En salle

Once Upon a Deadpool

21 décembre 2018

| PRIMEUR |
Semaine 50
Du 14 au 20 décembre 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Cet autre version du film Deadpool 2 montre le superhéros faire le récit de cette même aventure à Fred Savage, qui pastiche le rôle qu’il avait joué, enfant, dans la comédie Princess Bride.

CRITIQUE
|
Yves Gendron |

★★★

DÉFI RÉUSSI

Once Upon a Deadpool est la version G de Deadpool 2, sortie en mai dernier et classée PG-13, en raison de sa violence gore, son langage salé inventif et quelques gags scatologiques. Privée de ces éléments, est-ce que la nouvelle mouture offre une version affadie et dénaturée de l’original? La réponse est heureusement non.

Car les parties humour irrévérencieux, référentielles et méta demeurent intactes ainsi que la verve allumée de la vedette Ryan Reynolds dans le rôle-titre. Il suffit que quelques instants de gore et de jets de sang soient supprimés ici et là pour que la plupart des scènes d’action demeurent toujours aussi dynamiques et flamboyantes que dans le film original. En fait, l’emploi de bips sonores, d’images pixélisées et de dialogues suggestifs font que le nombre de gags outranciers soient simplement camouflés et demeurent bien présent. Le film ne traite pas son public ado comme des gamins fragiles et s’amuse à contrecarrer intelligemment la censure.

Dans un genre aussi foncièrement hétérosexuel que le film de superhéros, ces petits passages comiques faits sans relents homophobes, sont des plus rigolos.

La principale modification apportée à la nouvelle version est l’ajout d’un récit-cadre incluant un autre personnage. Il s’agit-là d’un énorme clin d’œil au classique des années 1980, The Princess Bride, qui présentait le récit comme un conte lu à un enfant. Trente ans après, l’acteur de ce personnage, Fred Savage, a même été recruté pour rejouer le rôle. Lui et Deadpool s’échangent tout type de gags méta conçus spécialement pour épater les fans de longue date des films et bandes dessinées Marvel. L’emploi de ces apartés nuit quelque peu au rythme et à la fluidité du récit principal, mais sans trop le compromettre.

Once Upon a Time a Deadpool se termine après le générique de clôture avec un hommage bien sentie au regretté Stan Lee maître-d’œuvre de l’univers des superhéros Marvel, ce qui fait plaisir à voir. Même si cette version n’est pas aussi bonne que l’originale, elle se voit (ou revoit) avec un certain plaisir. Comme le nœud dramatique du film repose sur la relation entre Deadpool et un gamin troublé, c’est le film idéal pour une visite au cinéma père-fils.

Je m’en voudrais de ne pas mentionner qu’il y a quelques gags gais dans le film, Deadpool étant un personnage pansexuel. Dans un genre aussi foncièrement hétérosexuel que le film de superhéros, ces petits passages comiques faits sans relents homophobes, sont des plus rigolos.

Sortie
Vendredi 14 décembre 2018

Langue(s)
V.o. : anglais

Réal.
David Leitch

Genre
Aventures fantastiques

Origine(s)
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 58

Dist.
20th Century Fox.

Classement
Tous publics
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

Info. @
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]

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