En lumière

Journée familiale CINEPLEX 2018

22 octobre 2018

UN MATIN AUTOMNAL DE FILMS GRATUITS

 [ La Rédaction ]

L’événement est annuel . Certains l’attendent avec impatience. Cette année, c’est la 8e édition. Raisons simples de s’en réjouir : les films sont gratuits et c’est pour tous. Et c’est aussi le samedi où la plupart des familles sont libres. Suite

Les Sœurs de Nagasaki

18 octobre 2018

CRITIQUE
[ Moyen métrage]

Élie Castiel

★★★★

RAVIVER LA MÉMOIRE OUBLIÉE

C’est sans doute l’un des plus beaux documentaires d’Alain Vézina, ancien (et peut-être de nouveau) collaborateur à Séquences. Pour le fil narratif : Le 9 août 1945, une bombe atomique explose au-dessus de Nagasaki. Prisonnier des Japonais, un petit groupe de religieuses missionnaires, qui compte plusieurs Canadiennes, survit au bombardement. En forçant le Japon à capituler, la bombe apporte la liberté à ces femmes mais les enferme à jamais dans le souvenir traumatisant de l’holocauste nucléaire. Suite

Roobah

10 septembre 2018

HORS-CHAMP
| Élie Castiel |

★★★★

UNE FEMME PLUS QUE FANTASTIQUE

Deux films en tamoul, sous-titrés, longs métrages canadiens inédits ici, 1999 (2009) et A Gun & a Ring (2013). Comme quoi l’intégration des différentes communautés au sein du Canada anglophone demeure intacte et bienvenue. Genre « action », les deux précédents films de Lenin M. Sivam, né au Sri Lanka, laissent la place à un thème actuel qui ne laisse guère indifférent, le transgendérisme, remettant en question les codes fondamentaux de la sexualité et dans le même temps débarrassant l’individu de tout état de culpabilité et de dette envers la société.

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Icelander

9 septembre 2018

HORS-CHAMP
| Élie Castiel |

★★★★

L’HOMME QUI VENAIT DU FROID

Il y a d’abord un réalisateur. Singulier, passant du sport au cinéma, manipulant aussi bien le corps que la caméra. Entre les deux, une symbiose qui impose deux disciplines côte à côte. À l’écran, elle s’exprime par la présence de Nils Oliveto, autodidacte et qui n’a point besoin des institutions pour tourner. En quelque sorte, un pro.

Ses origines italo-françaises le placent dans une situation autre, notamment ici où le protectionnisme culturel s’exprime de mille et une façons. Il se débrouille… et cette année, à la 42e édition du Festival des films du monde de Montréal – totalement boudé par les critiques en ce qui a trait à la couverture des films; pourtant de nombreux étaient excellents et signés, pour la grande part, par de jeunes auteurs – Icelander a reçu le Second prix du meilleur documentaire. Et pour cause.

Crédit photos : © Hammerman Films

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Fantasia 2018 – VII

1er août 2018

Pourquoi l’étrange Monsieur Zolock
s’intéressait-il tant à la bande dessinée

| Yves Gendron |

POUR FANTASIA YVES SIMONEAU
… EST UN CINÉASTE MAJEUR

★★★★

Et nous sommes d’accord avec lui. Car depuis plusieurs années, Fantasia présente les films de genre du cinéaste québécois Yves Simoneau : Les yeux rouges, Pouvoir intime et Dans le ventre du dragon. Ceux-ci avaient marqué leurs époques tant pour l’audace de leurs sujets que pour le calibre relevé de leurs réalisations. Longtemps disparus de la circulation, ces films ont été restaurés par l’organisme Éléphant voué à la préservation du patrimoine cinématographique québécois.

Maintenant, un quatrième film de Simoneau a été restauré ; celui-ci prend la forme d’une docu-fiction au style bien particulier : Pourquoi l’étrange Monsieur Zolock s’intéressait-il tant à la bande dessinée? Le film a été présenté dans le cadre du festival Fantasia à la plus prestigieuse salle de cinéma de Montréal : l’Impérial où d’ailleurs, Fantasia a connu ses premières années entre 1996 et 2001. Simoneau était à l’événement ainsi que les quatre bédéistes québécois présents dans le film : Réal Godbout, Pierre Fournier, Garnotte et Serge Gaboury. Pour l’occasion, Simoneau est devenu le troisième récipiendaire du trophée Denis Héroux visant à saluer le travail de personnalités du cinéma québécois. Suite

Fantasia 2018 – VI

30 juillet 2018

LA JOURNÉE DES MORTS-VIVANTS
Membre assidu du public depuis les débuts, Yves Gendron continue sa ronde fantasienne avec deux morceaux de choix, en accord (ou presque) avec son répertoire dans le cinéma de genre.

THE DARK
★★★

Fin de l’enfance dans la forêt maudite

Dans une forêt isolée, une morte-vivante encore adolescente découvre un jeune garçon gravement mutilé aux yeux et totalement traumatisé. D’étranges liens vont se nouer entre les deux êtres meurtris.

Malgré la violence graphique et le caractère morbide du récit, The Dark s’avère à la base un conte allégorique moderne. Cela explique la manière inconsistante avec laquelle la morte vivante est dépeinte et dont la condition n’est d’ailleurs jamais expliquée. La trame narrative consiste la plupart du temps en une succession de très longues scènes suivant de près   par un ou deux personnages qui débouchent souvent par une mise à mort sanglante.

Tout est filmé avec un grand sens de l’ambiance par une caméra très mobile. Premier film de Justin P. Lange qui adapte un court métrage de sa création, The Dark démontre autant une très bonne maîtrise formelle qu’une forme de poésie macabre insolite. Tournée dans son ensemble dans une forêt, l’attrait du film repose sur son atmosphère de morbidité mélancolique et sa façon la fois lugubre et sensible de dépeindre deux jeunes ados défigurés par Nadia Alexander et Toby Nicols. Excellents acteurs, ceux-ci parviennent à exprimer toutes les douleurs intérieures de leurs personnages même s’ils ont le visage couvert de maquillage prosthétique. Le film repose presque totalement sur leurs prestations.

Cela dit, avec son récit lent et posé et ces tenants et aboutissants qui se devinent bien vite, j’ai eu peu d’intérêt pour The Dark tout en reconnaissant ces qualités. À vrai dire, j’avais hâte qu’il se termine. Ce n’est vraiment pas un film pour les amateurs de gore et de sensations fortes. Toutefois, un spectateur dans le bon état d’esprit pourrait, lui, être captivé par ce conte onirique ténébreux et original.

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Fantasia 2018 – V

22 juillet 2018

TEXTES
| Yves Gendron |

VIOLENT VOYAGER
★★★★

Un savant fou kidnappe les enfants d’une région rurale japonaise en les attirant dans un faux parc d’attractions,Violent Voyager. Victime d’expériences atroces un des jeunes capturés va tenter de s’en sortir et de se venger.

L’animateur japonais Ujicha a créé son œuvre à partir de papiers découpés déplacés dans l’image auquel il ajoute fréquemment des liquides gluants. Cette approche simple est rehaussée par sa maîtrise et une imagination particulièrement tordue.

C’est que ces récits centrés sur des enfants tiennent de l’horreur fantastique la plus viscérale ; torture, transformation grotesque, mort atroce, tout y passe. Dans son genre, c’est un vrai Cronenberg de l’animé. Fantasia avait déjà présenté son premier film en 2013 Burning Buddha Man qui avait susciter une forte impression. Suite

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