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	<title>Séquences - La revue de cinéma</title>
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		<title>Réalisme ou vérité?</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 05:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est l’excellent blogue de l’Independant Film Channel (IFC) qui nous pointait récemment vers un article de Newsweek portant sur la représentation des militaires américains dans The Hurt Locker de Kathryn Bigelow. Écrit par le président d’une association de vétérans américains (Iraq and Afghanistan Veterans of America ou IAVA), l’article stipule que le film serait non [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est l’excellent blogue de l’<a href="http://www.ifc.com/blogs/indie-eye/2010/02/non-political.php" target="_blank">Independant Film Channel</a> (IFC) qui nous pointait récemment vers un article de <a href="http://www.newsweek.com/id/234064" target="_blank">Newsweek</a> portant sur la représentation des militaires américains dans <strong>The Hurt Locker</strong> de Kathryn Bigelow. Écrit par le président d’une association de vétérans américains (Iraq and Afghanistan Veterans of America ou IAVA), l’article stipule que le film serait non respectueux de la réalité militaire. Cette critique n’est pas nouvelle, déjà à la sortie du film certains l’avaient <a href="http://defensetech.org/2009/07/10/hurt-locker-is-a-blast-without-the-spark/" target="_blank">noté</a>. Pourtant, dénoncer l’irréalisme de certaines situations, c’est un peu passer à côté de la plaque : ce qui se veut réaliste dans le film, ce ne sont pas tant les situations elles-mêmes que les émotions qu’elles suscitent.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4151" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-4151" title="hurt-locker-boom" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/hurt-locker-boom-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /><p class="wp-caption-text">The Hurt Locker</p></div>
<p><span id="more-4144"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Quelles sont ces inexactitudes factuelles décriées par ces vétérans? L’unité de EOD (Explosive Ordinance Disposal) au centre du film ne s’occupe en principe, comme son nom l’indique, que de désarmement. Quand ils arrivent sur des lieux, ceux-ci ont été préalablement sécurisés, ce n’est pas à eux d’exécuter cette tâche, ils ne font que s’occuper des explosifs. Donc, contrairement à ce que nous montre Bigelow, ils ne font pas de missions de tireur d’élite, ils ne vident pas d’immeuble à la recherche d’une bombe. Le film comporterait aussi des erreurs plus banales de soldats dans de mauvais uniformes ou de hiérarchie militaire mal définie, mais c’est surtout les scènes d’action qui semblent avoir choqué les vétérans. Selon eux, Hollywood se permet des libertés sur la réalité afin de rehausser le spectacle et l’action, s’inquiétant que personne ne transmette adéquatement leur point de vue.</p>
<p style="text-align: justify;">Personnellement, je me fous pas mal que le film soit représentatif ou non de la réalité de manière aussi anecdotique, le réalisme est une affaire de convention. Je ne crois pas d’ailleurs que Bigelow tenait tant que ça à présenter la « vraie vie » des soldats en Irak, elle a un point de vue sur le sujet et le film s’articule autour de celui-ci, quitte à écorcher le réel. <em>War is a drug</em>, nous dit-elle, alors elle présente la guerre comme une drogue, tout simplement, avec ces montées d’adrénaline à la fois angoissantes et exaltantes. Il est plutôt ironique d’ailleurs que l’auteur de l’article pour Newsweek trouve que le film présente bien les difficultés des soldats de retour au pays à se réintégrer à la vie civile : n’est-ce pas là exactement où veut en venir <strong>The Hurt Locker</strong>? Si le retour à la normale est si difficile, c’est que la guerre est bien une drogue, que le soldat en devient vite dépendant. Le réalisme du film, pour moi, il est là, dans cette façon de traduire l’émotion du soldat engagé dans l’action, de le montrer dépendant de celle-ci. Aucun des deux articles cités ne remet en question ce point, il n’y a que l’action en tant que telle qui est problématique pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">
Le cinéma doit rester fidèle au réel, certes, cela ne veut pas dire qu’il doit le suivre en tout point. Même le film le plus artificiel qui soit peut rendre compte de la réalité. Fassbinder disait que c’est par l’artifice que la vérité peut s’introduire au cinéma. D’ailleurs, le mot vrai ne serait-il pas préférable à réaliste? Alors que je suis actuellement plongé dans <strong>Berlin Alexanderplatz</strong>, je ne peux que donner raison à Fassbinder : son film-odyssée n’a rien de réaliste avec son interprétation théâtrale, ses éclairages où chaque éclat de lumière est souligné par une étoile comme dans un mélodrame clinquant, ses mouvements de caméra précis et parfois baroques, ses décors de studio, etc. Pourtant, tous ces éléments viennent à chaque moment nous en révéler un peu plus sur les personnages ou sur la ville de Berlin, c’est toute cette artificialité qui nous fait découvrir peu à peu le personnage principal et son environnement, tout deux plus vrai que s’ils avaient été simplement filmés caméra à l’épaule dans un style pseudo-documentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4147" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-4147" title="alexanderplatz-ep1" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/alexanderplatz-ep1-580x428.jpg" alt="" width="580" height="428" /><p class="wp-caption-text">Berlin Alexanderplatz et ses éclairages scintillants</p></div>
<p style="text-align: justify;">Peut-être d’ailleurs que c’est ce style sautillant et associé au réalisme qui vaut à Bigelow ces critiques, peut-être que cette esthétique qui « fait réaliste » porte à croire que ce que l’on voit est « plus vrai ». Pourtant, en soi, la caméra à l’épaule ne veut rien dire, tout dépend du contexte, comme n’importe quel effet de mise en scène. Dans <strong>The Hurt Locker</strong>, cette caméra nerveuse ne sert pas tant à faire réaliste, il s’agit plutôt de rendre compte de l’anxiété des personnages, c’est un moyen de construire la tension : en multipliant les angles de vue, en présentant rapidement de nombreux plans brefs servant à construire de façon hachurée la géographie d’une scène, Bigelow imite la position du soldat aux aguets, jetant des coups d’œil furtifs dans toutes les directions puisqu’il ne sait pas d’où peut venir ou non le danger, cherchant comme la caméra à définir les lieux pour pouvoir y intervenir. Il y a déjà là originalité : en général, ce type de caméra nerveuse est plus de nature omnisciente, alors qu’ici elle sert avant tout à traduire une subjectivité. De plus, pour en revenir aux arguments des vétérans, si les lieux avaient été sécurisés avant l’arrivée du personnage principal, comme c’est le cas dans la réalité, cette mise en scène n’aurait aucun sens, il faut donc user d&#8217;un peu de déformation et d’artificialité pour en arriver à la vérité que veut présenter Bigelow.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vérité est d’ailleurs plus complexe que cette simple équation entre guerre et drogue. La mise en scène nous force à chercher partout le danger : des plans innocents, qui ne font que montrer un élément inoffensif de la scène, se mêlent à d’autres plans qui se révèlent être le point de vue de l’ennemi. Jim Emerson sur scanners analyse <a href="http://blogs.suntimes.com/scanners/2010/03/how_bigelow_delivers_more_bang.html" target="_blank">ici</a> une séquence à ce sujet, montrant comment un plan en apparence anodin, mêlé à d’autres, finit par prendre une tout autre signification alors que la scène se développe et qu’il s’avère être le point de vue d’un terroriste. Le danger est donc partout, il est même dans les plans les plus banaux.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_4145" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-4145   " title="hl1-thumb-500x279-18324" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/hl1-thumb-500x279-18324.jpg" alt="" width="500" height="279" /><p class="wp-caption-text">Un cadre ordinaire, passant rapidement, entremêlé à d&#39;autres présentant le terrain...</p></div>
<div id="attachment_4146" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-4146 " title="hl6-thumb-500x280-18342-thumb-500x280-18351" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/hl6-thumb-500x280-18342-thumb-500x280-18351.jpg" alt="" width="500" height="280" /><p class="wp-caption-text">Mais quelques plans plus tard...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Conséquemment, puisque les soldats doivent apprendre à se méfier de tout, le film présente les Irakiens de manière très sommaire, ils n’ont droit qu’à une place de figurants puisque c’est ainsi que les soldats doivent les considérer, ils ne peuvent entretenir avec eux des relations amicales. Le personnage de Beckham s’attache à un jeune Irakien qui lui vend des films, mais alors qu’il recherche un enfant dans un immeuble délabré, le poids émotionnel de cette relation l’amène à prendre des décisions dangereuses. Lorsque Beckham croise à nouveau le jeune, après cette séquence dans l’immeuble, il ne lui lance même pas un regard, il a compris qu’il ne peut pas se permettre cette toute simple camaraderie. La mise en scène prend ici son sens : elle se confine au point de vue du soldat puisque pour lui il est nécessaire de restreindre le sien et de ne pas trop reconnaître celui de l’Autre, ce point de vue limité est nécessaire à sa survie, d’où le côté déshumanisant d’une guerre d’occupation comme en Irak. Même les plans présentant le point de vue de l’ennemi restent représentatifs de la subjectivité du soldat puisqu’ils sont présentés comme des plans ayant la même importance que les autres : le danger était dans celui-ci, mais il aurait tout aussi bien pu être dans un autre. En passant, il y a là un aspect politique difficile à nier, contrairement à ce qu’en ont dit la plupart des commentateurs, sur la perception des Américains vis-à-vis des Irakiens qu’ils sont censés venir protéger.</p>
<p style="text-align: justify;">
Toute cette perspective serait impossible à monter si Beckham arrivait sur des lieux sécurisés; l’important, c’est de sentir avec lui la paranoïa suscitée par l’état de guerre, il faut donc une menace permanente, qui peut surgir d’ailleurs que de la simple bombe. La situation est peut-être fausse, mais il me semble qu’en traduisant ce point de vue limité et déshumanisant que le soldat se voit obligé d’emprunter, le film communique une vérité autrement plus importante.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #0000ff;">Sylvain Lavallée</span></strong></p>
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		<title>Semaine du 5 au 11 mars 2010</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 13:12:38 +0000</pubDate>
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ALICE IN WONDERLAND / ALICE AU PAYS DES MERVEILLES — Comédie fantaisiste &#124; États-Unis 2010 , 108 minutes – Réal. : Tim Burton – Int. : Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway – Dist. : Buena Vista &#124; Horaires : Cineplex Divertissement
À 19 ans, Alice retourne dans l’univers qu’elle avait décourvert lorsqu’elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-4070" title="Alice in Wonderland" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Alice-in-Wonderland-580x325.jpg" alt="" width="522" height="293" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">ALICE IN WONDERLAND</span> </strong>/ <span style="color: #ff0000;">ALICE AU PAYS DES MERVEILLES</span> — <strong>Comédie fantaisiste</strong> | États-Unis 2010 , 108 minutes – <strong>Réal.</strong> : Tim Burton – <strong>Int.</strong> : Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway – <strong>Dist.</strong> : Buena Vista | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>À 19 ans, Alice retourne dans l’univers qu’elle avait décourvert lorsqu’elle n’était qu’une petite fille. Elle y retrouve ses amis d’enfance : le Lapin blanc, Tweedledee et Tweedledum, le Loi, la Chenille, Le Chat de Chester et le Chapelier Fou. Mais la Reine de Cœur sème encore la terreur.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cinq ans après <strong>Charlie and The Chocolate Factory</strong>,  la disneylandisation du patrimoine burtonien se poursuit de plus belle… à notre grand déplaisir. Si on discerne tant dans ce nouvel opus la mécanique narrative et le décor propres à l’imaginaire du réalisateur américain, c’est moins par aboutissement artistique (comme durant les beaux jours de <strong>Beetlejuice</strong> ou <strong>Edward Scissorhands</strong>) que par un malheureux confinement à la répétition. Comme si l’univers de Burton était aujourd’hui fermé sur lui-même en quelque sorte, en panne de cette excentricité, cet humour impertinent et cette vigueur qui avaient fait sa gloire jadis. À quand remonte la dernière fois où le génie derrière <strong>Ed Wood</strong> s’est montré dans toute sa vitalité? <strong>Sleepy Hollow</strong>?! Dix ans, c’est déjà trop long. Sans être une grande réussite donc, <strong>Alice in Wonderland</strong> reste tout de même une jolie relecture du conte de Lewis Carroll, agrémentée par la présence du mémorable Johnny Depp et d’une lumineuse Mia Wasikowska. — <span style="color: #0000ff;"><strong>Sami Gnaba</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=DeWsZ2b_pK4&amp;feature=fvst"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4068"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-4071" title="Brooklyn's Finest" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Brooklyns-Finest-580x382.jpg" alt="" width="522" height="344" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>BROOKLYN’S FINEST</strong></span> — <strong>Drame policier</strong> | États-Unis 2009, 140 minutes – <strong>Réal.</strong> : Antoine Fuqua – <strong>Int.</strong> : Richard Gere, Don Cheadle, Ethan Hawke, Wesley Snipes, Vincent D’Onofrio, Lily Taylor – <strong>Dist.</strong> : Alliance | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Eddie, Sal et Tango sont tous les trois flics dans le 65e</em><em> District, l’un des plus dangereux du nord de Brooklyn. Mais ce soir-là, alors que la violence fait rage, leurs destins se croisent.</em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=HUMC8rh6uuE"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4077" title="Most Dangerous Man in America, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Most-Dangerous-Man-in-America-The1.jpg" alt="" width="500" height="250" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE MOST DANGEROUS MAN IN AMERICA : DANIEL ELLSBERG AND THE PENTAGON PAPERS</strong> </span>— <strong>Documentaire</strong> | États-Unis 2009, 92 minutes – <strong>Réal.</strong> : Judith Ehrlick, Rick Goldsmith – <strong>Avec</strong> : Daniel Ellsberg, Patricia Ellsberg, John Dean, Max Frankel – <strong>Dist.</strong> : Cinéma du Parc / First Run Features | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cinemaduparc.com/homefr.html">Cinéma du Parc</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En 1971, Daniel Ellsberg devient célèbre lorsqu’il fait parvenir à des journalistes du </em>New York Times<em> un rapport confidentiel d’une importance capitale concernant la guerre du Vietnam. Du jour au lendemain, il devient l’homme le plus recherché en Amérique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gXlmQeSpqI4"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-4076" title="Signes vitaux, Les" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Signes-vitaux-Les-580x339.jpg" alt="" width="522" height="305" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>LES SIGNES VITAUX</strong></span> — <strong>Drame</strong> | Canada [Québec] 2009, 88 minutes – <strong>Réal.</strong> : Sophie Desrape  – <strong>Int.</strong> : Marie-Hélène Bellavance, Francis Ducharme, Danielle Ouimet, Suzanne St-Michel, Marie Brassard – <strong>Dist.</strong> : Métropole | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cinemabeaubien.com/">Cinéma Beaubien</a> – <a href="http://www.cinemaparallele.ca/">Cinéma Parallèle</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Étudiante en médecine, Simone décide de s’occuper de quelques malades dans un centre de soins palliatifs, en leur apportant un soutien moral. Cette décision complique sa relation avec Boris, son ami de cœur.</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’interprétation a un nom, et c’est celui de Marie-Hélène Bellavance. Tout en intériorité, elle passe d’un registre à l’autre avec une acuité admirable, entourée de brillants comédiens. Au même titre que ses contemporains qui ont pour nom Denis Côté, Francis Leclerc ou bien encore Rafaël Ouellet, Sophie Desrape signe ici un essai concluant, un film surprenant qui place l’acte filmique au niveau de l’art, se révélant ainsi une des plus brillantes plasticiennes du nouveau cinéma québécois.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=tT-bBExvYCA"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></p>
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		<title>Sélection hebdo &#124; Du 5 au 11 mars 2010</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 13:12:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Marco Amentra]]></category>
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		<description><![CDATA[À L’AVENTURE
Drame — France 2009, 104 minutes &#124; DVD : 2010 — Réal. : Jean-Claude Brisseau &#124; Sans suppléments — Dist. : Séville
Après Les Anges exterminateurs et Choses secrètes, troisième volet d’une trilogie-fiction sur l’orgasme au féminin.
Cote : **½_5

 
L’ARMÉE DU CRIME
Drame de guerre — France 2009, 139 minutes &#124; DVD : 2010 — Réal. : Robert [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4108" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px"><img class="size-large wp-image-4108" title="A l'aventure" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/A-laventure-580x388.jpg" alt="" width="470" height="314" /><p class="wp-caption-text">Cliquer sur chacun des titres pour la bande-annonce correspondante</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=quALJIyHges"><span style="color: #ff0000;"><strong>À L’AVENTURE</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Drame </strong>— France 2009, 104 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Jean-Claude Brisseau | Sans suppléments <strong>— Dist</strong>. : Séville</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Après Les Anges exterminateurs et Choses secrètes, troisième volet d’une trilogie-fiction sur l’orgasme au féminin.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : **½_5</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4095"></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"> <strong><img class="aligncenter size-large wp-image-4099" title="Armée du crime, L'" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Armée-du-crime-L-580x437.jpg" alt="" width="470" height="354" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=z1nPqNLwfYM"><span style="color: #ff0000;"><strong>L’ARMÉE DU CRIME</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Drame de guerre</strong> — France 2009, 139 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Robert Guédiguian | Sans suppléments — <strong>Dist. </strong>: Métropole.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans Paris occupé par les Allemands, l’ouvrier Missak Manouchian et son groupe composé de personnes de différentes origines ethniques sont déterminés à combattre les forces d’occupation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : ***½ _5</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"> <strong><img class="aligncenter size-full wp-image-4100" title="Go Fast" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Go-Fast.jpg" alt="" width="450" height="300" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=WvI6HAST9kE"><span style="color: #ff0000;"><strong>GO FAST</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Drame policier</strong> — France 2009, 90 minutes | DVD : 2009 — <strong>Réal.</strong> : Olivier Van Hoofstadt | Sans suppléments — <strong>Dist. </strong>: Métropole</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Muté dans un nouveau service de la police, l’officier de police judiciaire Marek est chargé d’enquêter sur un réseau de trafiquants de drogue.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : **½ _5</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"> <strong><img class="aligncenter size-large wp-image-4101" title="Plages d'Agnès, Les" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Plages-dAgnès-Les-580x386.jpg" alt="" width="470" height="312" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9KCzSmRsTzI"><span style="color: #ff0000;"><strong>LES PLAGES D’AGNÈS</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Essai poétique </strong>— France 2008, 113 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Agnès Varda | Sans suppléments — <strong>Dist. : </strong>Séville</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Agnès Varda revient sur les plages qui ont marqué sa vie. Elle invente une forme d’essai documentaire où extraits de films, images d’archives et séquences de reportage s’entremêlent pour former un tout d’une cohérence à la fois jouissive et remarquablement créative.</em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : **_5</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"> <strong><img class="aligncenter size-large wp-image-4102" title="Quelque chose à te dire" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Quelque-chose-à-te-dire-580x386.jpg" alt="" width="470" height="312" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TyvJb3lCf3Q"><span style="color: #ff0000;"><strong>QUELQUE CHOSE À TE DIRE</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comédie dramatique</strong> — France 2009, 100 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Cécile Telerman | Sans suppléments -<strong> Dist. </strong>: Métropole</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une famille comme toutes les autres, les Celliers. Leurs joies, leurs petits et grands drames. Et puis un jour, quelqu’un entre dans leur vie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : **½_5</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"> </span><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-4103" title="Sicilienne, La" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Sicilienne-La-580x384.jpg" alt="" width="470" height="311" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=OmWI9Cs9rFo"><strong><span style="color: #ff0000;">LA SICILIENNE</span> </strong></a>/ <span style="color: #ff0000;">LA SICILIANA REBELLE</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Drame psychologique</strong> — Italie / France 2006, 113 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Marco Amenta | Sans suppléments — <strong>Dist. : </strong>Métropole</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une jeune fille de 17 ans veut venger le meurtre de son père et de son frère, membres de la Cosa Nostra.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : ***½ _5</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-4136" title="Wonderful Town" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Wonderful-Town-580x389.jpg" alt="" width="470" height="315" /></span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RXKzhXdcMZU"><strong><span style="color: #ff0000;">WONDERFUL TOWN</span></strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Drame </strong>— Thaïlande 2007, 92 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong>: Adithya Assarat | Sans suppléments &#8211; <strong>Dist. </strong>: FunFilm.</p>
<p style="text-align: justify;">Bienvenus à <strong>Wonderful Town</strong>, Takua Pa si vous préférez, une petite ville au sud de la Thaïlande ravagée par le passage du Tsunami, où le temps semble s’être arrêté et la tranquillité ambiante paraît suspecte. Ville endormie dans laquelle les jeunes pour se désennuyer s’adonnent au gangstérisme et les plus vieux complotent dans notre dos. L’arrivée impromptue de Ton ne fera décidément pas leur bonheur. Surtout lorsque celui-ci s’éprend amoureusement de Na, jeune tenancière d’hôtel solitaire. D’une telle prémisse, Aditya Assarat composera un premier film poétique, d’une beauté peu commune et contemplatif à souhait. Quand à ce dernier plan de deux jeunes danseuses-ballerines posées sur le toit, il est tout simplement majestueux, bouleversant, convoquant tour à tour impuissance, gravité et harmonie. Un rendez-vous cinématographique précieux à ne pas manquer. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Sami Gnaba</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : ***½ _5</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Jim Jarmusch &#124; Filmer la marginalité</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 19:39:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour une éthique de la différence
Il n’y a pas d’exceptions, pas plus qu’il n’y a de compromis chez Jim Jarmusch : son corpus n’a jamais cessé de réfléchir les questions de marginalité et de pluralisme. « L’univers n’a ni frontières ni centre », répèteront plusieurs personnages de The Limits of Control, son tout dernier métrage. Avec cet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Pour une éthique de la différence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il n’y a pas d’exceptions, pas plus qu’il n’y a de compromis chez Jim Jarmusch : son corpus n’a jamais cessé de réfléchir les questions de marginalité et de pluralisme. <strong>« </strong>L’univers n’a ni frontières ni centre », répèteront plusieurs personnages de <a href="http://www.revuesequences.org/2009/06/the-limits-of-control/#more-670"><strong>The Limits of Control</strong></a>, son tout dernier métrage. Avec cet aphorisme, le cinéaste rappelle sa conception résolument punk du monde et du cinéma. Examen d’une éthique de la différence. </em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Dominic Bouchard</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Issu de la scène new-wave et punk new-yorkaise de la fin des années 1970 et du début des années 1980, Jarmusch est fortement influencé par les courants intellectuels de son époque, celle des post-. Plusieurs l’ont souligné, cette génération accorde une importance croissante aux nouvelles identités sociales ; amorce un révisionnisme culturel intense ; discrédite les métarécits ; brouille les frontières entre la culture de masse et la culture élitiste ; célèbre l’arrivée des idées mineures dans le débat public. Bref, elle se méfie des positions universalisantes qui font abstraction du pluralisme constitutif de toutes sociétés ; pluralisme que les films de Jarmusch ont toujours su défendre.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_4041" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-4041" title="Jim Jarmusch" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Jim-Jarmusch-580x388.jpg" alt="" width="580" height="388" /><p class="wp-caption-text">Jim Jarmusch</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-4031"></span>PERSONNAGES IDIOSYNCRASIQUES<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En quelque sorte, la caméra de Jarmusch est pour la société ce que le prisme est pour la lumière, c’est-à-dire un dispositif révélant la pluralité constitutive de l’objet. Dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Aqo23zusKa8"><strong>Mystery Train</strong></a>, Mitsuko, une jeune japonaise en voyage à Memphis, montre à son copain un <em>scrapbook</em> contenant différentes photographies d’Elvis. À chaque page de son cahier se trouve une photographie du King juxtaposée à une photographie d’une figure connue – Madonna, la statue de la Liberté, Bouddha, etc. Grâce à ce dispositif tout simple, Mitsuko dévoile des similarités étonnantes entre les figures. Cette scène illustre assez bien comment l’« étranger » dans l’univers jarmuschien est là pour induire un déplacement, une réévaluation des signes et des codes culturels dominants. Il révèle l’ambigüité et la polysémie de ce qui, dans le système représentationnel dominant, aurait été limpide et univoque.</p>
<p style="text-align: justify;">Très souvent, ce déplacement se joue au niveau de la langue. Un des exemples mémorables est le personnage de Roberto Binigni, Bob, dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=z_jcyLwpEXg"><strong>Down by Law</strong></a>. Bob, qui ne maitrise qu’approximativement la langue anglaise, ne cesse de déformer les mots et de confondre les prénoms de ses codétenus (Jack et Zack), ce qui a pour effet de mettre le sens et les identités en crise. Bob, comme Eva dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qpQ3HrmjjSc"><strong>Stranger Than Paradise</strong></a>, ignore les mœurs américaines et maitrise précairement la langue. Sa présence défamiliarise les « habitants » dans leur propre rapport à la réalité et à la langue. Mais étonnamment, Bob n’est pas marginalisé. Plutôt, sa présence permet de révéler les particularités de chacun des membres du groupe. Toujours à propos de la langue, dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=YJQ5bLmYGm0"><strong>The Limits of Control</strong></a>, chaque informateur qui aborde Lone Man (le personnage de Isaach De Bankolé) amorce la conversation en demandant, en espagnol, s’il parle cette langue… et Lone Man de toujours répondre : non. Ce dialogue leitmotiv joue un rôle performatif. Il permet au personnage de constamment réaffirmer sa marginalité par rapport à l’espace linguistique et géographique qu’il traverse.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail sur la figure de l’étranger ne saurait être aussi intéressant s’il se limitait uniquement à des personnages non blancs, non anglophones ou non américains. Dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=K6Mw6b1T50U"><strong>Coffee and Cigarettes</strong></a>, Jarmusch introduit, tour à tour, Steve Buscemi et Bill Murray au sein d’un duo <em>afro-américain</em>. Cette mise en scène, aussi comique qu’efficace, positionne ces hommes blancs américains dans le rôle de l’Autre. Par un geste tout postmoderne, le cinéaste relativise ainsi les identités dominantes.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_4049" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-4049" title="Down by Law" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Down-by-Law-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /><p class="wp-caption-text">Down by Law</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>EXPOSER PLUS QUE RACONTER<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1982, c’est l’année des superhéros à Hollywood. Mais discrètement, derrière le son des mitraillettes et des lances-grenades de Rambo se font entendre la musique de John Lurie et la voix de Willie, Eva et Eddie. C’est cette année-là, alors que <strong>First Blood</strong> sort en salle, que Jarmusch réalise la version courte de <strong>Stranger Than Paradise</strong>. Déjà, il annonce un cinéma qui donnera une voix aux personnages et un espace aux récits que le système de représentation hollywoodien exile systématiquement hors de sa diégèse.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant les années 1980, le cinéma expérimental new-yorkais mute de l’austérité des films conceptuels et structurels des années 1960-1970, centrés en grande partie sur les qualités matérielles du médium cinématographique, vers de nouvelles préoccupations d’ordre narratives et sociales. Jarmusch s’engage alors dans une réévaluation de la culture expérimentale. Ces films font l’enquête des intervalles inexplorés, c’est moments ambigus, mineurs que les films commerciaux ne peuvent pas intégrer à leur structure narrative basée sur une logique économique : obtenir un maximum d’effet dramatique dans un minimum de temps. <strong>Coffee and Cigarettes </strong>(amorcé en 1986), témoigne bien de cette préférence pour les histoires marginales – ou marginalisées. Les rencontres entre les protagonistes sont ici très peu justifiées ou motivés, sinon qu’en elles-mêmes. Elles arrivent sous nos yeux, sans effets dramatiques marqués. La caméra et la mise en scène sont entièrement dévouées à nous les exposer le plus naturellement possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui frappe dans la structure narrative d’œuvres comme <strong>Coffee and Cigarettes</strong>, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gdY24pZqAaw"><strong>Night on Earth </strong></a>et même <a href="http://www.youtube.com/watch?v=fXegosRqxjU"><strong>Broken Flowers</strong></a>, puis <strong>The Limits of Control</strong>, c’est le caractère modulaire du récit. Il ne faut pas voir ici uniquement un choix esthétique. La modularité renvoie directement à ce refus de l’unique, de l’universel, de l’uniforme ; à cette volonté qu’à Jarmusch de défendre le pluriel, la différence. Ce fractionnement des récits est symptomatique de ce que plusieurs philosophes ont expliqué par la chute des métarécits de la modernité en cette ère dite postmoderne.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la position la plus singulière et la plus politique des récits et des personnages du cinéaste indépendant réside peut-être dans la revendication d’une certaine improductivité. Dans <strong>Stranger Than Paradise</strong>, par exemple, la valeur des personnages se trouve dans leur personnalité plus que dans leurs actions. En effet, les personnages jarmuschien revendiquent le droit d’exister, même sans but, même sans résultat. Corky (Winona Ryder) refuse de laisser tomber son travail de chauffeuse de taxi pour devenir actrice dans <strong>Night on Earth</strong>, alors que Don (Bill Murray) rentre chez lui sans avoir résout l’énigme de sa paternité dans <strong>Broken Flowers</strong>. Cette esthétique (éthique) minimaliste constitue une position rare dans le cadre narratif et politique des années Reagan, puis Bush.</p>
<div id="attachment_4046" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-4046" title="Stranger Than Paradise" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Stranger-Than-Paradise1-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /><p class="wp-caption-text">Stranger Than Paradise</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA MORT</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La mort c’est la marge ultime de la vie. Deux films très populaires dans la filmographie de Jarmusch sont des chroniques d’une mort annoncée, d’une mort en train de se faire : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gpf0NFVLEn8"><strong>Ghost Dog: The Way of the Samurai </strong>et <strong>Dead Man</strong>.</a> L’originalité de ce dernier est d’explorer ce moment qui se situe entre la vie et la mort. En plus de désacraliser l’ouest, ce western détourne la représentation classique de la mort. Car dans un western, il y a généralement très peu de temps qui sépare ces deux occurrences que sont la vie et la mort. Ici, on étire le processus à l’extrême. La mort de William Blake c’est la très belle mort de Frank dans <strong>Il était une fois dans l’ouest</strong> (Sergio Leone) ou celle de Michel dans <strong>À bout de souffle</strong> (Jean-Luc Godard) que l’on dilate à l’échelle du film. Dans cette œuvre, c’est le moment transitoire, mineur, qui devient le cœur du récit.</p>
<p style="text-align: justify;">La mort se joue aussi ailleurs : dans les temps de l’histoire présentés par le récit. Ces temps morts, comme on les appelle. Des temps où l’action se dilate, où le récit n’avance plus vraiment, où la narration se relâche pour laisser place à l’exposition ; ces moments que les monteurs hollywoodiens sont tenus d’envoyer dans la chute. Plutôt que de les marginaliser, Jarmusch les célèbre. Ils rappellent que ces temps sont morts seulement parce qu’un système de représentation dominant les tue.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, la marginalité dans le cinéma de Jarmusch ce n’est peut-être pas une fin, mais un moyen pour défendre un monde pluriel. Comme le résume merveilleusement bien Juan A. Suárez dans un ouvrage consacré à l’artiste, les films de Jarmusch peuvent être alignés avec un des principaux projets de la culture expérimentale du 20<sup>e</sup> siècle, soit un projet à la fois esthétique et politique qui consiste à explorer les marges de l’expérience afin d’élargir le champ des représentations et le répertoire disponible des concepts et des sensibilités [<strong>1</strong>]<span style="color: #000000;"> </span>. En somme, Jim Jarmusch est le témoin critique d’une Amérique pluraliste où le rêve n’est pas le même pour tous.</p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">[</span><strong>1</strong>] Juan A. Suárez, <em>Jim Jarmusch</em>, Presse de l’Université de l’Illinois, Urbana et Chicago, 2007, p.5.</p>
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		<title>Festival de films sur les droits de la personne de Montréal</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 21:44:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[En lumière]]></category>
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		<category><![CDATA[Festival de films sur les droits de la personne]]></category>
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		<description><![CDATA[Injustices, viols, répressions, emprisonnements, peines de mort, crimes de guerre, obstacles aux valeurs démocratiques, racisme, xénophobie, homophobie&#8230; autant de tares humaines que des cinéastes courageux ont filmé à travers des documentaires et des fictions que présente la 5e édition du Festival de films sur les droits de la personne de Montréal, du 11 au 21 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3917" class="wp-caption alignleft" style="width: 205px"><a href="http://ffdpm.com/2010/dl/FFDPM-2010.mov"><img class="size-large wp-image-3917 " title="FFDP_2010" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/FFDP_2010-491x580.jpg" alt="" width="195" height="221" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquer sur l&#39;affiche pour la bande-annonce du FFDP 2010</p></div>
<p style="text-align: justify;">Injustices, viols, répressions, emprisonnements, peines de mort, crimes de guerre, obstacles aux valeurs démocratiques, racisme, xénophobie, homophobie&#8230; autant de tares humaines que des cinéastes courageux ont filmé à travers des documentaires et des fictions que présente la 5<sup>e</sup> édition du <a href="http://ffdpm.com/2010/index.php?lang=fr">Festival de films sur les droits de la personne de Montréal</a>, du 11 au 21 mars 2010, au Cinéma du Parc, au Cinéma ONF et au Cinéma Parallèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les pièces de résistance, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qxiGQ9uacgs"><strong>The 10 Conditions of Love </strong></a>ou portrait d’une courageuse imbattable et <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gKTihzMFfeU">Le Jour où Dieu est parti en voyage</a></strong> ou la mise en images de la souffrance rwandaise. Entre ces deux propositions, plus de soixante films en provenance d’une vingtaine de pays. Également au programme : des Ciné-rencontres, des Ciné-conférences et des Programmes-jeunesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Un Rendez-vous pour ceux et celles qui croient encore que la lutte et la prise de conscience sont nécessaires pour que la terre change.</p>
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		<title>Ligue de droite</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 21:01:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Brüno]]></category>
		<category><![CDATA[Dear John]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs libérales]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs traditionnelles]]></category>

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		<description><![CDATA[— Élie Castiel &#124; Rédacteur en chef
Qu’est ce que le www.movieguide.org? Simplement un organisme de la droite conservatrice américaine qui a pour mission d’évaluer les films d’un point de vue chrétien évangélique. Ce qui veut vouloir dire que bon nombre de films se méritent, selon leurs cotes morales et leurs critères d’évaluation, soit le blâme, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>— <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong> | Rédacteur en chef</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est ce que le <a href="http://www.movieguide.org/">www.movieguide.org</a>? Simplement un organisme de la droite conservatrice américaine qui a pour mission d’évaluer les films d’un point de vue chrétien évangélique. Ce qui veut vouloir dire que bon nombre de films se méritent, selon leurs cotes morales et leurs critères d’évaluation, soit le blâme, la désapprobation ou l’incitation au rejet total.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_3907" class="wp-caption   aligncenter" style="width: 532px;">
<dt class="wp-caption-dt" style="text-align: justify;"><img class="size-large wp-image-3907 " title="Dear John_2" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Dear-John_21-580x386.jpg" alt="" width="522" height="347" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Dear John</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3902"></span>Le site est bien construit (ce qui, aujourd’hui, n’est pas chose surprenante), élégant et facile à consulter. On pourra même y trouver du matériel d’archive intéressant. Ce qui dérange toutefois est le ton paternaliste dans la critique (s’agit-il vraiment de critique?) des films. À titre d’exemple parmi tant d’autres, on pourra lire à propos de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Qc0ODuEYp5o"><strong>Dear John</strong> </a>(Cher John) de Lasse Hallström que &#8230; « <strong><em>Dear John</em></strong><em> is very moving and well made, with great performances by Channing Tatum and Amanda Seyfried. The beauty of this movie is the sacrificial love shown both by John and Savannah. Love for others and duty to country are clearly shown. The filmmakers have created a solid romance in the context of a patriotic movie. There is much to like about <strong>Dear John</strong>. It contains, however, some foul language and one scene of implied pre-marital sex that warrant caution for older children&#8230;</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que l’on retient de cet extrait : une plume plutôt discutable, une appréciation totalement dépourvue d’éléments formels ou esthétiques, aucun rapport à la mise en scène, mais au contraire, une insistance sur ce que le film véhicule comme valeurs morales (romantisme,  sacrifice, fidélité inconditionnelle — ce qui en soit, n’est pas une si mauvais choix moral — devoir patriotique. Mais l’appréciation indique également que le film contient parfois un langage grossierr et que les protagonistes principaux laissent entendre aux spectateurs qu’ils uniront leurs corps avant le mariage. <em>No comment.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_3908" class="wp-caption   aligncenter" style="width: 532px;">
<dt class="wp-caption-dt" style="text-align: justify;"><img class="size-large wp-image-3908 " title="Brüno_2" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Brüno_21-580x320.jpg" alt="" width="522" height="288" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Brüno</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, dans un communiqué daté du 23 février dernier, la Movieguide annonce, chiffres à l’appui, que la majorité des spectateurs américains (auront-ils inclus les Canadiens, et par extension, les Québécois?) préfèrent voir des films conservateurs pro-américains, traditionnels, patriotiques, capitalistes, anti-communistes et propagateurs de valeurs morales tirées de la Bible. On indique aussi que des films anti-conservateurs comme <strong>Capitalism : A Love Story</strong>, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7CD30bHJDtw&amp;feature=related"><strong>Brüno</strong></a>, <strong>Land of the Lost</strong>, <strong>Creation</strong> et <strong>Whatever Works</strong> ont été des échecs aux guichets.</p>
<p style="text-align: justify;">Que dire de plus? Simplement qu’en matière de cinéma, la droite conservatrice se porte à merveille, que le cinéma contestataire est l’apanage de quelques <em>happy few,</em> et qu’afin que les valeurs libérales et le droit à l’opinion persistent comme points de bases de la démocratie, il faut continuer à se battre.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sélection hebdo &#124; du 26 février au 4 mars 2010</title>
		<link>http://www.revuesequences.org/2010/02/selection-dvd-semaine-du-26-fevrier-au-4-mars/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 13:46:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Amreeka]]></category>
		<category><![CDATA[Coco avant Chanel]]></category>
		<category><![CDATA[I Hope They Serve Beer in Hell]]></category>
		<category><![CDATA[I'm Going to explode]]></category>
		<category><![CDATA[Je vais exploser]]></category>
		<category><![CDATA[L'Infitré]]></category>
		<category><![CDATA[The Informant]]></category>
		<category><![CDATA[Voy a explotar]]></category>

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		<description><![CDATA[AMREEKA / AMERRIKA
Comédie — États-Unis / Canada 2009 &#124; DVD : 2010, 96 minutes — Réal. : Cherien Dabis &#124; Sans suppléments — Dist. : Séville
Divorcée et mère d’un adolescent, Mouna se débrouille tant bien que mal en territoire palestinien. Elle décide d’aller rejoindre des membres de sa famille aux États-Unis.
Cote : ***½ / 5


COCO AVANT [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3757" class="wp-caption aligncenter" style="width: 532px"><img class="size-large wp-image-3757" title="Amreeka" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Amreeka-580x349.jpg" alt="" width="522" height="314" /><p class="wp-caption-text">Cliquer sur chacun des titres pour la bande-annonce correspondante</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=DRKa2MLkKLA"><span style="text-decoration: underline;"><strong>AMREEKA</strong></span></a> </span>/ <span style="color: #ff0000;">AMERRIKA</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comédie </strong>— États-Unis / Canada 2009 | DVD : 2010, 96 minutes — <strong>Réal.</strong> : Cherien Dabis | Sans suppléments — <strong>Dist.</strong> : Séville</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Divorcée et mère d’un adolescent, Mouna se débrouille tant bien que mal en territoire palestinien. Elle décide d’aller rejoindre des membres de sa famille aux États-Unis.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : ***½ / 5</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3756"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3758" title="OCO-0192" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Coco-avant-Chanel.jpg" alt="" width="510" height="340" /></span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SHLvEni23B8"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #ff0000;">COCO AVANT CHAN<span style="color: #ff0000;">E</span></span><span style="color: #ff0000;">L</span></strong></span> </a>/ <span style="color: #ff0000;">COCO BEFORE CHANEL</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Drame</strong> — France 2009, 110 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Anne Fontaine | Avec suppléments — <strong>Dist.</strong> : Alliance</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une partie de la vie de Coco Chanel, symbole de la femme moderne en matière d’habillage.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : ***½ / 5</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=2vOQdCZmNEg"><span style="text-decoration: underline;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3768" title="I Hope They Serve Beer in Hell" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/I-Hope-They-Serve-Beer-in-Hell1-580x386.jpg" alt="" width="522" height="347" /></strong></span></a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=2vOQdCZmNEg"><span style="text-decoration: underline;"><strong>I HOPE THEY SERVE BEE IN HELL</strong></span></a></p>
<p><strong>Comédie </strong> — États-Unis 2009, 105 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Bob Gosse | Avec suppléments — <strong>Dist.</strong> : Séville</p>
<p><em>Les aventures sentimentales (&#8230; et autres) d’un coureur de jupon invétéré.</em></p>
<p><strong>Cote</strong> : * / 5</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-3759" title="The Informant!" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Informant-The.jpg" alt="" width="510" height="287" /></strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZR-YaikU_x4&amp;feature=PlayList&amp;p=BE5E39A10DBEB1A1&amp;playnext=1&amp;playnext_from=PL&amp;index=14"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE INFORMANT</strong></span> </span></a>/ <span style="color: #ff0000;">L’INFILTRÉ</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comédie dramatique</strong> — États-Unis 2009, 108 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Steven Soderbergh | Avec suppléments — <strong>Dist. </strong>: Warner</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Critique acerbe des pratiques des grandes entreprises à travers le récit véridique d’un des délateurs les plus hauts placés des </em><em>États-Unis</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : ***½ / 5</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3761" title="Voy a explotar" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Voy-a-explotar-580x388.jpg" alt="" width="522" height="349" /></strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SeKm16TFYIo"><span style="text-decoration: underline;"><strong>VOY A EXPLOTAR</strong></span></a> </span>/ <span style="color: #ff0000;">JE VAIS EXPLOSER</span> / <span style="color: #ff0000;">I’M GOING TO EXPLODE</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comédie dramatique</strong> — Mexique 2009, 104 minutes | DVD : 2010 — <strong>Réal.</strong> : Gerardo Naranjo | Sans suppléments — <strong>Dist. </strong>: Séville</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Deux adolescents, Román et Maru, sont dans la même classe et partagent le goût du risque. Mais jusqu’à quel point?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cote</strong> : *** / 5</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Semaine du 26 février au 4 mars 2010</title>
		<link>http://www.revuesequences.org/2010/02/semaine-du-26-fevrier-au-4-mars-2010/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 13:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Primeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Primeurs archivées]]></category>
		<category><![CDATA[Brendan et le secret des Kells]]></category>
		<category><![CDATA[Cop Out]]></category>
		<category><![CDATA[Filcs en service]]></category>
		<category><![CDATA[Karthik Calling Karthik]]></category>
		<category><![CDATA[L'Affaire Coca-Cola]]></category>
		<category><![CDATA[L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot]]></category>
		<category><![CDATA[La Dernière Fugue]]></category>
		<category><![CDATA[Les Détraqués]]></category>
		<category><![CDATA[Oscar et la dame rose]]></category>
		<category><![CDATA[Teen Patti]]></category>
		<category><![CDATA[The Coca-Cola Case]]></category>
		<category><![CDATA[The Crazies]]></category>
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		<category><![CDATA[The Secret of Kells]]></category>
		<category><![CDATA[To Save a Life]]></category>
		<category><![CDATA[Un prophète]]></category>
		<category><![CDATA[Vilaine]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

THE COCA-COLA CASE / L’AFFAIRE COCA-COLA — Documentaire &#124; Canada 2009 , 86 minutes – Réal. : Carmen Garcia, German Gutierrez – Dist. : K-Films Amérique &#124; Horaires : Cinéma Parallèle
Au début des années 2000, deux avocats américains mènent une croisade contre l’empire Coca-Cola à travers différentes régions du monde. Leur récit documentaire provoque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3900" title="Coca-Cola Case, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Coca-Cola-Case-The3.jpg" alt="" width="540" height="304" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">THE COCA-COLA CASE</span> </strong>/<span style="color: #ff0000;"> L’AFFAIRE COCA-COLA</span> — <strong>Documentaire</strong> | Canada 2009 , 86 minutes – <strong>Réal.</strong> : Carmen Garcia, German Gutierrez – <strong>Dist.</strong> : K-Films Amérique | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cinemaparallele.ca/">Cinéma Parallèle</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au début des années 2000, deux avocats américains mènent une croisade contre l’empire Coca-Cola à travers différentes régions du monde. Leur récit documentaire provoque des réactions controversées à l’échelle mondiale.</em></p>
<p style="text-align: justify;">En examinant la responsabilité de Coca-Cola dans le meurtre de nombreux dirigeants syndicaux et dans le non-respect de droits humains en Colombie, les documentaristes révèlent l’écart qui peut exister entre l’image de marque et la véritable personnalité d’une société commerciale. Avec ce film, Carmen Garcia et German Gutierrez soulèvent deux grandes questions : l’asphyxie du mouvement syndical en Colombie et la responsabilité des sociétés commerciales dans les agissements de leurs sous-traitants <strong>— <span style="color: #0000ff;">Dominic Bouchard</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bY5mmIujGBA"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong><span id="more-3715"></span><br />
</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3719" title="_DSC6448.dng" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Cop-Out.jpg" alt="" width="510" height="339" /></span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #ff0000;">COP OUT</span></strong><strong> /</strong> <span style="color: #ff0000;">FLICS EN SERVIC</span></span><span style="color: #ff0000;">E</span> — <strong>Comédie</strong> | États-Unis 2010, 108 minutes – <strong>Réal.</strong> : Kevin Smith – <strong>Int.</strong> : Bruce Willis, Jason Lee, Adam Brody – <strong>Dist.</strong> : Warner | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Deux flics, une beauté mexicaine, des gangsters et de l&#8217;argent blanchi. Un film d’action à la sauce Kevin Smith.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=17jr2D3mzps"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3720" title="Crazies, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Crazies-The.jpg" alt="" width="500" height="333" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">THE CRAZIES </span></strong>/ <span style="color: #ff0000;">LES DÉTRAQUÉS</span> — <strong>Drame d’horreur</strong> | États-Unis 2010, 101 minutes – <strong>Réal.</strong> : Breck Eisner – <strong>Int.</strong> : Radha Mitchell, Timothy Olyphant, Joe Anderson – <strong>Dist.</strong> : Alliance | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une arme biologique contenant un virus contamine la population d’une petite ville américaine. L’armée intervient.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sorte de traversée sordide à travers un petit village étasunien touché par un virus, <strong>The Crazies</strong> ne convainc pas, tant sa mise en scène est sans inventivité, superficielle. De son réalisateur, Breck Eisner, on connait peu, sinon l’oublié et oubliable <strong>Sahara</strong>. Après une première demi-heure plutôt réussie et captivante même, la réalisation d’Eisner commencera néanmoins à montrer des signes d’essoufflement, s’embrouillant dans un sous-texte politique que ce dernier n’arrivera jamais à mener à bout. On se met alors à songer au <strong>I Am Legend</strong> de Francis Lawrence (campé dans un décor apocalyptique similaire), en se disant qu’il n’était pas si mal après tout. Avis aux intéressés donc, oubliez <strong>Les Détraqués</strong> d’Eisner et optez au lieu pour le film original réalisé par George A. Romero. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Sami Gnaba</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lEMZwQulT1Q"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-3721" title="Dernière fugue, La" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Dernière-fugue-La.jpg" alt="" width="504" height="331" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>LA DERNIÈRE FUGUE</strong> </span>— <strong>Drame</strong> | Canada [Québec] / Luxembourg 2010, 91 minutes – <strong>Réal.</strong> : Léa Pool  – <strong>Int.</strong> : Jacques Godin, Andrée Lachapelle, Yves Jacques, Isabelle Miquelon – <strong>Dist.</strong> : Séville | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC </a>–  <a href="http://www.cinemabeaubien.com/">Cinéma Beaubien</a> &#8211; <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Réunis pour le traditionnel réveillon, les Lévesque dévoilent des vérités dérangeantes qui risquent de faire éclater le noyau familial.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Léa Pool filme avec grâce et sensibilité, se permet d&#8217;exploiter le filon mélodramatique avec appoint. Elle évite toutefois le pathétique, s&#8217;entoure de brillants comédiens et offre un huis clos familial d&#8217;une riche texture humaine. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RuMtyTZLvug"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3722" title="Enfer, L'" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Enfer-L-580x326.jpg" alt="" width="522" height="293" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>L’ENFER D’HENRI-GEORGES CLOUZOT</strong></span><strong> </strong>— <strong>Documentaire</strong> | France 2009, 94 minutes – <strong>Réal.</strong> : Serge Bromberg, Ruxandra Medrea – <strong>Avec</strong> : Romy Schneider, Serge Reggiani – <strong>Dist.</strong> : Cinéma du Parc / MK2 Diffusion | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.cinemaduparc.com/homefr.html">Cinéma du Parc</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Documentaire sur le tournage inachevé de </em><strong>L’Enfer</strong><em>, d’Henri-Georges Clouzot.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Film-enquête sur le tournage <em>maudit </em>d&#8217;un film inachevé. Mais en même temps, un brillant essai sur la nature même du cinéma, sur ses délires, ses ambitions, sa force poétique et avant tout, sa totale liberté. Avec une Romy Schneider magnifique et un Serge Regianni prisonnier, malgré lui, dans l&#8217;enfer de la jalousie.<strong> — <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=OF8q_7hGEYU"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3723" title="Khartik Calling" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Khartik-Calling-580x399.jpg" alt="" width="522" height="359" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>KARTHIK CALLING KARTHIK</strong></span> — <strong>Comédie dramatique</strong> | Inde 2010, 155 minutes – <strong>Réal.</strong> : Vijay Lalwani – <strong>Int.</strong> : Deepika Padukone, Farhan Akhtar, Shefadi Shetti, Ram Kapoor – <strong>Dist.</strong> : A-Z Films Inc. | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jeune homme timide et introverti, Karthik et secrètement amoureux de Shonali, une collègue de travail. Un soir, il reçoit un appel d’un énigmatique personnage qui va radicalement changer sa vie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=dIZ2OwW7HJU"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3724" title="Messenger, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Messenger-The-580x386.jpg" alt="" width="522" height="347" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE MESSENGER</strong></span> — <strong>Drame de guerre</strong> | États-Unis 2009, 105 minutes – <strong>Réal.</strong> : Oren Moverman – <strong>Int.</strong> : Woody Harrelson, Jena Malone, Ben Foster – <strong>Dist.</strong> : Alliance | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jeune officier, Will Montgomery a comme mission d’annoncer aux familles la nouvelle du décès d&#8217;un des leurs au combat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=8MEApxjYncI"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3725" title="Oscar et la dame" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Oscar-et-la-dame-580x385.jpg" alt="" width="522" height="347" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>OSCAR ET LA DAME ROSE</strong></span> — <strong>Drame</strong> | Belgique / Canada  2009, 106 minutes – <strong>Réal.</strong> : Éric-Emmanuel Schmitt – <strong>Int.</strong> : Michèle Larocque, Amir, Amira Casar, Max von Sydow, Mylène Demongeot – <strong>Dist.</strong> : Alliance | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC </a>–<a href="http://www.cinemabeaubien.com/"> Cinéma Beaubien</a> – <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Oscar, 10 ans, est condamné par un cancer. Sa relation avec une étrange dame en rose, venue livrer des pizzas, va bouleverser leur destin.</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur-réalisateur a oublié de tourner le film. Il a plutôt filmé le roman. Et pourtant jaillissent quelques moments  privilégiés de tendresse et d&#8217;humanité grâce au jeu du jeune Amir, à la force de caractère de Michèle Larocque et à la présence de Mylène Demangeot, qu&#8217;il fait plaisir de revoir. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=OoX3n_DyW3U"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-3726" title="Secret of Kells, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Secret-of-Kells-The-580x326.jpg" alt="" width="522" height="293" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">THE SECRET OF KELLS</span> </strong>/ <span style="color: #ff0000;">BRENDAN ET LE SECRET DES KELLS</span> — <strong>Animation</strong> | France / Belgique / Irlande 2009, 75 minutes – <strong>Réal.</strong> : Tomm Moore – <strong>Dist.</strong> : Métropole | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC </a>– <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Brendan, jeune moine de 12 ans, se joint aux autres frères de l’abbaye fortifié de Kells et les aide à la construction d’une enceinte qui les protégera contre les assauts des Vikings.</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;équipe dirigée par Tomm Moore a réussi par le biais d&#8217;un film initiatique où scènes d&#8217;action et de réflexion alternent avec grâce à rendre hommage aux enlumineurs qui ont transmis un savoir nécessaire. Ce film incitera sûrement plusieurs à visiter ensuite des sites comme <a href="http://www.bookofkells.ie/book-of-kells">www.bookofkells.ie/book-of-kells</a> et <a href="http://www.enluminures.culture.fr/">www.enluminures.culture.fr</a> pour admirer les volutes et les fioritures de ces orfèvres sur papier. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6tl9KoGRowI"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-3727" title="Teen Patti" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Teen-Patti.jpg" alt="" width="508" height="379" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>TEEN PATTI</strong> </span>— <strong>Drame</strong> | Inde 2010, 120 minutes – <strong>Réal.</strong> : Leena Yadav – <strong>Int.</strong> : Amitabh Bachchan, Ben Kingsley, Madhvan, Dhruv Ganesh– <strong>Dist.</strong> : Sana Boutique | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Considéré comme l’un des mathématicien les plus respectés du monde, Perci Trachtenberg rencontre Venkat, un génie des maths indien qui vit en reclus. Cette rencontre entraîne des conséquences dramatiques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=HAnN0u74pxk"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3728" title="To Save a Life" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/To-Save-a-Life-580x386.jpg" alt="" width="522" height="347" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>TO SAVE A LIFE</strong></span> — <strong>Drame</strong> | États-Unis 2009, 120 minutes – <strong>Réal.</strong> : Brian Baugh – <strong>Int.</strong> : Randy Wayne, Deja Kreutzberg, Robert Bailey Jr. – <strong>Dist.</strong> : A-Z Films Inc. | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Meilleurs amis d’enfance, Jake et Roger ne se sont pas vu depuis plusieurs années. Leurs retrouvailles provoque une série d’incidents qui prennent un tournant tragique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bvXktDeAEmU"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-3729" title="Un prophète_2" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Un-prophète_2-580x386.jpg" alt="" width="522" height="347" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>UN PROPHÈTE </strong></span> — <strong>Drame</strong> | France / Italie 2009, 150 minutes – <strong>Réal.</strong> : Jacques Audiard – <strong>Int.</strong> : Tahar Rahim, Niels Arestrup, Gilles Cohen, Farid Elouardi – <strong>Dist.</strong> : Métropole | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC </a>– <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Malik, jeune condamné à six ans de prison, tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui font la loi. Au fil des missions, il s’endurcit et, gagnant la confiance de ses maîtres, utilise son intelligence pour développer son propre réseau.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout simplement phénoménal. À partir d&#8217;un thème maintes fois rebattu, Jacques Audiard propose une œuvre ambitieuse dont on sent à chaque syllabe prononcée l&#8217;hommage à Audiard-père. <a href="http://www.revuesequences.org/2010/02/coup-de-coeur-hebdomadaire-%E2%80%94-un-prophete-de-jacques-audiard/#more-3549">Voir aussi</a>. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=PCG2OgZiMKA"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-3730" title="Vilaine_2" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Vilaine_2.jpg" alt="" width="500" height="333" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>VILAINE</strong> </span>— <strong>Comédie</strong> | France 2008, 93 minutes – <strong>Réal.</strong> : Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit – <strong>Int.</strong> : Marilou Berry, Frédérique Bel, Chantal Lauby – <strong>Dist.</strong> : A-Z Films Inc. | <strong>Horaires</strong> : <a href="http://www.amcentertainment.com/">AMC </a>– <a href="http://www.cinemabeaubien.com/">Cinéma Beaubien </a>– <a href="http://www.cineplex.com/">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mélanie est une fille trop gentille. Un jour, elle décide qu’elle ne le sera plus. Elle va pouvoir exercer sa vengeance.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les critiques mitigées, un ton, une atmosphère, un humour, certes un peu vieillot, mais qui s&#8217;avère encore drôlement efficace. Et en plus, une Marilou Berry en pleine forme. <a href="http://www.revuesequences.org/2010/02/quelques-moments-avec-marilou-berry/#more-3439">Voir aussi</a>. <strong>— <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=v9Bt4jUZ-xQ"><span style="color: #008000;"><strong>Bande-annonce</strong></span></a></span><strong> </strong></p>
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		<title>Un journalisme en quête de réel</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 06:11:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
		<category><![CDATA[David Barstow]]></category>
		<category><![CDATA[Jay Rosen]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[subjectivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tea Party]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur Pressthink, le blogue de Jay Rosen à propos du journalisme, un article publié récemment s’attarde sur un reportage de David Barstow pour le New York Times, une enquête concernant le mouvement du Tea Party. Le texte de Rosen pose sous un angle nouveau des questions souvent entendues, sur la différence entre une opinion et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3788" class="wp-caption alignleft" style="width: 252px"><img class="size-full wp-image-3788  " title="Guardian-Repub-500" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Guardian-Repub-5001.jpg" alt="" width="242" height="178" /><p class="wp-caption-text">The Oath Keepers, la milice armée gardienne de la République...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sur Pressthink, le blogue de <a href="http://journalism.nyu.edu/faculty/rosen.html " target="_blank">Jay Rosen</a> à propos du journalisme, un <a href="http://journalism.nyu.edu/pubzone/weblogs/pressthink/2010/02/21/innocence.html" target="_blank">article</a> publié récemment s’attarde sur un <a href="http://www.nytimes.com/2010/02/16/us/politics/16teaparty.html" target="_blank">reportage</a> de David Barstow pour le New York Times, une enquête concernant le mouvement du <a href="http://teapartypatriots.ning.com/" target="_blank">Tea Party</a>. Le texte de Rosen pose sous un angle nouveau des questions souvent entendues, sur la différence entre une opinion et un fait, sur le journalisme moderne qui semble de plus en plus se désintéresser de la réalité au profit des opinions. Le texte de Barstow au Times ne fait pas dans le subjectivisme en émettant une opinion dénuée de fondement,  au contraire ce reportage est basé sur une grande investigation d’une durée de cinq mois, l&#8217;auteur rapporte tout ce qu’il a vu, lu ou entendu en participant aux manifestations du Tea Party; son travail journalistique est difficilement blâmable. Il n’y a en fait qu’une seule expression employée par Barstow qui agace Rosen, celle mentionnant une « tyrannie imminente » qui guetterait le gouvernement américain selon les tenants du Tea Party.<span id="more-3774"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le problème ne tient donc pas à une déformation de la réalité, mais plutôt à ce que Barstow se veut objectif et s’abstient de commentaire. Du coup, il ne met pas les propos de son sujet en contexte et il incombe au lecteur de décider s’il y a vraiment aux États-Unis une « tyrannie imminente ». Évidemment, il serait difficile d’argumenter sérieusement qu’il y a une tyrannie aux États-Unis (désolé pour les lecteurs paranoïaques), mais pourquoi simplement présenter cette perspective sans l’appuyer ou la contrebalancer par des faits? Rosen nous dit: « En un mot, les éditeurs au Times et Barstow savent que la perspective du Tea Party est folle, mais quelque chose les retient de le dire – bien qu’ils aient dépensé plus de 100,000 $ sur cette seule histoire. Et peu importe la nature de cette chose, il ne s’agit pas d’une réticence à publier une opinion dans une colonne de nouvelles, mais plutôt d’une réticence à rapporter un fait dans des nouvelles, le fait que cette ‘idée d’une tyrannie imminente’ est sans fondement, même si le sentiment de rancœur à l’intérieur du Tea Party est véritablement ressenti et n’est pas sans conséquence politique. » Pour Rosen, cette « chose » gênant la publication d’un fait serait une quête d’innocence, une tentative par le journaliste de rester en dehors des événements, ou en tout cas de <em>paraître</em> neutre pour le public. D’où ce que Rosen appelle le phénomène du « he said, she said », le simple compte-rendu de ce qu’a dit l’un et l’autre, sans placer les propos en contexte. Il devient plus important de rapporter que le Tea Party croit à la tyrannie imminente du gouvernement américain plutôt que l’aspect illusoire de cette croyance. C’est donc en voulant rester objectif qu’au final le journaliste s’éloigne de la réalité, puisqu’il se contente de citer une perspective ou un point de vue sans les relier au réel.</p>
<div id="attachment_3785" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-3785" title="30033490" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/30033490.jpg" alt="" width="600" height="390" /><p class="wp-caption-text">Une manifestation du Tea Party</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le texte de Rosen est intéressant puisqu’il prend la question de l’objectivité du journaliste à revers : habituellement, on critique les journalistes qui déforment la réalité, qui la travestissent, pas ceux qui la rapportent scrupuleusement. Rosen nous dit qu’il y a des limites à ne pas intervenir, qu’il est problématique de présenter un point de vue comme si c’était un fait : le fait, c’est que le Tea Party existe et qu’ils croient en l’imminence d’une tyrannie, c’est cette <em>croyance</em> qui est un fait, et elle vaut d’être rapportée comme tel. Mais en restant en retrait d’une opinion rapportée, le journaliste finit par tomber dans le subjectivisme qu’il veut à tout prix éviter puisque son texte reste une opinion, bien que ce ne soit pas nécessairement la sienne. S’il est intéressant de savoir qui pense quoi, il est encore plus pertinent de savoir pourquoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait présenter ce paradoxe de la neutralité journalistique dans un contexte plus large, celui d’une perte de sens de la réalité, d’une plongée dans le subjectivisme qui influence toute forme de pensée critique. En réalité le texte de Barstow pour le Times est plutôt irréprochable, si ce n’est cette phrase soulignée par Rosen, mais il montre bien les limites d’une telle approche, d’un simple portrait « neutre ». Rapporter une opinion est le niveau zéro du journalisme, c’est ce qu’il y a de plus simple à exécuter, l’acte d’écriture est presque nul puisqu’il n’y a qu’à transcrire textuellement ce qu’un a dit. De plus en plus, c’est ce que nous voyons, des journalistes qui rapportent ce que le premier ministre a dit, puis ce que lui a répliqué le chef de l’opposition, sans essayer de voir qui a raison, qui a tort, si ce que disent ces politiciens est fondé ou non. En ne rapportant que des opinions, la réalité est évacuée peu à peu, et le sens critique se perd. Le journaliste doit être neutre face à la réalité, dans sa manière de rapporter un fait, mais il ne peut pas garder la même neutralité face à une opinion, surtout lorsqu’elle porte des conséquences aussi graves que celle du Tea Party (le mot tyrannie ne tient pas de l’hyperbole pour eux).</p>
<div id="attachment_3779" class="wp-caption aligncenter" style="width: 535px"><img class="size-full wp-image-3779" title="the-wire-baltimore-sun-newsroom" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/the-wire-baltimore-sun-newsroom.png" alt="" width="525" height="349" /><p class="wp-caption-text">La salle de nouvelle de The Wire, qui a bien brassé ces idées</p></div>
<p style="text-align: justify;">La maxime favorite du subjectiviste c’est que « toutes les opinions sont bonnes », donc que tout le monde a raison. Le cinquième commentaire sur le blogue de Rosen, signé Robert Morris, montre bien cette idée : « Selon moi, Barstow affichait réellement un “sens de la réalité” en ne réfutant pas la perspective [du Tea Party], ou même en n’abordant pas sa “vérité”. S’il l’avait fait, ce serait une claque au visage de tous ces gens qui sont le sujet de son reportage, en leur disant que notre sens de la réalité est supérieur au leur (plutôt que simplement “le nôtre”) […] » Ce qui est implicite ici, c’est que les tenants du Tea Party ont tout aussi raison que leurs adversaires, ce qui reviendrait à dire qu’il y a à la fois une tyrannie et une démocratie aux États-Unis. Absurde bien sûr, quelqu’un doit bien être dans le vrai, les tyrans ou les démocrates, mais Morris avance cette idée avec des termes vaguement philosophiques qui sont en fait fallacieux : il n’est pas question ici de montrer qu’une perception (ou un « sens de la réalité ») est meilleure qu’une autre, ce qui serait évidemment futile, une perception étant par définition psychologique et personnelle, il s’agit plutôt de montrer que quelqu’un se trompe, ce qui relève d’un état de fait, la vérité étant objective (du moins devons-nous le croire pour avancer dans ce monde). S’il est certainement difficile de démêler ce qui est objectif de ce qui ne l’est pas, il reste possible de s’approcher de cet idéal, en se référant à ce qui est le plus sûrement réel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette idée que tout le monde a raison vient en partie du fait que la réalité et les opinions sur celle-ci sont présentées indifféremment : à force de ne pas remettre en question ce que leurs sujets disent, les journalistes finissent par nous donner l’impression que ces dires sont légitimes, qu’ils peuvent se substituer à la réalité. En lisant un journal, il est facile d’oublier les guillemets et de prendre une opinion rapportée pour un fait. À la télévision, le problème est plus aigu, puisque l’image donne une forte impression de réel, on a tendance à donner raison à la personne à l’écran. La démocratie suppose la liberté de parole et de pensée, mais cela n’implique pas l’équivalence de toutes paroles, seulement le droit de les émettre; pour permettre une véritable liberté de pensée, il faut d’abord et surtout prendre en compte le réel.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #0000ff;">Sylvain Lavallée</span></strong></p>
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		<title>Les Salles de cinéma au Québec, 1896-2008</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 14:51:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre Pageau]]></category>
		<category><![CDATA[Salles de cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[— Élie Castiel
Ancien professeur de cinéma au cégep Ahuntsic, animateur d’une émission hebdomadaire de cinéma à Radio Centre-Ville, rédacteur à Séquences et collaborateur sur plusieurs ouvrages traitant de cinéma, Pierre Pageau braque cette fois-ci son objectif sur un pan d’histoire disparu : la salle de cinéma à écran unique.
Vestiges d’un espace social révolu, les cinémas-palaces d’autrefois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>— <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3695" title="Salles de cinéma" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Salles-de-cinéma1.jpg" alt="" width="250" height="275" />Ancien professeur de cinéma au cégep Ahuntsic, animateur d’une émission hebdomadaire de cinéma à Radio Centre-Ville, rédacteur à <em>Séquences</em> et collaborateur sur plusieurs ouvrages traitant de cinéma, Pierre Pageau braque cette fois-ci son objectif sur un pan d’histoire disparu : la salle de cinéma à écran unique.</p>
<p>Vestiges d’un espace social révolu, les cinémas-palaces d’autrefois brillent aujourd’hui par leur absence, ne laissant derrière eux que le souvenir. Pageau est un nostalgique de cette époque et cette caractéristique se ressent à chaque page de son <em>Salles de cinéma au Québec, 1896-2008</em>.</p>
<p><span id="more-3692"></span>Il s’agit ici d’une sorte de <em>road-movie</em> photographique brillamment illustré, fortement documenté et d’une richesse inestimable. La salle à écran unique avait ceci de particulier qu’elle accueillait les spectateurs en leur proposant le rêve de l’<em>ailleurs</em>. Cet espace social ne possédait pas de rideaux pour cacher l’écran par simple esthétisme. Métaphoriquement parlant, ces toiles ou draperies magnifiquement ornées cachaient ce qui allait bientôt s’exposer librement devant un nombre impressionnant de spectateurs. La salle de cinéma devenait ainsi un lieu de culte, un domaine de tous les possibles, malgré les nombreux épisodes gouvernés par la censure.</p>
<p>Si Pageau débute par Montréal, il s’implante vite en région et nous fait découvrir des joyaux d’une richesse inestimable. Il vénère ces salles, s’indigne poliment contre les multiplexes d’aujourd’hui, mais sans trop les égratigner. Cette histoire des salles de cinéma au Québec nous ramène au phénomène des foires, au cinéma muet et au début du parlant. L’ouvrage traverse les décennies avec un sens précis des différents mouvements sociaux. Pageau évite les écueils, accumule les statistiques détaillées et offre au lecteur ce qui se ressemble à un album de famille sophistiqué.</p>
<p>Lorsqu’il aborde, par exemple, les salles en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, l’auteur extrapole la conscience sociale, captivée par les images en mouvement. Ne dit-il pas que « la présence du cinéma dans la région se fait sentir par l’intérêt de la population pour cet art, mais aussi pour la fascination que les paysages naturels de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine exercent auprès des créateurs du septième art&#8230; » (p. 250) ?</p>
<p>Ici, le rapport que le collectif entretient avec le cinéma est intense. Mais il parle d’une époque où le petit écran et Internet ne font pas encore partie du noyau social. Il parle plutôt de ces différentes décennies où la salle de cinéma, par sa grandeur, sa splendeur et ses accoutrements parfois excessifs, inspire le respect et devient presque lieu de culte. L’ouvrage de Pierre Pageau se savoure comme un fruit défendu qu’on voudrait conserver le plus longtemps possible entre ses lèvres.</p>
<p><em>— Les Salles de cinéma au Québec, 1896-2008</em> | Pierre Pageau | Québec : Les Éditions GID, 2009 | 414 pages</p>
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