En salle à Montréal

Dolemite Is My Name

14 octobre 2019

Semaine 41
du 11 au 17 octobre2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Rudy Ray Moore, employé d’un magasin de musique de Hollywood le jour, agit comme maître de cérémonie dans une boîte de nuit fréquentée par des membres de la communauté afro-américaine. Inspiré par la verve de vagabonds poètes de son quartier, il se crée un personnage de proxénète flamboyant, qu’il baptise Dolemite.

Primeur
CRITIQUE
Texte : Luc Chaput

★★★

Immersion ludique dans les marges des années 70

Un comédien chanteur-présentateur, obligé de travailler dans un emploi subalterne pour subvenir à ses besoins, se découvre un nouveau personnage. Rudy Ray Moore, à partir des souvenirs d’anciennes histoires drôles, se construit ainsi le personnage de Dolemite au début des années 70. Le scénario de Larry Karaszewski et Scott Alexander (The People vs. Larry Flynt) réussit à rappeler de manière ludique l’histoire de cette période où l’humour des Noirs américains reprenait de la place dans le show-biz et où les films de série B de blaxpoitation (Shaft entre autres) permettaient à d’autres artistes de se construire une carrière. Eddie Murphy y trouve un rôle qui lui sied comme un gant et auquel il a participé en tant qu’idéateur et producteur. Il montre à la fois les doutes et l’énergie créatrice de ce Rudy au parcours parsemé d’embûches.

Netflix, en produisant ce film et en le lançant aussi dans des salles de cinéma, rend indirectement hommage à ces grands palaces qui étaient devenus dans les années 70-80 des salles de projection de films pour la population afro-américaine des centres-villes.

L’humour de Dolemite est vulgaire, irrévérencieux et pourrait choquer plusieurs spectateurs. À côté de ces blagues sexistes, le film donne voix à des femmes fortes dont Lady Reed, interprétée par Da’Vine Joy Randolph qui est, avec Wesley Snipes, les deux acteurs qui assortissent de plusieurs teintes leurs personnages. À travers cette histoire improbable de réussite sociale, le réalisateur Craig Brewer et son équipe recréent en filigrane la place de l’hôtel Dunbar, lieu important de la culture noire de L.A. dans les années 30 à 50.

Netflix, en produisant ce film et en le lançant aussi dans des salles de cinéma, rend indirectement hommage à ces grands palaces qui étaient devenus dans les années 70-80 des salles de projection de films pour la population afro-américaine des centres-villes.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 11 octobre 2019

Réal.
Craig Brewer

Genre(s)
Chronique biographique

Origine(s)
États-Unis
Année : 2019 – Durée : 1 h 58

Langue(s)
V.o. : anglais

Dolemite Is My Name

Dist. @
Equinoxe Films
[ Netflix ]

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Langage vulgaire ]

En salle(s) @
Cinéma Dollar

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.   Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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