En salle à Montréal

12 Strong

18 janvier 2018

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En octobre 2001, après les attentats terroristes de New York, le gouvernement américain dépêche une unité spéciale en Afghanistan dans le but d’établir un lien de confiance avec le général Abdul Rachid Dostum.

CRITIQUE
| PRIMEUR |
En attente

Suite

A Better Tomorrow

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Sorti de prison, un ancien contrebandier essaie de refaire sa vie et de se rapprocher de son frère.

| PRIMEUR |
SANS
COMMENTAIRES

Suite

Den of Thieves

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
L’inspecteur « Big Nick » O’Brien et son équipe sont chargés d’arrêter les agissements de The Crew, un gang qui opère dans le blanchiment d’argent, dirigé par un certain Ray Merrimen.

CRITIQUE
| PRIMEUR |

½

ÇA MANQUE DE TENSION

_ PASCAL GRENIER

Scénariste de A Man Apart et London Has Fallen, Christian Gudegast fait ses débuts derrière la caméra avec un film de braquage musclé. Copiant lourdement Heat (le chef-d’œuvre de Michael Mann), ce drame policier ne génère aucunement la tension ni la conviction de ce dernier. Ce qu’on a retenu du cinéma de Mann est la fusillade anthologique en pleine rue entre les policiers et les voleurs que le réalisateur cherche ici à reproduire et surclasser dans la scène initiale et surtout finale dans un bouchon routier. Bien que ça pétarade de tout bord, tous côtés et que les éclats fusent de partout, la réalisation et le montage (du vétéran Joel Cox) n’arrivent jamais à rivaliser en intensité avec celle de Heat.

Ce qui manque surtout à ce film raté est de la
consistance et de la profondeur dans les personnages

Mais ce qui fait surtout défaut dans ce film raté est de la consistance et de la profondeur dans les personnages. Certes, le Canadien Pablo Schreiber possède une présence à l’écran, mais le duel qu’il livre à Gerard Butler (pas toujours convaincant en policier d’élite au-dessus des lois) sombre parfois dans l’involontairement grotesque. De plus, le film traîne en longueur et semble durer une éternité (140 minutes), ce qui n’aide pas à améliorer le tout y compris lors de l’interminable scène d’attaque qui peine à générer une quelconque tension. Ça, c’est sans compter le twist final à la Soderbergh, aussi peu crédible qu’inutile et qui va à l’encontre de tout ce qui précède.

Sortie : vendredi 19 janvier
V.o. : anglais / Version française
À armes égales

Réalisation
Christian Gudegast

Genre
Suspense policier

Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 2 h 25 – Dist. : V V S Films.

Horaires & plus
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Destierros

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Des migrants d’Amérique latine franchissent, avec des moyens de fortune, des distances considérables pour atteindre la frontière des États-Unis. Réfugiés au Mexique en attendant de réaliser leur rêve d’une vie meilleure, ils doivent aussi éviter les bandes criminelles qui se dressent sur leur route.

CRITIQUE
| PRIMEUR |

★★★★★

PAS D’EXPRESS POUR L’EXIL

_ GUILLAUME POTVIN

Bien que les questions de l’immigration et de sécurité nationale soient sur toutes les lèvres depuis un certain temps, la situation concrète des migrants demeure une abstraction dont la plupart d’entre nous ont le privilège d’être détachés. C’est ici que Destierros intervient. Le film d’Hubert Caron-Guay accompagne les migrants d’Amérique centrale au cours de leur périple incertain vers les États-Unis et donne par le fait même un aperçu des tribulations auxquelles ils se soumettent dans le fol espoir d’échapper au calvaire de leur pays natal.

Pour traverser le Mexique à partir du Guatemala ou du Honduras, ce sont les trains de cargo qui leur servent de monture; une bête indomptée, imprévisible. C’est la mort qui guette ceux qui ne parviennent pas à y rester accrochés, tandis que ceux qui réussissent à la chevaucher n’ont pas plus de garanties de se rendre à bon port, le chemin étant truffé de bandits et d’agents de la loi corrompus. La situation qui se dessine est un marécage géopolitique où s’entrecroisent migrants, forces policières locales, agents d’immigration et organismes catholiques offrants des refuges temporaires aux déracinées.

Destierros est non seulement à la fine pointe de ce
que le documentaire peut être aujourd’hui, mais aussi
un exemple emblématique de ce que le
documentaire devrait aspirer à être aujourd’hui.

Ces séquences de déplacement d’attente qui rappellent par moments l’esthétique urgente des films de Rodrigue Jean (Épopée, L’amour au temps de la guerre civile, pour lequel Caron-Guay fut assistant-réalisateur) sont entrecoupées de scènes en tête-à-tête avec des migrants qui relatent leurs histoires d’une puissance désarmante. Cadrés dans une pénombre anonymisante où l’on peine à les distinguer, ils se mettent à nu en offrant leurs témoignages : ces moments font tomber les préjugés, stéréotypes et idées préconçues qu’on pourrait avoir à leur sujet. Caron-Guay redonne aux migrants — ces hommes et femmes auxquels le discours populaire se réfère comme s’ils formaient un groupe homogène — leur individualité, leur dignité.

Destierros est non seulement à la fine pointe de ce que le documentaire peut être aujourd’hui, mais aussi un exemple emblématique de ce que le documentaire devrait aspirer à être aujourd’hui. Avec ce premier film, Hubert Caron-Guay se hisse parmi les avant-gardes du documentaire contemporain aux côtés des membres du Sensory Ethnography Lab de Harvard, ce groupe qui nous a donné Sweetgrass, Leviathan et Manakamana.

Sortie : vendredi 19 janvier
V.o. : anglais, espagnol; s.-t.a. & s.-t.f.
Destierros

Réalisation
Hubert Caron-Guay

Genre
Documentaire

Origine : Québec [Canada] – Année : 2017 – Durée : 1 h 32 – Dist. : Les Films du 3 mars.

Horaires&plus
@ Cinéma du Parc Cinémathèque québécoise

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. . Mauvais★★★★½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Forever My Girl

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
De retour dans son patelin pour les funérailles de son meilleur ami, Liam revoit Josie, la jeune fille qu’il avait laissée pour poursuivre une carrière de chanteur country. Mais une surprise l’attend, l’obligeant à prendre une décision importante.

| PRIMEUR |
SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 19 janvier
V.o. : anglais / Version française
Mon amour à jamais

Réalisation
Bethany Ashton Wolf

Genre
Drame

Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 48 – Dist.: Entract Films.

Horaires&plus
@ Cineplex

Classement
Tout public

 

Happy End

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
À la tête d’une entreprise familiale de travaux publics, Anne Laurent essaie d’atténuer l’impact financier d’un accident survenu sur un chantier de construction. Thomas, son frère, traverse une période difficile après la tentative de suicide de sa fille adolescente. Quant au père, un homme âgé de 85 ans, il ne cache pas ses intentions de mettre fin à ses jours.

COUP DE CŒUR
| PRIMEUR |

★★★★

CRISES ET CHUCHOTEMENTS

_ ÉLIE CASTIEL

Toujours aussi acerbe et indicible dans son illustration de la violence, de l’indifférence, de l’emprisonnement émotionnel et affectif, Michael Haneke persiste à signer un cinéma de la modernité, s’en fichant des nouvelles tendances d’aujourd’hui, quitte à s’attirer la foudre de certains de ses détracteurs, autrefois fidèles adhérents de son cinéma.

Et peut-être bien que Le ruban blanc (2009) et Amour (2012), ses deux Palmes d’or, tiraient en quelque sorte la sonnette d’alarme. Et puis, Happy End, qui témoigne que le cinéaste demeure toujours aussi contemporain, alliant puzzle esthétique et examen de conscience postfreudien à échelle humaine. La mise en scène illustre parfaitement bien cet état des lieux d’une société bourgeoise indifférente aux parcours sociaux et politiques actuels. Les scènes, particulièrement intérieures, à huis clos psychanalytique, se présentent comme une visite guidée dans l’antre fermé d’une classe sociale dysfonctionnelle; et pour Haneke, pas vraiment si éloigné de la nôtre. Comme cette relation épistolaire par courriel où les nouvelles tendances sexuelles se juxtaposent ou peut-être mieux se justifient par de fausses déclarations d’amour; sans oublier ces accomodements déraisonnables que manifestent les protagonistes d’un nouveau siècle indéfini. La communauté humaine actuelle aurait-elle créé de nouveaux codes relatifs à la tendresse, la possession et les rapports amoureux et familiaux?

[Le film] souligne avec un sens de l’abstraction tout le côté
tragique et mythique d’un cinéaste austère, il est vrai,
mais qui se penche sans cesse sur la condition
humaine en parcourant ses profonds souterrains.

C’est d’autant plus enrichissant que ce drame existentiellement cupide et féroce évoque d’une certaine façon l’architecture antonienne glaciale, impersonnelle, et dans le cas présent outrageusement intensifiée par la couleur, étrangement plus agressive que le noir et blanc du maître italien. Mais il y aussi du Luis Buñuel dans Happy End, titre à double sens, mais sans cet humour cyniquement pince-sans rire du cinéaste ibérique. Haneke opte pour la dérision, la malice, une ironie presque maladive qui hante les personnages, sauf peut-être dans le cas de la petite Ève qui, malgré sa liberté pubère, rate son suicide et permet au cinéaste une finale anthologique. C’est un point culminant qui souligne avec un sens de l’abstraction tout le côté tragique et mythique d’un cinéaste austère, il est vrai, mais qui se penche sans cesse sur la condition humaine en parcourant ses profonds souterrains.

Sortie : vendredi 19 janvier
V.o. : anglais, français; s.-t.f.

Réalisation
Michael Haneke

Genre
Drame

Origine : France, Autriche, Allemagne – Année : 2017 – Durée : 1 h 48 – Dist. : Métropole Films.

Horaires&plus
@ Cinéma BeaubienCineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Hochelaga, Terre des âmes

Semaine du 19 au 25 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une pluie torrentielle s’abat sur Montréal, ce qui provoque un affaissement de terrain au stade Percival Molson alors que s’y déroule une partie de football. Les lieux sont rapidement sécurisés et deviennent un site où l’archéologue Baptiste Asigny pourra mener des fouilles. Ces travaux devraient permettre de déterminer avec exactitude l’emplacement d’Hochelaga, le village iroquois qui donna naissance à Montréal.

CRITIQUE
| PRIMEUR |
En attente

Sortie : vendredi 19 janvier
V.o. : multilingue; s.-t.f. & s-t.a.
Hochelaga, Land of Souls

Réalisation
François Girard

Genre
Drame historique

Origine : Québec [Canada] – Année : 2017 – Durée : 1 h 40 – Dist. : Les Films Séville.

Horaires&plus
@ Cinéma BeaubienCineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

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