En lumière

Ray Harryhausen | 1920-2013

9 mai 2013

En hommage à Ray Harryhausen, mort cette semaine, et qui fut une personnalité majeure de l’histoire des effets spéciaux, nous vous proposons le texte de l’entrevue qu’il accorda à Séquences (nº 239 > Septembre-Octobre 2005, p. 22-25), lors de sa venue à Fantasia à l’été 2005.
La Cinémathèque québécoise http://www.cinematheque.qc.ca/fr/secrets-et-illusions-la-magie-des-effets-speciaux?date=2013-05-08 consacre d’ailleurs à cette discipline sa nouvelle exposition permanente.

>> Luc Chaput

Ray Harryhausen

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Vues d’Afrique II

3 mai 2013

HISTOIRES DE FAMILLES

Cette 29e édition de Vues d’Afrique http://www.vuesdafrique.com/ se terminera par  la présentation d’ Herby, le jazz et la musique haïtienne. Le cinéaste Arnold Antonin  trace un portrait quasi complet de cet animateur de radio, producteur de disques, chanteur et compositeur qu’est et que fut Herby Widmaier. Le film est donc l’occasion de voir des prestations musicales enjouées ou endiablées qui soulignent les divers cycles de la musique populaire haïtienne et ses liens avec le jazz et la musique des voisins hispanophones. La complicité des amis dans leurs témoignages et dans leurs attitudes sur scène ainsi que le talent démontré par plusieurs des fils du clan Widmaier  permettent ainsi de retourner d’une autre manière sur le passé plus ou moins récent de cette république des Antilles.

>>  Luc Chaput

Le Rite, la Folle et Moi

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Vues d’Afrique

28 avril 2013

LES DIVERS HABITS DU POUVOIR

Cette 29e édition de Vues d’Afrique http://www.vuesdafrique.com/ s’est ouverte sur Kinshasa Kids, mélange réussi de documentaire et de fiction qui souligne encore une fois la place des enfants dans ces sociétés et leur résilience. Le réalisateur belge Marc-Henri  Wajnberg s’implique directement par le personnage du réalisateur qui filme en caméra cachée ou en petite caméra certaines scènes de la vie grouillante et désordonnée de cette mégalopole. La vivacité des enfants fait beau à voir dans cette histoire maintes fois  racontée de ces bambins et jeunes laissés pour compte mais qui s’en sortent par des petits boulots et par cette verve musicale qui les anime et qui leur permet de connaître et de participer de diverses manières à l’effervescence culturelle de cette ville.

>> Luc Chaput

Kinshasa Kid

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Planétarium de Montréal

14 avril 2013

LA PISTE DES ÉTOILES

>> Luc Chaput

47 ans jour pour jour après l’inauguration du Planétarium Dow situé à proximité du centre-ville, a eu lieu en ce début du mois, l’inauguration du nouveau planétarium de Montréal http://espacepourlavie.ca/planetarium situé avec ses confrères muséaux de l’Espace pour la vie dans et autour du Parc olympique. Constitué de deux cônes tronqués recouverts d’aluminium qui chatoie à la lumière du jour, cet édifice commandité par la société Rio Tinto Alcan emploie de diverses manières les images pour nous amener au loin sur la piste des étoiles.

Le planetorium - détail

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FIFA 2013

14 mars 2013

L’ARTISTE EN SON SIÈCLE

Pour la 31e année, en cette fin d’hiver, on retrouve à Montréal le Festival international des films sur l’art http://www.artfifa.com/ qui propose un panorama plutôt complet de la production cinématographique mais souvent de format télévisuel explorant les  diverses formes artistiques. Comme souvent le portrait est privilégié et cette année, l’implication de l’artiste dans son siècle est illustrée par le film d’ouverture Fatwa: Salman’s Story où l’animateur Alan Yentob revient avec son ami Salman Rushdie sur le récit Joseph Anton où ce dernier décrit  son parcours du Pakistan à la Grande=Bretagne et les années où il dut se cacher à cause de l’arrêt de mort lancé par l’état iranien contre lui en 1989 pour ses Satanic Verses.  La complicité de l’intervieweur et du romancier est évidente et certains témoignages donnent d’autres éclairages sur ce long et  pénible parcours.

La Longueur de l’alphabet

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Festival international de films pour enfants de Montréal

Cette année, par l’entremise de son rédacteur en chef, Séquences était invitée à un atelier avec des jeunes élèves du primaire dans le but de les exposer au métier de critique de cinéma. L’atelier est une initiative conjointe entre le FIFEM et Une école montréalaise pour tous. Les deux heures passées en leur compagnie fut une expérience à la fois ludique et nostalgique. Ouverts d’esprit, alertes, dynamiques, des idées plein la tête, tous les participants se sont prêtés à ce jeu intellectuel avec un sérieux aussi désarmant que touchant. Pour les remercier de croire encore au cinéma, ouvrant ainsi des jours plein de promesses au futur du 7e art, nous avons choisi deux critiques rédigées par les élèves de deux écoles, celles qui nous ont parues les plus douées et vous les offrons pour le simple plaisir de les savourer sans arrières-pensées. Intentionnellement, nous les reproduisons sans corrections, question de ne pas perturber leur originalité.

Bonne lecture… et peut-être bien à l’an prochain !

>> Élie Castiel

ERNEST ET CÉLESTINE

C’est l’histoire d’un ours et d’une souris nommés Ernest et Célestine. Dans la vie de tous les jours, les ours vivent en haut alors que les souris vivent en bas. Sauf que nos deux personnages vedettes aimeraient bien faire changer les choses. À travers plein d’aventures, ils vont finir par devenir de très bons complices et ils feront comprendre à tout le monde que l’amitié entre les ours et les souris, c’est possible !

Ernest et Célestine

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À voir aux RVCQ: Deux jours et demi de Pablo Diconca

25 février 2013

Animation: Sylvain Papillon Gignac, Photo: Etienne Boilard, Interprètes: Christine Beaulieu, Pablo Diconca

Animation: Sylvain Papillon Gignac, Photo: Etienne Boilard, Interprètes: Christine Beaulieu, Pablo Diconca

Après un passage remarqué au dernier FNC, Deux jours et demi de Pablo Diconca sera présenté aux RVCQ le 26 février à 17h30.

Pour son premier long métrage, Pablo Diconca livre une réflexion sur la famille éclatée et sur la dure réalité des pères, quasiment systématiquement réduits à ne voir leurs enfants qu’un week-end sur deux. Pour aborder un sujet aussi grave que celui-ci, Diconca a choisi de mettre en scène en toute simplicité quelques instants d’un bonheur total, passé avec son fils de cinq ans, Léon. Durant un week-end de pêche au bord d’un lac isolé, le réalisateur filme à hauteur d’enfant, la complicité et la tendresse qu’un couple brisé ne saurait empêcher. Pour autant, le film refuse tout sentimentalisme et ne sombre dans aucun des pièges qui l’attendaient. Au contraire, Diconca offre au spectateur des dialogues privilégiant la poésie à la mélancolie  et des séquences animées possédant une grande beauté, grâce entre autres à l’utilisation de dessins colorés et d’ombres chinoises. La photographie épurée de Nicolas Cannicionni ajoute à la beauté de l’ensemble. La fin du film, merveille d’intensité dramatique, est du meilleur effet. Touchant et sincère, voilà un premier long de grande qualité qui parvient à élever son message au-delà du cadre restreint de l’anecdote familiale. Une œuvre hors norme qui laisse présager un bel avenir pour Pablo Diconca, artiste indépendant à suivre de près. >> Charles-Henri Ramond

À voir aux RVCQ: Soft Gun de Alexandra Bégin, Guillaume Collin et Jesse Kray

23 février 2013

Soft Gun road movie de Alexandra Bégin, Guillaume Collin et Jesse Kray

Soft Gun road movie de Alexandra Bégin, Guillaume Collin et Jesse Kray

>> Bande annonce

Après avoir été présenté au Toronto Independant Film Festival et au Cinefest de Sudbury à l’automne dernier, Soft Gun, road movie indépendant produit et réalisé avec un budget minuscule par plusieurs jeunes issus de l’Université Concordia, a droit à sa première québécoise le 24 février à 19h30, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.

Dans ce court long métrage financé à l’aide d’une plateforme de production participative, Alex, jeune femme dans la vingtaine (Alexandra Bégin) décide de quitter Montréal sur un coup de tête. Après un voyage de plusieurs heures, elle débarque chez Jesse, son cousin perdu de vue (Jesse Kray), vivant en Georgie. Après des années de séparation, les deux jeunes tentent de reconnecter en partant faire un voyage exploratoire dans les états du Sud au cours duquel ils se redécouvriront et mettront à jour une part de leur identité.

Filmé de manière minimaliste – manque de budget oblige – et tourné principalement en caméra portée, Soft Gun est un projet collectif bien particulier qui a permis à ses concepteurs et techniciens de réaliser leurs premiers pas dans le milieu cinématographique. Au gré des milliers de kilomètres parcourus à l’aide d’un GPS, l’équipe a du improviser une bonne part de ses lieux de tournage, infléchissant au fur et à mesure le contenu même de l’histoire. Il en résulte une petite vue sans prétention qui parvient, malgré ses défauts de jeunesse, à nous faire ressentir en toute simplicité la naïveté de ces timides retrouvailles et la fragilité de ces jeunes adultes face à un tournant de leur vie. >> Charles-Henri Ramond

À voir aux RVCQ: Filmstripe de John Blouin

21 février 2013

Aux Rendez-vous du cinéma québécois, dans la catégorie programme radical, Filmstripe de John Blouin sera présenté le samedi 23 février 2013 à 21h45. Ce film est en compétition pour les prix suivants: PRIX À L’INNOVATION ONF, PRIX COOP VIDÉO, PRIX SIMPLEX.

Filmstripe de John Blouin

Filmstripe de John Blouin

Présenté au FNC l’automne passé, et critiqué par notre collègue Luc Chaput dans le numéro 282, ce court métrage raconte la transmission d’un métier qui se meurt, le métier de projectionniste à un apprenti. Dans la pure tradition d’un cinéma réflexif, il questionne son essence technique à travers le passage de la pellicule au numérique. Réalisé par John Blouin et coécrit avec Martin Legault, c’est aussi l’histoire d’une nostalgie en train de naître sous nos yeux, à la veille de la fermeture du cinéma ONF.

Références cinématographiques et anecdotes proches du sujet du film sont en filigrane et soutiennent l’importance du métier de projectionniste, alors qu’il est en train de disparaître. Le projectionniste de métier ici, donne une leçon d’histoire du cinéma à l’apprenti. Ce court métrage est touchant, bien filmé dans cette toute petite salle dans laquelle la pellicule déborde. Le scénario est très bien construit car il arrive à mettre en scène en parallèle un débordement apparent avec une totale maîtrise du métier. Un seul petit bémol : il y a trop de sacres dans les dialogues au début, mais ils sont vite oubliés! Il est certain que ce film est promis à d’autres rendez-vous cinématographiques. >> Asher Pérez-Delouya

FILMSTRIPE | Origine: Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 00 h 18 – Réal. : John Blouin – Scén. : John Blouin, Martin Legault– Images : Nicolas Bilodeau– Mont. : John Blouin – Son : François Boulé – Mus. : Bernard Falaise – Int. : Martin Legault, Antoine Touchette – Prod. : Cabina Obscura – Dist. : Cabina Obscura.

Rendez-vous du cinéma québécois: quelques suggestions

17 février 2013

Misogyny/Misandry de Erik Anderson avec Melissa Paulson (g) et Katie Bird Nolan (d) - Photo Emily Gan

Misogyny/Misandry de Erik Anderson avec Melissa Paulson (g) et Katie Bird Nolan (d). À voir le 25 février à 19h30 - Photo Emily Gan

Les Rendez-vous du cinéma québécois illumineront à nouveau le centre ville de Montréal, du 21 février au 2 mars prochain. Comme chaque année, cet événement incontournable pour tout amateur de cinéma d’ici, offre la possibilité de revoir pour une dernière fois sur grand écran les films de fiction et les documentaires sortis en salles. Mais les Rendez-vous ne sont pas que des reprises. Certes les films sortis l’an dernier sont une partie essentielle de la programmation, mais les organisateurs ont aussi réservé une place de choix à plusieurs films indépendants, inédits ou uniquement diffusés en festival. Leur projection lors des Rendez-vous constitue donc bien souvent l’unique possibilité de les voir.

Les RVCQ sont aussi l’occasion de voir de nombreux courts dans divers programmes. Entre autres, MacPherson de Martine Chartrand, gagnant au dernier FFM (le 23 février à 14h), Gods, Weeds & Revolution où la réalisatrice Myriam Joobeur retourne en Tunisie (le 24 à 14h)  et Ne crâne pas sois modeste, portrait imaginatif par Deco Dawson du surréaliste québécois Jean Benoît (le 1er mars à 17h30). Déjà le 22 à 20h30 aura lieu le 10e Gala Prends ça court où un jury de l’AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma) remettra l’un des nombreux prix.

Parmi la très longue liste des longs métrages proposés, voici donc quelques suggestions pour vous aider à y voir plus clair.

  1. Conte du Mile-End, documentaire de Jean-François Lesage (23 février à 21h) – Suivant un trajet entre la flânerie et la quête, un jeune homme traverse son quartier à une heure tardive. Au hasard des rues et des appartements, des inconnus et des amis se livrent et se racontent (synopsis officiel).
  2. Deux jours et demi, docufiction de Pablo Diconca (26 février à 17h30) – Dans cet hommage touchant adressé par un père aimant à son fils dont il a la garde partagée, Diconca parvient à donner une âme à la dure réalité que vivent les familles éclatées (Charles-Henri Ramond).
  3. L’état du monde, documentaire de Rodrigue Jean et Hubert Caron-Guay (28 février à 19h30) – Portraits d’individus vivant l’exclusion à Montréal : une succession d’états d’âmes en souffrance, mais aussi d’états de grâce, qui nous renvoient un reflet étrange. Car L’état du monde est aussi un constat plein d’actualité sur notre monde à nous, qui n’est pas un autre que le leur (RIDM).
  4. Finissant(e)s de Rafaël Ouellet (23 février à 19h30) – Entre rêves et angoisses, petits boulots et préparatifs de départ, bercés par la musique hypnotique de Man an Ocean, tous ces jeunes que nous avions déjà croisés dans New Denmark se livrent, sous l’oeil attentif du cinéaste (RVCQ).
  5. Le horse palace, documentaire de Nadine Gomez (22 février à 17h30) – Si la préservation d’une culture passe en partie par la narration que nous en faisons il est important, dans un Montréal en plein changement autant que dans toutes les villes du monde, d’observer la manière dont ces villes décident de porter en elle ou non les traces de leur mémoire et cela, avant que ne disparaisse complètement de l’environnement urbain ce qui constitue notre patrimoine (Nadine Gomez).
  6. Over My Dead Body, documentaire de Brigitte Poupart (26 février à 17h45) – Dans cette chronique d’une mort annoncée, la metteure en scène Brigitte Poupart filme avec attention et candeur son ami Dave St-Pierre qui est devenu presque un frère. Elle nous fait partager le courage d’un homme face aux embûches d’une transplantation désirée, avec une empathie profonde où la distance entre filmeur et filmé se négocie au fil du rasoir. (Luc Chaput).
  7. Roméo Onze, fiction d’Ivan Grbovic (1er mars à 17h45)  - Ivan Grbovic et Sara Mishara ont construit un récit d’une grande originalité, perspicace, osant se faufiler avec éclat, classe et sensibilité dans l’univers à la fois fragile et hasardeux de l’émotion et de la mélancolie (Élie Castiel).

À ne pas manquer également : Avant que mon cœur bascule de Sébastien Rose (2 mars à 17h45), Bestiaire de Denis Côté (28 février à 17h45), Camion de Rafaël Ouellet (28 février à 19h45), La ferme des humains, d’Onur Karaman (22 février à 17h30), La mise à l’aveugle de Simon Galiero (2 mars à 19h45), Le Nord au cœur de Serge Giguère (23 février à 12h15),  Rebelle de Kim Nguyen (1er mars à 19h45), Le torrent de Simon Lavoie (25 février à 19h45) et Zigrail d’André Turpin (27 février à 19h30).

Site internet des Rendez-vous : http://www.rvcq.com/

Luc Chaput, Charles-Henri Ramond

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