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I Can Only Imagine

7 juin 2018

| PRIMEUR |
Semaine 23
du 8 au 14 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1985, à Greenville, au Texas, Bart Millard grandit dans une famille dysfonctionnelle, sous l’autorité toute-puissante de son père, un homme violent. Un jour, un incident pousse sa mère, victime de violence conjugale, loin du nid familial. Laissé seul avec son père brutal, le jeune garçon de 10 ans est dévasté. Il trouve le salut dans la musique, et devient chanteur au sein d’un groupe de musique rock.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
vendredi 8 juin 2018

V.o.
anglais

Réalisation
Andrew Erwin
Jon Erwin

Genre
Drame

Origine
États-Unis

Année
2018

Durée
1 h 50

Distributeur
TVA Films

Horaires & info.
@ Dollar Cinema

Classement
Tout public

Identités

| PRIMEUR |
Semaine 23
du 8 au 14 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Brillant élève qui a dévié du droit chemin dans l’espoir de sortir de la pauvreté, Christopher Bégin est expulsé de l’école secondaire de Saint-Félicien et fugue de chez lui pour échapper à une condamnation. Il se retrouve à Montréal où il ment sur son identité afin d’obtenir un travail dans un atelier de mécanique dirigé par Richard et son acolyte, Roger. Les soupçonnant de faire des affaires louches, Christopher n’hésite pas à voler la caisse du garage…

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
vendredi 8 juin 2018

V.o.
français

Réalisation
Samuel Thivierge

Genre
Suspense

Origine
Québec [Canada]

Année
2017

Durée
1 h 33

Distributeur
V V S

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

 

La chambre du patriarche

| PRIMEUR |
Semaine 23
du 8 au 14 juin 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
À Jérusalem, l’Église orthodoxe grecque est la troisième propriétaire en importance de terres privées. Et le patriarche Irineos est celui qui règne sur l’affaire, signant lui-même tous les contrats de location avec l’État d’Israël. En 2005, des fidèles palestiniens en ont pourtant eu assez et l’ont accusé d’avoir loué ses terres à long terme à des colons extrémistes. Une accusation assez grave pour que le patriarche soit démis de ses fonctions… Enquête.

COUP DE CŒUR
| Élie Castiel |

★★★★

Jérusalem ville ouverte

De la cinéaste israélienne Danæ Elon, on se souviendra de son très persuasif P.S. Jerusalem, posant un regard critique et en même temps salutaire sur le différent israélo-palestinien. Jérusalem, ville éternelle des trois confessions monothéistes et pourtant source de mille et une tractations politiques ne menant, jusqu’ici, nulle part.

Et cette fois-ci, un nouvel acteur, l’Église orthodoxe grecque, impliquée dans une affaire de marchandage, de corruption, d’intérêts, de trahison et de complicité avec le gouvernement israélien pour qui la cinéaste est sans doute la brebis galeuse, comme l’ont été et continuent de l’être des réalisateurs come Avi Mograbi et Amos Gitaï. Verra-t-on un jour un cinéaste palestinien ou d’un pays arabe signer un film critiquant le mouvement Hamas qui, lui aussi, est une des sources de la discorde ? Sûrement pas.

L’originalité de la démarche de Danæ Elon est sans aucun doute liée à la présence de la principale intéressée dans ce documentaire-enquête passionnant qui pose les vraies questions, interroge dans la mesure du possible les bonnes personnes. Certaines répondent affablement, d’autres à la dérobée, ne voulant pas trop se mouiller.

En fin de compte, La chambre du patriarche n’est pas seulement
un film sur l’Église orthodoxe de Jérusalem, mais sur une ville
(voire même, pays) en éternelle ébullition qui, malheureusement,
n’a pas trouvé sa véritable voie. Vibrant, sans compromis.

Car Israël est, malgré la liberté de tourner, une sorte de poudrière à double sens où les limites existent malgré les apparences. Rien n’échappe à la pensée parfois inquisitrice d’Elon. Et au contrairement à deux nombreux réfractaires de l’État d’Israël, elle ne rejette nullement son existence, mais sous un jour égalitaire ouvert à la création d’un État palestinien. C’est justement sa vision politique qui frappe, contrairement à certains mouvements de gauche extrêmes qui prônent souvent un dialogue de sourds.

Par le biais d’une investigation qui parfois semble impartiale, c’est aussi le procès des concessions d’échanges malhonnêtes entre l’État occupant et l’Église en question qui nourrit ce document À l’heure où certains pays ont transféré leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, La chambre du patriarche est un film essentiel, stimulant, poussant à une réflexion qui oblige le spectateur à ne pas renoncer à la vision politique des choses. Avec la bénédiction de l’État hébreu, l’Église grecque possède une grande partie des terres de la ville. Jerusalem… ville internationale !? Énorme question par les temps qui courent. Et vers la fin du film, lorsque la cinéaste atteint son but, celui de voir en personne le patriarche Irineos, la véritable victime de cette histoire de trahison, la charge d’émotion est telle que le documentaire revendique l’affection, sentiment traditionnellement réservé à la fiction.

En fin de compte, La chambre du patriarche n’est pas seulement un film sur l’Église orthodoxe de Jérusalem, mais sur une ville (voire même, pays) en éternelle ébullition qui, malheureusement, n’a pas trouvé sa véritable voie. Vibrant, sans compromis.

[ Voir entrevue avec Danae Elon ici ]

« Orpheus Award » / Meilleur documentaire
Los Angeles Greek Film Festival 2017

Sortie
vendredi 8 juin 2018

V.o.
multilingue ; s.-t.f.
Heder ha-patriarch
Tin aithousa tou patriarchi
The Patriarch’s Room

Réalisation
Danae Elon

Genre
Documentaire

Origine
Canada / Israël / Grèce

Année
2016

Durée
1 h 25

Distributeur
Filmoption International

Horaires & info.
@ Cinémathèque québécoise

Classement
E/C
(En attente)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais.
½ [Entre-deux-cotes]

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