18 mai 2013
>> Élie Castiel
Comme dernier spectacle de la saison, Les Grands Ballets se surpassent en se donnant comme mission une œuvre sortie de l’imagination fertile d’un chorégraphe inspiré par son temps, digne observateur d’une humanité en désarroi où le rapport à l’autre, donc au corps, devient de moins en moins évident.

Eva Kolarova et Jeremy Galdaeno (PHOTO : Richard Champagne)
17 mai 2013
Londres (Grande-Bretagne), fin du 19e siècle. Lord Neville est porté disparu. Scotland Yard demande au célèbre détective Sherlock Holmes de mener l’enquête. Il accepte, mais il le fera seulement à sa façon.
>> Élie Castiel
Pour Greg Kramer (1962-2013), disparu trop tôt, la veille de la première au Segal, l’adaptation de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle était une occasion en or de défier les règles du langage, de s’appropier les mots, de faire sien le rythme des réparties. Le résultat est probant.

Jay Baruchel en avant-plan (PHOTO : © Andrée Lanthier)
12 mai 2013
Cinq femmes s’adressent directement à l’auditoire, étalant les rapports profonds qu’elles entretiennent avec leur garde-robes. Ces confessions leur donnent l’occasion de bifurquer vers d’autres thèmes comme la quête d’amour, l’angoisse de la solitude, la résignation, la maladie et la mort.
>> Élie Castiel
Adaptation québécoise de Love, Loss and What I Wore, des sœurs Nora et Delia Ephron, L’Amour, La Mort et le Prêt-à-porter bénéficie largement d’une langue locale riche, colorée, d’une énorme force d’évocation, aux sonorités visuelles d’une imposante dynamique. Danièle Lorain a fait là un travail remarquable de transposition d’une culture à l’autre, passant d’une réalité anglophone américaine et urbaine à une latinité québécoise exubérante, faite de douces folies et d’émouvantes transgressions.

PHOTO : © François Laplante Delagrave
5 mai 2013
>> Élie Castiel
De retour de Nashville, Carmen est accueillie avec liesse par ses admirateurs qui forment, entre autres, la faune bigarrée de la Main (Montréa l) : prostituées, travestis, drag queens. Mais il y aussi Maurice, son amant, Bec-de-Lièvre, son habilleuse, Gloria, la chanteuse sud-américaine et, surtout, Tooth Pick, l’homme de main de Maurice et qui éprouve pour Carmen une profonde haine. Et ce soir-là, Carmen doit chanter au célèbre cabaret, le Rodéo.

3 mai 2013
>> Élie Castiel
Des personnes de divers horizons, classes sociales, âges et conditions entrent et sortent d’un autobus de ville. Six comédiens interprètent à leurs façons la soixante de personnages qui composent cette faune bigarrée.

Abstrait, iconoclaste, imprévu, fou, drôle pour certains (mais pas pour l’auteur de ces lignes), enfantin, assumant la technique de la bêtise avec une franchise désarmante, ne se souciant guère du qu’en-dira-t-on. Tel se présente cet étrange voyage à travers le conscient populaire. Une chose est claire : il faut souligner la patience des comédiens qui durant près de deux heures ne cessent de répéter les mêmes gestes et crier les mêmes paroles sans crier gare, insouciants, hors du temps. Sans doute métaphore de la folie d’aujourd’hui, d’une société mondialisée qui ne sait pas où elle va, et surtout qui ne cherche pas à savoir où aller.
13 avril 2013
>> Élie Castiel
Dans The Old Maid and the Thief, une célibataire dans la quarantaine devient la victime d’un coup monté. Dans Amahl and the Night Visitors, un jeune garçon handicapé qui ne peut marcher qu’avec l’aide d’une béquille finit par apprendre qu’on peut encore croire aux miracles.

Rachel Tremblay, Cairan Ryan et Florie Valiquette dans « The Old Maid and the Theif » (PHOTO : © Yves Renaud)
>> Élie Castiel
Nos attentes sont exaucées. Les Grands Ballets prennent une pause du répertoire classique et proposent un spectacle à la Broadway, dynamique, ludique, fou, gai (dans tous les sens du terme), inventif. Avec les danseurs et danseuses du Alberta Ballet, compagnie invitée, le spectateur a droit à un divertissement populaire où se glisse furtivement une biographie virtuelle du grand Elton John.

25 mars 2013
Onze artistes et musiciens du Danemark rendent hommage à la poésie et à la musique de Leonard Cohen par le biais de performances expérimentales.
>> Élie Castiel

PHOTO : © Per Victor
Il faut féliciter les programmateurs du Centaur d’avoir inclus cet essai théâtral expérimental singulier dans leur saison régulière qui, sans pour autant perdre de sa qualité, demeure tout de même traditionnelle. Déstabilisant, provocateur, tel se présente Dance Me to the End On/Off Love, création on ne peut plus minimaliste rendant hommage au Grand Cohen, chantre de la mélancolie sensuelle et des amours absolues hétérosexuelles.
22 mars 2013
>> Élie Castiel
Normand vit dans un petit appartement d’un quartier défavorisé de Montréal. Autour de lui, Tony, une voisine avec qui il brise sa solitude ; Nancy, sa sœur, enceinte et déambulant à droite et à gauche, sans repères ; François, parrain pour un organisme d’aide aux démunis, et qui éprouve des sentiments ambigus envers le jeune homme ; et finalement, Batman, l’ami mystérieux de Normand, qu’on ne verra jamais.

Benoît McGinnis « Avec Norm » (PHOTO : © François Laplante Delagrave)
Il y a, dans l’écriture de Serge Boucher, du Michel Tremblay, voire même une dose apparentée à du Réjean Ducharme. Car comme eux, l’auteur de Avec Norm brise les conventions du langage théâtral, se les approprie, les assume à sa façon et les transforme pour en révéler leurs aspects les plus absolus, volontairement sauvages, libres de tout engrenage ou interdits. Il rend la parole la plus réaliste possible, quitte à déstabibliser. Et c’est justement dans sa subversion des mots que cette pièce sur la déchéance et la misère humaine brille et dépasse les frontières de la dramaturgie.
15 mars 2013
>> Élie Castiel
L’affiche publicitaire nous donne une idée autre de ce que l’on verra au cours de ce spectacle double axé sur le simple plaisir de danser. Deux chorégraphes diamétralement opposés, l’Israélien Ohad Naharin et Didy Velman, de Hollande, dont on se souviendra du remarquable et sensible Le Petit Prince, mais dont les chorégraphies s’assemblent dans leurs formes symétriques : mouvements spontanés, instinctifs, à la limite de l’improvisation. Mais surtout un goût pour le ludique qui puise ses sources dans le spectacle de cirque, du mime et de la commedia dell’arte.

Danz
2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma