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Festival des films du monde 2009

30 août 2009 / Aucun commentaire

Ismaël Houdassine

Du 27 août au 7 septembre, le 33e Festival des films du monde (FFM) offre encore et toujours aux cinéphiles l’occasion de découvrir des œuvres venues de tous les horizons avec en ouverture et hors-compétition, le film québécois 1981 du réalisateur Ricardo Trogi.

La cuvée 2009 est impressionnante par le nombre : 240 longs métrages, 9 moyens métrages et 208 courts métrages. La 33e édition verra également la venue de grands noms du cinéma dont le Français Tony Gatlif, réalisateur de Liberté avec comme actrice principale, la Québécoise Marie-Josée Croze qui pour l’occasion seront tous les deux de passage au Festival.

Le Festival des films du monde 2009

Le Festival des films du monde 2009

Le cinéaste iranien mondialement connu pour ses œuvres engagées Jafar Panahi présidera le jury de la compétition officiel. Réalisateur du merveilleux Ballon blanc (1995), gagnant de la Caméra d’or à Cannes. Deux ans plus tard, son second film, Le Miroir, remportait le Léopard d’or au Festival de Locarno. Il a été récompensé en 2000 par le Lion d’or à Venise pour Cercle, charge contre la répression des femmes iranienne. Toujours les femmes et leur amour du football dans Offside, Ours d’argent au Festival de Berlin en 2006.

À lire aussi :
Critique du film 1981
Entrevue avec Ricardo Trogi
FFM Prise 1

Cette année, le FFM rendra hommage à Pierre Lebeau qui recevra  un « Grand Prix spécial des Amériques ». Prix Jutra 2003 du meilleur acteur pour son rôle dans le film Séraphin, un homme et son péché. Notons d’ailleurs que l’acteur québécois tient le rôle principal dans le film Un Cargo pour l’Afrique de Roger Cantin, sélectionné en compétition mondiale.

La compétition mondiale

Près de 20 longs métrages sont inscrits dans la section compétition mondiale du festival.

De l’Europe :

Tout d’abord la guerre en Irak et ses tristes conséquences dans le film Cessez-le-feu du réalisateur allemand Lancelot Von Naso.

Deux longs métrages polonais. Dans Enen de  Feliks Falk, la folie devient le leitmotiv aux révélations. Tandis que pour Je suis à toi de Mariusz Grzegorzek, se sont les relations tendues d’un couple en pleine déliquescence qui rythme le récit.

Love and Rage du réalisateur danois Morten Giese est un premier film sur l’amour, la musique et …la jalousie.

Le réalisateur serbe Srdjan Dragojevic présente Saint-Georges tire sur le dragon. Ce film historique dresse le portrait d’une guerre où l’homme est un loup pour l’homme.

Le cinéaste Slovène Igor Sterk parle avec 9:06 de suicide, un fléau qui touche particulièrement son pays.

Venu tout droit de la péninsule ibérique, l’Espagnol Francisco Avizanda réalise avec On verra demain un premier film à l’atmosphère étrange dans lequel religion et politique ne font pas bon ménage.

Le cinéaste français Claude Miller (Un Secret, Mortelle randonnée, L’Effrontée) nous revient avec Je suis heureux que ma mère soit vivante. Le film coréalisé avec son fils Nathan Miller s’attarde sur les retrouvailles entre un homme et sa mère biologique. Deuxième film de l’Hexagone en compétition, Liberté de Tony Gatlif rappelle le triste sort des Roms durant la Seconde guerre mondiale.

Dans la physique de l’eau, le réalisateur italien Felice Farina pose sa caméra sur un enfant déboussolé par la venue d’un « intrus » au sein de sa propre famille.

Die Standesbeamtin est une pure comédie romantique à la sauce alémanique réalisée par le Suisse Micha Lewinsky. Le second film helvétique en compétition, Cœur animal de Séverine Cornamusaz campe une histoire de domination avec pour seuls témoins les paysages alpins.

De l’Asie :

Le réalisateur chinois Wang Quan’an explore dans La Tisseuse les relations amoureuses d’une femme atteinte d’une grave maladie.

L’Iranien Mohsen Amiryoussefi filme avec Secret d’homme les aventures d’un mari qui désespère d’avoir enfin un fils.

Du Soleil levant, nous vient Cher docteur de la réalisatrice nippone Miwa Nishikawa. Une œuvre sur les liens étroits que peut tisser un médecin avec des patients énigmatiques.

Avec cet autre film japonais, La femme de Villon, le réalisateur avant-gardiste Kishitaro Negishi nous prévient qu’il n’est jamais facile pour un couple d’exploiter un restaurant, surtout lorsque les clients s’en mêlent. Strayed de Akhan Satayev est long métrage ancré dans les steppes kazakhes.  Un homme perd de vue sa femme et son fils. Pour les retrouver, il lui faudra de l’acharnement et de la ruse.

De l’Amérique du Sud et de l’Amérique du Nord

L’Argentin Daniel Bustamente signe avec Andrés ne veut pas faire la sieste une œuvre sur un jeune enfant pas comme les autres.

Redland du cinéaste américain Asiel Norton est un film terrible sur les destins tragiques que l’on ne peut pas toujours éviter.

Seul film québécois en compétition Un Cargo pour l’Afrique de Roger Cantin raconte la complicité naissance entre un garçon au caractère bien trempé et un homme qui veut fuir en Afrique son passé devenu trop lourd à porter.

Les autres sélections :

La Compétition mondiale des courts métrages

La Compétition mondiale des premières œuvres

Hors concours

Regards sur les cinémas du monde

Documentaires du monde

Festival du Film étudiant

Cinéma à la belle étoile

Cinéma sous le chapiteau du Quartier latin

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