal à atteindre pour cette femme du XXIe siècle face à certains hommes (toujours hétérosexuels) qui n’ont pas bougé d’un iota. Comme le banquier trop heureux de poursuivre une relation adultère, le comédien qui traverse une crise existentielle et qui ne sait sur quel pied danser ou encore le client chez l’épicière qui représente l’homme dragueur aux bonnes manières, mais passéiste.

On ne badine pas avec l’amour, certes, mais force est de souligner que les sentiments nous jouent souvent des tours. On pense souvent à Beau travail (1999), toujours de Claire Denis, où l’homoérotisme palpable n’était en sorte que la représenation de la violence et du désir au masculin, sommant le spectateur de réajuster son regard. Même variation ici, mais du point de vue de la femme hétéro et mis en valeur par la première séquence de « baise » qui annonce une suite à laquelle on ne s’attend pas. Car chez Denis, le suggestif est plutôt de l’ordre de la philosophie; les mots crus ne le sont que pour établir une époque; la distanciation entre la protagoniste principale et ceux et celles qui l’entourent (particulièrement les hommes) existent comme des fragments d’un discours sur l’affect, un lieu de tous les (im)possibles et fréquemment invariables et éphémères.

Isabelle de nuit, Isabelle de jour, toujours insaisissables, ou encore Juliette Binoche lancée dans une aventure qui revigore bien plus sa carrière d’actrice immaculée, indubitablement portée par un je-ne-sais-quoi qui la rend invulnérable.

[ Voir critique contre par Vincent Zeis, ici. ]

« Prix SACD »
(Société des auteurs et compositeurs dramatiques)
Quinzaine des réalisateurs
Festival de Cannes 2017

Sortie
vendredi 15 juin 2018

V.o.
français ; s.-t.a.

Let the Sunshine In

Réalisation
Claire Denis

Genre
Drame

Origine
France / Belgique

Année
2017

Durée
1 h 35

Distributeur
Métropole Films

Horaires & info.
@ Cinéma BeaubienCinéma du ParcCineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Accès autorisé si accompagnés d’une adulte)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais.
½ [Entre-deux-cotes]

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