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Où vont les fleurs?

1er juin 2019

Critique
< ENC 2019 >
Élie Castiel

★★★ ½

LES CORPS DANS TOUS LEURS ÉTATS

Nouvelle formule pour le spectacle annuel de l’École nationale de cirque : la présentation de trois créations par les étudiants de l’institution, du 3 au 8 juin, au Studio de l’école. Et pour les finissants, la pièce de résistance, à La Tohu.

Un prologue, un épilogue et entre les deux, neuf épisodes, dont Tourisme existentiel et métempsychose, Sublime mystification, La prémonition et autres titres aussi philosophiques pour raconter Où sont les fleurs, idée d’Alain Francoeur qui invente un l’imaginaire selon une nouvelle approche : éviter de parler de la réalité actuelle, jamais aussi perdue, s’en allant vers un chemin sans but.

Crédit photo : © Roland Lorente

Non, au contraire, les interprètent se lancent dans une sorte de bacchanale des sens totalement démunie de vulgarité; au contraire, laissant le corps exprimer ses multiples possibilités. Sans message aucun, sans essayer de faire la morale. Simplement pour le simple plaisir de goûter à ces moments circassiens par le biais du monocycle, du main à main, du chant, de la chorégraphie, des trapèzes ballants et autres variations à l’art dont il est question. Et surtout, un extraordinaire choix musical variant entre le classique, le pop et l’entre-deux.

Les finissants de cette année, peut-être un peu moins aventureux que ceux des précédentes éditions, mais tout aussi motivés par la proposition. Passablement plus jeunes aussi, mais tous et toutes conscient.es de leur physicalité, en harmonie avec les silences, la trame sonore éblouissante et plus que tout, respectant les codes de la mise en scène (puisqu’il ne s’agit pas vraiment de « piste » cette fois-ci, sans afféteries et plus que tout, refusant les finales spectaculaires. Comme si pour Alain Francoeur, tout n’était qu’illusion. Après le spectacle, la vie reprend son cours.

Pour l’ouvert d’esprit, un spectacle sensoriel et visuel authentiques, sans faux-semblants. Merveilleusement habité.

Les finissants de cette année, peut-être un peu moins aventureux que ceux des précédentes éditions, mais tout aussi motivés par la proposition. Passablement plus jeunes aussi, mais tous et toutes conscient.es de leur physicalité, en harmonie avec les silences, la trame sonore éblouissante et plus que tout, respectant les codes la mise en scène…

Représentations
Jusqu’au 9 juin 2019

La TOHU

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais.
½ [Entre-deux-cotes]

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