En salle à Montréal

Stan & Ollie

17 janvier 2019

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après avoir atteint le sommet de la gloire au cinéma dans les années 1930, le duo comique Laurel et Hardy (Stan Laurel et Oliver Hardy) entreprend en 1957 une tournée sur les planches en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Alors supplanté, au grand écran, par les performances burlesques d’Abbott et Costello, le duo est délaissé par les studios hollywoodiens.


EN BREF
| Élie Castiel |

★★★

Les clowns sont tristes

Une tristesse bercée de mélancolie anime le troisième long métrage de l’Écossais Jon S. Baird. Tendre hommage à deux maîtres de la comédie au temps du muet, Stan Laurel et Oliver Hardy, mieux connus comme Laurel & Hardy, génies du comique de situations absurdes, d’incidents plus grands que nature, de métaphores de la vie, de l’ironie des évènements qui nous dépassent. Et une vie privée derrière ces masque de clowns; plusieurs mariages, les gestes qu’il faut poser même lorsqu’on n’a pas envie de jouer, mais surtout une amitié qui ressemble à celle d’un couple amoureux en situation platonique. Baird les montre vieillissants, à un moment précis où les masques du superflu doivent tomber pour laisser la place à la dure réalité. Mais c’est aussi un film sur l’indifférence du public, le je-m’en-foutisme d’un milieu du cinéma des géants de la production qui ne pensent qu’en deniers. Ce qui prouve que pour rester dans le milieu (comme c’est aussi le cas de certains critiques), il faut absolument quasi idolâtrer son métier. C’est ce que, dans un cas ou dans l’autre, émotionnellement et intellectuellement, de façon métaphorique, laisse en vie. Les deux comédiens, Steven Googan et John C. Reilly entrent totalement dans la peau de deux personnages d’exception qui ont réussi à colorer la vie de leur contemporains, ces individus d’une époque, en apparence, insouciante. C’est simple, subtil, bien rodé, sans séquences inutiles et sans larmoiements. Les films du duo Laurel et Hardy ont fait le tour du monde et certains cinéastes s’en sont adroitement inspirés.

Une tristesse bercée de mélancolie anime le troisième long métrage de l’Écossais Jon S. Baird… C’est simple, subtil, bien rodé, sans séquences inutiles et sans larmoiements. Les films du duo Laurel et Hardy ont fait le tour du monde et certains cinéastes s’en sont adroitement inspirés. 

Sortie
Vendredi 18 janvier 2019

FICHE TECHNIQUE

Réal.
JON S. BAIRD

Origine(s)
Grande-Bretagne
Canada
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 37

Genre(s)
Drame biographique

Langue(s)
V.o. : anglais
Stan & Ollie

 Dist. @
Les Films Séville

Classement
Tous publics

 Info. @
Cineplex

 
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½
[Entre-deux-cotes]

2019 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.