En lumière

Institut Goethe

25 avril 2012

20 ANS DE DÉCOUVERTES ALLEMANDES

À l’occasion de son 50e anniversaire à Montréal, l’Institut Goethe déménage ses pénates cet été de la rue Sherbrooke à un nouveau lieu dans le quartier des spectacles. La diffusion de la langue et de la culture allemandes est depuis longtemps entre autres passée par le cinéma allemand aidée en cela par le succès des Fassbinder, Herzog, Kluge, Schlöndorff, Schroeter — quand aura lieu une rétro complète de ce réalisateur mort en 2010? — et Wenders. Au printemps revient, au Goethe de Montréal depuis 20 ans, la série «Découvertes allemandes» qui nous a permis ainsi de voir  chaque année de nouveaux cinéastes.

>> Luc Chaput

Dreileben

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Festival du film israélien

23 avril 2012

UNE TENTATIVE D’APPRÉHENDER LE COLLECTIF ET LE PRIVÉ

Les Sépharades l’ont organisé en mars dernier. C’est au tour des Ashkénazes de proposer leur édition 2012 avec un menu plus restreint, ce qui veut vouloir dire sans les quelques courts métrages fort intéressants que le premier festival comprenait. Si Footnote (Hearat shulayim), le magnifique film de Joseph Cedar, se retrouve dans les deux cas, c’est sans doute parce qu’il s’agit d’une des productions récentes les plus importantes en provenance d’Israël.

>> Élie Castiel

Mais comme c’était le cas dans son pendant francophone, les programmateurs ont choisi des films qui n’abordent pas directement la réalité israélo-palestienne, privilégiant ceux qui s’inscrivent dans le vécu israélien. Si le conflit interne politico-géographique (et sans doute religieux) se retrouve par-ci par-là, ce n’est qu’en filigrane, et qu’il fraudra donc lire entre les lignes.

Comme dans chaque festival de ce genre, un film-locomotive est nécessaire pour donner le coup d’envoi. Le Festival du film israélien version sous-titrée-anglais ouvre le bal le dimanche 29 avril avec The Flood (Mabul), déjà vu au Festival des films du monde de Montréal l’été dernier.

« The Flood » de Guy Nattiv

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FIFA 2012

17 mars 2012

INVITATIONS AU VOYAGE

Depuis 30 ans, René Rozon et son équipe  du Fifa ont fait  de Montréal un rendez-vous majeur sur le plan international dans la diffusion du film sur l’art (lire à ce sujet l’entrevue dans le nº 277 de la revue (p.12-13). Tentant de couvrir tous les secteurs de l’art y compris certains plus pointus qui peuvent ne pas être considérés comme des pratiques artistiques par certains, le festival présente donc comme à chaque année un très large éventail d’œuvres dont voici quelques coups de cœur.

>> Luc Chaput

Le film d’ouverture The Mill and the Cross de Lech Majewski est une reconstitution du travail de Peter Brueghel l’ancien pour le Portement de la croix en plaçant le spectateur dans l’époque tourmentée de sa création. Certains personnages, spécialement les soldats à tuniques rouges, prennent alors une signification grandissante dans l’établissement du lien entre œuvre et contexte. L’interprétation d’Hauer, York et Rampling pâlit quelque peu devant la pléthore de moyens anciens et nouveaux employés par le réalisateur pour nous faire entrer littéralement dans cette œuvre magistrale.

The Mill and the Cross

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Londres au cinéma

16 mars 2012

Mythique, sombre, sensuelle, dans le brouillard, parfois ensoleillée, énigmatique, tous ces attributs ou épithètes pour représenter l’une des capitales du monde les plus cinématographiques.

Depuis des décennies, une ville multiculturelle, ouverte au monde, aux multiples tendances politiques et tenant mordicus à ses classes sociales. Quartiers populaires et milieux huppés, conservatisme et post-modernisme, tradition et avant-gardisme. Les cinéastes s’emparent de ces multiples dynamiques pour créer des univers fascinants.

« Peeping Tom » de Michael Powell

Qu’il s’agisse du magique Blow-Up de Michelangelo Antonioni, de l’incontournable Clockwork Orange de Stanley Kubrick ou de l’intrigant Peeping Tom de Michael Powell, rendez-vous  avec une ville à ne pas manquer.

Une rétrospective inspirée de celle qui a eu lieu au Forum des Images, à Paris. Du 16 au 29 mars, au Cinéma du Parc >> La rédaction

AmérAsia 2012

3 mars 2012

Le cinéma asiatique  a connu un essor remarquable dans les dix dernières années gagnant de nombreux prix dans les festivals internationaux. D’ailleurs à Montréal, le festival Fantasia lui est consacré dans sa version la plus populaire du cinéma de genre. Amérasia nous permet tout d’abord de voir un  grand film du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda  Kiseki (I Wish) , équivalent de L’Argent de poche de Truffaut ou de I Was Born but d’Ozu.

I Wish

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Festivalíssimo 2012

24 février 2012

LES CINÉMAS HISPANOPHONES ANNONCENT LE PRINTEMPS

La 17e édition de Festivalíssimo, ce festival incontournable, annonce le printemps en nous invitons à découvrir plus d’une quinzaine de productions en provenance de l’Amérique latine et de l’Espagne. Comme carnet de voyage : le Mexique, le Chili, la Colombie, l’Epagne, Cuba, l’Argentine et le Venezuela. Sans oublier le Brésil.

Cette année, une vitrine sur le cinéma chilien qui, depuis déjà quelques années, propose des œuvres d’une forte originalité portant souvent sur la critique sociale et sur les complexités de la nature humaine. Et comme tous les ans, les documentaires et les courts métrages seront mis de l’avant, tous en provenance de Cuba.

Las acacias

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Tunis

10 janvier 2012

À L’HEURE DE LA RÉVOLUTION

Où : Cinéma du ParcQuand : 14 janvier 2012 – Heure : à partir de 10h30– Quoi : Conférences animées par des panélistes engagés tunisiens, canadiens et d’ailleurs, projections de films, débats – But : un an après la révolte du peuple tunisien, source du printemps arabe, début d’un temps nouveau qui cherche encore ses repères, le Collectif tunisien au Canada (CTC), en collaboration avec le Cinéma du Parc, propose de se pencher sur la question, pour remettre les pendules à l’heure, pour proposer des choix, pour en savoir plus, pour faire face aux nouveaux défis, pour voir l’avenir avec un brin  d’espoir.

Elyes Baccar

Rouge Parole

Les films projetés : Al Shahara de Mongi Farhani et Rouge Parole de Elyes Baccar. Quand Cinéma, Politique et Histoire se rencontrent pour mieux saisir l’instant. Un rendez-vous essentiel. ENTRÉE LIBRE.

Mongi Farhani

Cinémagique

LES IMAGES EN MOUVEMENT – UNE EXPÉRIENCE DE GROUPE

Il est présent à plusieurs projections de presse, a enseigné le cinéma à l’Université McGill , travaillé pour le prestigieux ONF et été Directeur exécutif de Téléfilm Canada pendant quelques années.

Il s’agit de Peter Pearson, amoureux de la salle obscure. Depuis quelque temps, il organise la série Cinémagique, autrefois au Cinéma du Parc, aujourd’hui au AMC. Ça se passe les lundis soir de janvier à mai. Les spectateurs ont l’occasion de voir des films récents une semaine avant leur sortie en salle. Mais le plus important de tout demeure la période de discussions suite à la projection, en présence le plus souvent d’un conférencier invité.

Into the Abyss

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Ken Russell | 1927-2011

2 décembre 2011

Dans le cadre de Monitor, série documentaire sur les arts de la télévision britannique, un réalisateur de 32 ans, sous la direction de l’animateur Huw Weldon qui agit comme son mentor, produit des biographies de musiciens et autres artistes employant des reconstitutions avec acteurs et trouvant un équivalent visuel à leurs œuvres. De cette série qui marqua l’imaginaire télévisuel anglais, on peut au moins garder Song of Summer sur Delius. Ce fils de cordonnier, qui avait été danseur et acteur avant d’apprendre la photographie et d’entrer à la BBC, a donc ensuite la possibilité de réaliser des adaptations d’œuvres littéraires pour le grand écran. Tout d’abord, Women in Love, d’après D.H. Lawrence, étonne par son combat de lutte entre deux hommes nus, spectacle qui choque dans un cinéma moderne plus habitué à montrer les nudités féminines. C’est pourtant Glenda Jackson qui gagne l’Oscar de meilleure actrice. Le baroquisme du style est poussé au plus loin dans The Devils, adaptation d’un roman d’Aldous Huxley sur les possédés de Loudun. Mélange de fantastique, d’horreur et d’anticléricalisme, ce film mettant en vedette Oliver Reed que Russell connaît depuis Monitor, subit les foudres de certains censeurs, ce qui favorise sa notoriété et son succès.

Women in Love

Suivent des adaptations foisonnantes de l’opéra rock Tommy et des biographies déjantées de Tchaïkovski (Music Lovers), Mahler ou Liszt (Lisztomania) jouant dans ce dernier cas sur le fait véridique que le pianiste et compositeur hongrois était déjà une grande vedette internationale comparable à ce que sont devenus depuis les Michael Jackson et autres Elvis Presley. Son conflit avec le romancier et scénariste Paddy (Marty) Chayefsky au sujet d’Altered States et l’insuccès populaire de cette vision psychosensorielle du travail du scientifique allant au-delà du réel lui ferment alors les portes d’Hollywood. Il devient un metteur en scène d’opéra tout aussi iconoclaste tout en continuant à fréquenter Oscar Wilde (Salome’s Last Dance) et autres sujets sulfureux dans des films à plus petit budget dont le dernier important est Whore. Cinéaste emblématique des débordements des années hippies et psychédéliques, Russell, pour ses spectacles en images en mouvement où les mélanges de genres sont détonants, a reçu, au cours des trois dernières années, des hommages à deux festivals montréalais, le Fifa puis Fantasia.  >> Luc Chaput

Sommets du cinéma d’animation

30 novembre 2011

À Montréal, à l’initiative et sous la  gouverne de Marco De Blois, responsable de ce secteur à la  Cinémathèque, se déroulent début décembre depuis 10 ans les Sommets du cinéma d’animation, quatre journées bien remplies à saveur de festival qui montrent bien que  le cinéma d’animation  n’est pas seulement les cartoons mais qu’il peut traiter en employant divers moyens (papier découpé, pâte à modeler, etc) des sujets joyeux ou graves.

"Sky Song" de Mati Kütt

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