En lumière

My Thesis Film: a thesis film by Erik Anderson

10 novembre 2018

 HORS-CHAMP
| Élie Castiel |

★★★★★

TOURNER N’EST PAS SIMPLEMENT UNE REVENDICTION
MORALE… MAIS AUSSI UN ACTE HUMANISTE

 

Erik Anderson

Au tout dernier Festival des films du monde dont les vraies victimes des médias et des décrocheurs ont été les cinéastes eux-mêmes et non pas l’administration déficiente (malgré une très bonne programmation), le film-fleuve d’Erik Anderson a reçu le Prix Norman McLaren du meilleur film étudiant canadien.

On m’avait donné comme mission la tâche de visionner de nouveau avec le public la version originale de trois heures et cinquante-trois minutes de My Thesis Film… pour, d’une part, m’assurer du bien fondé de mon choix, et ensuite mener un Q & R avec presque une moitié de salle remplie. Bizarrement, aucune longueur dans ce film, mais une production qui méritait haut la main de se situer parmi les quelques films canadiens programmés dans la section « Cinéma canadien » (c’est de ma faute, car j’ai choisi moi-même le film et j’aurais dû faire quelque chose sur ce point, qui à tordre quelques bras). Anderson m’a pardonné et je ne me sens aujourd’hui que plus serein. Mais bon, de nos jours, dans le monde des festivals, des choses étranges se passent quel que soit le côté où on se place… et qu’on ne vienne pas me dire le contraire. Suite

Formidable! Charles Aznavour

28 octobre 2018

Jules Grison et ses musiciens à l’Outremont

Hommage à une légende

Une voix inimitable, une légende, un chanteur populaire devenu classique. Comme les Piaf, Barbara, Gréco, Gainsbourg, Dalida… Pour tous les âges, peut-être, et pour longtemps encore? La réponse à la question : le spectacle que le Français Jules Grison donne un peu partout au Québec du 7 au 18 novembre 2018. Son passage à Montréal, le dimanche 11 novembre à 20 h – Outremont.

Salut à un grand de la chanson récemment disparu, mais également une façon de rappeler aux spectateurs qu’il ne faut pas, comme l’exige et l’impose notre époque, vite oublier.

Mais surtout, n’en déplaise à certains, que la création dans le domaine de la chanson pop était plus créative il n’y a pas si longtemps de ça. Et que les artistes avaient un charisme électrique, debout sur scène. Quelque chose de magique qui traçait les limites entre le public et le processus de création, car c’est ainsi qu’en quelque sorte se créent les plus beaux mythes. Le contraire, c’est de la bonne improvisation et trop de camaraderie, parfois malsaine.

L’art peut-il être démocratique ou est-ce seulement une question de talent et dans le cas de quelques rares exceptions, un rapport privilégié qui a à voir avec les Dieux? À vous d’en juger!

| la rédaction |

Journée familiale CINEPLEX 2018

22 octobre 2018

UN MATIN AUTOMNAL DE FILMS GRATUITS

 [ La Rédaction ]

L’événement est annuel . Certains l’attendent avec impatience. Cette année, c’est la 8e édition. Raisons simples de s’en réjouir : les films sont gratuits et c’est pour tous. Et c’est aussi le samedi où la plupart des familles sont libres. Suite

Les Sœurs de Nagasaki

18 octobre 2018

CRITIQUE
[ Moyen métrage]

Élie Castiel

★★★★

RAVIVER LA MÉMOIRE OUBLIÉE

C’est sans doute l’un des plus beaux documentaires d’Alain Vézina, ancien (et peut-être de nouveau) collaborateur à Séquences. Pour le fil narratif : Le 9 août 1945, une bombe atomique explose au-dessus de Nagasaki. Prisonnier des Japonais, un petit groupe de religieuses missionnaires, qui compte plusieurs Canadiennes, survit au bombardement. En forçant le Japon à capituler, la bombe apporte la liberté à ces femmes mais les enferme à jamais dans le souvenir traumatisant de l’holocauste nucléaire. Suite

Roobah

10 septembre 2018

HORS-CHAMP
| Élie Castiel |

★★★★

UNE FEMME PLUS QUE FANTASTIQUE

Deux films en tamoul, sous-titrés, longs métrages canadiens inédits ici, 1999 (2009) et A Gun & a Ring (2013). Comme quoi l’intégration des différentes communautés au sein du Canada anglophone demeure intacte et bienvenue. Genre « action », les deux précédents films de Lenin M. Sivam, né au Sri Lanka, laissent la place à un thème actuel qui ne laisse guère indifférent, le transgendérisme, remettant en question les codes fondamentaux de la sexualité et dans le même temps débarrassant l’individu de tout état de culpabilité et de dette envers la société.

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Icelander

9 septembre 2018

HORS-CHAMP
| Élie Castiel |

★★★★

L’HOMME QUI VENAIT DU FROID

Il y a d’abord un réalisateur. Singulier, passant du sport au cinéma, manipulant aussi bien le corps que la caméra. Entre les deux, une symbiose qui impose deux disciplines côte à côte. À l’écran, elle s’exprime par la présence de Nils Oliveto, autodidacte et qui n’a point besoin des institutions pour tourner. En quelque sorte, un pro.

Ses origines italo-françaises le placent dans une situation autre, notamment ici où le protectionnisme culturel s’exprime de mille et une façons. Il se débrouille… et cette année, à la 42e édition du Festival des films du monde de Montréal – totalement boudé par les critiques en ce qui a trait à la couverture des films; pourtant de nombreux étaient excellents et signés, pour la grande part, par de jeunes auteurs – Icelander a reçu le Second prix du meilleur documentaire. Et pour cause.

Crédit photos : © Hammerman Films

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Fantasia 2018 – VII

1er août 2018

Pourquoi l’étrange Monsieur Zolock
s’intéressait-il tant à la bande dessinée

| Yves Gendron |

POUR FANTASIA YVES SIMONEAU
… EST UN CINÉASTE MAJEUR

★★★★

Et nous sommes d’accord avec lui. Car depuis plusieurs années, Fantasia présente les films de genre du cinéaste québécois Yves Simoneau : Les yeux rouges, Pouvoir intime et Dans le ventre du dragon. Ceux-ci avaient marqué leurs époques tant pour l’audace de leurs sujets que pour le calibre relevé de leurs réalisations. Longtemps disparus de la circulation, ces films ont été restaurés par l’organisme Éléphant voué à la préservation du patrimoine cinématographique québécois.

Maintenant, un quatrième film de Simoneau a été restauré ; celui-ci prend la forme d’une docu-fiction au style bien particulier : Pourquoi l’étrange Monsieur Zolock s’intéressait-il tant à la bande dessinée? Le film a été présenté dans le cadre du festival Fantasia à la plus prestigieuse salle de cinéma de Montréal : l’Impérial où d’ailleurs, Fantasia a connu ses premières années entre 1996 et 2001. Simoneau était à l’événement ainsi que les quatre bédéistes québécois présents dans le film : Réal Godbout, Pierre Fournier, Garnotte et Serge Gaboury. Pour l’occasion, Simoneau est devenu le troisième récipiendaire du trophée Denis Héroux visant à saluer le travail de personnalités du cinéma québécois. Suite

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