En salle

Charles Bradley: Soul of America

16 mai 2013

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 15  – Réal. : Poull Brien – Dist. / Contact : Kinosmith (Toronto) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
L
a montée à un âge mur, 62 ans, de l’artiste Charles Bradley. Sa soudaine réussite l’a sauvé d’une vie d’abandon, d’itinérance, de la tragédie et de la violence. Le film trace son parcours vers la realisation de son rêve.

En quelques mots
★★ 1/2
Un chanteur découvert dans un club par un dirigeant de compagnie de disques, cela est arrivé souvent dans la fiction et la réalité depuis 100 ans. Ce dirigeant de Daftone  prépare donc un enregistrement de « Black Velvet » puisque c’est là le nom d’artiste de Bradley à ce moment là. Le réalisateur Poull Brien s’intéresse à son histoire et intercale des moments de studio et de spectacles avec un retour sur les lieux de son enfance et de sa vie de sans-abri et  de simple cuisinier qui ont façonné aussi son interprétation des classiques de James Brown entre autres. L’empathie de Brien pour Bradley qui réussit à faire chanter par ses tripes sa douleur, sa foi de charbonnier et son humanisme se transforme en une amitié réciproque de plus en plus visible aux détours de ce film simple et direct qui montre l’arrivée tardive d’un artiste important sur la scène du néo-soul. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Chasse

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : danois, anglais

s.-t.f. – La Chasse
s.-t.a. – The Hunt
Titre original – Jagten

DRAME | Origine : Danemark – Année : 2012 – Durée : 1 h 51  – Réal. : Thomas Vinterberg – Int. : Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Annika Wederkopp, Lasse Fogelstrøm, Alexanda Rapaport, Anne Louise Hassing – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex - Excentris

Résumé
Élève dans une garderie, la petite Klara laisse entendre que Lucas, employé de l’établissement,  aurait posé des gestes indécents à son égard. Et comme par magie, tous les enfants de la garderie semblent présenter des symptomes d’abus sexuels. Lucas devient la bête noire de la communauté. Une enquête a lieu.

En quelques mots
★★★ 1/2
En 1998, avec Festen, Vinterberg signait un troisième long métrage selon les codes rigides du Dogme créé par Lars von Trier. Tout en conservant certains signes du fameux manifeste cinématographique, il construit La Chasse selon une structure beaucoup plus proche du cinéma standardisé (et tant mieux !), alliant récit linéaire à certains caprices bienvenus de mise en scène. Ici, c’est la bourgeoisie bien-pensante, voire même étouffante, injuste, qui est la cible de cette véritable chasse aux sorcières contre un honnête homme accusé du plus vils des maux : la pédophilie. L’aspect original tient dans la relation de complicité à la fois sadique et compatissante qui existe entre les spectateurs (qui connaissent la vérité), le coupable désignée (celui qu’on accuse) et les habitants (qui jugent trop vite). Si le début, peut-être un peu trop fastidieux, suffit à situer les personnages dans leurs contextes social et individuel, la deuxième partie, plus poignante, démarre avec un sens extraordinaire du rythme et du suspense. Sur ce point, le comportement d’abord pathétique et passif de Mads Mikkelsen dans le rôle ingrat de Lucas, le faux bad guy, se transforme petit à petit en désespoir, rage et envie de survivre. Ce qui lui a valu l’an dernier, à Cannes, le prix fort mérité de meilleur acteur. Une fois installé, le drame suit son cours, s’empare des protagonistes et réussit à captiver. Certains seront choyés par une fin ambigüe, laissant planer des zones d’ombre que d’autres trouveront discutables. Mais une chose est claire : jusqu’à date, La Chasse est l’une des plus belles propositions de l’année, offrant aux cinéphiles (et autres) une occasion de constater encore une fois que même par le biais d’un fait divers, le cinéma peut être aussi affaire d’analyse, d’observation sur l’état du monde et de réflexion. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Les Gamins

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : français

COMÉDIE | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 37  – Réal. : Anthony Marciano – Int. : Max Boublil, Alain Chabat, Mélanie Bernier, Sandrine Kiberlain, Arié Elmaleh, Alban Lenoir – Dist. / Contact : Niagara Films| Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Thomas et Lola s’aiment d’un amour sincère ; ils décident de se marier. Lors d’un week-end chez les parents de la jeune fille, Gilbert, son père, tente de convaincre Thomas de changer d’idée.

En quelques mots
★★ 1/2
Jolie surprise que Les Gamins, premier long métrage maîtrisé d’Anthony Marciano, sur un scénario hilarant signé Marciano et Max Boublib, en collaboration avec Mona Achache (Le Hérisson) et Noé Debré. Les dialogues incisifs, cyniques et mordants, les répliques assassines et les mots sincères de tendresse ordinaire se superposent à un récit amoureux qui se permet un dialogue savoureux sur le couple, la nostalgie de l’adolescence et la prise de conscience de la réalité. Si d’une part le tout est prévisible, c’est sans doute la verve des comédiens, leur enthousiasme et leur complicité contagieuse qui en sont pour quelque chose dans la réussite du film. Alain Chabat se surpasse et Max Boublib, d’un naturel à la fois pudique et engageant, s’avère un interprète singulièrement versatile, alliant la grâce de la maturité, une poigne d’adolescent et une heureuse touche de mélancolie décalée. Sandrine Kiberlain et Mélanie Bernier s’en tirent avec tous les honneurs. Et si quelques  légères touches d’humour douteux  se glissent dans l’ensemble, Les Gamins demeure une comédie alerte qui réserve, malgré son côté improbable, une petite surprise sur le plan musical qui laisse chez le spectateur une sensation de bonheur. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Hangover Part III

Sortie : jeudi 23 mai 2013

v.o. : anglais
v.f. – Le Lendemain de veille 3

COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 40  – Réal. : Todd Phillips – Int. : Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis, Justin Bartha, Heather Graham, Jamie Chung, John Goodman – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Les nouvelles aventures de Phil, Stu et Doug qui, en apparence, mènent des vies tranquilles et heureuses. Et du jour au lendemain, Alan, le seul membre du clan, toujours insatisfait, traverse une crise existentielle qui pousse les trois autres à l’aider.

En quelques mots
En attente.

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Iceman

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais

GANGSTERS | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 46  – Réal. : Ariel Vromen – Int. : Michael Shannon, Winona Ryder, Chris Evans, Ray Liotta, David Schwimmer, Stephen Dorff  – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Un tueur à gages, connu sous le nom de Iceman, accomplit une centaine de meurtres tout en menant une vie familiale paisible et aimante. À partir d’un fait vécu, le film retrace le parcours de cet homme à la double personnalité.

En quelques mots
★★ 1/2
Étude de cas saisissante, le scénario du réalisateur et de Morgan Land est basé entre autres sur un documentaire  fait d’entrevues de Richard Kuklinski par James Thebaut pour la chaîne HBO. Filmé en couleurs délavées dans des endroits le plus souvent sales par Bobby Bukowski, ce portrait de la Mafia du New Jersey dans les années 70 et 80 est presque aux antipodes des films opératiques de Coppola et Scorsese.  Michael Shannon y interprète, avec une hargne rentrée qui ne ressort que rarement, ce col bleu qui est très efficace dans son  travail d’assassin mais qui doit toujours travailler pour se sentir utile et pour faire vivre bourgeoisement sa famille.  Winona Ryder retrouve finalement un rôle à sa mesure et l’on remarque dans des rôles de soutien plusieurs acteurs spécialistes des rôles de second couteau dans ce type de production qui contient de nombreuses scènes de meurtre traitées de manière  glacialement clinique. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Mud

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais
v.f. / s.-t.f. – Mud : Sur les rives du Mississippi

DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 10  – Réal. : Jeff Nichols – Int. : Matthew McConaughey, Reese Whiterspoon, Michael Shannon, Sarah Paulson, Sam Shepard, Ray McKinnon – Dist. / Contact : Séville – Horaires / Versions / Classement : Cineplex Excentris

Résumé
Ellis et Neckbone découvrent un certain Mud, qui se cache dans une île du Mississippi. L’étrange individu leur raconte une histoire invraisemblable qui pousse les deux amis à l’aider dans sa quête.

En quelques mots
★★ 1/2
Dans un univers proche de celui de Twain, Faulkner et Harper Lee, Jeff Nichols échafaude une histoire d’apprentissage dans ce Sud profond où se croisent des petits Blancs agrippés à leurs pratiques ancestrales vivant pas loin de petites villes pas si assoupies où le banditisme a cours. L’importance de l’eau comme lieu de voyage, d’aventures et comme source de revenus amène ce récit filmique à côtoyer Stand By Me et même Louisiana Story par certains aspects. La rencontre de Mud, dont le caractère ambivalent et affabulateur sied bien au talent protéiforme de Matthew McConaughey qui trouve là un de ses meilleurs rôles, amène Ellis et Neckbone dans une risquée chasse au trésor. Dans le rôle d’Ellis,Tye Sheridan confirme ici de manière éclatante ce talent montré dans The Tree of Life. Dans plusieurs des rôles secondaires, des acteurs importants dont Michael Shannon complice des deux autres films de Nichols apportent un efficace soutien.Les deux adolescents découvriront l’hypocrisie des hommes et la violence crue dans cette histoire où l’ailleurs meilleur est si difficile à atteindre. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Nouvelle Rupert

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : français, anglais et crie
s.-t.f. – Brave New River

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 08  – Réal. : Nicolas Renaud – Dist. / Contact : MC2 Communication Média| Horaires / Versions / Classement : Excentris

Résumé
Le visage de la rivière Rupert a changé de façon draconienne depuis que les travaux d’Hydro-Québec ont commencé. Ce documentaire se penche sur les effets que ces mutations ont eu sur l’environnement et sur les habitants de cette région.

En quelques mots
1/2
Vendue comme créatrice d’emplois et source de richesse, l’hydroélectricité a aussi des conséquences profondes sur les écosystèmes, altérant les modes de vie des populations locales. Nicolas Renaud, jeune cinéaste métis huron-wendat, s’attaque à montrer les impacts sociaux-économiques et environnementaux causés par la dérivation de la rivière Rupert afin d’alimenter le barrage électrique Eastmain. Parcourant les rives à la découverte de cette rivière transformée, le réalisateur (et également cofondateur de la revue en ligne Hors Champ), a rencontré de plusieurs résidents ou intervenants sociaux Cris, ainsi que des représentants d’Hydro-Québec. À travers ces entrevues, Renaud met en lumière les divergences de positions qui existent entre le discours « énergie verte » de la société d’état, et la réalité sur le terrain, qui se traduit dans ce cas-ci par la diminution drastique des stocks de pêche, source essentielle de l’alimentation de la population locale. Si le sujet vaut le détour, le film peine hélas à faire avancer son sujet. La Nouvelle Rupert est avant tout un produit de télévision rallongé d’une quinzaine de minutes pour les besoins de sa projection en salles. Le montage comporte de nombreuses redites, affaiblissant ainsi la force de conviction de l’exposé. Soulignons toutefois la richesse visuelle composée d’une somptueuse direction photo signée Carlos Ferrand et de l’utilisation des clichés du photographe Ian Diamond, qui s’est attaché au fil des ans à photographier les transformations de cette rivière autrefois majestueuse. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Reluctant Fundamentalist

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais, ourdou
s.-t.a. – The Reluctant Fundamentalist

DRAME / THRILLER | Origine : États-Unis, Grande-Bretagne, Qatar, Canada – Année : 2012 – Durée : 2 h 10  – Réal. : Mira Naire – Int. : Riz Ahmed, Kate Hudson, Liv Schreiber, Kiefer Sutherland, Om Puri – Dist. / Contact : Métropole – Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Suite à l’enlèvement d’un professeur américain au Pakistan, le journaliste Bobby Lincoln interroge un certain Changez Khan, qui aurait participé à des activités antiaméricaines. Au cours de cette enquête, Lincoln apprend les raisons qui auraient poussé Khan à voir la vie d’une autre façon, en particulier après les événements du 11 septembre 2001.

En quelques mots
1/2
De Mira Nair, c’est surtout l’émouvant Salaam Bombay! (1988) et peut-être même Monsoon Wedding (Le Mariage des moussons, 2001) qui demeurent ses films les plus intéressants. Avec cette adaptation du célèbre roman de Mohsin Hamid, la réalisatrice se trouve en terrain risqué. Comment, en effet, traiter du terrorisme, d’islamisme intégriste et d’immigration dans l’après 11 septembre ? En forme de thriller politique, The Reluctant Fundamentalist offre une élégante direction photo signée Declan Quinn et un montage de Shimit Amin juxtaposant adroitement les mouvements parallèles malgré le ton compliqué de la narration. Le film est cependant trop bavard et aborde plusieurs thèmes sans les développer davantage. Le rappeur Riz Ahmed s’en sort très bien dans un rôle physique et aux différents registres psychologiques. Face à lui, Liev Schreiber défend son personnage de journaliste avec une sincère aisance.  >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La vérité si je mens ! 3

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais, français, hébreu et mandarin
s.-t.a. – Would I Lie to You! 3

COMÉDIE | Origine : France – Année : 2011 – Durée : 2  – Réal. : Thomas Gilou – Int. : Richard Anconina, Vincent Elbaz, José Garcia, Gilbert Melki, Bruno Solo, Aure Atika, Amira Casar, Léa Drucker, Enrico Macias  – Dist. / Contact : Filmoption | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Afin d’éviter le piège tendu par un concurrent sans scrupule, un homme d’affaires, aidé de ses amis, utilise la ruse et le mensonge pour s’en sortir habilement.

En quelques mots
★★
La tchache, un brin de misogynie bon-enfant ou sans doute intentionnellement naïf, sens inné des affaires, mais par instinct, stratégie et non pas selon les règles de l’art, amour profond (et parfois même émouvant) de la famille, fidélité aveugle (ou presque) envers les copains. Et malgré tout cela, petites trahisons, mensonges pieux, individualisme de bonne foi, sincères réconciliations. C’est sur ces paradoxes que Serge, Eddie, Patrick Dove et Yvan continuent à négocier et à faire des affaires. Dix ans après La vérité si je mens ! 2 (2001), et en accord avec un sens réfléchi du box-office, Thomas Gilou opte pour une troisième partie, aussi populaire que les deux premières. Pour ces camarades du négoce, et suivant l’état du monde actuel, la concurrence est aujourd’hui chinoise. Mais peu importe, ils semblent bien assimilés à l’air du temps, ce qui ne les empêche pas de demeurer fidèles à leurs origines. Car comme dans les deux films précédents, La vérité si je mens ! 3 est aussi un portrait juste et émouvant d’un certain type de juif sépharade hétérosexuel (donc, majoritaire), avec son idiosyncrasie libératrice, ses accommodements irréfléchis, son sens de la débrouillardise, l’amour des femmes, une façon hétérodoxe de mener les affaires et qui s’avère parfois adroite et profitable. Et derrière tout cela, des acteurs formidables, à l’enthousiasme magnétique, dans des rôles d’individus à la fois musclés et vulnérables. Tout simplement, humains. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

At Any Price

10 mai 2013

Sortie : vendredi 10 mai 2013

v.o. : anglais

DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 44  – Réal. : Ramin Bahrani – Int. : Dennis Quaid, Zach Efron, Heather Graham, Kim Dickens, Clancy Brown, Red West Chelcie Ross  – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Dean Whipple, fils d’un puissant agriculteur, rêve de devenir pilote automobile même si son père aurait voulu autrement. Mais les ambitions du jeune sont bientôt contrariées lorsque sa famille est la cible d’une enquête.

En quelques mots
★★
Avec l’aide de sa coscénariste Hallie Elizabeth Newton, le réalisateur américain d’origine iranienne Ramin Bahrani (Man Push Cart) jette un regard lucide sur l’évolution récente des entreprises agricoles américaines. Déjà  Aaron Woolf, dans son instructif et ludique documentaire King Corn, avait démontré la place du maïs dans cette agro-industrie. Henry Whipple, poussé par son père toujours impliqué malgré sa retraite, continue à vivre selon le slogan « Grandir ou périr ». Il prend ainsi des raccourcis éthiques dans ses pratiques commerciales tout en préférant son fils aîné parti au loin. Face à un Dennis Quaid (Henry) en pleine possession de ses moyens, Zac Efron, dans le rôle de Dean fils cadet rebelle, montre une belle sûreté dans ce comte moral où graines de maïs transgénique, alcool et autos trafiquées se croisent dans un Midwest plus complexe qu’il en a l’air où la trame de Death of a Salesman d’Arthur Miller parait en filigrane. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma