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	<title>Séquences - La revue de cinéma</title>
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	<description>54e année</description>
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		<title>Theo Angelopoulos</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 14:49:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Couverture]]></category>
		<category><![CDATA[Élie Castiel]]></category>
		<category><![CDATA[Theo Angelopoulos]]></category>

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		<description><![CDATA[LA MORALE CONTEMPLATIVE DU PLAN

La disparition injustement prématurée de Theo Angelopoulos il y a quelques mois nous interpelle. Lui consacrer un dossier nous a donc paru non seulement une marque d’affection envers un grand humaniste, mais aussi un devoir moral. En 1970, Theo Angelopoulos réalise La Reconstitution (Anaparastassi), un premier long métrage qui annonce déjà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">LA MORALE CONTEMPLATIVE DU PLAN<br />
</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft size-full wp-image-16280" title="278_Theo Angelopoulos" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/278_Theo-Angelopoulos1.jpg" alt="" width="308" height="163" />La disparition injustement prématurée de Theo Angelopoulos il y a quelques mois nous interpelle. Lui consacrer un dossier nous a donc paru non seulement une marque d’affection envers un grand humaniste, mais aussi un devoir moral. En 1970, Theo Angelopoulos réalise <strong>La Reconstitution</strong> (Anaparastassi), un premier long métrage qui annonce déjà sa démarche esthétique particulière et qui se perpétuera tout au long de sa carrière. De tous les cinéastes grecs contemporains, Angelopoulos est celui qui a le plus énergiquement formulé la syntaxe filmique, notamment par le biais de l’utilisation du plan-séquence comme métaphore du mouvement perpétuel de l’Histoire et de la quête existentielle de l’individu. De cette proposition intellectuelle engagée émane un regard sur le monde et sur le cinéma en tant qu’outil de conscientisation à la fois sociale, politique et personnelle. Mais ce qui se dégage surtout de cette hypothèse, c’est que dans son ensemble, l’œuvre angelopoulosienne mêle la circularité des concepts fondamentaux du plan aux préoccupations sociopolitiques et existentielles issues de l’idiosyncrasie moralement assumée du cinéaste. Des collaborateurs d’ici et des correspondants à l’étranger ont gracieusement contribué à la réalisation de ce dossier. Nous leur sommes reconnaissants.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; Dossier réuni par<span style="color: #0000ff;"> Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le plan-séquence possède sa propre morale et se présente comme un plan obtenu en filmant toute une séquence en un seul plan ou, en d’autres mots, il s’agit d’un plan qui équivaut à une séquence. Les personnages, filmés en continuité comme dans un plan sans coupes, évoluent à l’intérieur du cadre (parfois même hors du cadre) jusqu’à ce que leurs actions expriment une signification, jusqu’à ce qu’un effet narratif cathartique de mise en scène opère.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16270"></span>Œuvre épique dans le sens brechtien, <strong><em>Le voyage des comédiens</em></strong> (<em>O Thiassos</em>, 1975) n’en constitue pas moins le film où le cinéaste exprime le plus clairement l’anatomie physique et morale du plan-séquence. Cette construction filmique <em>façonne</em> le récit. L’approche brechtienne (qui se conjugue admirablement au plan-séquence) est plus évidente que dans ses autres films, même si ces derniers en conservent néanmoins les fondements. Qu’il s’agisse des intermèdes théâtraux (présentations du drame folklorique <em>Golfo la bergère</em>) ou des témoignages ou épisodes faisant avancer les différentes décennies politiques, toute la fabrication du récit se conjugue selon une dialectique bien orchestrée. La référence à Brecht s’explique, par exemple, dans le parallèle, voire la juxtaposition, entre les événements historiques et le spectacle qui se joue sur scène dans divers endroits. Une sorte de mise en abyme en quelque sorte.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16282" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16282" title="278_Voyage des comédiens, Le" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/278_Voyage-des-comédiens-Le-580x414.jpg" alt="" width="580" height="414" /><p class="wp-caption-text">Le Voyage des comédiens</p></div>
<p>Dans le film, l’émotion n’est pas dans l’illustration, mais dans ce qui est recelé. Le spectateur cinématographique est donc laissé à lui-même pour faire bouger ses propres émotions. Ces mêmes émotions seront d’ordre purement intellectuel et non pas émotif.</p>
<p style="text-align: justify;">Inutile de rappeler que <strong><em>Le voyage des comédiens</em></strong> demeure un film si riche, si dense, si ordonné, le plus beau dans l’œuvre pourtant magique de Theo Angelopoulos, qu’on aurait envie de disserter sur tous ses aspects ayant rapport au plan. Un choix s’imposait. Mais la force de ce voyage mythique tient tout particulièrement à la poétisation du réel et à l’intervention d’une certaine aura presque surréaliste dans le récit. Ce tableau d’une partie de l’histoire de la Grèce, Angelopoulos ne le réduit pas à quelques explications, au contraire, le cinéaste l’insère dans le quotidien des personnages et des situations. Le réalisme, bien que souvent onirique, existe non pour représenter le réel, mais pour le structurer et l’analyser par le biais d’une mise en scène magnifiquement orchestrée. Film de la modernité, il n’y a là aucun doute, <strong><em>Le voyage des comédiens</em></strong> ne fait en fin de compte qu’analyser les mythes d’une société et faire ressortir au grand jour les dérèglements et les mensonges de l’Histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas des films de Theo Angelopoulos, cet engagement exprime le plus souvent une force idéologique, morale et politique. Le peu de spectateurs qui ont vu <strong><em>Les chasseurs</em></strong><em> (I Kinighi, 1977)</em><strong> </strong>se souviendront que le cinéaste grec ne laisse aucune place à la psychologie individuelle, optant plutôt pour une esquisse illustrant le portrait d’une classe sociale déterminée dans ses grandes aspirations et ses codes de conduite.</p>
<div id="attachment_16283" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16283" title="278_Chasseurs, Les" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/278_Chasseurs-Les-580x464.jpg" alt="" width="580" height="464" /><p class="wp-caption-text">Les Chasseurs</p></div>
<p style="text-align: justify;">Mais de quoi est-il question dans ce film ? Lors d’une partie de chasse dans les montagnes, un groupe de bourgeois grecs découvre dans la neige le cadavre d’un maquisard révolutionnaire de la guerre civile. Cette découverte est toutefois étrange. D’une part, le sang qui coule de la blessure de l’homme est encore frais; de l’autre, par contre, celui-ci porte des vêtements et une arme de la dernière guerre qui permettent de deviner qu’il a été sans nul doute maquisard. Or, nous sommes le 31 décembre 1976, la veille du Jour de l’an, et l’histoire des maquisards a pris fin en 1949. Il n’est donc pas surprenant qu’un des protagonistes des <strong><em>Chasseurs</em> </strong>dise : « Qu’il soit revenu ici et maintenant est une erreur historique. »</p>
<p style="text-align: justify;">À travers une enquête policière, les chasseurs vont tenter d’élucider cette <em>aberration</em> du temps. D’autant plus que tous ont vécu de près les événements des dernières décennies. Comme dans <strong><em>Jours de 36</em></strong> (<em>Meres tou 36</em>)<em> </em>et <strong><em>Le voyage des comédiens</em></strong>, les personnages vont chacun procéder à leur propre analyse politique. Leurs confessions aussi bien que leurs dépositions permettront de retracer les différentes manifestations politiques qui se sont déroulées depuis la fin de la guerre civile jusqu’en 1977…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Dossier complet :</strong></span><strong> </strong><em>Séquences</em> (nº 278, p. 27-39)</p>
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		<title>Haunted Hillbilly</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 00:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[AccèsCulture]]></category>
		<category><![CDATA[Andrew Shaver]]></category>
		<category><![CDATA[Centaur]]></category>
		<category><![CDATA[Derek McCormack]]></category>
		<category><![CDATA[Élie Castiel]]></category>
		<category><![CDATA[Haunted Hillbilly]]></category>

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		<description><![CDATA[LE BAL DES VAMPIRES
&#62;&#62; Élie Castiel
Vedette du country, mais jeune homme aussi charismatique que naïf, Hyram Woodside noue un pacte avec Nudie, son couturier aux tendances vampiriques. Mais tous les deux n’hésitent pas à s’exploiter mutuellement pour parvenir à leurs fins.

Malgré le ton propice à la comédie musicale, Haunted Hillbilly cache des tendances dramatiques propres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">LE BAL DES VAMPIRES</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vedette du country, mais jeune homme aussi charismatique que naïf, Hyram Woodside noue un pacte avec Nudie, son couturier aux tendances vampiriques. Mais tous les deux n’hésitent pas à s’exploiter mutuellement pour parvenir à leurs fins.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-16248" title="TH_Haunted Hillbilly" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/TH_Haunted-Hillbilly-580x388.jpg" alt="" width="580" height="388" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16247"></span>Malgré le ton propice à la comédie musicale, <em>Haunted Hillbilly</em> cache des tendances dramatiques propres à la condition humaine : échec des rapports affectifs, recherche éperdue du bonheur et de la célébrité, égocentrisme, goût pour l’utopique, perte des illusions. Autant d’impulsions qui selon les circonstances, provoque l’équilibre ou au contraire, le chaos. L’ambiance vampirique, qui rappelle par moments <strong><em>The Rocky Horror Picture Show</em></strong>, s’inscrit dans une dynamique surréaliste de la représentation théâtrale. Ce sont justement ces moments qui donnent le caractère binaire de la mise en scène. Cette approche se caractérise par un jeu d’éclairages simples mais méthodiques. Et de cette proposition, émane une mise en contexte où l’espace tient lieu de lutte, d’harmonie ou de perdition. L’interprétation, ludique et enjouée, exprime l’enthousiasme et l’aisance des comédiens qui s’adressent au public comme s’il s’agissait d’engager avec eux des face-à-face intimes et engageants. Nous assistons également à quelques épisodes chantés et dansés servant de transition entre une scène et l’autre. Belle stratégie de la part d’Andrew Shaver qui, en adaptant le roman homonyme de Derek McCormack, propose une fin de saison théâtrale au Centaur d’une grande originalité.</p>
<p style="text-align: justify;">COMÉDIE MUSICALE | <strong>Auteur : </strong>Derek McCormack – <strong>Adaptation :</strong> Graham Cuthbertson – <strong>Mise en scène :</strong> Andrew Shaver –<strong> Comédiens :</strong> Daniel Brochu (Erskine Mole), Pastor Ray (Graham Cuthbertson), Kyle Gatehouse (Dr. Wertham), Greg Kramer (Nudie), Matthew Raudsepp (Hyram Woodside), Katie Swift (Audrey Woodside), Alexis Taylor (Bobbi) – <strong>Musique :</strong> Matthew Barber – <strong>Scénographie :</strong> Sarah Yaffe –<strong> Éclairages :</strong> Éric Champoux – <strong>Costumes :</strong> Susana Vera  | <strong>Durée :</strong> 1 h 25 (sans entracte) – <strong>Représentations :</strong> Jusqu’au 3 juin 2012 – <a href="http://www.centaurtheatre.com/index.html">Centaur</a>.</p>
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		<title>L&#8217;art du mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 12:54:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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		<category><![CDATA[jason reitman]]></category>
		<category><![CDATA[jeff nichols]]></category>
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		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Pilote]]></category>
		<category><![CDATA[sylvain lavallée]]></category>
		<category><![CDATA[Take Shelter]]></category>
		<category><![CDATA[Young Adult]]></category>

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		<description><![CDATA[&#62;&#62; Sylvain Lavallée

Commençons par un euphémisme : Young Adult n’est pas un bon film. Je dirais même : ce n’est pas un film qui mérite qu’on en parle, mais partons de la petitesse pour remonter vers quelque chose de plus grand. Donc, mes attentes n’étaient pas très hautes envers Jason Reitman, qui avait déjà été assez idiot pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Sylvain Lavallée</span><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Commençons par un euphémisme : <strong><em>Young Adult</em></strong> n’est pas un bon film. Je dirais même : ce n’est pas un film qui mérite qu’on en parle, mais partons de la petitesse pour remonter vers quelque chose de plus grand. Donc, mes attentes n’étaient pas très hautes envers Jason Reitman, qui avait déjà été assez idiot pour nous dire en pleine crise économique que ce n’est pas grave de perdre son emploi parce qu’il y en a toujours un autre qui nous convient mieux nous attendant magiquement là où on n’aurait pas osé chercher, mais cette fois il semble tant vouloir s’écarter des valeurs conservatrices (vivre seul ce n’est pas bien) qu’il prônait dans ses derniers films qu’il finit par tomber dans le plus vil nihilisme. Le jugement est porté dès les premières images, soulignant grassement la vacuité du mode de vie urbain et solitaire de Mavis, à coups de télévision <em>trash</em>, de sexe anonyme, de cheveux arrachés, de névrose évidente et d’amie aux conseils aussi insipides qu’égoïstes.<em> </em>Rien de nouveau pour l’instant, au moins cette fois le personnage est présenté dès l’abord comme une ratée, contrairement à la révélation improbable de George Clooney dans <strong><em>Up in the Air</em></strong> qui, après cinquante ans de célibat, découvrait subitement qu’il aurait mieux fait se marier. Mais dans son dernier opus, le cinéaste ne se contente pas de stigmatiser le célibat urbain, présenté carrément comme une maladie mentale, il s’attaque aussi aux ploucs de la banlieue, tous envieux de la célébrité de Mavis, puisqu’évidemment ils vivent un quotidien d’une insignifiance crasse, comme si Reitman voulait démonter ainsi cette vision stéréotypée du bonheur « simple » des gens « simples ». La vie urbaine est vide, la vie en banlieue ennuyante, en somme nous sommes tous des ratés, et rien de mieux que de rencontrer des plus ratés que soi pour se remonter le moral (ce qui résulte pourtant en un film des plus déprimants, alors je dois être particulièrement raté).</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16168" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16168" title="take-shelter-5-10497489yxpqo" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/take-shelter-5-10497489yxpqo-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /><p class="wp-caption-text">Take Shelter (non, Young Adult ne mérite pas d&#39;images non plus...)</p></div>
<p><span id="more-16167"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mavis retourne ainsi en ville après avoir eu une bien piètre révélation : il y a pire que moi, a-t-elle découvert, mais elle n’a toujours pas vu ce qui cloche dans sa propre vie. Elle n’a donc aucune conscience de soi, on lui interdit l’introspection, ce qui ne serait pas si problématique si le cinéaste et la scénariste ne condamnaient pas explicitement son existence : non seulement ce personnage a une vie de merde, en plus elle est trop imbécile pour s’en rendre compte, heureusement que nous nous sommes là pour vous le montrer. Disons que présenter des ratés avec une telle condescendance est pour le moins méprisant. Car Mavis n’est pas la seule à subir la foudre de ses créateurs, ils n’ont aucune considération pour leurs personnages, il suffit de voir comment à la fin on laisse en plan Matt (Patton Oswald), qui restera à mijoter seul dans sa misère. C’est une chose que Mavis le quitte après une nuit de sexe désespéré sans même penser à lui, c’en est une autre que le cinéaste en fasse autant. « <em>Fuck them</em> » dit Mavis en quittant la banlieue, voilà pour l’essentiel ce que dit Reitman à l’humanité. <strong><em>Young Adult</em></strong> est un cas assez rare de personnages immobiles, un film où l’état des choses est le même au début qu’à la fin, le monde est fixé dans sa nullité et rien ne pourrait l’en déloger (j’ai dit nihilisme?) En ce sens, c’est un film beaucoup plus lent que n’importe quelle œuvre contemplative asiatique puisqu’il n’y a ici aucun mouvement, tout est donné dès la première scène et rien n’évoluera au-delà de celle-ci. J’irais jusqu’à dire : voilà une belle négation du cinéma, cet art du mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement, c’est un peu ce que je désignais par l’idée de dialogue dans mes <em>Investigations cinématographiques </em>automnales, le dialogue pourrait être vu comme un mouvement d’un personnage à l’autre ou de la caméra aux personnages, ou encore du film au spectateur. Il ne s’agit pas seulement d’un échange de mots, mais plutôt de toute forme d’interactions et d’influences entre les personnages, la caméra et le spectateur. Ce qui nous mènerait à dire qu’il n’y a pas de dialogue dans <strong><em>Young Adult</em></strong>, les personnages ne s’écoutent pas et, plus important, la caméra les condamne dès l’abord pour cette absence de dialogue qu’elle pratique elle-même (contrairement aux films abordés dans ma rétrospective 2011, qui montraient tous la raréfaction du dialogue dans la société contemporaine, mais en utilisant une caméra qui, elle, dialoguait réellement avec les personnages, les écoutait et leur répliquait). On pourrait remarquer que cela ne correspond à rien, que les individus ont nécessairement une influence sur les autres et qu’ils ont toujours un minimum de capacité introspective, qu’il y a toujours, dans le monde, du mouvement d’une chose aux autres et d’une chose à elle-même, alors il y a quelque chose d’absolument faux et artificiel dans un film inerte comme <strong><em>Young Adult</em></strong>, qui nie non seulement le cinéma mais le monde lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16169" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16169" title="levendeur" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/levendeur-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /><p class="wp-caption-text">Le Vendeur</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ne rencontre-t-on pas plus souvent au cinéma de personnages introspectifs, affichant un minimum de conscience de soi? C’est ce que je me demandais récemment en regardant <strong><em>Le Vendeur</em></strong> de Sébastien Pilote, un bon film, sans plus, de loin supérieur à <strong><em>Young Adult</em></strong>, mais qui ne mérite pas le quart des éloges qu’il a reçus. Au départ, j’ai un peu de difficulté à accepter la disproportion énorme entre la (faible) prise de conscience du personnage principal et le drame qu’on lui fait subir pour le secouer, un misérabilisme facile servant de plus à dénoncer de façon assez grossière le Grand Méchant Capitalisme, une thèse trop lourde évacuant par moment le côté humain pourtant bien présent (la relation du vendeur à sa fille, par exemple, est très belle, ce qui fait que le drame fonctionne malgré tout). <em>Spoilers</em> pour ceux qui se préoccupent de ce genre de truc : on pourrait dire que Marcel, le vendeur en question, est en partie responsable de la mort de sa fille puisqu’il lui a demandé d’aller chercher une voiture pour compléter une de ses ventes, mais le lien est très tenu et le même accident routier aurait pu se produire dans d’autres circonstances. Dès lors, on se demande un peu où le film veut en venir, pourquoi il a besoin de passer par un tel drame pour que le personnage comprenne que ses actions ont une influence sur les autres, pourquoi on doit le punir pour qu’il réagisse enfin (et encore, parler de réaction est un peu exagéré, à la fin il ne peut pas se déprendre de ses habitudes et quitter son travail, même si tout le film lui dit que ce serait le chemin à suivre, le Grand Méchant Capitalisme l’a vidé, il n’est plus rien sans cet emploi qui est aussi sa perte). De plus, le film est très insistant dans son fatalisme, avec cette première scène montrant l’accident en question, une structure nous disant que les personnages n’ont aucun pouvoir sur la machine scénaristique du film, qu’ils sont à la merci de forces qu’ils ne contrôlent pas (entendre : le Grand Méchant Capitalisme). Je déteste ce type de structure, commençant avec l’idée d’un drame à venir pour créer une tension que le cinéaste est incapable de mettre en scène autrement. Il y a certes des moyens d’utiliser un prologue aguicheur adéquatement, mais en général cela ne démontre qu’un manque de confiance en son récit, et cela a surtout pour effet de précipiter platement les personnages vers un destin inéluctable. Et dans un film comme <strong><em>Le Vendeur</em></strong>, cela ne fait que systématiser et raidir d’autant plus un propos déjà bien faible.</p>
<p style="text-align: justify;">Marcel est beaucoup moins inconscient que Mavis, il n’a rien d’un zombi, c’est un homme affable, désespérément seul, portant un intérêt réel envers les autres. Ce qu’il perçoit moins, ce sont les conséquences de son emploi, qu’il croit innocent, anodin (on voit déjà poindre la thèse : ce n’est pas de sa faute, dans ces conditions sociales il ne peut pas faire autre chose que travailler). Il y a encore une fois un manque d’introspection, le personnage ne peut pas volontairement réfléchir ses propres actions, il doit subir une pression extérieure et finalement assez artificielle (c’est celle du scénariste). Pourtant, ce qui est intéressant dans le couple individu/communauté, c’est justement de voir comment une volonté ou une nécessité personnelle se confronte à une pression sociale, comment Marcel doit continuer à travailler parce que c’est tout ce qu’il connaît vs comment Marcel sent que ce travail peut être pratiquement dangereux pour les autres dans la situation actuelle, un dilemme qui perd sa force et sa pertinence dès que l’un des deux pôles n’est pas exprimé par le personnage pour se voir plutôt imposer de l’extérieur par le cinéaste. Prenons par exemple la scène où Marcel vend la voiture à François, dans laquelle Pilote utilise une telle force extérieure, le regard de la jeune fille, très insistant et portant un jugement implicite sur Marcel. Encore une fois, pourquoi Marcel lui-même ne peut-il pas porter en lui ce jugement, pourquoi ne peut-il pas se regarder lui-même comme la jeune fille le regarde? La scène pourrait être beaucoup plus tendue s’il s’agissait d’un tête-à-tête entre les deux hommes, chacun pris dans leur drame personnel, sachant tous deux qu’ils ne devraient pas signer ce contrat, mais poursuivant la vente malgré tout, ou plutôt malgré eux. Marcel formule bien quelques doutes à son patron après avoir conclu la vente, mais ils ne sont pas très crédibles justement parce qu’ils ne viennent pas de lui, parce qu’il ne les a jamais exprimés avant ce moment et parce qu’au fond on pourrait se passer de ce dialogue avec son patron en intégrant les doutes à la scène précédente, ce qui nous donnerait une scène riche et complexe, remplie de mouvements, allant d’un personnage à l’autre et des personnages à eux-mêmes, plutôt que deux scènes à sens unique, au mouvement limité.</p>
<p style="text-align: justify;">On me dira alors : mais se faisant, vous modifiez le propos du cinéaste, qui veut présenter un homme victime de son emploi, qui ne réussira pas ou peu à changer malgré ce drame, trop enraciné dans ses habitudes. Marcel doit poursuivre son travail sans en voir les conséquences, c’est nécessaire, alors que le spectateur, au contraire, pressent toujours le drame, c’est la tension du film, ce que nous nous savons et que Marcel ne sait pas, le personnage se dirigeant ainsi inconsciemment vers la mort, alors que le spectateur a envie de lui crier, à l’instar de ses confrères et de sa fille : « Mais Marcel, arrête de travailler, même si t’es tout seul! Tu ne vois pas que quelqu’un va mourir? » Mais le spectateur, Marcel et les autres personnages sont impuissants, rien ne peut arrêter la marche implacable du Grand Méchant Capitalisme, l’usine ferme ses portes et la mort se pointe (vous voyez la coïncidence?) À quoi je répliquerais : mais c’est exactement le fond de mon reproche, car si <strong><em>Le Vendeur</em></strong> ne présente qu’un homme incapable d’exercer adéquatement sa bienfaisance sincère et naturelle dans une société gangrénée par ce Grand Méchant Capitalisme, il déresponsabilise son personnage tout en présentant une thèse des plus manichéennes, franchement idiote. Et pour éviter un tel propos réducteur, il faudrait plus de mouvement, un personnage pouvant regarder en lui afin de casser la trajectoire dirigée du film; ainsi, si <strong><em>Young Adult</em></strong> présentait un monde solide, inébranlable, <strong><em>Le Vendeur</em></strong> peut être vu comme une route à sens unique, où il y a du mouvement, mais de façon limité, ou plutôt délimité.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_16170" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16170 " title="6385683.bin" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/6385683.bin_-580x427.jpg" alt="" width="580" height="427" /><p class="wp-caption-text">Le Vendeur, ou Sicotte, la vedette, bienfaisante, donnant le droit d&#39;exister aux autres, qui restent flous quand même, il ne faut pas exagérer...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Essentiellement, c’est un problème de scénarisation, une traduction de ce qui tient de la vie intérieure d’un personnage en des éléments extérieurs, une manière d’expliciter l’invisible se faisant au détriment de la complexité psychologique (on m’expliquera d’ailleurs la prétendue subtilité de ce film, tant vantée par la critique québécoise, alors qu’il est rempli de répétitions inutiles et de scènes insistantes). Dans le cas du <strong><em>Vendeur</em></strong>, cela mène à bien d’autres problèmes, ces scènes à sens unique font que Pilote contredit constamment par sa démarche ce qu’il prétend réfléchir dans son film, notamment parce que le récit ne se détache pas assez de Marcel, les autres personnages étant toujours subordonnés à la progression dramatique du personnage principal. Aucun personnage n’existe en dehors de sa fonction narrative : quand Marcel s’arrête dans une station-service, le propriétaire n’existe pas pour lui-même, il est là pour dire à Marcel de prendre sa retraite. Même chose pour le prêtre, même chose pour sa fille, même si leur relation est plus complexe, même chose pour François Paradis, dont le drame, peu important au fond, ne sert qu’à marquer les étapes de l’évolution de Marcel. Même chose dans la mise en scène aussi, tout entière concentrée sur Gilbert Sicotte, au point de négliger les autres acteurs : quand la caméra s’arrête sur des visages de travailleurs par exemple, ils expriment une émotion évidente (colère, peine, désespoir), et ne dépassent jamais ce statut fonctionnel, même la fermeture de l’usine représente moins une menace pour la communauté que pour l’emploi de Marcel puisqu&#8217;en établissant un lien entre la mort de sa famille et la fermeture de l&#8217;usine, le film se replie sur le drame individuel au détriment de la dimension sociale. Ou durant une scène de fête, il y a un plan fixe assez long sur un chanteur, pour la première fois nous avons l’impression que la caméra s’intéresse à quelqu’un d’autre que Sicotte, mais non, il n’en est rien, le contrechamp nous montre Marcel regardant le chanteur, la caméra s’était substituée à son regard, ce n’était donc pas le chanteur que nous voyions, mais le chanteur tel que vu par Marcel. D’ailleurs, les autres n’apparaissent à l’écran que si Marcel est là aussi, c’est Marcel qui leur donne le droit d’exister, toute la communauté ne semble tourner qu’autour de lui, elle n’existe pas en dehors de sa fonction narrative. On se dit alors : Marcel peut bien être aveugle aux autres, il semble bien que le réalisateur en fasse autant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a aucune trace de la condescendance et du mépris de <strong><em>Young Adult</em></strong> dans <strong><em>Le</em></strong> <strong><em>Vendeur</em></strong>, et malgré ce propos trop réducteur et cette démarche trop artificielle, Pilote semble au moins sincère dans son désir de mettre en scène les hommes d’une communauté. Ce qu’il manque dans son film, c’est exactement ce qui fait la grandeur de celui de Jeff Nichols, le merveilleux <strong><em>Take Shelter </em></strong>: un personnage conscient de ses actes, une image centrale qui ouvre l’interprétation au lieu de la refermer sur une thèse précise, et une manière de filmer les hommes, aussi secondaires soient-ils, au-delà de leur rôle dans la narration. La critique s’est empressée de souligner les éléments allégoriques du film, y voyant, à juste titre, une illustration de la paranoïa américaine, d’un violent besoin de sécurité devant une menace incertaine, mais cette lecture me semble assez limitée; plus simplement, il s’agit de l’histoire d’un homme avec une conviction personnelle qu’il ne peut réconcilier avec ce que la communauté attend de lui. <em>Spoilers</em> à nouveau : c’est pourquoi il est important que Curtis (Michael Sannon, puissant comme toujours) ait raison, le film ne pouvait pas se terminer sur un diagnostic de folie, qui aurait effacé tout le dilemme du personnage en le déresponsabilisant (comme le Grand Méchant Capitalisme de Pilote), ni sur une ambiguïté qui aurait ouvert sur des interrogations déplaçant l’intérêt du film vers des considérations inutiles. Ce qui est fort, chez Curtis, c’est justement qu’il est conscient de sa possible folie, qu’il poursuit la construction de son abri tout en consultant un psychologue, qu’il pose ses gestes « déments » tout en étant conscient de leurs conséquences sur sa famille. Comme dans <strong><em>Le Vendeur</em></strong>, les personnages sont face à un Destin incontournable, dans les deux cas une Nature qui les dépasse, qui provoque la mort de la famille de Marcel et qui menace l’humanité entière selon Curtis. Dans les deux cas, la Nature n’est pas représentée pour elle-même, elle signifie la perte, le danger qui guette les personnages au quotidien. L’hostilité de la Nature du <strong><em>Vendeur</em></strong> est celle du Grand Méchant Capitalisme ayant fermé une usine de la région, c’est la fragilité de l’économie de cette petite communauté à la merci d’une Entreprise, alors que celle de <strong><em>Take Shelter</em></strong> est la peur de tout perdre, comme si en un instant notre quotidien, la vie familiale, peut s’effondrer, comme si ces grands espaces de l’Ouest que l’Amérique a conquis pour se bâtir se retournaient maintenant contre elle. Voilà aussi la grande différence entre les deux films, au-delà du personnage principal, le danger de <strong><em>Take Shelter</em></strong> n’est pas uniquement celui du capitalisme (bien qu’il soit là aussi), il peut aussi provenir de soi-même ou des autres, ce qui rend la dynamique individu/communauté beaucoup plus complexe (et voilà aussi ce qui déçoit autant dans <strong><em>Le Vendeur </em></strong>: la Nature, la neige, y est si bien filmée, qu’il est navrant que son rôle soit réduit à une métaphore aussi plate).</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16171" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16171" title="0930-movie-Review-Take-Shelter_full_600" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/0930-movie-Review-Take-Shelter_full_600-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">Take Shelter</p></div>
<p style="text-align: justify;">Curtis a des visions dès le début du film, mais son comportement ne devient réellement inquiétant qu’après une discussion avec un collègue de travail qui lui dit quelque chose comme ça : « Tu es chanceux, tu as une belle femme, une fille, une bonne vie », un compliment avec une pointe d’envie qui précipite Curtis dans le doute, comme si en réalisant qu’il possédait tout, il pouvait aussi tout perdre, ou comme si en lui disant qu’il est un bon père, Curtis tentait de devenir ce bon père que l’on voit en lui mais qu’il n’est pas vraiment, et qu’il deviendra effectivement. Et c’est justement en allant au bout de lui-même, en s’enfonçant dans un comportement apparemment délirant, en suivant une conviction personnelle qu’il ne peut rationnellement expliquer, qu’il se transformera et deviendra ce bon père, réunissant sa famille sur cette plage de fin du monde (dans cette dernière scène, l’harmonie familiale retrouvée est plus importante que la tempête à l’horizon). La dynamique est alors beaucoup plus complexe que chez Pilote : la menace n’est plus simplement extérieure, elle est plutôt indéterminée, elle vient du comportement de Curtis et/ou d’une Nature hors contrôle et/ou d’une société où rien ni personne n’est en sécurité et/ou des attentes des autres et de la pression de la réussite sociale, etc. De même, Curtis est à la fois un bon père et un mauvais père, à la fois un véritable prophète (il a bien prédit la tempête) et un aveugle (elle le surprend alors qu’il ne l’attend plus), on ne peut pas diviser son comportement en phases distinctes, comme on peut diviser la scène de la vente dans <strong><em>Le Vendeur</em></strong> (Marcel vend/Marcel doute). De même aussi pour le portrait de la famille, à tout point de vue une <em>cellule</em> familiale : à la fois un organisme vivant qui est au fondement de la structure sociale, qui assure l’existence de cet être vivant qu’est la société, qui est donc nécessaire à la vie (et les relations entre ces pôles, la cellule, les autres cellules et l’être dont elles font ensemble partie, sont multiples et complexes, fondées sur le mouvement); à la fois aussi une prison, un emprisonnement qui peut être aussi bien source d’aliénation, là d&#8217;où provient la folie, qu’un rempart pour se protéger du monde extérieur. Et cette interprétation, ou plutôt cette multiplicité de pistes de lecture ne sont possibles que si Curtis est conscient de sa possible folie : à partir du moment qu’il est fou sans le savoir, il ne reste plus que le portrait banal des effets d’une maladie mentale sur une famille. C’est dans le doute, l’hésitation du personnage, qu’une brèche s’ouvre pour laisser entrer le mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas de scène à sens unique ici, ou de personnages simplement fonctionnels, le mouvement est constant et le dialogue réel, <strong><em>Take Shelter</em></strong> est l’antithèse d’un film inerte comme <strong><em>Young Adult</em></strong>, et il offre une vision beaucoup plus large et complexe de l’homme que le récit programmé et refermé sur lui-même du <strong><em>Vendeur</em></strong>. Ce n’est pas simplement une différence de philosophie, entre un film déterministe et un film prônant le libre arbitre, et ce n’est pas non plus une question de mes affinités personnelles avec l’une ou l’autre de ces perspectives. Avant tout, c’est la différence entre un film à thèse, où le message est pesé dans chaque plan, enfermant le tout dans une trajectoire fixe et réglée à l’avance par un auteur surpuissant, déterministe oui, mais pas pour les personnages, plutôt pour le spectateur qui ne peut que suivre les indications du cinéaste, et un film ouvert, non pas « ambigu » comme peut l’être le dernier plan d’<strong><em>Inception</em> </strong>par exemple, au contraire <strong><em>Take Shelter</em></strong> est un film très simple, au récit linéaire limpide ancré dans des gestes quotidiens, j’écris plutôt « ouvert » pour désigner une œuvre dont chaque plan nous renvoie à un réseau de sens immense, les images résonnant les unes avec les autres sans s’épuiser, je parle donc d’une œuvre secouée par du mouvement continu, liquide, que l’on ne peut pas facilement appréhender puisqu’il nous filera toujours un peu entre les doigts. Et, pour être bête, on pourrait dire, finalement, que c’est toute la différence entre un simple film et du vrai cinéma.</p>
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		<title>Semaine du 4 au 10 mai 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 03:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCÈS À LA BANDE-ANNONCE]
LES FILMS DE LA SEMAINE … 
 
 DARK SHADOWS
(Ombres et Ténèbres)
CONTE FANTASTIQUE &#124; Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 120 minutes  – Réal. : Tim Burton – Int. : Johnny Depp, Eva Green, Helena Bonham Carter, Michelle Pfeiffer, Jackie Earle Haley, Johnny Lee Miller – Dist. : Warner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">[CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCÈS À LA BANDE-ANNONCE]</h2>
<h2><span style="color: #000080;"><em>LES FILMS DE LA SEMAINE …</em></span><span style="color: #ff0000;"> </span></h2>
<h1><span style="color: #ff0000;"> </span></h1>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong> <a href="http://www.youtube.com/watch?v=isjg9O7ifwM"><img class="size-medium wp-image-16256 aligncenter" title="Dark Shadows" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Dark-Shadows3-240x152.jpg" alt="" width="580" height="386" /></a>DARK SHADOWS<br />
(Ombres et Ténèbres)</strong></span><br />
CONTE FANTASTIQUE | <strong>Origine :</strong> États-Unis – <strong>Année :</strong> 2012 – <strong>Durée :</strong> 120 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Tim Burton –<strong> Int. : </strong>Johnny Depp, Eva Green, Helena Bonham Carter, Michelle Pfeiffer, Jackie Earle Haley, Johnny Lee Miller – <strong>Dist. :</strong> Warner | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.cineplex.com/Default.aspx">Cineplex Divertissement</a><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5IVpEjJuztk"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5IVpEjJuztk"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5IVpEjJuztk"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Libéré de son cercueil de plomb après y avoir passé plus de deux siècles, un vampire se retrouve à l&#8217;air libre en 1972 pour se réapproprier son manoir qu&#8217;habitent des descendants de sa famille qui ont besoin de sa protection</em><em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Évocateur de la célèbre télésérie <em>The Addams Family</em>, créée au milieu des années 60, <strong><em>Dark Shadows</em></strong> se concentre particulièrement sur le personnage énigmatique de Barnabas Collins, donnant ainsi à Johnny Depp l’occasion de parfaire son humour pince-sans-rire avec une rare dextérité, tant dans le geste que dans la parole. Mais il s’agit ici d’un vampire étrangement romantique, plus humain que son entourage, sorti des ombres du 18<sup>e</sup> siècle pour se retrouver dans le vacarme ambiant des années 70 du 20<sup>e</sup> siècle. Cela donne l’occasion à Tim Burton, chantre invétéré de l’imagerie cinématographique expressionniste, de traduire à coups de baguette magique sa folie créatrice. Mais cela ne va sans quelques ruptures de ton, de mélanges de déjà-vu et de moins de surprises enlevantes. Le film se concentre sur les amours entre Collins et Angélique Bouchard (Eva Green, d’une sensualité dévastratice) de telle façon que les autres personnages semblent réduits. C’est une question de scénario, moins bâti que d’habitude, mais qui n’en demeure pas moins fidèle à l’esprit <em>burtonien</em>. Car en fin de compte, malgré ces quelques réserves, <strong><em>Dark Shadows</em></strong> évoque avec vigueur et nostalgie les exemples majestueux de l’âge d’or de la Hammer, la compagnie britannique <em>responsable</em> des grands chefs-d’œuvre populaires du cinéma d’horreur des années 1950 et 1960.  Quant aux comédiens, tous impeccables. <strong>&gt;&gt; </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>Élie Castiel</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=zdl5h4lIr_M"><img class="size-medium wp-image-16260 aligncenter" title="Pater" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Pater3-240x162.jpg" alt="" width="580" height="376" /></a>PATER</strong></span><br />
DOCUFICTION | <strong>Origine :</strong> France – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 105minutes  – <strong>Réal. :</strong> Alain Cavalier  – <strong>Int. : </strong>Alain Cavalier, Vincent Lindon, Bernard Bureau, Jonathan Duong, Hubert-Ange Fumey, Jean-Pierre Lindon –<strong> Dist. :</strong> FunFilm | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.cinemaparallele.ca/">Excentris</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Alain Cavalier et Vincent Lindon s’improvisent Président et Premier Ministre de la France. Au cours des rencontres, ils débattent des préoccupations sociales, des enjeux politiques et de leur vie personnelle. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En </strong><strong>quelques mots</strong></span><br />
Axé sur la parole, critique tout en étant ludique,<strong> <em>Pater</em></strong> se passe des grands discours, va droit au but, la matière humaine des engagements liant les deux hommes : faire face à l’injustice sociale, promouvoir l’idée d’une société plus équitable. Pour y parvenir, le Lindon premier ministre a son idée : limiter l’écart des salaires. Véritable pivot central de leur loi qui ne sera pas adoptée, créant la discorde entre les deux protagonistes. Quand le premier ministre reproche au président de ne pas avoir déployé assez d’efforts pour que la loi passe, c’est un peu en fils trahi qu’il adresse sa critique. Ses agissements rentrent du coup en résonnance avec le titre du film, équivalent latin du mot père. Cette dimension filiale à laquelle obéit leur relation, <strong><em>Pater</em></strong> en fait le centre de ses enjeux, comme le confirme un extrait de scénario : « Je le contemple… J’ai une certitude; c’est mon fils. Je suis son père… » L’allégorie filiale (Cavalier, 79 ans, Lindon, 50 ans) sous-tend tout le projet, variant dépendamment du niveau de lecture qu’on est prêt à en faire. Qu’il soit président ou metteur en scène pourtant, Alain Cavalier n’échappe pas au <em>rôle</em> de la figure paternelle et à son autorité. Cette autorité, digne, qu’il doit porter en tant que politicien chargé « de l’honneur » de ses fils-citoyens et celle, respectueuse, qu’il doit afficher à l’égard de ses acteurs sont similaires. Par l’autofiction qu’il s’est créée, dans laquelle il s’invente père spirituel de Lindon, Cavalier ose ainsi, et assez candidement, réinventer sa relation avec son propre père — dont il était demeuré distant jusqu’à sa mort — pour parvenir à atteindre une réconciliation. En témoignera la séquence finale dans laquelle le président-Cavalier déchu donne à son successeur, Lindon, sa Légion d’honneur, séquence que chacun tourne avec sa propre caméra. Champ-contrechamp soulignant jusqu’à la fin l’idée de transmission, le rapport égalitaire entretenu entre filmeur et filmé, mais qui fait aussi écho à ces lignes écrites dans le scénario original : « Mon père et moi, enfin réunis. Quelques minutes de bonheur.» Une étrange émotion nous étreint… Le geste y est profond, symbolique et poétique à la fois<strong>. &gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Sami Gnaba</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><em>AUTRES SORTIES EN SALLE …<span id="more-16137"></span></em></span><em> </em></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE BEST EXOTIC MARIGOLD HOTEL<br />
(Bienvenue au Marigold Hotel)</strong></span><br />
COMÉDIE DRAMATIQUE | <strong>Origine :</strong> Grande-Bretagne – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 124 minutes  – <strong>Réal. :</strong> John Madden –<strong> Int.: </strong>Judi Dench, Bill Nighy, Maggie Smith, Tom Wilkinson, Penelope Wilton, Dev Patel – <strong>Dist. :</strong> Fox | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC</a> – <a href="http://www.cineplex.com/Default.aspx">Cineplex Divertissement</a><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=dDY89LYxK0w"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=dDY89LYxK0w"><span style="color: #008000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-16190" title="Best Exotic Marigold Hotel, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Best-Exotic-Marigold-Hotel-The2-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /></span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Des Britanniques d&#8217;âge mûr se retrouvent en Inde. Ils s&#8217;installent dans un hôtel dont la qualité laisse à désirer. D&#8217;abord décontenancés, ils tentent de s&#8217;adapter à la situation et s&#8217;emploient à découvrir une nouvelle culture.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Qualifié de <em>Jewel in the Crown,</em> l’Empire des Indes était aussi un lieu important d’interaction culturelle, musicale, philosophique et religieuse malgré les embûches inhérentes au colonialisme illustrées dans <strong><em>A Passage to India</em></strong> de David Lean, adaptation à l’écran du roman de E.M. Forster. La démocratisation des voyages lointains par avion permet donc ici à des bourgeois britanniques âgés de vivre dans un coin de ce pays de manière plus intégrée qu’ils l’auraient voulue. L’adaptation du roman <em>These Foolish Things</em> de Deborah Moggach fait vivre de manière succincte sept personnages plutôt typés interprétés par des acteurs chevronnés. La représentation de la modernisation en cours dans le sous-continent indien passant surtout par le gérant hyperactif de l’hôtel  a un côté un peu trop caricatural dans cette comédie de mœurs au final quelque peu précipité. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>CES CRIMES SANS HONNEUR<br />
(Crimes Without Honour)</strong></span><br />
DOCUMENTAIRE | <strong>Origine :</strong> Canada [Québec] – <strong>Année :</strong> 2012 – <strong>Durée :</strong> 69 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Raymonde Provencher –<strong> Dist. :</strong> Les Films du 3 mars | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement : </strong><a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC </a>–<strong> </strong><a href="http://www.cinemaparallele.ca/">Excentris</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0d7Ksat-BQ4"><span style="color: #008000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-16154" title="Ces crimes sans honneur_01" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Ces-crimes-sans-honneur_01-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /></span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Face à la caméra, trois femmes et un homme d’origine étrangère discutent du phénomène des crimes d’honneurs par le biais d’histoires personnelles.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
La documentariste Raymonde Provencher (<strong><em>Nés de la haine</em></strong>) continue ici sa dénonciation de certaines  pratiques et de leurs conséquences sur nos sociétés et ses éléments souvent les plus fragiles. Il manque pourtant à ce court film accumulant des témoignages prenants en Allemagne en Suède et en Ontario un arrière-plan de l’emprise historique dans nos civilisations de ces crimes <em>dits</em> d’honneur pour comprendre comment un groupe peut continuer à garder son oppression idéologique. Les entrevues sont filmées dans divers lieux bien choisis ce qui atténue le côté « tête parlante » souvent inhérent à ce type d’enquête. Il est d’ailleurs étonnant que la France et la Grande-Bretagne ne soient visitées dans ce périple éclairant.<strong> &gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>CHINA HEAVYWEIGHT<br />
(China Heavyweight : L’écoles des champions / Qian chui bai cian)</strong></span><br />
DOCUMENTAIRE | <strong>Origine :</strong> Chine / Canada [Québec] – <strong>Année :</strong> 2012 – <strong>Durée :</strong> 93 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Yung Chang  – <strong>Dist. :</strong> Kinosmith | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC </a>– <a href="http://www.cineplex.com/Default.aspx">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xc0y3QmZNpo"><img class="aligncenter size-large wp-image-16142" title="China Heavyweight" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/China-Heavyweight-580x326.jpg" alt="" width="580" height="326" /></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xc0y3QmZNpo"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Des entraîneurs de boxe sillonnent les régions rurales de la Chine à la recherche de nouveaux talents. Ceux et celles qui démontrent de belles aptitudes sont recrutés pour représenter un jour leur pays dans des compétitions</em><em>. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Après le remarquable <strong><em>Up the Yangtze</em></strong> (<em>Sur le Yangtsi</em>), sorti en 2007, Yung Chang lève le voile sur la nouvelle société chinoise, de plus en plus occidentalisée. C’est par la mise en scène, d’une rare cohérence et construite selon un esprit totalement libre de tout compromis, que l’on suit le quotidien de deux jeunes chinois s’entraînant pour être sélectionnés dans un championnat de boxe national. Et ce n’est pas de la boxe chinoise dont il est question, celle qui date de près de 4 000 ans, mais au contraire, de celle qu’on produit dans le monde dit « libre ». Cette caractéristique donne l’occasion au jeune cinéaste canado-chinois de jeter un regard analytique et intrinsèque sur son pays, en l’occurrence, en pleine mutation. La Chine communiste d’aujourd’hui a joint les rangs de la société de consommation ; chez les jeunes surtout, l’idéal d’un rêve collectif s’est transformé en une sorte de fantasme individuel tournant autour de la célébrité, du dépassement de soi et de l’ouverture au monde. Et pourtant, derrière ces légères formes de démocratie, se cache un pays, pour la grande partie de la population, encore en voie de développement. Pour la plupart des jeunes, l’Occident représente la porte d’un paradis perdu, aujourd’hui devenue accessible. Avec <strong><em>China Heavyweight</em></strong>, Chang propose un regard perspicacement lucide sur le monde et innove la mise en scène documentaire en lui  octroyant une part de poésie non dépourvue de lyrisme envoûtant et d’émotion palpable. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE DICTATOR<br />
(Le Dictateur)</strong></span><br />
SATIRE POLITIQUE | <strong>Origine :</strong> États-Unis – <strong>Année :</strong> 2012 – <strong>Durée :</strong> 83 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Larry Charles – <strong>Int. :</strong> Sasha Baron Cohen, Anna Faris, Megan Fox, Ben Kingsley, John C. Reilley, Aasif Mandvi –  <strong>Dist. :</strong> Paramount | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.cineplex.com/Default.aspx">Cineplex Divertissement </a>| <strong>Sortie :</strong> 16 mai 2012</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=biIEAhNL_uk&amp;feature=fvst"><img class="aligncenter size-large wp-image-16143" title="Dictator, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Dictator-The-580x336.jpg" alt="" width="580" height="336" /></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cYplvwBvGA4"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Un dictateur fait tout en son pouvoir pour éviter que la démocratie s’installe au pays.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Railleries irrévérencieuses, propos diffamatoires tournant autour de blagues sexistes, antisémites, misogynes, islamophobes, homophobes, impopulaires, tous ces éléments qui composent la dynamique politiquement incorrecte se retrouvent dans <strong><em>The Dictator</em></strong>, le nouvel opus ludiquement apocalyptique de Sasha Baron Cohen, maître en son domaine ; en quelque sorte, nous sommes les témoins d’une décortication des états d’âme et des enjeux sociaux et politiques du monde d’aujourd’hui. Digne observateur de la condition humaine, le comédien s’insurge à sa façon, soulève le désarroi et, mine de rien, revendique le droit à l’excès, à la folie sans gêne et à la déconstruction de la charpente sociale. En s’ajustant à l’esprit d’un certain spectacle hollywoodien grand public auréolé d’humour enfantin et scatologique, le film de Larry Charles émet son venin aux bons endroits. C’est étrange, bordélique, excessif, mais derrière tous ces plaisirs coupables inavoués, se cache une satire politique mordante, par les temps qui courent, d’un courage exemplaire et brillamment audacieux. <strong>&gt;&gt; </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>Élie Castiel</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">EDWIN BOYD</span></strong><br />
GANGSTERS | <strong>Origine :</strong> Canada – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 105 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Nathan Morlando – <strong>Int. :</strong> Scott Speedman, Kelly Reilly, Kevin Durand, Brian Cox, Joseph Cross, Brendan Fletcher – <strong>Dist. :</strong> Séville | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cKPu7I2nMFQ"><img class="aligncenter size-large wp-image-16147" title="Edwin Boyd" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Edwin-Boyd-580x325.jpg" alt="" width="580" height="325" /></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cKPu7I2nMFQ"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Au cours des années 1950, un ex-militaire qui rêve d&#8217;être acteur s&#8217;improvise voleur de banque afin de faire vivre sa famille. Sa personnalité et son style attirent l&#8217;attention des médias.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Belle surprise que ce petit film canadien au léger traitement hollywoodien, notamment dû à un scénario bien construit, une interprétation d’ensemble solide et une finale fort émouvante. À partir d’un fait divers,  les auteurs ont construit un récit captivant en y apportant quelques transformations. Il en découle une histoire palpitante qui n’est pas sans rappeler <strong><em>Bonnie and Clyde</em></strong> même si pour son premier long métrage, Nathan Morlando n’arrive pas à en extraire la véritable essence qui formait l’âme du film d’Arthur Penn et lui donnait sa force d’évocation. Mais le charisme, le je-m’en-foutisme et la belle gueule du personage central contribuent à ce qu’il devienne le chouchou des médias. Sur ce point, Scott Speedman livre une performance mémorable dans le rôle d’un anti-héros aux multiples facettes, souvent contradictoires. Sorte de Robin des bois des temps modernes (nous sommes dans les années 1940), Edwin Boyd possède une arme, mais ne s’en sert pas, incapable de poser le geste irréversible. D’une certain façon il incarne la rêve de la réussite à tout prix qui s’empare de l’Amérique. Pour cela, il faut devenir rebelle, gangster, défier le monde et la société, pour briller dans les feux de la rampe, pour se surpasser, pour se surprendre soi-même, pour <em>être</em> tout simplement, et quel que soit le prix à payer. Paradoxalement, il y a dans tout cela une part de vérité. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>HEADHUNTERS<br />
(Hodejegerne)</strong></span><br />
SUSPENSE | <strong>Origine :</strong> Norvège – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 100 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Morten Tyldum – <strong>Int. :</strong> Aksel Hennie, Nikolaj Coster-Waldau, Synnøve Macody Lund, Eivind Sander, Julie R. Ølgaard – <strong>Dist. :</strong> Alliance | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wkT5yzZrml8"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wkT5yzZrml8"><span style="color: #800000;"><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-16242" title="Headhunters" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Headhunters1-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /></strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Roger Brown a tout pour lui, travail, maison, femme magnifique. Mais il cache pourtant un secret : pour pouvoir vivre au-dessus de ses moyens, il a un deuxième travail qui consiste à voler des œuvres d’art aux valeurs inestimables.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Même si quelques changements s’imposaient, le polar de l’auteur norvégien Jo Nesbo est transposé à l’écran avec doigté et un remarquable sens du suspense. L’intrigue, aussi inattendue que surprenante, est sujette à de nombreux rebondissements et à des séquences qui s’apparentent au cinéma d’horreur, au récit policier et à la comédie à l’humour incisif. Tous ces ingrédients produisent un film d’une parfaite cohésion malgré un récit, en apparence, biscornu. Mais ce qui étonne le plus dans ce suspense palpitant, c’est avant tout la solide interprétation de tous les comédiens, particulièrement lorque nous sommes les témoins passifs et abasourdis des face-à-face virils entre l’excellent Askel Hennie et le charismatique Nikolaj Coster-Waldau, soit une lutte entre le bien et le mal d’une violence irrésistible qui, pour notre plus grand bonheur, se transforme en un défi grand-guignolesque d’une rare intensité. Selon certaines rumeurs, une version hollywoodienne de <strong><em>Headhunters</em></strong> serait en voie de production. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>MON PÈRE EST FEMME DE MÉNAGE</strong></span><br />
COMÉDIE | <strong>Origine :</strong> France – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 77 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Saphia Azzedine – <strong>Int. : </strong>François Cluzet, Jérémie Duvall, Aimen Derriachi, Nanou Garcia, Jules Sitruk, Franck Keita – <strong>Dist. :</strong> K-Films Amérique  | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.cinemabeaubien.com/">Cinéma Beaubien</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xE_06KzYDBc"><img class="aligncenter size-large wp-image-16145" title="Mon père est une femme de ménage" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Mon-père-est-une-femme-de-ménage-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xE_06KzYDBc"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Un brillant adolescent de 16 ans, issu d&#8217;un milieu défavorisé et dont le père travaille comme préposé à l&#8217;entretien ménager, rêve de s&#8217;affranchir de sa modeste condition.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Portrait d’une famille ouvrière française vivant dans une cité, cette adaptation par la réalisatrice de son roman éponyme, aurait pu être un autre film sur l’instruction comme moyen d’élévation sociale. On est donc étonné que ses personnages féminins, particulièrement celui de la sœur soient si simplistes et que l’interaction avec les copains de classe reste au niveau humoristique. François Cluzet et Jérémie Duval par leurs interprétations réussissent à rendre plausible cette relation paternelle dans ce court long métrage dont la fin laisse un goût amer. <strong>&gt;&gt;</strong> <span style="color: #0000ff;"><strong>Luc Chaput</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>SOUND OF MY VOICE</strong></span><br />
DRAME | <strong>Origine :</strong> États-Unis – <strong>Année :</strong> 2012 – <strong>Durée :</strong> 92 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Zal Batmanglij – <strong>Int. :</strong> Christopher Denham, Nicole Vicius, Brit Marling, Avery Kristen Pohl – <strong>Dist. :</strong> Fox | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=tAxLygJqunA"><img class="aligncenter size-large wp-image-16146" title="Sound of My Voice" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Sound-of-My-Voice-580x320.jpg" alt="" width="580" height="320" /></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=W20Fl5m5FdM"><span style="color: #008000;"> </span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Deux vidéastes amateurs réussissent à infiltrer un groupe secret dans l&#8217;espoir de réaliser un documentaire-choc sur celle qui en est le guide spirituel et qui prétend venir du futur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
La prolifération  des sectes, dont certaines (Jonestown, OTS) ont eu des conséquences désastreuses, a déjà fait l’objet de nombreux films de fiction ou documentaires dont <strong><em>Martha Marcy May Marlene</em> </strong>est le dernier meilleur exemple. Utilisant à bon escient des décors réduits pour augmenter la claustrophobie et la découverte d’un futur différent que le scénario suggère, le metteur en scène Batmanglij instille aussi le doute sur la capacité des enquêteurs à découvrir une vérité qui les arrange face à une guide interprétée finement par la coscénariste Brit Marling. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
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		<title>Le Petit Prince</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 13:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[AccèsCulture]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine de Saint-Exupéry]]></category>
		<category><![CDATA[Didy Veldman]]></category>
		<category><![CDATA[Élie Castiel]]></category>
		<category><![CDATA[Le Petit Prince]]></category>
		<category><![CDATA[Les Grands Ballets Canadiens]]></category>

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		<description><![CDATA[FIN DE SAISON MAGISTRALE POUR LES GRANDS BALLETS

&#62;&#62; Élie Castiel
Transposer sur scène en forme chorégraphique Le Petit Prince, l’œuvre maîtresse d’Antoine de Saint-Exupéry, tenait tout simplement du pari. Gageure d’autant plus risquée qu’elle aurait pu finir par offusquer les tenants puristes de la littérature. De quelle façon aborder un conte, en l’occurrence traduit en plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">FIN DE SAISON MAGISTRALE POUR LES GRANDS BALLETS<br />
</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Transposer sur scène en forme chorégraphique <em>Le Petit Prince</em>, l’œuvre maîtresse d’Antoine de Saint-Exupéry, tenait tout simplement du pari. Gageure d’autant plus risquée qu’elle aurait pu finir par offusquer les tenants puristes de la littérature. De quelle façon aborder un conte, en l’occurrence traduit en plus de 250 langues, sans en transformer sa carapace, sa raison d’être.</p>
<p style="text-align: justify;">Des écrits de l’auteur, <em>Le Petit Prince</em> est le plus allégorique, d’où les aquarelles faisant partie du texte, toutes collaborant à une épure du langage, lui donnant ainsi sa profondeur et son côté universel. Sur scène, cette conception imagée devient ballet abstrait dont les configurations scéniques s’appuient sur une toile qui, selon les circonstances, tombe, remonte ou reste à la surface pour mieux capter les danseurs et saisir leurs intentions.</p>
<div id="attachment_16120" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16120" title="Petit Prince, Le" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Petit-Prince-Le-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">PHOTO : Jean-Laurent Ratel</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16114"></span>Lorsque élevée, ce morceau de tissu laisse clairement voir un miroir réflexif en forme d’écran, légèrement courbé, qui révèle avec une sensualité et un sens précis du détail les mouvement des danseurs. Cette binarité ne fait qu’accentuer le propos. Nous avons l’impression d’assister à une double représentation : le ballet et la lecture virtuelle d’un livre chorégraphié. Et plus encore, la version Veldman <em>du Petit Prince</em> est à la fois scénique et cinématographique, tant dans l’emprise qu’elle exerce sur les danseurs que sur son aspect visuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Didy Veldman est d’origine néerlandaise. Comme il se doit, elle a suivi une formation classique aux Pays-Bas et a collaboré dans de nombreuses troupes, dont le Ballet Scapino, à Amsterdam, et la Bambert Dance Company, à Londres. Pour les Grands Ballets Canadiens, elle a signé <em>Carmen</em>, <em>Toot</em> et <em>Tender Hooks</em>. La mise en contexte du nouveau spectacle s’avère d’une richesse remarquable, et justement en raison de sa simplicité. Gestes qui paraissent répétitifs, mais qui ne le sont pas. Par leur précision et leur dynamique infaillible, ils semblent arrêter le cycle du temps, lui donnant un aspect intemporel qui ne fait que sublimer le côté aérien et rassembleur de la fable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le danseur Kenji Matsuyama Ribeiro danse le petit prince, cet enfant qui découvre un monde où tout n’est pas semblable et qui apprend à vivre malgré les différences. Il s’empare de la scène et le temps d’une déconstruction du récit, lie avec les autres danseurs et danseuses des rapport harmonieux qui finissent par produire une fusion cohérente et structurée. Les musiques de Kimmo Pohjonen, Jean-Sébastien Bach, Morton Feldman et David Lang se mettent à l’unisson pour faire parler les gestes et surtout les apprivoiser.</p>
<p style="text-align: justify;">Et derrière ce conte pour enfants (et adultes) qui soulève de grandes questions existentielles, une mise en mouvements signée par une chorégraphe contemporaire dotée d’un imaginaire exceptionnel et cohérent et d’un humanisme à la fois  conciliateur et combattant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LE PETIT PRINCE</em> – ADAPTATION CHORÉGRAPHIQUE<strong> | Chor. : </strong>Didy Veldman | <strong>Mus. :</strong> Kimmo Pohjonen, Morton Feldman, John Cage, Dan Jones, Bach, The Contours, Meredith Monk –  <strong>Déc. / Cost. :</strong> Kimie Nakano – <strong>Éclair. :</strong> Marc Parent –  <strong>Danseurs :</strong> Kenji Matsuyama Ribeiro (le petit pince), ainsi que le Corps de ballet des <a href="http://www.grandsballets.com/en/"><em>Grands Ballets Canadiens</em></a> | <strong>Durée : </strong>Environ 1 h 20 (sans entracte)<strong> </strong>|<strong> Prochaines représentations :</strong> Les 10, 11 et 12 mai à 20 h – Théâtre Maisonneuve (<a href="http://www.pda.qc.ca/index.fr.html;jsessionid=EBF89AB09B8A5611DCC29042C59C1596">Place des Arts</a>).</p>
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		<title>Subventions</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 15:05:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[Cinémathèqiue québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[Élie Castiel]]></category>
		<category><![CDATA[fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine canadien]]></category>
		<category><![CDATA[Subventions]]></category>

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		<description><![CDATA[OÙ VA L&#8217;ARGENT ?
Nous apprenons des choses par le biais des quotidiens, par Internet, grâce aussi aux bouche à oreille que nous recueillons. Avec tant de médias, aujourd’hui, sur le marché, versions virtuelles comprises, il est impossible que notre revue soit inscrite dans la liste des médias de tous les organismes, d’autant plus que souvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">OÙ VA L&#8217;ARGENT ?</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous apprenons des choses par le biais des quotidiens, par Internet, grâce aussi aux bouche à oreille que nous recueillons. Avec tant de médias, aujourd’hui, sur le marché, versions virtuelles comprises, il est impossible que notre revue soit inscrite dans la liste des médias de tous les organismes, d’autant plus que souvent les communiqués de presse ne sont pas liés tout à fait directement au cinéma. Ce qui nous oblige de plus en plus à rester coincés devant notre PC pour nous assurer que nous sommes à jour. Ceci dit, arrêtons de nous plaindre et faisons le point sur deux nouvelles qui nous interpellent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>LES </strong><em><strong>SUMMUM</strong></em><strong><em> </em>DE TOUS LES PLAISIRS</strong></span><br />
Avant de nous prononcer, et comme il se doit, nous avons naviguer un peu partout autour des sites <a href="http://www.summummag.com/">S</a><em><a href="http://www.summummag.com/">ummum – Le magazine Nº 1 pour hommes au Québe</a>c </em>et de <em>Summum Girls</em>, pour nous assurer que nous ne déverserons pas des protestations juste par pur plaisir ou par provocation. La raison : l’octroi par Patrimoine canadien d’une subvention de 200 000 $ à ces magazines. Le lien en question (voir <a href="http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/04/24/007-subventions-summum-organismes-communautaires-ottawa-denonciation.shtml">ici</a>) cite l’ex-députée bloquiste Christiane Gagnon selon qui « … c’est honteux de voir qu’on trouve 200 000 $ pour publier ce type de revue-là, qui devrait plutôt relever de l’entreprise privée, quand il y a des organismes communautaires qui veulent aider les femmes à se sortir de la prostitution, entre autres, et qui ont besoin justement des ressources. » Mme Gagnon signe en tant que présidente du conseil d’administration de la Maison Marthe, organisme qui vient en aide aux femmes prostituées, entre autres.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_16093" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-16093 " title="Subventions" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Subventions2.jpg" alt="" width="580" height="316" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">L&#8217;argent&#8230; où va-t-il ?</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16074"></span>Les faits : ce que nous avons trouvé dans ce magazine est bien présenté, la construction du site s’avère efficace, sobre et méthodique. Il y a aussi un bon soin apporté au visuel et, semblable, au légendaire Playboy, présente des textes un petit brin analytiques et souvent factuels correctement rédigés sur des enjeux sociaux. Ce n’est pas porno, mais érotique. Ce n’est pas licencieux, mais sensuel. Ce sont des magazines qui donnent l’impression d’être des recours psychnalytiques à la condition masculine hétérosexuelle, malgré les apparences, en proie ces dernières années à des doutes et des incertitudes face à une femme de plus en plus affranchie, libre de ses actes, de ses gestes, de ses mouvements et de sa pensée. Et tant mieux !</p>
<p style="text-align: justify;">La grande question, cependant : devraient-ils être subventionés, particulièrement lorsque ces sommes proviennent du volet « appui aux arts et à la culture » ?</p>
<p style="text-align: justify;">Non, ces publications ne relèvent absolument pas de l’art ou de la culture, mais au contraire de la mouvance sociale, de cette dynamique grand public qui compte essentiellement sur les échanges lucratifs publicitaires. Si l’on se fie aux nombreuses annonces qu’on retrouve dans les deux sites, nous nous posons vaiement la question quant à leur appui financier de la part du fédéral. Lorsqu’on constate, année après année, que des publications culturelles (dont celle que vous lisez), au lectorat, certes restreint, reçoivent des montants plutôt maigres des différents paliers gouvernementaux au fédéral, provincial et municipal, on ne peut que remettre en question toute la politique subventionnaire. Lorsque qu’un pays, comme le Canada, décide de venir en aide à des publications culturelles, cela nous oblige à nous interroger sur le terme « culture », ces derniers temps fréquemment pris à toutes les sauces. Selon le Larousse, ce vocable se définit aussi par «… l’ensemble des structures sociales et des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent un groupe, une société par rapport à une autre ». Dans le cas des magazines Summum, sont-ils artistiques ? À chacun de se prononcer ; religieux ? certainement pas ; intellectuel ? sans pour autant verser dans le simplisme, il ne le sont absolument pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mot de la fin réside dans un fait incontournable. Ce genre de publications ne relève que du privé. Quant aux paroles de Mme Gagnon, elles sont tout à fait appropriées et sont le produit d’une rage et d’un désespoir. On se demande parfois qui sont ces personnes qui, autour d’une table, décident des montants accordés à telle ou telle publication.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE… ESPOIR ET GAIN DE CAUSE</strong></span><br />
Selon un lien émanant du provincial (cliquez <a href="http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mai2012/04/c4525.html">ici</a>), Mme Christine St-Pierre , la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, annonce qu’un comité sera formé pour venir en aide à la Cinémathèque québécoise, faisant face à des problèmes financiers qui menacent sa propre existence.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_16077" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-16077 " title="Cinémathèque québécoise_salle Claude-Jutra" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Cinémathèque-québécoise_salle-Claude-Jutra.jpg" alt="" width="580" height="396" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Cinémathèque québécoise — salle Claude-Jutra</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Encore une fois, c’est une question de culture, et plus encore de « cinéma », le volet le plus fragile. Bientôt cinquantenaire, la Cinémathèque québécoise a largement contribué à l’essor de la culture, autant par ses activités que par ses efforts de conservation de la mémoire cinématographique collective, tant sur le plan national, bien sûr, qu’international. La question ne se pose donc pas. Le gouvernement doit conserver cette institution nationale. C’est une question d’image, de marque, d’honneur, face au reste du monde. Mais ce qui est important cependant de rappeler, c’est avant tout que la culture est un ensemble d’activités sociales et artistiques à but non lucratif, qui ne doit pas nécessairement rapporter du profit, ce qu’elle rapporte en retour, c’ est la richesse intellectuelle et humaine d’un peuple, ce par quoi elle se définit.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, parmi les membres externes du comité, aucun représentant du milieu cinématographiques, comme les réalisateurs ou les toujours « laissés-pour-compte », les critiques de cinéma. Mais peut-être bien que les propos de ces deux groupes, le plus souvent  et à juste titre contestaires et parfois même subversifs, font peur. Voyons la suite…</p>
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		<title>Des Femmes</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 03:53:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Des Femmes]]></category>
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		<description><![CDATA[DE BRUIT ET DE FUREUR
&#62;&#62; Élie Castiel
Trois tragédies de Sophocle : Les Trachiniennes + Antigone + Électre. Trois héroïnes : dans la première, Déjanire ou comment survivre à la trahison et à la déraison. Dans la seconde, Antigone ou la condition féminine réinventée. Et puis Électre, femme libre, matricide, annonçant par son crime complice et symbolique le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">DE BRUIT ET DE FUREUR</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Trois tragédies de Sophocle : </em>Les Trachiniennes<em> </em>+<em> </em>Antigone<em> </em>+<em> </em>Électre<em>. Trois héroïnes : dans la première, Déjanire ou comment survivre à la trahison et à la déraison. Dans la seconde, Antigone ou la condition féminine réinventée. Et puis Électre, femme libre, matricide, annonçant par son crime complice et symbolique le début d’un temps nouveau. Trois pièces prophétiques nées de la plume d’un auteur grec assoiffé de mots, de justice et d’humanité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16065" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16065 " title="TH_Les Trachiniennes" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/TH_Les-Trachiniennes3-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">« Les Trachiniennes » (PHOTO : Jean-Louis Fernandez)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Émanant de la part de Wajdi Mouawad, il était du domaine de l’impossible de s’attendre à une mise en scène classique. Quelle que soit notre perception de la représention théâtrale, la trilogie tant attendue se révèle un tour de force, un pari réussi si on tient compte de la nature intentionnellement iconoclaste du metteur en scène.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16060"></span>Qu’il soit question des <em>Trachiniennes</em>, d’<em>Antigone</em> ou d’<em>Électre</em>, le dénominateur commun qui les unit est la <em>femme</em>. Soumise, rebelle, indisciplinée, libre et impériale. Elles règnent sur scène, commandent la foule qui les entoure et le temps de débiter leurs paroles, s’en prennent aux Dieux, les implorent ou les confrontent et finissent par vaincre les rouages du destin.</p>
<p style="text-align: justify;">À partir de cette proposition, Mouawad déconstruit les formes de l’élaboration scénique et en réinvente les codes, s’appuyant en quelque sorte sur une vision méta-postmoderne de l’expérience théâtrale, libérée des lourdeurs traditionnelles, des impératifs qui entravent à la liberté du geste, du mouvement et de la parole. Wajdi Mouawad est un rebelle, créateur d’un théâtre du désordre et de la dérision. Ses origines libanaises forment sans aucun doute les lignes directrices de son imaginaire créatif, une façon comme un autre de reconfigurer l’art et le monde. Né dans un pays de souffrance et de conflit, la logique ne tient plus debout, les concepts traditionnels s’effritent, le chaos règne. Il n’y a plus de place que pour la lutte, le combat. Cela se voit dans sa mise en scène à la fois humaine et torturée. Une mise en contexte qui sied admirablement au décor, un espace scénique consciemment désordonné, désorganisé, en harmonie avec les états d’âme des personnages et le tumulte des situations.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16066" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-16066  " title="Antigone" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Antigone.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">« Antigone » (PHOTO : Jean-Louis Fernandez)</p></div>
<p>Mis à part la présence de Sylvie Drapeau, majestueuse dans le rôle de Déjanire, Hérakles et Clytemnestre, d’un Créon et d’un Égisthe magnifiquement incarnés par Patrick Le Mauff et d’une des plus atypiques Électre, campée par une Sara Llorca instinctivement charnelle et passionnée, aucune direction d’acteurs. Ils sont, pour la plupart, laissés à leurs instincts, leur imagination. On sent parfois l’improvisation. Les textes, d’une rigueur exemplaire, sont récités, souvent hurlés. Les gestes, maladroits, les visages le plus souvent figés. On sent une étrange sensation de malaise dans chacune des trois pièces. Comme cette hypogée<em> </em>sortie de la terre, venue provoquer les humains afin de les guérir de leurs plaies, ou bien encore ces jets d’eau venus des cieux pour laver les plaies, les blessures et les âmes. Mais ces éléments dans la construction du récit sont ceux qui font la force du théâtre de Mouawad, sorte de laboratoire expérimental <em>bordélique</em> et <em>insensé</em> de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et à la place du chœur, des musiciens mâles accompagnés d’un chanteur, Igor Quezada (en remplacement de Bernard Cantat, non retenu pour les raisons que l’on connaît), sublime dans une voix qui semble sortir des ailleurs, ténébreuse, incandescente, incantatoire. Malgré la musique tonitruante, parfois même agaçante, <em>Des femmes</em> est une expérience théâtrale visuellement électrisante, intentionnellement déstabilisante, surréaliste, obligeant constamment le spectateur à remettre en question et de façon brutale sa politique du regard.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il y a plus que cela : <em>Des femmes</em>, dans sa version-mouawad, c’est du<em> trash-theatre</em>, dans le sens le plus noble du terme, marginal, sublimement profanateur, vertigineux, turbulent, mais d’un profond humanisme qui cherche constamment à se légitimiser malgré les apparences. Et c’est aussi l’adaptation des écrits d’un immense auteur grec, digne observateur de ses contemporains.  Mais surtout la transposition d’un créateur de son temps qui assume avec bruit et fureur l’altruisme féroce et viscéral de sa théâtralité. <em>Des femmes</em>, c’est gigantesque, excessif, sombre comme les récits dont il est question. Et de Sophocle, Wajdi Mouawad retient avec humilité le message politique et la vision sombre, cruelle et salvatrice de la condition humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16067" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16067 " title="TH_Électre (1)" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/TH_Électre-1-580x358.jpg" alt="" width="580" height="358" /><p class="wp-caption-text">« Électre » (PHOTO : Jean-Louis Fernandez)</p></div>
<p style="text-align: justify;">TRAGÉDIES | <strong>Auteur : </strong>Sophocle – <strong>Traduction :</strong> Robert Davreu – <strong>Mise en scène :</strong> Wajdi Mouawad –<strong> Comédiens :</strong> <em>Les Trachiennes</em> : Olivier Constant (Lichas), Samuel Côté (Hyllos), Sylvie Drapeau (Déjanine, Hérakles), etc. – <em>Antigone</em> : Charlotte Farcet (Antigone), Patrick Le Mauff (Créon), Oliver Constant (le garde), Hamadoum Kassogué (Tirésias), etc. – <em>Électre</em> : Sara Llorca (Électre), Sylvie Drapeau (Clytemnestre), Patrick Le Mauff (Égisthe), Charlotte Farcet (Chrysothémis) – <strong>Musique :</strong> Bernard Contat, Bernard Falaise, Pascal Humbert, Alexander MacSween – <strong>Scénographie :</strong> Emmanuel Clolus –<strong> Éclairages :</strong> Éric Champoux – <strong>Costumes :</strong> Isabelle Larivière  –| <strong>Durée :</strong> 6 h 20 (2 entractes : 30 minutes et 40 minutes) – <strong>Représentations :</strong> Jusqu’au 6 juin 2012 – TNM.</p>
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		<title>Same Time, Next Year</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 13:24:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[AccèsCulture]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Slade]]></category>
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		<category><![CDATA[Élie Castiel]]></category>
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		<description><![CDATA[ADULTÈRE RESPECTABLE… MODE D’EMPLOI
&#62;&#62; Élie Castiel
George et Doris, tous deux mariés, lui comptable du New Jersey, elle épouse et mère de famille de la californie, se rencontrent par hasard dans un motel et passent une nuit ensemble, comme ça, sans attaches. Un jeu tendre et innocent qui va se perpétuer le temps d’un week-end, d’année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">ADULTÈRE RESPECTABLE… MODE D’EMPLOI</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt;<span style="color: #0000ff;"> Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>George et Doris, tous deux mariés, lui comptable du New Jersey, elle épouse et mère de famille de la californie, se rencontrent par hasard dans un motel et passent une nuit ensemble, comme ça, sans attaches. Un jeu tendre et innocent qui va se perpétuer le temps d’un week-end, d’année en année, à travers les quelques prochaines décennies.</em><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_16044" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-large wp-image-16044" title="TH_Same Time, Next Year" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/TH_Same-Time-Next-Year2-580x385.jpg" alt="" width="580" height="385" /><p class="wp-caption-text">Michelle Giroux et R.H. Thomson (PHOTO : Andrée Lanthier)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Au cinéma, en 1978, deux brillants comédiens jouaient les rôles de George et de Doris : Alan Alda, au sommet de sa gloire, et Ellen Burstyn, déjà remarquée la même année dans <em><strong>Cri de femmes</strong></em> / <strong><em>Dream of Passion</em></strong> (adaptation cinématographique de la <em>Médée</em> d’Euripide, signée Jules Dassin), et des années plus tôt dans le brillant <strong><em>The Exorcist</em></strong>, de William Friedkin. L’adaptation à l’écran de Robert Mulligan se présentait comme un brillante et délicieuse comédie qui, pour l’époque, osait parler de ce qui se passe souvent, mais que la société bien-pensante occulte.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16035"></span>Des décennies plus tard, au théâtre, c’est avec nostalgie que nous traversons ces époques, magnifiquement mises en contexte grâce au soin méticuleux dans le choix des archives de George Allistair et de Patrick Boivin. La culture, la politique et le mode de vie défilent à une vitesse qui plonge le spectateur dans le souvenir, le poussant à revoir son propre itinéraire, le temps de quelques secondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a aussi une mise en scène, celle d’une Diana Leblanc, tout à fait consciente des diverses époques qu’elle décrit, mais seulement en ce qui a trait aux personnages (changemements dans les tenues vestimentaires, dans les comportements, dans les coiffures, dans leur vision de la vie et de l’amour, et bien entendu, face à leur relation). Mais le décor, la chambre du motel, ne change pas, pareille comme au premier jour, comme si le temps d’une fin de semaine, le cycle de la durée s’arrêtait pour, en quelque sorte, redéfinir le moment.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/NZmtpwnRwYw?version=3&amp;wmode=transparent" width="560" height="340" title="YouTube video player" style="background-color:#000;display:block;margin-bottom:0;max-width:100%;" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p style="font-size:11px;margin-top:0;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=NZmtpwnRwYw" target="_blank" title="Watch on YouTube">Watch this video on YouTube</a>.</p></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré le ton comique, <em>Same Time, Next Year</em> cache pourtant des parcelles de mélancolie, de nostalgie, de culpabilité et d’abandon dans son exploration de la condition humaine. Peut-on aimer les siens et en même temps tomber amoureux de quelqu’un d’autre? Simple question à laquelle Bernard Slade répond avec un tact et un humanisme bouleversants.  Et c’est justement dans l’affranchissement de ce doux et délicieusement coupable écart de conduite que son œuvre prend toute son ampleur et sa signification, renouant pour ainsi dire et de façon admirable avec les surprises et les complexités affectives  de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il y a aussi deux comédiens exceptionnels. Jamais le mot « naturel » n’a eu une si brillante définition, tant dans leurs gestes que dans leur débit face aux mots, pourtant simples, mais d’une force d’évocation magistrale. Car c’est dans la sobriété qu’on reconnaît le vrai talent. Michelle Giroux et R.H. Thomson dominent l’espace scénique et se l’approprient pour mieux le contrôler, épousant les formes de chaque recoin de ce petit <em>Jardin d’Éden</em>, qu’il s’agisse du lit, bien entendu, de la salle de bain, du piano, du petit salon. Et près de la porte, une fenêtre à l’ancienne d’où on voit l’éclairage changer selon le climat extérieur et les saisons. Comme ce couple adultère qui bouge avec les années et qui, le temps que dure l’ivresse de l’interdit, nous plonge dans l’émotion et nous ramène à l’ordre, au plus profond de nos désirs et de nos envies.</p>
<p style="text-align: justify;">Disons-le sans ambages, <em>Same Time, Next Year</em> demeure sans contredit l’une des plus belles surprises théâtrales de la saison.</p>
<p style="text-align: justify;">COMÉDIE DRAMATIQUE | <strong>Auteur : </strong>Bernard Slade – <strong>Mise en scène :</strong> Diana Leblanc –<strong> Comédiens :</strong> R.H. Thomson (George), Michelle Giroux (Doris) – <strong>Musique :</strong> Keith Thomas et divers morceaux d’époque des années 50 à 70 – <strong>Scénographie / Éclairages :</strong> Phillip Silver – <strong>Vidéo :</strong> George Allister, Patrick Boivin –<strong>Costumes :</strong> Eo Sharp | <strong>Durée :</strong> 1 h 55 (avec 1 entracte) – <strong>Représentations :</strong> Jusqu’au 20 mai 2012 –<a href="http://www.segalcentre.org/fr/"> Centre Segal.</a><em> </em></p>
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		<title>Semaine du 4 au 10 mai 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 04:06:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Darling Companion]]></category>
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		<description><![CDATA[LE FILM DE LA SEMAINE …
HABEMUS PAPAM
(Nous avons un pape / We Have a Pope)
COMÉDIE DRAMATIQUE &#124; Origine : Italie / France – Année : 2011 – Durée : 106 minutes  – Réal. : Nanni Moretti – Int. : Michel Piccoli, Nanni Moretti, Margherita Buy, Franco Graziosi, Renato Scarpa, Jerzy Stuhr – Dist. : Séville &#124; Horaires / Versions / Classement : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><em>LE FILM DE LA SEMAINE …</em></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>HABEMUS PAPAM<br />
(Nous avons un pape / We Have a Pope)</strong></span><br />
COMÉDIE DRAMATIQUE | <strong>Origine :</strong> Italie / France – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 106 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Nanni Moretti –<strong> Int. : </strong>Michel Piccoli, Nanni Moretti, Margherita Buy, Franco Graziosi, Renato Scarpa, Jerzy Stuhr – <strong>Dist. :</strong> Séville | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC </a>– <a href="http://www.cinemabeaubien.com/">Cinéma Beaubien </a>– <a href="http://www.cineplex.com/default.aspx">Cineplex Divertissement</a> – <a href="http://www.cinemaparallele.ca/">Excentris</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><img class="aligncenter size-large wp-image-15990" title="Habemus Papam" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Habemus-Papam-580x325.jpg" alt="" width="580" height="325" /><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EcxF5NnTivE"><span style="color: #008000;">Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Au Vatican, un long conclave se conclut avec l&#8217;élection d&#8217;un cardinal inconnu comme nouveau pape. À la consternation générale, au moment d&#8217;être présenté à la foule impatiente, le Saint-Père est pris d&#8217;une crise de panique</em><em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Déjà dans <strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=zmJ6cXDaUs0">La messa è finita</a></em></strong>, Moretti se posait la question du rôle de l’Église dans la société actuelle. Après avoir décrit sur un ton ironique les épisodes de l’élection par ce petit collège des cardinaux d’un monarque qui est aussi chef d’une Église, Moretti et ses coscénaristes dramatisent l’action par ce cri primal d’un homme qui se sent trop faible pour la tâche. Ce cardinal porte le nom de Melville, auteur de <em>Bartleby, </em>personnage défini par sa phrase fétiche « Je ne préfère pas ». Parti à la rencontre de ses concitoyens, le prélat, interprété magnifiquement par Piccoli, devient un vieil homme anonyme en quête de sens dans un monde où tout change par le moyen de l’action de chacun comme le dit si bien la <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lwe-S1RUh3s&amp;feature=related">chanson</a></strong>.  Cette musique relie les nonnes et les cardinaux coincés au Vatican aux Romains et touristes déambulant et vaquant à leurs occupations. Moretti intègre aussi l’exercice physique et le théâtre comme lieux de partage dans cette comédie dramatique au final désarçonnant. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><em>AUTRES SORTIES EN SALLE …<span id="more-15988"></span></em></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE AVENGERS<br />
(Les Avengers : Le film)</strong></span><br />
AVENTURES FANTASTIQUES | <strong>Origine :</strong> États-Unis – <strong>Année :</strong> 2012 – <strong>Durée :</strong> 142 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Joss Whedon – <strong>Int. : </strong>Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Scarlett Johansson, Jérémie Renier, Mark Ruffalo –<strong> Dist. :</strong> Buena Vista | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong><a href="http://www.cineplex.com/default.aspx"> Cineplex Divertissement</a></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=YIHoJEgvyBE&amp;feature=fvst"><span style="color: #008000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-16134" title="Avengers, The_01" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Avengers-The_01-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" />Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Une équipe de super héros est constituée pour lutter contre un puissant ennemi et son armée d&#8217;extra-terrestres qui menacent la sécurité mondiale</em><strong><em>.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Les inconditionnels du genre seront époustouflés par cette rencontre entre plusieurs personnages excentriques de la populaire série <em>Marvel</em>. L’intrigue est simple, certes, parfois même laborieuse et privilégie les dialogues, notamment dans la première partie. Mais par la suite, nous avons droit à une série de cascades et de combats parfaitement maîtrisés qui réussit à séduire les plus récalcitrants des critiques habitués à un cinéma viscéral. Joss Whedon, à qui l’on doit <strong><em>Serenity</em></strong> (2005), mélange avec un plaisir ostentatoire et une virtuosité déconcertante les différents univers de la science-fiction et du fantastique, soulignant le tout par quelques petites trouvailles de mise en scène impressionnantes, comme le combat final, <em>jouissivement</em> renversant. Fidèle à lui-même, Robert Downey Jr. compose son personnage de Tony Stark avec le cynisme et la verve qu’on lui connaît. Il est entouré d’une pléiade de comédiens parfaitement à l’aise, notamment Scarlett Johansson, pour la circonstance, d’un magnétisme qui malgré les circonstances, conserve son charme et son attrait féminins. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>DARLING COMPANION</strong></span><br />
COMÉDIE | <strong>Origine :</strong> États-Unis – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 104 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Lawrence Kasdan –<strong> Int. : </strong>Diane Keaton, Kevin Kline, Sam Shepard, Richard Jenkins, Mark Duplass, Ayelet Zurer – <strong>Dist. :</strong> Alliance | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-15992" title="Darling Companion" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Darling-Companion.jpg" alt="" width="580" height="385" /><a href="http://www.youtube.com/watch?v=YYYoaspzzlg"><span style="color: #008000;">Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Les rapports à la fois amoureux et tendus entre un homme et sa femme lors des recherches effectuées pour retrouver leur chien, disparu dans la nature. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots<br />
</strong></span>Qu’est-il arrivé au réalisateur de l’efficace et voluptueux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7AA_OzWyBqs"><strong><em>Body Heat</em></strong></a> (1981) ou encore de l’émouvant et, pour l’époque, très original <a href="http://www.youtube.com/watch?v=O19k-YtwXTg"><strong><em>The Big Chill</em></strong></a> (1983) ? Et pourtant, nous sommes ici entourés de comédiens chevronnés qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres productions. Qu’il s’agisse de Keaton, Kline, Wiest ou Jenkins, ils essaient du mieux qu’ils peuvent face à un script mal structuré, rempli de dialogues qui sonnent faux et ne font qu’annoncer une finale prévisible. Le paysage des Rocheuses et quelques situations arrivent à peine a relever le tout même si au fond nous savons que c’est peine perdue. <strong>&gt;&gt; </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>Élie Castiel</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>GIRL MODEL</strong></span><br />
DOCUMENTAIRE | <strong>Origine :</strong> Canada / États-Unis – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 77 minutes  – <strong>Réal. :</strong> David Redmon, Ashley Sabin – <strong>Dist. :</strong> Kinosmith / Alliance | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.cinemaduparc.com/homefr.html">Cinéma du Parc</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><img class="aligncenter size-large wp-image-15993" title="Girl Model" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Girl-Model-580x392.jpg" alt="" width="580" height="392" /><a href="http://www.youtube.com/watch?v=XbALBvRek1k"><span style="color: #008000;">Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Ancien mannequin, Ashley travaille pour une agence recrutant des jeunes modèles. De passage en Sibérie, elle rencontre Nadya, une adolescente de 13 ans, sans doute la candidate idéale pour un client japonais.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
En suivant le travail de recrutement de jeunes filles voulant devenir mannequins, les coréalisateurs construisent pièce par pièce un dossier sur le travail des enfants et l’appât du gain basés sur une recherche effrénée de beautés nymphettes. En employant le journal de bord visuel d’Ashley, ancienne mannequin devenue dépisteuse, les cinéastes montrent aussi la contradiction de sa position présente puisqu’elle ne voit pas les mauvaises conditions de travail qu’ont à subir les adolescentes livrées à elles-mêmes dans cette mégalopole. Se pose en filigrane tout au long de ce film-constat notre attitude en tant que spectateur et consommateur face aux idéaux proposés actuellement de beautés nubiles et très minces.<strong> &gt;&gt;<span style="color: #0000ff;"> Luc Chaput</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>THE LADY<br />
(La Dame)</strong></span><br />
DRAME BIOGRAPHIQUE | <strong>Origine :</strong> France / Grande-Bretagne – <strong>Année :</strong> 2011 – <strong>Durée :</strong> 132 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Luc Besson – <strong>Int. : </strong>Michelle Yeoh, Jonathan Woodhouse, David Thewlis, Jonathan Raggett, Benedict Wong –  <strong>Dist. :</strong> Métropole  | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC </a>– <a href="http://www.cinemabeaubien.com/">Cinéma Beaubien </a>– <a href="http://www.cineplex.com/default.aspx">Cineplex Divertissement</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><img class="aligncenter size-large wp-image-15994" title="Lady, The" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Lady-The-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" /><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CNqeXWTVCfs"><span style="color: #008000;">Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
Témoin des exactions de l&#8217;armée lors d&#8217;une visite en Birmanie, Aung San  Suu Kyi, fille d&#8217;un général  assassiné, laisse mari et enfants en  Angleterre pour se vouer à la cause d&#8217;un pays dont elle deviendra   l&#8217;otage à vie</em><em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Une femme s’oppose à un pouvoir politique. Non ce n’est pas <strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7jkh9J_b5HM&amp;feature=related">Joan of Arc</a></em></strong> du même réalisateur car cette dame est bouddhiste et non violente même s’il est la fille d’un général, héros de la libération de son pays durant la Seconde Guerre mondiale. Le scénario construit en flashbacks  escamote environ quarante ans de la vie de cette intellectuelle et ne rappelle pas les débuts de la relation amoureuse entre Aung San Suu Kyi et Michael Aris, son mari, universitaire britannique. Plusieurs personnages importants de la lutte pour la démocratie birmane sont relégués presque dans les coulisses dans cette hagiographie romantique sauvée par l’interprétation de Michelle Yeoh et de David Thewlis. Luc Besson réussit quelques scènes d’action prenantes mais termine son film sur un ton trop mélodramatique. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>MABUL<br />
(The Flood)</strong></span><br />
DRAME | <strong>Origine :</strong> Israël / Canada – <strong>Année :</strong> 2010 – <strong>Durée :</strong> 102 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Guy Nattiv – <strong>Int. : </strong>Ronit Elkabetz, Michael Moshonov, Tzahi Grad, Yakov Cohen – <strong>Dist. :</strong> Filmoption  | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.movietickets.com/house_detail.asp?exid=amc&amp;house_id=7791">AMC</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5o8BGLRma1k"><span style="color: #008000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-16054" title="Mabul" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Mabul2-580x386.jpg" alt="" width="580" height="386" />Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
En Israël, à la veille de sa Bar Mitzvah, cérémonie religieuse juive marquant son 13<sup>e</sup> anniversaire, un adolescent est troublé par les conflits qui déchirent sa famille dysfonctionnelle. Le retour inattendu de son frère autiste complique la situation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En quelques mots</strong></span><br />
Il y a dans l’approche de Guy Nattiv, une sorte de distanciation face aux situations et aux personnages qui ne fait qu’alléger le propos. L’image du Québécois Philippe Lavalette surprend par la façon dont elle cadre les individus et les espaces. Elle prend soin de codifier les gestes et les mouvements des protagonistes, les situant dans des contextes qui les dépassent. Selon les circonstances, la direction photo poétise le quotidien ou, au contraire, s’ajuste aux mots, notamment dans les séquences montrant les personnages en conflit. À partir d’une idée coscénarisée avec Noa Berman-Herzberg, le jeune réalisateur a construit un beau film, laconique et captivant. Avec <strong><em>Mabul</em></strong>, il prouve qu’il est fort probablement l’un des cinéastes israéliens les plus atypiques de sa génération. Mais il compte aussi sur la présence d’acteurs chevronnés et talentueux comme Ronit Elkabetz et Tzahi Grad, sans oublier les jeunes Yoav Rotman et Michael Moshonov, d’une présence remarquable et poignante devant la caméra. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Élie Castiel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>STEVE JOBS : THE LOST INTERVIEW</strong></span><br />
DOCUMENTAIRE | <strong>Origine :</strong> Canada – <strong>Année :</strong> 1995 (2011) – <strong>Durée :</strong> 70 minutes  – <strong>Réal. :</strong> Paul Sen  – <strong>Avec : </strong>Steve Jobs, Robert X. Cringely –<strong> Dist. :</strong> Truly Indie (États-Unis) | <strong>Horaires</strong> / <strong>Versions</strong> / <strong>Classement :</strong> <a href="http://www.cinemaduparc.com/homefr.html">Cinéma du Parc</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=QjaTZODOKmw"><span style="color: #008000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-16108" title="Steve Jobs" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/Steve-Jobs1.jpg" alt="" width="580" height="426" />Bande-annonce</span></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Résumé</strong></span><em><br />
En 1995, alors qu’il animait la série télévisée </em><em>Triumph of the Nerds,</em><em> portant sur la naissance des PC, Robert X. Cringely a réalisé une entrevue mémorable avec Steve Jobs. Une occasion unique de découvrir ce qui se cachait derrière cet « enfant du siècle ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>En </strong><strong>quelques mots</strong></span><br />
En préparant une série documentaire télévisuelle dont on trouve la <a href="http://www.pbs.org/nerds/part3.html">transcription</a> sur Internet, Robert Cringely interviewe, entre autres, Steve Jobs co-fondateur d’Apple. Tourné en gros plans, l’entrevue complète permet de voir Jobs alors qu’il n’est plus à Apple et qu’il a donc eu le temps de la réflexion. L’intervieweur hors-champ fournit des indications supplémentaires qui remettent les questions dans leur contexte. On sent Jobs plus émotif à deux reprises mais la manière dont il relate certaines expériences de son adolescence donne aussi des pistes sur la façon dont il construit les groupes de projets dans ses compagnies. Cette longue entrevue apporte donc une autre pierre à la construction du portrait de celui que plusieurs considèrent comme un visionnaire majeur de ce nouveau monde interconnecté alors que par ailleurs les pratiques industrielles de sa compagnie par le biais de la sous-traitance en Chine sont critiquées. <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">Luc Chaput</span></strong></p>
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		<title>Compagnie Jean-Duceppe 2012-2013</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 20:38:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecastiel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Antoine Rault]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie Jean-Duceppe]]></category>
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		<description><![CDATA[UNE SAISON THÉÂTRALE AU FÉMININ&#8230; OU PRESQUE

C’est sous les vocables émotion, identification et remise en question que la Compagnie Jean-Duceppe annonce sa nouvelle saison. Comme il se doit, le côté québécois est honoré de la présence de deux voix essentielles, Michel Tremblay et Michel Marc Bouchard. En premier lieu, une nouvelle mise en scène de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;">UNE SAISON THÉÂTRALE AU FÉMININ&#8230; OU PRESQUE<br />
</span></h2>
<div id="attachment_16020" class="wp-caption alignleft" style="width: 240px"><img class="size-full wp-image-16020     " title="TetP" src="http://www.revuesequences.org/wordpress/wp-content/uploads/TetP1.jpg" alt="" width="230" height="230" /><p class="wp-caption-text">« Thérèse et Pierrette... »</p></div>
<p style="text-align: justify;">C’est sous les vocables <em>émotion</em>, <em>identification</em> et <em>remise en question</em> que la Compagnie <a href="http://duceppe.com/">Jean-Duceppe</a> annonce sa nouvelle saison. Comme il se doit, le côté québécois est honoré de la présence de deux voix essentielles, Michel Tremblay et Michel Marc Bouchard. En premier lieu, une nouvelle mise en scène de <em>Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges</em> de Tremblay, signée Serge Denoncourt (du 12 septembre au 20 octobre 2012).</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span id="more-16013"></span>Du 20 février au 30 mars 2013 (en tournée du 5 avril au 18 mai 2013), <em>Les Muses orphelines</em>, de Bouchard, mise en scène par Martine Beaulne. La saison s’achève avec une nouvelle création, <em>Le Diable rouge</em>,  du français Antoine Rault, mise en contexte par Serge Denoncourt, et c’est du 10 avril 18 mai 2013.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre ces trois, <em>Du bon monde</em>, de David Lindsay-Abaire, traduction de <em>Good People</em> par Maryse Warda, sur une mise en scène de Pierre Bernard (du 31 octobre au 8 décembre 2012) ; et aussi, <em>Un village de fous</em>, de Neil Simon, adaptation française de <em>Fools</em>, signée Benoit Girard. La mise en situation est assurée par Monique Duceppe, et c’est du 19 décembre 2012 au 9 février 2013.</p>
<p style="text-align: justify;">Et parmi les comédiens, toutes pièces confondues : Catherine de Léan, Éric Bruneau, Sophie Clément, Sébastien Huberdeau, Yvan Benoit, Danielle Lépine, Michel Dumont, Monique Miller, Benoît Gouin et Andrée Lachapelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans oublier « Les Causeries Duceppe en temps réel », cinq pièces, cinq rencontres pour en savoir plus sur le processus de création (voir duceppe.com) et « Les midis Duceppe 101 », cinq rendez-vous pour saisir ce qui se passe derrière les coulisses. Entre 12 h 15 et 13 h (voir également  duceppe.com). En somme… une saison remplie de promesses ! <strong>&gt;&gt; <span style="color: #0000ff;">La Rédaction</span></strong></p>
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