En salle à Montréal

Elephant Song

18 février 2015

Semaine du 20 au 26 février 2015

Elephant Song

Sortie : Vendredi 20 février 2015
V.o. : anglais
S.-t.f. / V.f. – La Chanson de l’éléphant

DRAME PSYCHOLOGIQUE > Origine :   Canada [Québec] – Année : 2014 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Charles Binamé – Int. : Xavier Dolan, Paul Greenwood, Catherine Keener, Carie-Ann Moss, Guy Nadon, Colm Feore – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions : Beaubien Cineplex Excentris

CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL

APPRÉCIATION
SCHIZOPHRÉNIE NARRATIVE
Texte : François D. Prud’homme
Cote : ★★★ ½

Dans cette adaptation de la pièce de Nicolas Billon, l’espace schizoïde d’un huis clos et un protagoniste à la psychologie complexe sont les deux piliers sur lesquels s’appuie la réalisation de Charles Binamé afin d’installer un duel enlevant et inattendu. Malheureusement, et malgré tout le bien qu’on puisse en dire, la chute du récit n’atteint pas le seuil d’intensité qui s’établit dans le temps et dans l’espace de cette rencontre entre les traumatismes d’un patient amoureux de son thérapeute et la naïveté candide du psychiatre chargé d’élucider la disparition de ce dernier. À la toute fin, il semble que le spectateur sorte de la projection avec une curieuse sensation d’incomplétude, d’inabouti.

Le Piège américain (2008) n’avait pas satisfait les attentes du public malgré une certaine esthétique cinématographique et une intrigue qui participaient de la notion du thriller américain. Le drame biographique de Lucien Rivard avait été traité avec une trop grande distance par les scénaristes (Fabienne Larouche et Michel Trudeau) et, comme plusieurs critiques l’avaient fait remarquer à l’époque, le scénario n’arrivait pas à égaler la qualité de la réalisation. Heureusement, avec Elephant Song, Charles Binamé ne répète pas la même erreur. Plutôt que de miser sur un scénario original, il parie cette fois-ci sur un récit qui a déjà fait ses preuves sur les planches ; Binamé a même chargé l’auteur Nicolas Billon d’adapter sa première œuvre théâtrale pour le cinéma. Néanmoins, à l’instar de la pièce, l’intrigue du film passe un peu à côté de l’état de crise auquel on s’attend au moment du dénouement et, malgré tout le bouleversement institutionnel et psychologique causé par un geste sournois et sans appel, la fin tombe un peu à plat.

MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel) ★★★★ (Très Bon) ★★★ (Bon) ★★ (Moyen) ★ (Mauvais) ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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