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A Century Songbook

20 juin 2019

| SCÈNE |
Élie Castiel

★★★  ½

EN CHANTANT ET EN DANSANT

Une centaine d’années de présence hébraïque à Montréal, dès 1919, toutes classes sociales confondues. Des hauts (intégration et autres vertus) et des bas (antisémitisme virulent de part et d’autre…). Des décennies de résilience, de liens, de persévérance, de choix politiques, de compromis, mais surtout d’un profond désir de réussir. Suite

Où vont les fleurs?

1er juin 2019

Critique
< ENC 2019 >
Élie Castiel

★★★ ½

LES CORPS DANS TOUS LEURS ÉTATS

Nouvelle formule pour le spectacle annuel de l’École nationale de cirque : la présentation de trois créations par les étudiants de l’institution, du 3 au 8 juin, au Studio de l’école. Et pour les finissants, la pièce de résistance, à La Tohu. Suite

Granma. Trombones de la Havane

29 mai 2019

Critique
< SCÈNE >
Élie Castiel

★★★★

ADIEU À « LA REVOLUCIÓN »

On ne savait pas à quoi s’attendre. Surprise de taille que cette proposition de Stefan Kaegi pour marquer les 60 ans de la révolution cubaine. Sur scène, une nouvelle génération, deux jeunes hommes et deux jeunes femmes, le plus âgé, mi-trentaine; effectivement, une génération qui n’a pas connu les premiers soubresauts d’un changement de régime perpétré par Fidel Castro face à la dictature impérialiste de Batista. Suite

Tous des oiseaux

24 mai 2019

Critique
< SCÈNE >
Élie Castiel

★★★★★

MAGISTRAL

Wajdi Mouawad, maintenant la cinquantaine, est arrivé à une maturité qu’il arborait de toute façon depuis ses débuts, comme le légataire d’une idée qu’on se fait de l’art dramatique, de ce qui touche à sa morale, à sa place dans la communauté des humains. Quelque chose qui s’assimile au souffle de la vie, à l’âme de l’individu, aux êtres et, paradoxalement, au néant, autant que ce vide possède une quelconque vérité. Avec Tous des oiseaux, titre on ne peut plus tributaire de liberté, on assiste à un laboratoire humain en permanente rupture, tels des corps dont les os déplacés se remettaient à leur place à la suite du procédé thérapeutique que représente la vie. Suite

Le schpountz

13 mai 2019

Critique
SCÈNE  >
Élie Castiel

★★★ ½

LES FEUX DE LA RAMPE

L’adaptation en québécois d’Emmanuel Reichenbach brille par les dialogues empruntés à Marcel Pagnol, d’après son scénario de film, un mélange de drôlerie, de phrases parfaitement symétriques et empreinte d’un humanisme attendrissant.

Le schpountz se prend pour quelqu’un qu’il n’est pas, mais finit par nous convaincre qu’il a tout le talent du monde comme comédien, qu’il a le sens de la scène, et plus que tout, il peut nous faire rire autant que nous émouvoir. Dans un sens, oser, quitte à se casser la gueule. Comme le fait un Rémi-Pierre Paquin impérial, enivré par son personnage, s’offrant la scène comme un cadeau princier. Suite

Indecent

6 mai 2019

Critique
| SCÈNE |
Élie Castiel

★★★★★

LE VOYAGE DES COMÉDIENS

Voici une mise en abyme fascinante, explorant les règles de l’écriture et qui permet à Paula Vogel de créer quelque chose de sensationnel en s’inspirant de la pièce controversée The God of Vengeance, de l’auteur Sholem Asch, écrite en yiddish, en 1906. Un tableau vivant qui explore l’univers féminin, et plus encore la condition des Juifs de l’époque.

La religion, la société, la collectivité, la famille, l’Homme, la Femme, la volonté de s’émanciper sans enfreindre les préceptes rigides de la tradition. Une pièce qu’on essaie de monter malgré les obstacles; essayer de trouver des producteurs; vivre chaque difficulté de façon intense, démesurée; et pour tout compliquer, une histoire d’amour entre deux femmes; une Juive orthodoxe tombant éperdument amoureuse d’une prostituée travaillant dans le bordel que tient son père. Suite

[San Francisco] Alonzo King Lines Ballet

1er mai 2019

Critique
[ DANSE ]

Élie Castiel

★ ★ ★ ★

L’INSPIRATION ET L’EXIGENCE DU MOMENT          

Étrange et sublime spectacle que The Propelled Heart (Le cœur animé), dernière proposition de la Saison 2018/19 de Danse Danse. Première incursion à Montréal d’un chorégraphe hors-pair, réunissant magistralement ballet classique et danse moderne, défiant le temps et l’espace telles des notions organiques. Pour Alonzo King, le mouvement et la scène deviennent des entités des tous les possibles et ses interprètes ne cessent de le rappeler.

Tant d’occasions de provoquer le geste à l’intérieur d’un environnement neutre, d’où la simplicité du décor qui ne jure que par très peu d’effets d’ambiance, et plus sur des éclairages qui savent s’interposer entre les danseuses et les danseurs d’une troupe totalement abandonnée à l’art qu’elle professe.

Exigeant, délicat et gracieux et dans le même temps grave, provocant, intentionnellement agressif, respectant tout ce qu’un public averti attend de toutes compagnies de danse.

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