En salle à Montréal

Captive State

14 mars 2019

| PRIMEUR |
Semaine 11
Du 15 au 21 mars 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après une invasion, des extraterrestres ont instauré un nouvel ordre mondial sur Terre.. Divisés entre la paix et l’anarchie, deux camps s’opposent : les collaborateurs et les résistants.

EN BREF
| Élie Castiel |

★★★

Zones d’ombres

En 2011, Rupert Wyatt nous avait surpris avec Rise of the Planet of the Apes (La montée de la planète des singes), hommage inconscient au premier exercice du genre de la fin des années 1960. Mais si quelque chose brille dans ce Captive State, c’est bel est bien sa rigueur dans la création d’atmosphère, un lieu terrestre presque totalement désincarné, peuplé d’individus errants, allant de partout sans savoir quelle direction prendre. Un monde apocalyptique où le temps semble avoir été suspendu. Et d’un coup, une fiction qui prend comme noyau le conflit entre ceux qui ont décidé d’obéir aux envahisseurs et les autres, les résistants, comme dans le passé, comme dans la Seconde Guerre mondiale. C’est la partie la plus intéressante du film même (et tant mieux) si filmée à un rythme affolant. S’identifier aux personnages? Il n’en est pas question. Ni bons, ni méchants. C’est une question de survie, chacun à sa fa­çon. Et dans cet univers dystopique, l’avenir a disparu des dictionnaires; c’est le néant, l’absence d’horizon, le rien. Et la présence d’un John Goodman magnifique et celle de Ashton Sanders (le troublant adolescent dans Moonlight) dans un rôle de survivant robuste, tout en délaissant les clichés associés au personnage. Métaphore politique? Oui, bien sûr. Mais à quelle période de l’Histoire est-il question? Peu importe puisque c’est la carence de l’Humain, son désengagement, son imprudence, qui sont véritablement mises en cause.

Ni bons, ni méchants. C’est une question de survie, chacun à sa fa­çon. Et dans cet univers dystopique, l’avenir a disparu des dictionnaires; c’est le néant, l’absence d’horizon, le rien.

FICHE TECHNIQUE

Sortie
Vendredi 15 mars 2019

Réal.
Rupert Wyatt

Origine(s)
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 50

Genre(s)
Suspense de science-fiction

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

État Captif

Dist. @
Universal Pictures
[ Les Films Séville ]

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Info. @
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

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