En salle à Montréal

Beyond the Clouds

20 avril 2018

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Fuyant la police, Amir rencontre sa sœur Tara, qu’il n’a pas vue depuis longtemps. Mais en essayant de l’aider, la jeune fille finit en prison.

CRITIQUE
En attente

Suite

Dude’s Manual

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Tout le monde croit que He Xiaoyang, célibataire depuis quatre ans, est le petit ami de Guan Xin. Celle-ci lui présente la belle Li Shushu. Mais petit à petit, He Xiaoyang commence à comprendre que son véritable amour n’est que Guan Xin.

Sans
COMMENTAIRES

Suite

Esprit de cantine

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Pour les habitants de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, la cantine Chez Mimi est le lieu de rencontre pour venir discuter de tout et de rien et voir les touristes. La même chose se passe à Tadoussac, au casse-croûte Le Connaisseur.

Sans
COMMENTAIRES

Suite

Eye on Juliet

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Gordon, jeune américain, travaille comme opérateur de drone. Lorsqu’il parcourt le désert à distance quelque part au Moyen-Orient, il constate la présence d’Ayusha, qui a fui sa famille, celle-ci l’obligeant à épouser un homme beaucoup plus âgé qu’elle.

CRITIQUE
Jules Couturier |

★★★

Romance et robotique

Après Two Lovers and a Bear qui relatait l’histoire d’amour d’un jeune couple dans le Grand Nord canadien, Kim Nguyen continue, avec son plus récent Eye on Juliet, sur cette lignée de film au romantisme bien assumé dans des lieux géographiques toujours plus surprenants. Cette fois-ci, l’amour fera se connecter un jeune homme au cœur brisé de Detroit et une Marocaine destinée à un mariage forcé avec un homme plus vieux. Malheureusement, le résultat cinématographique ne sera pas aussi convaincant.

Avec Eye on Juliet, Kim Nguyen signe un scénario très ingénieux, réussissant à relier, de façon originale et parfois amusante, deux réalités diamétralement opposées, la froideur des bureaux de cette ville du Michigan et la chaleur du Sahara. Cette clairvoyante idée donne lieu à plusieurs séquences bien pensées et souvent assez rigolotes, notamment celles impliquant ce petit robot qui se promène dans le désert en discutant de la vie, de l’amour, de la sexualité.

Or, Nguyen se concentre peut-être trop sur l’aspect romantique de son œuvre et effleure à peine, et avec très peu de nuances, la dimension géopolitique et sociale dans laquelle son récit est campé. Tout ce qui a trait à la vie au Maroc et aux enjeux sociaux, culturels et économiques affiche des clichés et s’avère sans profondeur.

Malgré ses faiblesses, on peut tout de
même remercier Kim Nguyen pour le sourire
et l’émotion qu’il nous inspire. C’est aussi
à cela que peut servir le cinéma.

Celui qui nous a habitués à magnifier les décors et les paysages dans lesquels ses histoires se déroulent, notamment dans ses derniers Rebelle et Two Lovers and a Bear, ne réitère pas du tout cet exploit ici. L’absence de l’excellent directeur photo Nicolas Bolduc, qui suivait pourtant Nguyen sur tous ses projets depuis Le marais en 2008, se fait cruellement sentir. Visuellement, le film est fade, n’offrant que très peu de vraies belles images.

Bref, avec des protagonistes qu’on ne sent pas très habités, manquant de charisme dans leur interprétation, une esthétique ordinaire et un manque de rigueur dans la présentation de son contexte, Eye on Juliet, malgré sa prémisse très intéressante, se classe comme une œuvre mineure dans la filmographie du réalisateur. Ses deux œuvres précédentes ont créé des attentes à un niveau auquel Eye on Juliet ne s’élève pas.

Il n’en demeure pas moins qu’en ces temps sombres dans notre momde imparfait, un film porteur d’autant d’espoir et d’humanité, de compassion et d’ouverture sur le monde fait du bien. Malgré ses faiblesses, on peut tout de même remercier Kim Nguyen pour le sourire et l’émotion qu’il nous inspire. C’est aussi à cela que peut servir le cinéma.

Sortie : vendredi 20 avril 2018
V.o. : anglais  / Version française et s.-t.f.
Regard sur Juliette

Réalisation
Kim Nguyen

Genre : Conte – Origine : Québec [Canada] – Année : 2017 – Durée : 1 h 30 – Dist. : Les Films Séville.

Horaires & info.
@ Cinéma BeaubienCineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

 

Final Portrait

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Paris, 1964. Juste avant de retourner à New York, James Lord, critique d’art américain, se rend dans l’atelier d’Alberto Giacometti qui l’a invité à venir poser pour lui. S’étant lié d’amitié avec l’artiste à la faveur de ses nombreux séjours dans la Ville lumière, Lord est flatté que celui-ci réalise son portrait

CRITIQUE
|
Anne-Christine Loranger |

★★★

Leçon d’art et d’ironie

Dans le Paris de 1964, le peintre et sculpteur Alberto Giacometti (Geoffrey Rush) est seul maître à bord de son atelier bringuebalant situé dans une ruelle. Artiste établi dont les œuvres atteignent des sommes records, c’est lui qui décide quand on travaille, on doute, on baise, on flirte, on rigole ou on détruit, sous le regard patient de son frère et assistant Diego. Ayant demandé au jeune critique d’art et écrivain James Lord (Armie Hammer / Call Me by Your Name) de poser pour lui, il fait et refait son portrait, forçant le jeune homme à repousser constamment son retour à New York. Entre les dîners arrosés au bistro, les petits flirts, les balades en voiture avec sa maîtresse Caroline (Clémence Poésy) ou les disputes avec sa femme Annette (Sylvie Testud), un singulier après-midi de pose se transforme en semaines, voire en mois. Jour après jour, le jeune écrivain fasciné et dévasté par cette attente forcée, observe l’artiste dans ses forces et ses faiblesses, ses doutes et sa courageuse faculté de détruire son œuvre et de recommencer à neuf.

L’excellente caméra de Danny Cohen, utilisant une
saturation de couleurs et des plans qui s’inspirent des
peintures et point de vue utilisés par Giacometti dans ses
œuvres, donne un tour fascinant à ce film qui se situe entre le
portrait d’artiste, la photo d’époque et un essai sur l’art.
Un film qui permet d’apprendre, de pondérer et de sourire.

Il fallait le brio d’un acteur de génie pour faire passer la rampe à ce personnage compliqué qu’est Giacometti, dont le discours passe constamment du français à l’anglais, en passant par l’italien, dissertant sur l’art autant que sur le sexe tandis qu’il peint et dépeint. L’acteur, réalisateur, écrivain et producteur Stanley Tucci l’a trouvé avec le phénoménal Geoffrey Rush, qu’il a entouré d’une brillante composition d’acteurs américains, français et italiens. L’excellente caméra de Danny Cohen, utilisant une saturation de couleurs et des plans qui s’inspirent des peintures et point de vue utilisés par Giacometti dans ses œuvres, donne un tour fascinant à ce film qui se situe entre le portrait d’artiste, la photo d’époque et un essai sur l’art. Un film qui permet d’apprendre, de pondérer et de sourire.

Sortie : vendredi 20 avril 2018
V.o. : anglais; s.-t.f.
Le portrait final

Réalisation
Stanley Tucci

Genre : Chronique biographique – Origine : Grande-Bretagne – Année : 2016 – Durée : 1 h 30 – Dist. : Métropole Films.

Horaires & info.
@ Cinéma BeaubienCineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

 

Furious

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Russie, 13e siècle. Kolovrat, guerrier amnésique, a pour mission de lutter contrer le chef Mongol Batu Khan, qui menace la survie de son village.

CRITIQUE
En attente

 

Sortie : vendredi 20 avril 2018
V.o. : russe; s.-t.a.
The Legend of Kolovrat / Kolovrat / Legenda o Kolovrat)

Réalisation
Dzanick Fayziev

Genre : Aventures épiques – Origine : Russie – Année : 2017 – Durée : 1 h 58 – Dist. : KinoFilm Corp.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Accès autorisé si accompagnés d’un adulte | Violence)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

 

I Feel Pretty

| PRIMEUR |
Semaine du 20 au 26 avril 2018

Résumé succinct
Fatiguée de se trouver moche et manquant de confiance en soi, Renee Bennett décide de changer sa condition à la suite d’un incident.

CRITIQUE
En attente

 

Sortie : vendredi 20 avril 2018
V.o. : anglais / Version française
Moi, belle et jolie

Réalisation
Aby Kohn
Marc Silverstein

Genre : Comédie sentimentale – Origine : États-Unis / Chine – Année : 2018 – Durée : 1 h 51 – Dist. : Les Films Séville.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

 

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