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Et au pire, on se mariera

12 juillet 2017

EXTRAIT
CRITIQUE
Texte : Élie Castiel

LE SYNDROME DE LOLITA

Et au pire, on se mariera, titre on ne peut plus prémonitoire et négociateur, renferment tout ce qui est compromis, ententes à l’amiable, prises de risques, gagnants et perdants, comme dans toutes entreprises humaines. C’est de cela que parle aussi le film de Léa Pool, jamais aussi alerte face à son métier, donnant à l’image une importance capitale, d’où la clarté virginale des images en couleurs, l’ouverture magistrale des plans, comme si chacun d’eux invitait le spectateur à participer de loin à cette aventure qui tient du rituel.

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Avec Et au pire, on se mariera, Léa Pool revient en force et prouve que les cinéastes vétérans peuvent faire partie de la modernité, ont encore plusieurs choses à dire, et que, pour faire de bons films, il faut avoir une expérience de vie, une connaissance du social et plus que tout, un regard et une vision du monde aussi personnelle que conciliatrice et collective.

Car écrire professionnellement, c’est pour que les autres nous lisent; réaliser de la même façon, c’est pour que les autres voient en images ce que nous avons créé. Le cinéma, comme la critique, est une consécration qu’il faut mériter.
(…)

Texte intégral
Séquences
Nº 309 (Juillet-Août 2017)

Pages 4-5
En kiosque : Fin juillet 2017

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