12 août 2010

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LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLÉ / THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD / JOHEUNMOM NABBEUNMON ISANGHANNOM
Comédie western | Corée du Sud 2008, 130 minutes | DVD : 2010 — Réal. : Kim Jee-woon | Avec suppléments — Dist. : Séville | Sortie : 17 août 2010
Trois étrangers, un chasseur de primes, un meurtrier et un voleur maladroit, partent à la recherche d’un trésor.
Cote : ** ½ / 5 Suite
22 avril 2010
— Luc Chaput
En ce quarantième anniversaire du Jour de la Terre, Disneynature sort donc en version légèrement modifiée pour l’Amérique du Nord, ce dernier film des réalisateurs français Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, responsables du remarquable Peuple migrateur sur les oiseaux. Plaçant en exergue une citation du naturaliste français Buffon datant du XVIIIe siècle et qui garde toute son acuité: « La disparition progressive de la nature vierge repousse les bêtes sauvages dans un espace qui risque bientôt d’appartenir à la légende. Plus l’espèce humaine se multiplie, se perfectionne, plus les animaux sentent le poids d’un empire aussi terrible qu’absolu. Mais que peuvent-ils contre des êtres qui savent les trouver sans les voir et les abattre sans les approcher ?», le film nous saoule de magnifiques images sur ces habitants des contrées aquatiques qui font de la Terre une planète bleue comme le montre si éloquemment les photos prises par les astronautes. Humains, nous avons eu tendance à l’oublier, passant sur ces vagues et pêchant le plus souvent pas très profondément.

10 avril 2010
Zoom sur un cinéma populaire en apparence
— Mathieu Séguin-Tétreault
Caméra d’Or à Cannes en 2004, Or mon trésor de Keren Yedaya tirait sa force de son dispositif radical, juxtaposant plans-séquences et immobilité du cadre. Bien que la réalisatrice israélienne s’empare cette fois avec Jaffa des codes narratifs et esthétiques du cinéma populaire, partis pris a priori repoussant, elle signe un deuxième long-métrage plus complexe et important qu’il n’y paraît en apparence.

15 mars 2010
Morin : Comment ça va avec la douleur?
— Mathieu Séguin-Tétreault
Que l’on éprouve face à Journal d’un coopérant un profond trouble constructif ou une quelconque impression d’inconfort résulte de nous seul. Qu’on l’aime ou non, que l’on adopte sa vision intransigeante ou non, le nouveau projet de Robert Morin, plus radical et provocateur que jamais, suscite de force les réactions et se doit d’être débattu.
Journal d’un coopérant, c’est le journal vidéo de Jean-Marc Phaneuf (Robert Morin), qui se rend à Ujama, en Afrique subsaharienne, à titre d’électricien coopérant pour « Radio du Monde », une ONG qui installe et rénove des radios dans les pays d’Afrique. Journal d’un coopérant, c’est d’abord un contexte de création novateur, un véritable tour de force quant à la genèse d’un concept filmique conciliant différents médias et un objet ouvrant à des possibilités narratives encore inconnues. Du 3 décembre 2009 au 29 janvier 2010, sur un blogue homonyme (journalduncoopérant.com), le vidéaste diffusa ce premier film québécois issu du Web 2.0 sous forme de courtes capsules chronologiques, dont certaines ont été omises ou raccourcies dans la version définitive présentée en clôture aux Rendez-vous du cinéma québécois. Conviés à interagir avec Phaneuf/Morin, les internautes contribuèrent à modifier potentiellement le cours des événements, s’engageant ainsi dans cette vérité en chantier, dans ce mensonge en devenir, dans cette simulation interactive dont on est aussi le héros. Et arriva un moment où le dispositif les brouilla, ne distinguant plus la part fictionnelle et autobiographique.

En état d'ébauche
20 février 2010
L’impossibilité d’être
— Jean-Philippe Desrochers
Après le succès critique de son premier film, Red Road (2006), la cinéaste britannique Andrea Arnold revient avec un deuxième long métrage, Fish Tank, qui s’est vu décerner le Prix du jury à Cannes en 2009. La courte filmographie de la cinéaste est marquée jusqu’à présent par une dureté de propos, une approche réaliste et un univers peuplé de femmes fortes qui s’extirpent tant bien que mal de la noirceur pour s’avancer vers une lumière possiblement rédemptrice.

28 janvier 2010
— Luc Chaput
Christian Carion avait déjà montré son intérêt pour la paix et la guerre dans Joyeux Noël. Ici, dans L’Affaire Farewell, lui-même et son scénariste Éric Raynaud ont simplifié le déroulement chronologique de la relation entre un colonel du KGB et un ingénieur français en poste à Moscou qui permettra à la France et aux États-Unis de comprendre l’étendue de l’espionnage soviétique en Occident au début des années 80, d’identifier les fautifs et de prendre les mesures nécessaires. Suite
27 janvier 2010
— Luc Chaput
Depuis plusieurs années, la démocratisation des instruments de production vidéographique par la numérisation a amené un grand nombre de documentaires de combat qui soulèvent des situations qui resteraient sinon le fait de discussions dans les couloirs universitaires ou dans des publications à caractère confidentiel. Ces nouveaux documentaires sont bien entendu les héritiers d’une longue tradition, mais ils sont assez souvent produits et diffusés plus rapidement.
Cinéma charitable
Avec La Donation, Bernard Émond met un point final à sa trilogie pseudo-théologale, une sorte de Sainte Trinité de la poésie du réel dont ce troisième opus serait l’élément central.
— Jérôme Delgado
On ne remplace pas facilement le vieillissant docteur Rainville, avec ses trente années de loyauté à Normétal, localité minière d’Abitibi en déclin. C’est pourtant à ce défi que répond une urgentologue de Montréal en crise avec elle-même et avec sa profession. Loin de ses repères, elle est confrontée à une réalité, peut-être plus dure, qui la mènera à explorer le côté charitable de son âme.
— Élie Castiel
Si l’on en juge par sa filmographie, force est de souligner la propension d’Hélène Choquette à aborder des sujets sociaux et politiques principalement axés sur des individus ou des collectivités dont la parole est souvent éteinte, ou tout du moins discrète. Son implication est totale puisqu’elle s’intègre toujours dans la recherche et l’écriture de ses projets.
26 janvier 2010
Une œuvre magistrale à redécouvrir
— Pierre Pageau
L’Office national du film du Canada nous offre deux nouveaux coffrets des films de Pierre Perrault : La Quête de l’identité collective et Le Cycle abitibien. Ces nouvelles compilations s’ajoutent à celle de La Trilogie de l’Île aux Coudres (édition numérique de 2007). Ces coffrets contiennent chacun trois documents, un DVD pour les films visés, un second pour des suppléments, et un troisième qui est un cahier qui contient des textes. Deux autres coffrets restent à venir cet automne et alors nous aurons l’intégral de l’œuvre de Perrault. Ils s’inscrivent tous dans la collection Mémoire de l’ONF. Avec ces deux nouveaux coffrets, le caractère immense, déraisonnable, de la vision de Perrault est visible plus que jamais. Il y a 18 films et une vingtaine de suppléments.
2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma