Critiques

L’Affaire Farewell

28 janvier 2010 / Aucun commentaire

Luc Chaput

Christian Carion avait déjà montré son intérêt pour la paix et la guerre dans Joyeux Noël. Ici, dans L’Affaire Farewell, lui-même et son scénariste Éric Raynaud ont simplifié le déroulement chronologique de la relation entre un colonel du KGB et un ingénieur français en poste à Moscou qui permettra à la France et aux États-Unis de comprendre l’étendue de l’espionnage soviétique en Occident au début des années 80, d’identifier les fautifs et de prendre les mesures nécessaires. L’emploi de deux séquences similaires à des scènes de The Man who Shot Liberty Vallance de John Ford permet à Carion de rappeler le jeu de passe-passe qui souvent se produit dans les relations internationales. Dans le rôle de l’agent soviétique (dont le vrai nom est Vetrov), Emir Kusturica, réalisateur d’œuvres baroques (Underground) sur le discours mensonger, utilise son physique d’ours goguenard face à un autre acteur-réalisateur, Guillame Canet, qui montre bien la fébrilité d’un citoyen dépassé par des événements.

— France 2009,  113 minutes – Réal. : Christian Carion – Scén. : Christian Carion, Éric Raynaud, Sergei Kostine, d’après son roman Bonjour Farewell Int. : Emir Kusturica, Guillaume Canet, Alexandra Maria Lara – Dist.: Séville.

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