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AVIS

21 janvier 2018

SÉQUENCES
LA REVUE DES
CINÉMAS PLURIELS
2018  63e ANNÉE

SéquencesLa revue des cinémas pluriels
est la recherche de collaborateurs et de collaboratrices,
de préférance ayant fait des études cinématographiques,
possédant un très bon acquis de la langue française,
une bonne connaissance du cinéma d’hier et d’aujourd’hui
et un sens aigu de l’analyse filmique. Nous jugeons, par ailleurs,
que la disponibilité et la flexibilité sont des atouts majeurs.

Noter que les personnes issues des communautés
culturelles
visibles et invisibles sont les bienvenues.

Informations
Élie Castiel
Rédacteur en chef
(514) 598-9573
cast49@sympatico.ca

NE PAS RÉPONDRE PAR FACEBOOK
OU AUTRES RÉSEAUX SOCIAUX.

Cette annonce sera retirée lorsque nous aurons
obtenu le nombre suffisant de candidatures souhaitées.

Hanson and the Beast

4 janvier 2018

Semaine du 5 au 11 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Pour en finir avec ses problèmes financiers, Yuan Shuai, éleveur d’animaux, souhaite rencontrer une jeune fille de famille riche par le biais de « rendez-vous arrangés ». Il fait alors la connaissance de Bai Xianchu, une beauté sculpturale, mais également véritable bête féroce.

| PRIMEUR |
SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 5 janvier
V.o. : mandarin; s.-t.a. & chinois
Èr dāi yāojing

Réalisation
Yang Xiao

Genre : Comédie fantaisiste – Origine : Chine – Année : 2017 – Durée : 1 h 50 – Dist. : Films Eye Steel inc. – Horaires / Informations : @ Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

 

Séquences_Web

I, Tonya

Semaine du 5 au 11 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1994, pendant l’épreuve de sélection des athlètes pour l’équipe nationale des États-Unis aux Jeux olympiques de Lillehammer, un petit délinquant blesse gravement la patineuse artistique Nancy Kerrigan. Les enquêteurs du FBI établissent rapidement un lien entre cette agression et Jeff Gillooly, l’ancien conjoint de Tonya Harding, sa concurrente.

COUP DE CŒUR
| PRIMEUR |

★★★★★ ½

RÉAPPROPRIATION D’UN GENRE

_ Jules Couturier

L’histoire de la patineuse olympique Tonya Harding se devait d’être abordée au cinéma tant ses dimensions rocambolesques et ridicules la rendent difficile à croire. Et pourtant, le film, sous ses allures loufoques, aspire réellement à raconter la vérité.

Sem 01. I Tonya_En salle

La carrière de patineuse de Harding ainsi que sa relation amoureuse toxique avec son ex-mari Jeff Gillooly au début des années 1990 furent des plus rockn’ roll. La réalisation hyper dynamique de Craig Gillespie traduit avec une vigueur comparable cette énergie explosive ayant habitée la jeunesse de la patineuse. Imitant de plusieurs façons le cinéma de Martin Scorsese avec sa caméra mouvante, ses personnages tordus, son humour noir, sa reconstitution d’époque et surtout sa narration omniprésente et sa multiplication de classique musicaux rock, Gillespie s’approprie une technique de narration déjà bien connue.

« Prix du jury »
Key West Film Festival 2017

Ce qui distingue pourtant son film d’autres productions à la sauce Scorsese est qu’il raconte le destin d’un personnage de sexe féminin, ce style de film étant habituellement campé dans des univers majoritairement masculins, voire machos, où les femmes campent la plupart du temps des rôles secondaires, soit d’objets de désir sexuel ou de femmes à la maison victimes d’infidélité, souvent dégradants.

Imitant de plusieurs façons le cinéma de Martin Scorsese
avec sa caméra mouvante, ses personnages tordus, son
humour noir, sa reconstitution d’époque et surtout sa narration
omniprésente et sa multiplication de classique  musicaux rock,
Gillespie s’approprie une technique de narration déjà bien connue.

Le film montre la force de cette femme qui s’est toujours relevé malgré les coups, ceux de son mari violent et ceux des médias et des juges qui prenaient plaisir à toujours la rabaisser. Malgré son humour et sa narration des plus divertissantes, I, Tonya est un film tragique. Tonya Harding est l’incarnation de la tragédie américaine, victime d’injustice, de violence et d’abus, autant physique que psychologique. Comme le montre cette dernière scène, où elle se relève, une fois de plus, du sol, en y laissant une grande flaque de sang, Tonya, malgré tout, est pourtant prête à continuer à se battre, et elle porte avec elle la cause de toutes les autres femmes victimes du même genre d’abus que le film nous a auparavant brutalement présenté.

Toute cette résilience est incarnée par une Margot Robbie excellente, exprimant la force, mais également très bien la vulnérabilité de son personnage lors de quelques scènes bouleversantes.

Sortie : vendredi 5 janvier
V.o. : anglais / Version française
Moi, Tonya (dès le ven 19 jan)

Réalisation
Craig Gillespie

Genre : Drame biographique – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 2 h – Dist. : V V S – Horaires / Info. : @ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.★★★★ Très Bon.★★★★★ Bon.★★★★★ Moyen.★★★★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

 

Séquences_Web

 

Insidious: The Last Key

Semaine du 5 au 11 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après avoir reçu un appel désespéré, Elise Rainier, une médium réputée, se rend au Nouveau-Mexique, dans la maison macabre de son enfance. Tourmentée par le souvenir de son père violent et autoritaire, elle décide de régler ses comptes avec l’entité maléfique qui hante les lieux depuis plusieurs décennies.

CRITIQUE
| PRIMEUR |

★★★★★

LES REPLIS DU DIABLE

_ Élie Castiel

Après quelques courts sujets et son premier long, The Taking (2014), selon nos recherches, inédit au Québec, Adam Robitel signe un deuxième long métrage prometteur, abordant plusieurs thèmes à la fois (fondements de la foi judéo-chrétienne, superstitions, cinéma d’horreur, mythe du diable, la peur du néant, l’au-delà, les contradictions de notre civilisation occidentale…), terrains maintes fois rebattus avec plus d’ampleur et d’originalité, mais qui, ici, bénéficient d’une mise en scène sincère, alerte et candidement bon enfant; car tout bien considéré, la violence est quasi absente dans Insidious: The Last Key, proposant de préférence une vision psychoanalytique des thèmes et des personnages, et par ailleurs teintée d’un humour particulier, presque indicible, se taillant une place dans un geste posé, un accessoire filmé, une couleur approprié.

Soulignons la belle mise en images de Toby Oliver
Happy Death Day / Bonne fête encore! (2017) –
qui, pour la circonstance, parcourt les labyrinthes
de l’intrigue avec élégance et sens de la retenue.

Sem 01_Insidious. The Last Key

Mais c’est aussi un film qui permet au critique de donner libre cours à son imagination en tentant le jeu dangereux et parfois ingrat de la plaidoirie. Il est évident que la présence de la charismatique Lin Shaye octroie au film une dimension extraordinaire, sise entre le paroxisme, la sérénité et une suave candeur sauvage qu’il n’est pas possible de gérer. C’est ce qui fait la force de ce film, avouons-le, plutôt malmené par la Bible des critiques Metascore, en quelque sorte, disons-le, encore sujette aux revendications critiques 70’huitardes.

Les références cinéphiliques, comme il se doit dans le genre, sont nombreuses et en forme d’hommage aux grands de l’épouvante. Pour une raison difficile à expliquer, car notre cerveau travaille d’étrange façon lorsque nous visionnons un film sur grand écran, on songe à The Haunting / La maison du diable (1963), le magnifique film de Robert Wise. Soulignons la belle mise en images de Toby Oliver – Happy Death Day / Bonne fête encore! (2017) – qui, pour la circonstance, parcourt les labyrinthes de l’intrigue avec élégance et sens de la retenue.

Sortie : vendredi 5 janvier
V.o. : anglais / Version française
Insidieux : La dernière clé

Réalisation
Adam Robitel

Genre : Suspense d’épouvante – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 43 – Dist. : Columbia Pictures – Horaires / Informations : @ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Horreur)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★★★ Bon. ★★★★★ Moyen. ★★★★ Mauvais. ★★★½ [Entre-deux-cotes]Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Séquences_Web

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